MonGrosPodcast

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Je suis Lisa, j’ai créé MonGrosPodcast pour donner de la voix sur la lutte contre la culture du régime et la discrimination qui en découle, la grossophobie ; la vie avec des maladies chroniques, notamment le diabète et le SOPK, avec des TCAs, l’utilisation de l’alimentation intuitive. Je vous en parle en tant que personne concernée. Je vous propose différentes catégories comme des kezakos pour définir certains concepts, des coups de coeur, des coups de gueule, des épisodes « vis ma vie » pour partager des expériences, des interviews. J’espère qu’on pourra collectivement se questionner et s’améliorer sur ces thématiques pour qu’enfin on puisse vivre chacun, en paix, quelque soit son corps et son état de santé. Que vous soyez concerné.e.s, intéressé.e.s, allié.e.s, je suis ravie de vous accueillir, vous pouvez retrouver MonGrosPodcast une fois par semaine sur toutes les plate-formes et sur Instagram.

  1. 2 days ago

    S3 EP#28 On peut vieillir dans un corps gros

    Dans cet épisode on explore une idée folle qui semble un peu trop mise de coté : on peut vivre vieux et gros ! Oui oui oui vous lisez bien, on peut vieillir dans un corps gros ! Contrairement à l'idée populaire et très répandue : il n'y a pas de trape magique qui s'ouvre quand une personne grosse dépasse les 40 ans et l'envoie dans le tréfonds de l'univers !  Du coup, dans cet épisode on remet un peu deux ou trois choses en place : un facteur de risque comme son nom l'indique c'est "un" et "de risque" ce n'est donc le seul et unique et ce n'est pas obligé que ça arrive. Etre gros, peut être un potentiel facteur de risque. Un parmi tant d'autre et donc pourquoi donc on s'obsède sur celui ci ? Potentiel veut aussi bien dire que peut être que rien ne va jamais arriver... par ailleurs, quand on parle des risques potentiels liés à la grosseur ce ne sont pas des risques pour la semaine prochaine, non non non, on parle de dans des dizaines d'années... Aussi dans un pays libre, les êtres humains libres, et oups surprise les personnes grosses sont des êtres humains libres, on a le droit de choisir de prendre des risques. Aussi, on rappelle dans cet épisode que la médecine fait de gros progrès, que l'immense majorité des maladies qu'on associe au potentiel facteur de risque de la grosseur, sont des problèmes qu'on détecte et diagnostique bien et qu'on soigne ou qu'on peut vivre avec bien. On reparle donc ici de validisme, et aussi de santéisme. Ce concept qui érige la santé en religion, en devoir moral, en hiérarchisant la meilleure valeur des personnes en bonne santé versus boubou la mauvaise valeur des personnes qui, soit disant, négligeraient leur santé. Avec tout ça en tête, eh ben pourquoi donc on laissera pas chaque être humain libre de ses choix, y compris de ne pas vouloir prendre 30 ans de médicaments pour la perte de poids pour un potentiel risque d'hypertension qui pourra être diagnostiqué et soigné dans 30 ans. On peut aussi parfaitement choisir de perdre du poids, mais aucune raison de forcer qui que ce soit. Mon corps, ma vie, ma santé, mes choix. Bonne écoute Lisa

    S3 EP#28 On peut vieillir dans un corps gros
  2. 6 days ago

    S3 EP#27 Malade chronique, handi, c'est moi qui décide ?

