Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. 1 DAY AGO

    "Enhanced Games" à Las Vegas : controverse sur ces jeux pour athlètes dopés

    A la une de la presse ce vendredi : des jeux pas très propres, une controverse mondiale et des cafards populaires Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Peut-on parler de sport quand les athlètes sont ouvertement dopés ? C’est la question posée par The Guardian ce matin. Le quotidien britannique évoque les "Enhanced games", les jeux améliorés. Cet évènement à l’allure de compétition se tiendra ce dimanche à Las Vegas et ne verra concourir que des athlètes ouvertement dopés. Derrière cet événement, on retrouve un milliardaire. Le quotidien britannique l’a interrogé. Il s’appelle Christian Aggermayer et il l’affirme : "Ces jeux dopés, c’est l’avenir, nous sommes du bon côté de l’histoire". Certains, même pris la main dans le sac pour dopage, ont refusé de participer. C’est le cas d’Alex Wilson, athlète suisse suspendu 10 ans pour dopage. Il a été approché par cette organisation, nous dit Blick et il a refusé. La raison est claire selon lui : "Je ne veux pas mourir à 50 ans d’une crise cardiaque".  Itamar Ben Gvir, "semeur de haine professionnel" Après l’expulsion des militants de la flottille pour Gaza par Israël, The Guardian dénonce ce matin les conditions humiliantes et brutales de leur détention. Le journal publie cette photo des activistes à leur descente de l’avion en Turquie, où ils ont atterri après leur départ. Les images de leur traitement en détention, les coups, insultes et menaces sous les yeux d’un ministre de la Sécurité nationale ont choqué à travers le monde. El Pais donne, de son côté, la parole à l’avocat de ces militants. Ce dernier affirme que certains ont dû être hospitalisé pour des fractures et des blessures internes. Beaucoup ont été emmené à l’hôpital en Turquie dès leur arrivée, nous dit le quotidien avec des marques de coups visibles notamment sur le dos. Un traitement qui a provoqué un tollé aussi en Israël, rappelle le Figaro ce matin. Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a qualifié ce spectacle de "honteux"  Libération nous parle du responsable de ce traitement : Itamar Ben Gvir. "Un semeur de haine professionnel" pour le titre. Pourtant originaire d'une famille plutôt laïque d’origine kurde, c’est la première Intifada en 1987 qui le pousse à l’engagement radical à droite de l'actuel ministre de la Sécurité intérieure. Enfin, The Telegraph nous parle d'un parti politique surprenant qui a vu le jour en Inde : le Parti des cafards. Une création satirique en réponse aux propos du ministre en chef de la Justice qui a qualifié les jeunes sans emploi de "cafards". Et bien le Parti du peuple cafard est devenu une vraie formation. Ses créateurs voulaient ainsi dénoncer les conditions de vies des jeunes Indiens. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  2. 2 DAYS AGO

    Itamar Ben Gvir et "la honte d'Israël"

