Jeff Bezos annonce que l'IA va provoquer une pénurie de main-d'œuvre. Le même jour, il fait la promotion de la start-up qu'il dirige, valorisée 41 milliards de dollars. Le 17 juin 2026, à VivaTech Paris, Jeff Bezos a passé 50 minutes sur la scène principale aux côtés de Dave Limp, PDG de Blue Origin, et de l'ancien astronaute Mike Massimino. Sa thèse va contre le discours dominant : l'IA ne provoquera pas de chômage de masse, mais une pénurie de main-d'œuvre. Ses mots : « Je pense que l'IA va entraîner une pénurie de main-d'œuvre, car elle va permettre aux gens d'identifier davantage de problèmes. Il y a une infinité de choses à inventer. Ce n'est pas notre imagination qui nous limite, mais ce que nous sommes réellement capables de faire. » Sauf qu'il ne dit pas ça gratuitement. Bezos vient de reprendre un poste de directeur général pour la première fois depuis son départ d'Amazon en 2021, à la tête de Prometheus, co-dirigée avec l'ancien cadre de Google Vik Bajaj. La société a levé 12 milliards de dollars en Série B à une valorisation d'environ 41 milliards, plus de 18 milliards au total, avec JPMorgan Chase, BlackRock et Goldman Sachs au capital. Objectif : un « artificial general engineer », une IA capable de concevoir des moteurs d'avion, des puces, des dispositifs médicaux ou des molécules. Prometheus ne mise pas sur les grands modèles de langage : concevoir un objet physique demande un entraînement qui ne repose pas que sur du texte. Je donne mon avis avant de lire l'article, pour ne pas être influencé, et je suis d'accord sur la pénurie. Mais pas au même endroit. Si vous êtes plombier, électricien, jardinier, paysagiste, et que vous faites très bien votre métier, les années qui viennent vont être bonnes. On a passé vingt ans à répéter aux enfants qu'il fallait faire de l'informatique et devenir développeur, au point que très peu de gens se sont formés à travailler de leurs mains, dans un monde physique et éprouvant. Or aujourd'hui, 80 % du travail d'un développeur peut déjà être fait par un outil comme Claude Code, et le métier glisse vers autre chose : comprendre et peaufiner ce que produit l'IA. Moins on aura besoin d'humains qui codent, plus on aura besoin d'humains qui pilotent l'IA. Et à force de ne plus avoir que du numérique, on va redonner énormément de valeur à ce qui se passe dans le monde physique. Un exemple concret de cette limite : mon comptable me demande six factures de 22,99 € parmi 385 factures Amazon de 2025, sans date ni nom de produit. Je n'ai rien téléchargé, rien trié. J'ai demandé à Claude in Chrome de les trouver. Quinze minutes plus tard, tout était dans mon dossier de téléchargement. Avant, je n'aurais pas cherché du tout : j'aurais renoncé à les passer en frais professionnels. Et je termine sur la pénurie dont personne ne parle : celle des gens compétents. En entretien, quand je demande à quelqu'un sur quoi il veut travailler et qu'il répond « moi je fais tout » ou « je suis 360 », c'est une mauvaise réponse. Faire plein de choses, c'est les faire vite, donc mal. Devenir compétent demande du temps, beaucoup d'erreurs, et encore du temps. Regarder ce podcast en vidéo : https://youtu.be/0uo0SkEhleI - Romain Lanéry en podcast. Nos collections de vêtements I'M NOT : https://imnot.store/Écouter notre playlist Lo-Fi mix : https://lnk.to/lofimixInstagram : @RomainLanery - https://linktw.in/lkvwsKBusiness : romainlanery@influxcrew.comCo-production et agent /influx © 2025 Romain Lanéry | Tous droits réservés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.