    Dans ce nouvel épisode, je vous partage mes pensées et expériences sur qui et comment on devient malade chronique et/ou handicapé. On est élevé et éduqué à croire que c'est un statut qui vient de l'extérieur, des médecins, soignant.e.s ou de l'administration. C'est parfois vrai. Mais il y a aussi un pan entier de l'histoire dont on ne nous parle pas : comment lancer les démarches pour les aides et soutiens financiers liés à ces statuts si on ne s'autorise pas soi même à utiliser ses mots ? En d'autres termes, si moi je suis conditionnée à minimiser mes symptômes, si je suis conditionnée par une société validiste qui fait croire qu'être malade et/ou handi c'est une horreur invivable, alors il y a toutes les chances que même si je souffre au quotidien je n'ose pas m'auto nommer malade chronique... et si moi je n'apprivoise pas ces mots et ces conditions alors je ne peux pas faire des choix éclairés, informés, libre de toute pression. Il y a aussi les moments où oui c'est la médecine qui dit "ça c'est une maladie chronique" et basta. Et alors quoi ? Qui nous accompagne ? Qui nous aide à déconstruire le validisme, à apprivoiser l'idée qu'on peut vivre et vire une belle vie même en étant malade chronique et/ou handi. Comment naviguer et inventer ces vies là quand on attend de la médecine de faire le chemin et que la médecine nous laisse faire... sans nous dire que c'est à nous de faire !!! Comment oser dire "là je crois que j'ai besoin d'une aide à la mobilité" quand les proches et les soignant.e.s ont des réactions validistes comme "quoi non horreur malheur tu ne vas pas renoncer".... renoncer... comme si vouloir se nommer "handi" ou "malade" c'était renoncer... comme si vouloir de l'aide pour continuer à avancer c'était renonce... non c'est du validisme. Bref, on a toustes besoin de réfléchir à ces thématiques car c'est dans l'intérêt de personne de continuer de maintenir cette hypocrisie, cette idée de "aller outre la douleur, la fatigue", "tenir le coup à la volonté"... enfin si, ça profite bien fort au système capitaliste ! Et on ne veut pas faire ça eh eh eh. Car oui, continuer de croire que la maladie chronique c'est une faiblesse, un raté, des efforts qu'on n'a pas fait ou des problèmes qu'on a créé. Continuer de croire qu'être handi c'est ne plus être utile et dans la société mais en dehors, sur le coté... continuer, c'est valider l'idée que ce qui compte c'est d'être valide, travailler, s'épuiser, s'essorer, ne pas prendre d'arrêt maladie, ne pas faire de pause, ne pas ralentir... parfois on n'a pas le choix, et vous avez tout mon soutien. Mais parfois on a le choix, alors choisissons !  Bonne écoute Lisa

    S3 EP#27 Malade chronique, handi, c'est moi qui décide ?
  3. 21 May

    S3 EP#23 Les bonnes nouvelles anti grossophobie côté médecine

    Dans ce nouvel épisode, je vous partage quelques bonnes nouvelles sur la lutte anti grossophobie côté monde médical. Ce n’est pas du positivisme (je vous invite à écouter l’épisode 9 de la saison 2), c’est se donner de la force, de l’espoir, du courage pour continuer de croire en nos idées, défendre nos valeurs et lutter pour que les politiques discriminatoires cessent. 1. Les thèses d’étudiant.e.s en médecine sur le sujet de la grossophobie. Je dis OUI oui OUIIIIiiiii ! Et je participe souvent ! Ça me permet de calmer le sentiment d’impuissance face au bloc en béton armé que représente la culture des régimes, le capitalisme et le validisme. Exemple en particulier de la dernière thèse en date avec Najoua. Si tu es en rhônes alpes auvergne toi aussi tu peux participer. Les interviews se déroulent jusqu’à la fin de l’été. Info dispo sur le compte instagram lesoinparmarie. 2. Il y a des médecins qui suivent mon compte et mon podcast et viennent me parler et c’est génial. Là aussi, que d’espoir de se dire que petit bout par petit bout on peut inviter les professionnels de santé à s’interroger, revoir leurs croyances et relire ou lire les études moins influencées, les faits en faveur d’une médecine non pondéro centrée 3. Le docteur Asher sort un live (sortie aujourd’hui en ebook et format papier, en anglais, plus d’info sur le site internet noweigh.org et sur ces pages insta et YouTube). Quelle joie qu’un docteur nous parle à nous personnes grosses ! Un docteur avec des connaissances de docteur et une personne grosse qui connait et subis lui aussi la grossophobie. Le livre est très percutant, il y a des infos à jour sur le diabète, les GPL1, c’est un livre pour explorer les faits et revenir à une connaissance plus claire pour enfin avoir un avis, un choix, un consentement éclairé c’est à dire informé. Je vous souhaite une bonne écoute A bientôt sur insta et par ici Lisa

    S3 EP#23 Les bonnes nouvelles anti grossophobie côté médecine
  4. 20 Mar

    S3 EP#22 Décider que la grosseur est une maladie, à qui et à quoi ça sert ?