    A la Une de la presse, ce jeudi 21 mai, le tollé provoqué par la publication d’une vidéo humiliante, par un ministre d’extrême droite israélien, de militants de la flottille pour Gaza détenus. La condamnation, en France, de six jeunes pour un projet de départ collectif vers le Mozambique, en proie à une insurrection djihadiste. Le tsunami des plaintes pour violences sexuelles déposées contre Patrick Bruel, et les réactions très tranchées qu’elles suscitent. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le tollé provoqué par la publication d’une vidéo humiliante, par le ministre d’extrême droite israélien Itamar Ben Gvir, de militants de la dernière flottille pour Gaza, après leur interception. "La honte d’Israël", titre ce matin La Repubblica, en Italie, où l’indignation est particulièrement vive. Dans une tribune titrée "Se questo è un ministro"( Si c’est un ministre) - en référence au grand livre de Primo Lévi  "Si c’est un homme", le quotidien exprime sa colère à l’égard d’Itamar Ben Gvir : "Dites-moi s'il est réellement un représentant digne et civilisé d'Israël, la seule démocratie du Moyen-Orient ou s'il est plutôt celui qui la détruit aux yeux du monde?". Itamar Ben Gvir, le ministre qui vient de déclencher "une crise" entre Israël et l’Italie :  La Stampa indique que les magistrats italiens ont ouvert une enquête pour "torture, enlèvement, destruction de biens et vol" présumés et envoyé, dans la foulée, une commission rogatoire en Israël. Pour Il Fatto Quotidiano, "ce nouvel acte de piraterie du gouvernement israélien n'a rien de surprenant", tant "il viole toutes les règles et conventions", l’arrestation des militants internationaux étant qualifié de "moindre mal" du programme de Benyamin Netanyahou, "qui a exterminé, en 33 mois 75 000 Gazaouis et des milliers de Libanais". "Normes de l'Israël d'aujourd'hui" Le Figaro fait état du "recadrage" public de Netanyahou vis-à-vis de son ministre, "Une initiative rare contre un partenaire essentiel de sa coalition". Le journal évoque une séquence "qui lance la campagne pour les législatives" et "illustre la stratégie de provocation permanente" d’Itamar Ben Gvir, un "repris de justice" condamné pour "incitation à la haine" et "soutien à une organisation terroriste". "Malgré ses outrances, observe Le Figaro, Ben Gvir demeure l’un des responsables politiques les plus populaires à droite", qui "entend imposer ses thèmes, son vocabulaire et ses images", "au risque d’isoler un peu plus Israël sur la scène internationale". Les provocations de Ben Gvir sont accueillies dans un silence assourdissant par la presse israélienne, qui se contente dans l'ensemble de faire état de l’indignation internationale, à l’exception habituelle du journal Haaretz. Le journal de gauche demande aux "ministres menteurs d’Israël de laisser les flottilles tranquilles". "Ben-Gvir est peut-être plus grossier que d'autres, mais son comportement est conforme aux normes de l'Israël d'aujourd'hui, regrette le journal. Les violences et les humiliations infligées constituent une honte impossible à dissimuler. Un État démocratique ne torture pas et n'humilie pas ses détenus". Deal Très loin de l’attention médiatique, la Sierra Leone a accueilli hier, pour la première fois, des migrants renvoyés par les Etats-Unis. La Croix rapporte que 25 ressortissants d’Afrique de l’Ouest sont arrivés à Freetown, après que le gouvernement sierra-léonais a signé, il y a moins d’une semaine un accord acceptant d’accueillir jusqu’à 300 migrants d’Afrique de l’Ouest chaque année - un "deal" semblable à ceux déjà signés par plusieurs pays africains, dont la Guinée équatoriale, le Soudan du Sud, l’Ouganda et le Rwanda. Des expulsions qualifiées par une prof de droit public de "sous-traitance d’une violation du droit international". En France, six jeunes ont été condamnés entre mars et avril pour un projet de départ collectif vers le Mozambique, en proie à une insurrection djihadiste depuis 2017. Le Monde raconte que ces jeunes gens, condamnés à des peines de 2 à 10 ans de prison avaient cherché à se rendre à Cabo Delgado, une province du nord du pays, pour rejoindre les rangs du groupe Chabab, affilié à l’organisation Etat islamique. Un projet présenté comme "un cas unique en France" mais qui témoigne, d’après Le Monde, de "l’importance croissante des contenus liés au Mozambique dans la propagande de l’organisation", qui en a fait un "pays stratégique pour son rayonnement sur le continent africain". Tsunami de plaintes contre Bruel La justice française, auprès de laquelle au moins 12 plaintes pour violences sexuelles présumées ont été déposées contre le chanteur Patrick Bruel. Mediapart, le site à l’origine de toutes ces révélations, affirme que le parquet de Nanterre, qui doit centraliser toutes les plaintes, avait déjà reçu neuf témoignages de violences sexuelles présumées en 2019, mais qu’il avait classé tout cela "faute de preuves". Le Soir évoque des accusations portées par "une trentaine de femmes" au total en France, mais aussi au Canada et en Belgique, où l’une d’elles, Karine Viseur, a porté plainte et livré, hier, son témoignage. Elle décrit une agression aussi brutale que rapide, alors qu’elle était attachée de presse en 2010. Ce tsunami de plaintes et de révélations provoque des réactions très tranchées. Tout comme le maire de Paris, le bourgmestre de Forest, en Belgique, donc, demande à Patrick Bruel de renoncer à son concert prévu en octobre prochain, "le temps de laisser agir la justice". Le Huffington Post cite  des fans disant avoir déjà acheté leur billet mais décidées, désormais, à les "brûler". Selon Le Parisien/Aujourd’hui en France, l’artiste de 67 ans continue malgré tout de "remplir" le théâtre parisien où il se produit actuellement. Interrogée par le journal, Marie-Claude estime, elle, que certaines victimes présumées "sont en mal de notoriété et se disent qu’elles peuvent en profiter". Un couple raconte "ne pas s’être posé la question d’annuler", parce que Patrick Bruel "reste un grand artiste". Le Parisien/Aujourd’hui en France publie aussi les témoignages de victimes de violences sexuelles, en expliquant pourquoi beaucoup d’entre elles attendent parfois longtemps avant de raconter les violences du passé - car elles ont subi un phénomène de "dissociation traumatique", un processus déclenché par le cerveau dans les situations de stress extrêmes, qui aide la victime à survivre à l’agression, en étant là sans l’être vraiment. Claire, violée à 13 ans par un voisin a mis des années à pouvoir raconter ce qui lui était arrivé, parce que "témoigner, dit-elle, c’est aussi revivre cette violence. C’est accepter que les faits ont réellement existé". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  3. 3 DAYS AGO

