The Good Mum

Salomé Berlioux

The Good Mum, le podcast qui déconstruit le mythe de la mère parfaite. Le soir venu, au micro de Salomé Berlioux, des femmes artistes, leaders d’opinion, dirigeantes, mères au foyer, militantes, artisanes…, cherchent le mot juste, l’idée juste, les justes récits autour de la maternité et ce qu’elle fait de nous (ou pas). Quels imaginaires de la maternité ont irrigué leur enfance, leur construction de femmes ? Si elles sont devenue mères, était-ce par accident, par nécessité, sans y penser, en combattantes ? Devenir mère, était-ce si naturel, était-ce brutal, autour de quels chocs, de quels changements fondamentaux ? Qu’est-ce qui a été transformé par l’arrivée des enfants et qu’est-ce qui en elles est demeuré intact, envers et contre tout ? Ces femmes ont-elles brisé le plafond de verre avec leur bébé sous le bras - est-ce seulement possible ? Que reste-t-il en elles de "l’ange du foyer" fantasmé des siècles durant ? Lui ont-elles vraiment tordu le cou ? Vraiment ? Et l’allaitement, le rapport au corps, au couple, à la sexualité ? Et la culpabilité, la charge mentale, les injonctions contradictoires ? À quoi ces femmes ont-elles dû renoncer, si elles estiment avoir dû le faire ? À travers des discussions intimes, The Good Mum crée un espace provoquant et doux, semblable aux ambivalences de la maternité, où des femmes qui sont aussi des mères racontent leurs défis quotidiens, déboulonnent le mythe de la mère idéale et, chacune à leur manière, mettent en lumière la dimension politique de la maternité. Parce qu’être mère est impossible. Et parce que nous le faisons tous les jours. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Episodios

  1. Episode 5 : Pascale Arbillot - Mère, jamais ?

    HACE 4 DÍAS

    Episode 5 : Pascale Arbillot - Mère, jamais ?

    Pascale Arbillot appartient à ce cercle restreint d'actrices françaises qui nous accompagnent depuis des années sur le petit ou le grand écran, au point que leurs visages et leurs intonations font partie de notre vie.  D’elle, on connaît surtout ces rôles joués avec tant de justesse. Pascale est Isabelle dans les Petits mouchoirs. Elle est Odile dans la série Iris. Dans la pièce de théâtre Interruption, elle prête aussi sa voix et son corps à un chœur de femmes, dans un kaléidoscope de récits d'interruptions volontaires de grossesse, sujet encore trop tabou en 2026.  Les tabous, justement, Pascale connaît. Elle découvre son endométriose en 1988. Elle vient alors tout juste d'avoir 18 ans et un médecin lui annonce à son réveil à l’hôpital qu'avoir des enfants sera pour elle très, très compliqué. À cette époque, l'endométriose est perçue comme un mal uniquement psychologique. Un mal dont souffrent les filles qui ont « des problèmes avec leur mère ». C’est d’ailleurs ainsi qu’on lui résume la situation. Il faudra attendre plus de 30 ans pour que les mots endométriose et infertilité commencent à pénétrer, doucement, le débat public.  Pascale passe donc une grande partie de sa vie à être cette femme qui ne peut pas avoir d'enfant. Elle se bat pour être pleinement libre en tant que femme qui n’est pas mère et puis… elle finit par donner la vie.  On est en 2005 et Léonard naît. Pascale est maman.  Avec elle, nous avons parlé d’une existence rythmée par les douleurs chroniques, mais aussi des injonctions liées à l’allaitement, de l’imaginaire des mères méditerranéennes et de la question, éminemment troublante, du dernier enfant.  —--------------  Un podcast de Salomé Berlioux,avec, au son, Pablo Roldan. Le générique a été réalisé par Pablo Roldan et Louis Lavayssière,avec des extraits d'interviews et d'archives de Elisabeth Badinter, Simone de Beauvoir, Louise Browaeys, Gisèle Halimi et Julia Kerninon.Merci à Flora Delgove et Mathilde Sarda de leur aide dans ce projet. Crédit photo : Sabine Villiard Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 h y 5 min
  2. Episode 4 : Marie-Clémence Bordet-Nicaise - Le droit d'être mère