    Dans cet épisode je reviens sur cette phrase devenue ZE concept soit disant anti stigmatisation : "oui mais les personnes grosses sont malades alors il faut les soigner pas les discriminer". On aurait l'impression d'une vérité absolue, scientifique et indiscutable. Sauf que non. Cette idée est apparue à la fin des années 90 début 2000 alors que la grossophobie systémique était déjà totalement installée. Donc cette nouvelle idée, venue des labos, prend racine facilement dans des cerveaux déjà convaincus qu'être gros est un problème. Mais finalement à quoi ça sert de vouloir labelliser un type de corps comme "malade". Est ce que ça aide les personnes grosses de pathologiser leurs corps ? Est ce que c'est juste pour vendre des médicaments ? Pourquoi ce serait une maladie pas comme les autres pour laquelle tout le monde se permet d'avoir un avis, donne des conseils... Classer et hiérarchiser les corps on est vraiment d’accord avec ça ? C'est quoi cette société santéïste où on n'a plus la liberté de garder sa santé privée ?  Bref, je redis, et clarifie que non je ne suis pas anti santé, non je ne refuse pas d'être soignée, non je ne suis pas une complotiste qui refuse de croire la science. Je milite pour avoir le droit de choisir. Je milite pour que la voix des plus forts riches à millions ne soit pas la seule entendue. Je milite, comme tous les professionnels de santé qui pratiquent une médecine non pondéro centrée, pour qu'on soigne mes maladies actuelles et non pas un potentiel risque qui pourrait arriver dans 30 ans. Je milite pour qu'on réalise qu'après 80 ans de lutte acharnée pour faire disparaitre les corps comme le mien à coup de régimes et/ou chirurgie et/ou médicaments, ça ne marche pas. On est là depuis l'antiquité et on ne va pas disparaitre. Les injections ne sont pas un miracle c'est une méthode de plus qui continue de faire croire que les corps comme le mien sont une anomalie, un problème à résoudre. C'est quand qu'on va réaliser que cet acharnement fait plus de mal que de bien à la santé de tout le monde ! Les enfants, les adultes qu’on soit mince ou gros on est terroriser de grossir ! Et surtout, c'est quand qu'on revient à la base : mon corps, ma vie, ma santé, mes choix ? Ce n'est pas ok d'obliger des personnes avec un corps non normé à prendre des médicaments pour avoir le privilège d'être soignées, d'acheter un logement ou de faire leur travail. Tout le monde doit avoir le droit à des soins et une vie digne. Donc tout le monde devrait s'inquiéter de cette dérive. Bonne écoute Lisa

    S3 EP#22 Décider que la grosseur est une maladie, à qui et à quoi ça sert ?
  5. 13 Mar

    S3 EP#21 Grosseur et hygiène

    Dans cet épisode j'ai décidé de parler d'un sujet difficile et tabou pour moi et pour la communauté grosse.  Tabou parce que ce n'est pas facile de papoter de "et sinon comment tu te laves avec les bourrelets ?", tabou aussi à cause de préjugés sur les personnes grosses qui sentent mauvais, transpirent plus que les autres..etc.. Du coup chacun et chacune fait bien comme iel peut dans son coin et c'est dommage. Et surtout parfois ça bug un peu. Que ce soit à cause de la santé mentale, que ce soit à cause d'une prise de poids rapide, on peut se retrouver seul.e et isolé.e avec ce sujet.  J'ai l'immense privilège et la chance d'avoir quelques personnes grosses avec qui j'ai pu finir par oser poser les questions, et donc je me suis dit autant partager. Pour lever le tabou pour moi et pour vous partager mon cheminement et mes infos et pourquoi en apprendre encore un peu en retour si vous voulez venir partager vos tips astuces idées en commentaire sur insta. En résumé on va déconstruire les clichés sur "les personnes grosses" qui auraient toutes ci ou ça car on serait toutes les mêmes ! On va parler de serviettes, oui au pluriel, de séchage au sèche cheveux, de crémage partout partout, de connexion voire réconciliation avec notre corps… et surtout on va se redire encore et toujours c'est ok de tout tenter tout adapter chercher fouiller essayer jusqu'à ce qu'on ait toustes notre routine à nous, celle qui nous convient à nous là maintenant et qui peut être changera. L'important c'est de pouvoir verbaliser que ce n'est pas facile de prendre du volume, de se retrouver dépasser sur comment gérer cette grosseur mais que dire ceci ça ne veut pas dire devoir changer de corps. Nos corps gros ne sont pas le problème. Parler d'eux, s'échanger des astuces, avoir accès à des produits adaptés c'est ça la solution, pas changer de corps. Bonne écoute Lisa

    S3 EP#21 Grosseur et hygiène

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