    En RD Congo, la "course contre la montre" face au virus Ebola

    À la une de la presse, mercredi 20 mai, l’alerte de l’OMS sur "l’ampleur et la rapidité" de l’épidémie d’Ebola en RD Congo, où plus de 130 décès sont suspectés, et la course contre la montre sur le terrain. La coopération controversée de l’Italie appuyée par l’UE, avec les autorités libyennes et tunisiennes pour lutter contre l’immigration. Une déclaration, en France, sur l’âge minimum au baccalauréat. L’importance des tables de multiplication. Et un renard amateur de pétanque. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, l’alerte de l’Organisation mondiale de la santé sur "l’ampleur et la rapidité" de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RD Congo, où plus de 130 décès sont suspectés. Un "branle-bas de combat", une course contre la montre : contactées par La Croix, les ONG sur le terrain se préparent à affronter "Bundibugyo", la souche encore mal connue du virus à l’origine de cette nouvelle flambée. Selon ces soignants, l’urgence immédiate est de "mettre l’accent sur la mobilisation communautaire" et de "sensibiliser" aux gestes barrières. Des gestes pour sauver des vies en attendant l’arrivée des renforts et d’un éventuel vaccin. D’après le quotidien britannique The Guardian, l’urgence de la situation conduit l’OMS à envisager la possibilité d'utiliser "des vaccins ou des médicaments encore expérimentaux". Dans un entretien accordé au journal suisse Le Temps, le virologue Jean-Jacques Muyembe, qui avait codécouvert Ebola en 1976, prévient que la lutte "va demander des efforts énormes" et met l’accent, notamment, sur la nécessité de "sécuriser les cérémonies funéraires", car "si les soignants tombent malades, les gens vont fuir l’hôpital". Le Temps publie un dessin de Chappatte sur l’inégalité de l’accès aux soins entre les Occidentaux et les Africains : "En Occident, ils ont droit à des épidémies en croisière de luxe", commente un Africain, dans une allusion à l’épidémie d’hantavirus sur le navire Hondius. À voir aussiRD Congo : l'OMS alerte sur "l'ampleur" de l'épidémie d'Ebola La presse internationale appelle à la mobilisation générale. Pour The Financial Times, qui s’inquiète de "l’impréparation mondiale" face aux futures pandémies, cette nouvelle épidémie d’Ebola "souligne la menace des zoonoses, ces maladies transmissibles de l'animal à l'homme", un risque "multiplié" par "la déforestation, l'empiètement humain et le changement climatique", lui-même aggravé par l’affaiblissement de l’OMS après le retrait des États-Unis et de l’Argentine. Le Pays évoque "la nécessité pour tous les pays, notamment africains, de disposer de plans de riposte", "car les épidémies ne préviennent pas", et la nécessité de ne "surtout pas réagir au cas par cas". Le journal burkinabé, qui évoque lui aussi le problème du retrait américain de l’OMS, observe que "la RD Congo dispose de terres rares très convoitées par les États-Unis, (et qu’) il n’est pas exclu qu’ils changent leur fusil d’épaule en volant au secours" de la RD Congo. Interrogé sur le sujet, le secrétaire d’État Marco Rubio cité par Le Soir belge, déclare que l’OMS a "un peu tardé" à identifier l’actuelle épidémie d’Ebola et annonce le déblocage de 13 millions de dollars pour des opérations "d’intervention immédiate" et l’ouverture d’environ 50 cliniques. À lire aussiRD Congo : l'inquiétante propagation d'une souche rare du virus Ebola, sans vaccin ni traitement L’Afrique, où le gouvernement italien, soutenu par l’Union européenne finance, équipe et entraîne les garde-côtes libyens et tunisiens, malgré leurs exactions. Le Monde décrit "une collaboration sans état d’âme pour bloquer les migrants" tentant de gagner l’Europe, une collaboration qui s’est "intensifiée" depuis l’arrivée au pouvoir de Giorgia Meloni, d’après le journal. Le Monde fait état de liens étroits et parfois "opaques" avec les acteurs libyens, responsables d’interceptions en Méditerranée "brutales" et "potentiellement contraires au droit international". Des liens resserrés aussi avec la Tunisie, "où les exactions contre les migrants subsahariens" sont fréquentes, surtout depuis que le président Kaïs Saïed "a développé un discours inspiré du "grand remplacement", cher à la famille politique de Giorgia Meloni", et qui a conduit à l’augmentation des tentatives de partir vers l’Europe". Pour clore cette page Afrique, un coup d’œil au Soir. Le journal belge annonce que les descendants de Patrice Lumumba vont déposer une plainte contre l’État belge pour son rôle présumé dans l’assassinat l’ancien Premier ministre congolais, après le décès, en début de semaine, de l’ancien diplomate Etienne Davignon. Il était le dernier responsable à pouvoir répondre d’une possible responsabilité individuelle dans ce dossier. En France, le ministre de l’Éducation nationale se dit favorable à un âge minimum au baccalauréat. Alors que le plus jeune candidat au bac 2026 a moins de 10 ans, Edouard Geffray dit vouloir "éviter que des enfants soient préparés de manière intensive à un examen" ne correspondant pas à leur "niveau de maturité". Quand on a moins de 10 ans, savoir lire, écrire et compter, c’est déjà pas mal. À ce propos, savez-vous combien font 9 x 6 ? (54). Selon The Times, qui cite une étude sur le sujet, il apparaît que c’est la multiplication la plus susceptible de piéger les personnes interrogées, la plus facile étant 11 x 8, comme le montre un tableau sur le degré de difficulté des tables de multiplication – à savoir par cœur, bien sûr, car le fait de pouvoir répondre automatiquement réduit "la charge cognitive", comme disent les chercheurs, pour aborder ensuite des maths plus complexes. En Premier League Manchester City a concédé mathématiquement le titre de champion à Arsenal, en faisant match nul, mardi soir face à Bornemouth. La joie des "Gunners" fait bien sûr la Une de toute la presse sportive outre-Manche. "Ils sont partis et ils l’ont fait", salue The Daily Mirror, en rappelant que cela faisait 22 ans qu’Arsenal n’avait pas décroché le titre. À lire aussiPremier League : Arsenal sacré champion d'Angleterre pour la première fois depuis 2004 Lui, préfère visiblement la pétanque. Un mot, pour terminer, du vol pas ordinaire raconté par nos confrères de France Info. Un renard est accusé d’avoir volé 19 boules de pétanque pour une valeur totale estimée de 900 euros. La bestiole a été prise en flagrant délit par une caméra de surveillance. Un renard qui préfère les boules aux poules, l'histoire ne dit pas, en revanche, s'il tire ou s'il pointe. Ni s'il a volé aussi le cochonnet. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  4. 4 DAYS AGO