    27 ENE

    Episode 4 : Marie-Clémence Bordet-Nicaise - Le droit d'être mère

    Marie-Clémence grandit dans une famille traditionnelle bourgeoise catholique, un papa, une maman, l'école privée tenue par des religieuses, l'uniforme, l'église, le scoutisme. Sur le papier, le chemin est tout tracé. Elle aussi va se marier, sans doute à son premier amour, comme ses parents l'ont fait. Elle aura des enfants, dans le cadre immuable de la famille hétéronormée. Elle perpétuera les traditions. C'est comme ça qu'on fait, non ?    À l'adolescence, Marie-Clémence est amoureuse d’un garçon. Ce serait donc le bon... ? Peut-être pas. À 20 ans, elle débarque à Paris pour un stage dans l'audiovisuel. Une certaine Aurore est chargée de la former. Marie-Clémence ne le sait pas encore, mais elle vient de rencontrer celle qui changera sa vie.   Dans la famille de Marie-Clémence, l'homosexualité reste considérée comme anormale ou liée à un trouble dans l'enfance. Si les réactions familiales ne sont pas aussi brutales qu’elle l'imaginait, on la prévient tout de même : avec cette vie, elle ne pourra jamais se marier, ni avoir d'enfant. Marie-Clémence n’entre pas dans le débat tout de suite, mais au fond d’elle c'est très clair : elle veut tout avoir. Elle en aura le droit. Une grande histoire d’amour, un mariage, des enfants. Et la force de témoigner, encore et encore, pour partager son histoire et changer les mentalités.   C’était une évidence pour moi que de recevoir Marie-Clémence au micro de The Good Mum. Au-delà des étapes structurantes d'un changement de vie dont elle parle si bien, j'avais envie de l'entendre sur des sujets qu’elle explore un peu moins publiquement. Les fantômes de l'enfance et les deuils transgénérationnels. Le défi de s'affranchir du regard des femmes de sa famille. La maternité et les silences qui, souvent, l'entourent. La répartition des rôles dans un couple lesbien. Et quelle place on peut avoir, en tant que couple queer, dans un système essentiellement hétéronormé. —---   Un podcast de Salomé Berlioux,avec, au son, Pablo Roldan. Le générique a été réalisé par Pablo Roldan et Louis Lavayssière,avec des extraits d'interviews et d'archives de Elisabeth Badinter, Simone de Beauvoir, Louise Browaeys, Gisèle Halimi et Julia Kerninon.Merci à Flora Delgove et Mathilde Sarda de leur aide dans ce projet.   Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 h y 22 min
  3. Episode 3 : Inès Leonarduzzi - De l'art d'être une mère louve

