Bien qu'elles impactent à l'échelle planétaire près d'un milliard de personnes, la plupart des noms des maladies tropicales négligées sont inconnus du grand public dans les pays développés. Noma, filariose lymphatique, ulcère de Buruli… Il existe 20 maladies tropicales négligées. Ces pathologies infectieuses touchent principalement les populations pauvres et marginalisées des zones tropicales et la recherche, comme l'accès aux traitements, sont peu financés, compte tenu de l'absence de rentabilité en recherche-développement pour les populations, dans ces zones. L'OMS a établi un plan à l'échelle 2030, dans le cadre de la lutte contre ces MTN. Il comporte quatre axes : traitement de masse, lutte anti-vectorielle, prise en charge médicale et amélioration de l'hygiène (et de l'accès à l'eau potable). À l'occasion de notre deuxième jour de délocalisation à Marseille, toujours dans l'enceinte de l'hôpital d'instruction des armées Laveran, dans la cité phocéenne, toujours dans le cadre des Actualités du Pharo, Priorité santé donne la parole à des médecins et chercheurs francophones, qui exercent dans le domaine des maladies tropicales et infectieuses. Avec un coup de projecteur sur les maladies tropicales négligées Elles sont, d’après les critères de l’OMS, une vingtaine et on les désigne aussi parfois par leurs initiales : MTN. Beaucoup d'infections, de parasitoses, qui concernent un milliard de personnes à l'échelle de la planète, et pourtant demeurent méconnues, voire presque inconnues pour une partie de l'humanité : noma, filariose, helminthiases, onchocercose… Négligées, donc, parce qu'elle concerne les populations les plus vulnérables ; beaucoup d'entre elles sont directement associées aux conditions de vie : manque d’hygiène, dénutrition, manque d'accès aux soins. Maladies négligées et encore trop souvent, riposte insuffisante : même si des programmes de prophylaxie existent et que des médecins mettent leur savoir-faire au service de ces populations les plus vulnérables. Avec : Pr. Laurent Guyot, chef du service de chirurgie maxillo-faciale au Centre hospitalier Universitaire de Marseille. Expérience de plus de dix ans de missions en chirurgie humanitaire et actuellement réalise des missions avec l’association Sourire un jour. Michel Boussinesq, directeur de recherche émérite à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), ancien responsable du groupe Maladies tropicales négligées de l'unité mixte internationale TransVIHMI Madeleine Inès Danielle Evouna, étudiante en master recherche en faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques de l’université de Douala, titulaire d’un master en biologie clinique option parasitologie et mycologie de la même faculté Programmation musicale : Yebba – Yellow Eyes Rim-Ka, Fokawa – Pejy Araiky