    Un mandat d’arrêt de la CPI contre le ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich

    A la Une de la presse, ce mardi 19 mai, l’information exclusive de Middle East Eye, qui affirme que le procureur de la Cour pénale internationale a demandé un mandat d’arrêt contre un ministre israélien d’extrême droite. Israël et ses stratégies d’influence, notamment en France, objets d’une enquête du journal français Libération et du quotidien israélien Haaretz. Le retour du débat sur le Brexit au Royaume-Uni. Et une querelle autour de paons italiens qui tourne à l’affaire politique. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, l’information exclusive de Middle East Eye, qui affirme que le procureur de la Cour pénale internationale a demandé un mandat d’arrêt contre le ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich. D’après le site d’information panarabe basé à Londres, cette demande de mandat d’arrêt aurait été émise le mois dernier pour "crimes de guerre" et "crimes contre l’humanité" présumés - dont le crime "d’apartheid", ce qui serait une première - commis à l’encontre des Palestiniens de Cisjordanie occupée. Middle East Eye affirme qu’un examen est également en cours pour évaluer "la possibilité de deux autres demandes de mandat d'arrêt, dont l'une visant un autre ministre d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, mais (que) celles-ci n'ont pas encore été déposées". Le site rappelle que si les juges émettent un mandat d'arrêt, Smotrich sera le troisième responsable israélien recherché par la CPI, après Benyamin Netanyahou et l’ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, dont les mandats d'arrêt "ont déclenché une campagne féroce de menaces et de sanctions contre le tribunal de la part d'Israël et des États-Unis", notamment des sanctions financières et des restrictions de visa de la part de l’Administration Trump contre les magistrats de la CPI. Opération de déstabilisation Ces informations interviennent alors qu’un rapport de l’ONU, publié hier et relayé par le journal saoudien Arab News exige qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza et alerte sur des signes de "nettoyage ethnique" dans l’enclave palestinienne et en Cisjordanie. Israël et ses stratégies d’influence, notamment en France, font l’objet d’une enquête conjointe du journal français Libération et du quotidien israélien Haaretz. Les deux journaux dévoilent les dessous d’une opération de déstabilisation révélée par Le Monde en mars dernier, dont la cible était La France insoumise et deux de ses candidats. Le premier, Sébastien Delogu, candidat à la mairie de Marseille, était ciblé par de fausses accusations de viols et de violences ou encore montré nu sur de faux clichés générés par l’IA, et le second, François Piquemal, candidat à Toulouse était l’objet notamment d’une page web dénigrant son bilan de conseiller municipal. L’enquête des autorités françaises a identifié une société baptisée "BlackCore" comme principal suspecte, dont Libé et Haaretz ont analysé à leur tour l’empreinte numérique. Ce jeu de piste les a menés jusqu’à une autre société, "Galacticos", détenue par deux personnages issus du renseignement ou venant du secteur technologique israéliens, qui démentent toutefois tout lien avec "Blackcore". Si Israël se défend de la moindre tentative d’ingérence dans la vie politique française, il ne fait pas mystère de son mécontentement vis-à-vis de Paris, qui a reconnu la Palestine l’année dernière. La prochaine réunion pour faire avancer le projet de solution à deux Etats, prévue en France le 12 juin prochain, est présentée comme "une tentative ayant peu de chances d’aboutir" par le Jerusalem Post. "Macron emprunte une voie maintes fois explorée. Depuis des décennies, les dirigeants français s'efforcent de positionner la France comme un acteur majeur dans la résolution du conflit israélo-palestinien. Leurs initiatives se sont invariablement révélées inefficaces", cingle le quotidien israélien. Brexit en question La France, qui ne s’est pas encore prononcée, en revanche, sur le retour du débat sur le Brexit, au Royaume-Uni. La crise au sein du Labour malmené par la montée de l’extrême droite de Reform UK déclenche un remue-méninges chez les travaillistes. "Réintégrer l’UE ? Tout reprendre à zéro ? Opter pour le modèle suisse ?" : The Guardian relève que "rares étaient ceux qui s'attendaient à ce qu’à peine six ans après sa sortie de l’UE, le Royaume-Uni envisage de la réintégrer". C’est en tout cas ce que souhaite un des candidats à la direction du Parti travailliste, Wes Streeting et c’est une option à laquelle seraient aussi favorables plus de 80 % des personnes prévoyant de voter travailliste, libéral-démocrate ou vert, contre 53 % de l'ensemble des électeurs, selon un récent sondage cité par le journal. La perspective ne séduit pas du tout, en revanche, William Hague. Dans une tribune publiée par The Times, l’ancien ministre des Affaires étrangères conservateur explique que "retourner dans l’UE, après un Brexit coûteux ne résoudra pas les problèmes du Royaume-Uni", dont la solution est selon lui 100% britannique et consisterait, notamment à  réduire le nombre de personnes dépendantes des aides sociales, réformer les retraites, ou encore restreindre l’immigration". Les partisans du non au " Brentry ", sont déjà sur le pied de guerre - à voir avec le dessin de Pete Songi pour The Guardian, montrant le patron de Reform UK, Nigel Farage, enfilant à nouveau son costume de "Brexiteur": "Il me va comme un gant déprimant". Et noms d’oiseaux On termine cette revue de presse en Italie, où des paons sèment la zizanie depuis années à Punta Marina, une petite ville balnéaire près de Ravenne. Largement relayée par les réseaux sociaux la presse internationale, qui ont fait état de l’exaspération d’une partie des habitants, à bout de nerfs à cause des cris d’accouplement des bêtes, leurs déjections et autres dégâts causés aux toits et aux voitures, l’affaire est en train de virer au débat politique, d’après Politico. La version européenne du site américain rapporte que des responsables de Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni, ont convoqué une réunion publique, pour trancher la question une bonne fois pour toutes, en accusant le conseil municipal, dirigé par l'opposition de ne pas avoir su régler le problème. Espérons que la rencontre ne donne pas lieu à des échanges de noms d’oiseaux… Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  5. 5 DAYS AGO