    20 ENE

    Episode 3 : Inès Leonarduzzi - De l'art d'être une mère louve

    Inès Leonarduzzi le dit, le revendique : elle n’est pas une héritière. Quand elle prend des risques, ce sont des vrais. De quoi avoir un mental qui lui assure d'avoir toujours plusieurs coups d'avance. Le syndrome de l'imposteur ? Elle ne connaît pas. Non parce qu’elle serait sûre d’elle, convaincue d'être à sa place en tout lieu. Mais parce qu’elle estime ne pas avoir le luxe de s’asseoir en se demandant, “Suis-je à ma place? Ai-je le droit ?” Alors, Inès fonce. Fondatrice de Digital for the Planet, instance internationale qui œuvre pour promouvoir l'écologie numérique. Autrice de Réparer le futur. Conférencière à succès. Patronne d'une agence spécialisée dans l'art et la culture. En cours de travail pour un projet dans le cinéma. Fondatrice de Guardian, entreprise dont l'ambition est de rendre la cybersécurité plus accessible et automatisée. Inès fonce. Pendant des années, elle travaille et c'est tout, sans se projeter vers quelque projet familial que ce soit. Il faut dire qu'Inès ne rêve pas d’être maman. Petite fille, dans la campagne normande, elle n’était pas du genre à attendre le prince charmant, s’imaginant plutôt enfourcher elle-même sa monture et laisser le prince loin derrière. Quand nous enregistrons cet épisode, Inès est pourtant maman d’un petit garçon et attend son deuxième enfant. C’est l’été, il fait chaud, on parle charge mentale, pensées intrusives, choix de prénoms, poids d’une histoire familiale à la Roméo et Juliette. Et puis aussi des traces laissées par les fausses couches sur le corps et sur l’âme et de la douceur d’une histoire d’amour qui accélère, une nuit, en Afrique du Sud. ---------- Un podcast de Salomé Berlioux,avec, au son, Pablo Roldan. Le générique a été réalisé par Pablo Roldan et Louis Lavayssière,avec des extraits d'interviews et d'archives de Elisabeth Badinter, Simone de Beauvoir, Louise Browaeys, Gisèle Halimi et Julia Kerninon.Merci à Flora Delgove et Mathilde Sarda de leur aide dans ce projet. Crédits photo : Sandra Fourqui Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 h y 34 min
  4. Episode 2 : Camille Aumont Carnel - Quand je serai mère

    13 ENE

    Episode 2 : Camille Aumont Carnel - Quand je serai mère

    Quand on lui demande ce qu’elle fait dans la vie, Camille Aumont Carnel énumère d’un ton tranquille ses différentes casquettes, leadeuse d’opinion, autrice, conférencière, entrepreneuse culturelle… Elle sourit et évoque sa naissance au Niger, l’orphelinat où elle a vécu ses 60 premiers jours avant d’être adoptée, l’instinct de survie qui s’est alors incrusté en elle, pour ne plus jamais la lâcher.  Camille plante son regard dans celui de son interlocuteur et, calme et assurée, emploie des termes aussi cash que précis pour déconstruire les clichés autour de la sexualité, faire ciller et vaciller les hommes qui, avant son compte Insta #Jmenbatsleclito, ne se posaient pas toujours la question de savoir si leurs fantasmes avaient un fondement ou non.  Elle plante son regard dans celui de son auditoire et capte l’attention, pas parce qu’elle est grande, pas parce qu’elle est noire, pas parce qu’elle est belle. Ou plutôt, tout cela à la fois. Mais pas uniquement.  Camille capte l’attention parce qu’elle sait être à la juste place et que, dans le même temps, elle prend le risque de remettre cette place en question, de changer la mise de départ pour voir comment évoluera le jeu, avec joie, avec insolence.  Dans cette frénésie d’engagements, de combats et de glamour, j’ai eu envie d’interroger Camille sur un sujet très intime, un sujet qu’elle a peu évoqué publiquement, celui de son rapport à la maternité. Et pour cause, mère, elle ne l’est pas, pas encore en tout cas. Mais j’avais justement très envie d’obtenir le regard et les analyses d’une femme qui se tient de l’autre côté du miroir. Une femme dont l’histoire personnelle, les convictions et la hauteur de vue allaient donner une saveur particulière à cet épisode.  Avec Camille, on a parlé psychanalyse, adoption, clafoutis aux cerises un jour d’accouchement, mais aussi du regard des hommes sur une femme en âge de procréer et du pouvoir d’une éducation libre - particulièrementlorsqu'il s'agit de déconstruire le mythe de la mère parfaite. —--- Un podcast de Salomé Berlioux,avec, au son, Pablo Roldan. Le générique a été réalisé par Pablo Roldan et Louis Lavayssière,avec des extraits d'interviews et d'archives de Elisabeth Badinter, Simone de Beauvoir, Louise Browaeys, Gisèle Halimi et Julia Kerninon.Merci à Flora Delgove et Mathilde Sarda de leur aide dans ce projet. Crédits : Portrait de Camille Aumont-Carnel © Khalifa Ababacar Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 h y 16 min
  5. Episode 1 : Julia Kerninon - La mère et la plume