    Pour Donald Trump, le pouvoir rime avec dollars

    À la Une de la presse ce lundi 18 mai : les accusations des États-Unis, qui assurent que Cuba prépare une attaque de drones, contre la base américaine de Guantanamo ; la question lancinante de l'enrichissement personnel de Donald Trump et de ses proches ; l'appel du ministre de la français Justice en faveur de l’imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs ; le festival de Cannes secoué par la passe d’armes entre les anti et le pro-Bolloré ; et le prochain James Bond. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, les accusations des États-Unis, qui assurent que Cuba prépare une attaque de drones contre la base américaine de Guantanamo. Le site américain Axios, qui dit avoir eu accès à des documents classifiés, affirme que La Havane "a acquis plus de 300 drones militaires auprès de l'Iran et de la Russie", pour cibler Guantanamo, mais aussi "des navires militaires américains et peut-être même Key West, en Floride", à quelque 150 kilomètres des côtes cubaines. Ces accusations sont formellement démenties par le régime cité par Granma, qui accuse, lui, les États-Unis de mener "une campagne anti-cubaine visant à justifier une agression militaire". Après la visite, la semaine dernière, du patron de la CIA à La Havane, où ce dernier a présenté "des exigences similaires à celles formulées auprès de Caracas", dont la menace de poursuites contre l'ancien président Raúl Castro, El Pais voit se profiler "un scénario semblable à l’opération américaine au Venezuela", qui avait débouché sur la capture de Nicolas Maduro. Le quotidien britannique The Guardian, martèle, lui, que Cuba "n'appartient pas" au président Trump, en rappelant que des responsables de son organisation avaient étudié, il y a plusieurs années, des projets de construction de golf et d'hôtellerie à Cuba. Selon le journal, des investissements étrangers "aux conditions de Washington" "profiteraient aux entreprises américaines et à quelques personnalités du régime, et non à l'ensemble des Cubains". Des Cubains privés de tout, sauf de répression. Le Monde rapporte que La Havane a gracié plus de 2 000 détenus en avril "pour donner des gages de bonne conduite à Washington", mais que les bénéficiaires de cette mesure "sont surtout des condamnés de droit commun", le pouvoir castriste continuant à incarcérer les contestataires, portant le nombre de prisonniers politiques à 1 260, un record. La question de l'enrichissement personnel de Donald Trump et de ses proches continue à alimenter les doutes de la presse. Le Figaro rappelle que des élus démocrates ont calculé que sa fortune nette a augmenté de 2,25 milliards de dollars en seize mois – un enrichissement "sans précédent et fait quasi ouvertement", pendant que "les républicains et la Cour suprême regardent ailleurs". Mais d'après le journal, Donald Trump "joue avec le feu". Le Figaro n'écarte pas la possibilité qu'une défaite aux élections de mi-mandat entraîne un troisième procès en destitution. En attendant, des sénateurs démocrates ont rejeté, samedi, le projet de loi pour financer les rénovations et la future salle de bal pharaonique de la Maison Blanche à hauteur d'un milliard de dollars – un projet devenu "le symbole d'une corruption plus généralisée", selon un élu démocrate cité par The Washington Post. Un mot, également, de l'appel du ministre français de la Justice en faveur de l'imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs. Dans un texte publié dans La Tribune Dimanche, Gérald Darmanin rappelle qu'"un enfant est victime de viol ou d'agression sexuelle toutes les trois minutes" en moyenne en France et appelle à une "révolution culturelle" pour protéger les mineurs, notamment, donc, en mettant fin aux délais de prescription dans ces affaires. Son appel est salué par les associations de victimes, qui le jugent toutefois "bien tardif" et Mediapart rapporte que l'annonce a reçu un accueil mitigé chez les magistrats, qui considèrent notamment que la justice, "déjà sous l'eau", ne peut se payer "le luxe" d'enquêter "sur des affaires vieilles de trente ans". La procureure de Paris, Laure Beccuau, s'est dite, en revanche, favorable sur le principe. La magistrate s'est aussi exprimée hier sur l'affaire Patrick Bruel, le chanteur accusé de multiples agressions sexuelles, et annoncé que les différentes procédures pour ces faits présumés seraient regroupées au parquet de Nanterre. Dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, l'artiste se défend toujours d'avoir jamais contraint qui que ce soit à des relations sexuelles forcées, y compris l'animatrice Flavie Flament, qui a déposé une plainte pour viol contre lui. Selon elle, cette agression présumée se serait déroulée alors qu'elle était âgée de 16 ans seulement. On termine cette revue de presse à Cannes, où le festival est secoué par la polémique autour de Vincent Bolloré. Après la publication, par Libération, d'une tribune de près de 600 professionnels protestant contre son projet d'augmenter sa participation dans UGC, le patron de Canal + – également propriété du milliardaire d'extrême-droite – menace de ne plus financer les signataires. "Un dimanche de représailles", selon Libé, en référence au film "Un long dimanche de fiançailles". Libération, qui se demande si cette édition 2026 du festival sera "la dernière avant l'extrême-droite". "Si Marine Le Pen ou Jordan Bardella, selon la tendance des sondages, décroche le poste suprême de l'Élysée (en mai prochain), on fait quoi ? Tout se passe comme si cette perspective était encore irréelle. Or, elle est désormais sinon inexorable, du moins électoralement vraisemblable". On ne sait pas encore qui sera président ou présidente l'année prochaine – ni qui sera le prochain James Bond. À la rubrique pronostics, toujours, quoique dans un registre moins dramatique : qui sera choisi pour remplacer Daniel Craig en 007 ? Le site belge DH Sports cite les exigences de la directrice de casting : le futur James Bond devra "déborder de sex appeal" et "être suffisamment jeune pour l'incarner durant deux ou trois films voire plus"… Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  6. 15 MAY

    Royaume-Uni : crise politique et bal des prétendants

    A la une de la presse ce vendredi 15 mai 2026 : une visite, une crise politique et une liste attendue. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Die Welt met à sa une cette citation de Donald Trump en visite chez son "grand ami". Le président américain choisit le ton de la flatterie lors de son déplacement en Chine, alors que Xi Jinping, lui, mise sur la fermeté. Fermeté vis à vis de Taïwan, nous rappelle El Pais. Le quotidien espagnol rapporte les propos du président chinois qui a averti Donald Trump. Toute divergence d’approche au sujet de Taiwan pourrait déclencher un conflit entre les deux puissances. The New York times note également la différence de ton de Donald Trump avec ses propos tenus aux Etats-Unis. La Chine voit Washington s’enfoncer dans la crise au Moyen-Orient et qui pour tirer les marrons du feu, conclut le titre. Ambiance crépusculaire au Labour et "Dream Team" Au Royaume Uni, la presse tabloïd se délecte ce matin des déboires de Keir Starmer. Le Premier ministre en grande difficulté après des élections locales désastreuses et le départ de son ministre de la Santé. The Daily Mail nous présente les candidats à la succession de manière ironique. Tous sont enfermés dans des difficultés diverses. Ambiance crépusculaire au Labour et un manque de vision, affirme The Daily Express. Andy Burnham pourrait remplacer Keir Starmer, écrit aussi The Daily Telegraph en rappelant aussi qu’il faudra, pour le maire de Manchester gagner une élection au passage. Pour The Independent le principal responsable de ce chaos est Keir Starmer. Plus affaiblit que jamais le Premier ministre travailliste se montre très discret. Enfin, on connaît la liste des Bleus sélectionnés pour la Coupe du monde cet été aux Etats Unis, Mexique et Canada. 26 joueurs et beaucoup de grands noms. Une liste trois étoiles, nous dit L’Equipe, qui note la profusion de talents dans cette équipe de France. Pas de grandes surprises mais quelques absents de tailles à commencer à par Eduardo Camavinga du Real Madrid. Pour Le Parisien cette équipe de France c’est une "Dream Team". Les Bleus peuvent rêver d’une troisième étoile cet été. Début du tournoi pour l'équipe de France le 16 juin face au Sénégal. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  7. 15 MAY