    6 ENE

    Episode 1 : Julia Kerninon - La mère et la plume

    Quelle meilleure façon de débuter The Good Mum qu'avec l'autrice Julia Kerninon ? Connue pour ses héroïnes aux parcours audacieux, Julia écrit des romans à la fois doux et âpres, traversés de couleurs, de voix et de sensations qui disent l’enfance, le trouble, la perte, l’ambiguïté. À lire Liv Maria ou Sauvage, on se sent fière d’être femme, tentée par une nouvelle passion autant que par le silence et la solitude, entrainée par les ambivalences de ses personnages et par la musicalité de son écriture. Julia se distingue aussi par ses engagements sur le thème de la maternité. Dans le livre collectif Être mère, elle introduit et dirige des autrices qui s'expriment sur cette expérience à la fois banale et à part. Julia donne ainsi la parole à une génération d'écrivaines qui sont aussi des mères et savent, ô combien, dire l'intime, dire ce qui a longtemps été tu, la brutalité, parfois, la difficulté, souvent, de la maternité. Avec Julia, nous avons parlé des mythes, vitrines et contradictions de la maternité, de la pédagogie dont il faut faire preuve - avec soi et les autres - quand on essaie de ne pas disparaître derrière son rôle de mère, mais aussi des 2be3, du geste de porter le parfum de sa propre mère, du poids des légendes masculines, des négociations dans le couple (notamment quand il s'agit de dormir) et, bien sûr, de liberté. ---- Un podcast de Salomé Berlioux,avec, au son, Pablo Roldan. Le générique a été réalisé par Pablo Roldan et Louis Lavayssière, avec des extraits d'interviews et d'archives de Elisabeth Badinter, Simone de Beauvoir, Louise Browaeys, Gisèle Halimi et Julia Kerninon.Merci à Flora Delgove et Mathilde Sarda de leur aide dans ce projet. Portrait de Julia Kerninon : ©Celine Nieszawer/Leextra Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 h y 18 min

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The Good Mum, le podcast qui déconstruit le mythe de la mère parfaite. Le soir venu, au micro de Salomé Berlioux, des femmes artistes, leaders d’opinion, dirigeantes, mères au foyer, militantes, artisanes…, cherchent le mot juste, l’idée juste, les justes récits autour de la maternité et ce qu’elle fait de nous (ou pas). Quels imaginaires de la maternité ont irrigué leur enfance, leur construction de femmes ? Si elles sont devenue mères, était-ce par accident, par nécessité, sans y penser, en combattantes ? Devenir mère, était-ce si naturel, était-ce brutal, autour de quels chocs, de quels changements fondamentaux ? Qu’est-ce qui a été transformé par l’arrivée des enfants et qu’est-ce qui en elles est demeuré intact, envers et contre tout ? Ces femmes ont-elles brisé le plafond de verre avec leur bébé sous le bras - est-ce seulement possible ? Que reste-t-il en elles de "l’ange du foyer" fantasmé des siècles durant ? Lui ont-elles vraiment tordu le cou ? Vraiment ? Et l’allaitement, le rapport au corps, au couple, à la sexualité ? Et la culpabilité, la charge mentale, les injonctions contradictoires ? À quoi ces femmes ont-elles dû renoncer, si elles estiment avoir dû le faire ? À travers des discussions intimes, The Good Mum crée un espace provoquant et doux, semblable aux ambivalences de la maternité, où des femmes qui sont aussi des mères racontent leurs défis quotidiens, déboulonnent le mythe de la mère idéale et, chacune à leur manière, mettent en lumière la dimension politique de la maternité. Parce qu’être mère est impossible. Et parce que nous le faisons tous les jours. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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