    Donald Trump en Chine : Xi Jinping "en position de force"

    A la Une de la presse ce jeudi 14 mai, la visite de Donald Trump en Chine. Un duel entre Keir Starmer et Wes Streeting au Royaume-Uni. Une mission secrète de l'ONU à Gaza. Et du sport pour terminer, avec le PSG qui s'offre un 14e titre de Champions de France hier soir face à Lens. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Dans la presse ce matin, la visite de Donald Trump en Chine. Officiellement centrée sur la crise iranienne, la rencontre avec Xi Jinping doit surtout permettre aux deux superpuissances de régler leurs comptes sur le commerce, Taïwan et leur rivalité mondiale. Pour Le Parisien, c’est un bras de fer entre "amis". Le journal nous dit que tout oppose ces deux dirigeants, pourtant à la recherche d’apaisement. Mais ce n’est pas gagné d’avance, selon le journal. Le Monde de son côté, écrit que le président chinois est en position de force face à Donald Trump. C’est aussi l’avis du quotidien américain, The Washington Post, qui écrit que "la guerre en Iran améliore considérablement la position géopolitique de la Chine". Pékin a profité de cette guerre pour fournir des armes à ses alliés, à commencer par Téhéran. La Chine cherche à améliorer ainsi son image tout en dénonçant une guerre "illégale" en Iran. Pékin, qui se présente donc comme une "alternative plus stable" que Donald Trump sur le plan diplomatique, selon le journal. Mais selon le New York Times, malgré l’avantage de la Chine dans ces discussions, Pékin a tout de même besoin d’un accord avec Trump pour stabiliser les relations commerciales, et renforcer son influence diplomatique, notamment en jouant un rôle dans la réouverture du détroit d’Ormuz. Royaume-Uni : duel entre Starmer et Streeting D’un affrontement politique à un autre… Au Royaume-Uni, Keir Starmer, refuse de quitter Downing Street malgré la rébellion d’une partie des travaillistes. Ce sera donc un face-à-face… entre le secrétaire à la Santé Wes Streeting et le Premier ministre Keir Starmer, titre le journal communiste le Morning Star. Le quotidien affirme que les travaillistes veulent la démission de Keir Starmer, après leur échec aux élections locales. Wes Streeting veut le remplacer à la tête des travaillistes et tente de rallier des soutiens au Parlement en vue d’une très probable élection au sein du parti.  Le Financial Times, lui, craint que le parti ne se déchire. Au milieu de Wes Streeting et Keir Starmer, certains travaillistes réclament un report de l’élection et veulent pousser la candidature du maire de Manchester Andy Burnham, pour qu’il ait le temps de se présenter d’abord au Parlement, condition obligatoire pour accéder au poste de Premier ministre. À Gaza, une mission secrète de l'ONU Le journal The Guardian écrit ce matin dans ses colonnes que l’Organisation des Nations unies, organise une mission secrète pour sauver des archives historiques palestiniennes menacées par la guerre, en sécurisant des documents sur l’histoire et l’identité des Palestiniens. Ces archives sont extraites clandestinement de Gaza et de Jérusalem-Est, puis transférées vers des lieux plus sûrs comme la Jordanie pour éviter leur destruction, en raison des  bombardements et du chaos provoqué par la guerre, nous dit le quotidien. Une histoire qui fait écho à celle de deux adolescentes de Gaza. Les sœurs Farah et Tala ont remporté un prix environnemental pour avoir transformé les décombres de Gaza en briques pour reconstruire l’enclave. Elles ont mélangé les décombres avec de l’argile et de la poudre de verre, initialement pour aider un voisin à fixer sa tante, pour qu’elle ne s’envole pas.  Le PSG s'offre un 14e titre de Champions de France Enfin, "SANS PARTAGE" titre le journal l’Équipe ce matin. Le PSG règne sur le championnat de Ligue 1 en s’imposant hier soir face à Lens… et ce, même "sans jouer très bien", écrit le quotidien dans ces colonnes. L'Équipe couvre en revanche d’éloges le gardien parisien, Safonov, sacré homme du match. C’est peut-être là, "sa meilleure prestation sous les couleurs du PSG" ajoute le journal. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  8. 13 MAY

    Donald Trump à Pékin : "Mais où est passé le faucon anti-chinois?"

    À la Une de la presse ce mercredi, la rencontre très attendue à Pékin, entre Xi Jinping et Donald Trump. Le président américain a changé de ton vis-à-vis de la Chine depuis son premier mandat, malgré le contentieux, entre autres, de la guerre en Iran. La guerre au Moyen-Orient relègue au second plan la question pourtant brûlante du réchauffement climatique. Et plusieurs scientifiques alertent sur le fait que la situation météorologique pourrait encore se détériorer en 2026. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la rencontre très attendue à Pékin, entre Xi Jinping et Donald Trump. Depuis des semaines, le président des États-Unis couvre d'éloges son "bon ami" Xi Jinping. Ce changement de ton interroge Foreign Policy, qui se demande "ce qui est arrivé au faucon anti-chinois" Donald Trump, celui-là même qui vilipendait la Chine, l'ennemi numéro 1. D'après la revue américaine, ce ton "plus conciliant" serait surtout dû à la volonté, dorénavant, de Pékin de "riposter à Washington et à sa capacité à infliger des pertes réelles" à son adversaire, notamment sur les droits de douane. "Trump fait face à une Chine enhardie pour son retour à Pékin" : The Wall Street Journal relève également que la Chine est désormais "plus déterminée à défendre les domaines qu'elle considère comme vitaux pour ses intérêts stratégiques", et qu'elle "campe sur ses positions concernant les principaux points de désaccord avec les États-Unis". Le "changement d'approche" américain que The Washington Post explique par le fait que "les États-Unis ont renoncé à convaincre Pékin de réformer son modèle économique étatique, préférant s'inspirer eux-mêmes de l'économie chinoise", en encourageant par exemple "une intervention accrue du gouvernement fédéral dans le secteur privé", qu'il s'agisse des semi-conducteurs ou des minéraux critiques. China Daily annonce que la rencontre portera "inévitablement" "sur les droits de douane, la balance commerciale, les semi-conducteurs, la rivalité technologique et la compétition stratégique entre Washington et Pékin" - des questions qui "dépassent largement le cadre des négociations bilatérales" et qui ne peuvent donc pas être résolues "par l'unilatéralisme ni par la domination géopolitique qui a caractérisé les relations internationales dans le passé". Dans un édito qui réussit le tour de force de n'évoquer aucun contentieux, Global Times déclare avec lyrisme que "la Chine et les États-Unis partagent une même planète" et que "leur relation est devenue un facteur-clé de la paix mondiale et de l'avenir de l'humanité", qui "espère (elle-même) ne pas voir un pays dominer ou transformer l'autre". Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pourtant, les contentieux entre Washington et Pékin sont nombreux, à commencer par la guerre en Iran, et la mauvaise posture dans laquelle se trouve Donald Trump explique aussi son changement de ton, selon la presse américaine, qui présente la facture du conflit pour les États-Unis : une forte érosion du pouvoir d'achat due à "l'inflation directement provoquée par le choc énergétique lié à la guerre en Iran", selon Axios. The Washington Post fait état d'une augmentation des prix des denrées alimentaires sans précédent depuis près de quatre ans, qui contribue elle aussi à accroître la pression sur le budget des ménages. Et c'est sans compter le prix de la guerre en elle-même, évaluée par le Pentagone cité par The Financial Times à 29 milliards de dollars, alors que Donald Trump se dit prêt à reprendre les bombardements en cas de non-accord avec Téhéran, d'où le dessin de Chappatte pour le journal suisse Le Temps montrant le président américain en feu, mais s'apprêtant malgré tout à proclamer un "triomphe diplomatique", après son "triomphe militaire". La guerre au Moyen-Orient relègue au second plan la question pourtant brûlante du réchauffement climatique. La Croix relaie l'alerte de plusieurs scientifiques sur le fait que la situation météorologique pourrait encore se détériorer en 2026, notamment sur le front des incendies, avec le retour annoncé de l'épisode réchauffant El Nino, alors que les trois dernières années ont déjà été les plus chaudes jamais observées. The Washington Post évoque même le risque d'un "Super Nino" comparable à celui qui avait provoqué une famine mondiale et tué "plus de 50 millions de personnes en Inde, en Chine, au Brésil et ailleurs" en 1877, soit 3 à 4 % de la population mondiale de l'époque. D'après une spécialiste, la différence avec aujourd'hui, est que "notre atmosphère et nos océans sont nettement plus chauds, ce qui signifie que les phénomènes extrêmes pourraient être plus marqués", mais l'espoir, est que les pertes humaines soient tout de même moindres, "car les facteurs sociaux, politiques et économiques qui avaient exacerbé les effets météo en 1877 n'existent plus". La collaboration scientifique internationale est aussi jugée "essentielle pour atténuer les conséquences pour les populations les plus exposées". À la rubrique science, la liste des finalistes du Prix de l'inventeur européen a été dévoilée. Parmi eux figure un scientifique français, dont l'idée a permis de soigner les brûlés de Crans-Montana. Nos confrères de France Info indiquent que Franck Zal a mis au point un transporteur d'oxygène universel basé sur de l'hémoglobine dérivée de vers marins. Son système permet de protéger les organes du manque d'oxygène pendant leur transport et leur stockage, ce qui améliore beaucoup les résultats des greffes sur les grands brûlés. Pour info, sachez qu'un Prix du public sera également décerné. Vous pouvez donc voter jusqu'au 2 juillet. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

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