A la Une de la presse, ce jeudi 19 mars, la poursuite des opérations israéliennes au Liban, dont la capitale a subi de nouvelles frappes, hier. La guerre qui provoque une flambée des prix de l’énergie, avantageuse pour la Russie de Vladimir Poutine, qui tente toujours de recruter des étrangers pour l'Ukraine. Des révélations sur le fléau de la pédocriminalité au sein de l’Eglise, et des accusations d’agressions sexuelles contre une figure syndicalisme aux Etats-Unis. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la poursuite des opérations israéliennes au Liban, dont la capitale, Beyrouth, a subi de nouvelles frappes, hier, qui ont fait une dizaine de morts et des dizaines de blessés. "Et le pire est à venir", écrit L’Orient Le Jour, qui se demande "qui arrêtera cette folie". D’après le quotidien libanais, "Israël fait encore du front iranien sa priorité mais une invasion de grande envergure est sérieusement sur la table" - un scénario conforté par "tous les messages diplomatiques en provenance de l’Etat hébreu (qui) confirment, selon lui, une volonté de poursuivre une escalade militaire sans limites" pour obtenir le "démantèlement total" du Hezbollah. Dans l’immédiat, l’offensive israélienne dans le sud du pays provoque un "choc humanitaire", notamment dans la ville côtière de Saïda, où s’est rendu La Croix. Le quotidien catholique français appelle "l’Europe, trop longtemps mutique face aux violences d’Israël, (à) hausser le ton", en saluant la proposition française d’accueillir des "discussions directes" entre les deux pays. Un plaidoyer que reprendra probablement le ministre des Affaires étrangères français, en visite à Beyrouth, aujourd’hui. Pétrole russe et recrutement de soldats étrangers La guerre au Proche et au Moyen-Orient provoque une flambée des prix de l’énergie, avantageuse pour la Russie de Vladimir Poutine. Après avoir obtenu de Donald Trump un assouplissement des sanctions sur son pétrole, le patron du Kremlin semble vouloir pousser son avantage. The Financial Times, qui montre le navire endommagé Arctic Metagaz actuellement à la dérive en Méditerranée, après une attaque de drones, au risque de provoquer une catastrophe écologique, cite la déclaration, hier, de Nikolaï Patrouchev, le directeur du Conseil maritime russe. Celui-ci affirme que Moscou envisage d'envoyer des patrouilles navales armées pour protéger ses navires, après les attaques ukrainiennes, voire d’armer ces navires eux-mêmes. Signe du grand retour aux affaires de Moscou, la reprise des activités d’Etibar Eyyub, un homme d’affaires azerbaïdjanais présenté par The Wall Street Journal comme "le principal client" de Rosneft, la compagnie pétrolière russe. Chargé de trouver des acheteurs pour les 50 milliards de dollars de pétrole produits chaque année par la Russie, et propriétaire de près d’un tiers des quelque 600 navires transportant du pétrole russe, ce négociateur connaîtrait actuellement "une seconde jeunesse", selon un concurrent. La Russie s’est, par ailleurs, engagée en début de semaine à arrêter de recruter des Kényans pour combattre sur le front ukrainien. Libération fait toutefois état d’études récentes selon lesquelles la politique de recrutement de combattants étrangers, camerounais, indiens, ou nord-coréens, serait "de plus en plus agressive", au point que la Russie engloutirait actuellement près de 2 % de son PIB dans les primes pour attirer de nouveaux soldats. Parmi ces recrues étrangères, des Sud-Africains partis pour la Russie et envoyés sur le front ukrainien après de fausses promesses faites par une filière de recrutement présumée, menant jusqu’à la famille de l’ancien président Jacob Zuma. Les Russes eux-mêmes ne sont pas mieux traités. Dans The New York Times, Aleksandr Abbasov-Derskhan raconte comment il a cherché, après avoir été emprisonné pour meurtre, un "nouveau départ et la liberté" en s'engageant en Ukraine. Selon lui, les promesses faites se sont, là encore, "révélées illusoires". Il dit avoir été "trompé non seulement sur les objectifs de la guerre mais aussi sur les avantages qu'il recevrait à son retour", et affirme avoir reçu en tout et pour tout un versement unique de 3 800 $ pour sa jambe perdue. Ordre de destruction d’archives Dans la presse également, les révélations de plusieurs médias internationaux sur la façon dont le Vatican a étouffé des affaires de pédocriminalité pendant des décennies. Ces médias, dont El Pais, accusent l’Eglise d’avoir eu connaissance de "milliers d’abus" et de les avoir "systématiquement dissimulés" pendant près de 90 ans. Le quotidien espagnol publie notamment deux documents, l’un datant de 1938, transmettant un ordre de destruction d’archives concernant des religieux impliqués dans des "affaires d’immoralité", pour éviter qu’ils ne tombent entre les mains des nazis, et un autre, de 1986, du cardinal Ratzinger confirmant que le futur pape Benoît XVI avait bien eu connaissance des agissements pédocriminels du prêtre allemand Peter Hullerman dès le début des années 80. "La préoccupation n'était pas le sort des victimes mais la préservation du système", selon un historien. Révélations, aussi, dans The New York Times sur une figure des droits civiques latino-américains, le syndicaliste Cesar Chavez, décédé en 1993. D’après le quotidien, le cofondateur de l’Association nationale des ouvriers agricoles devenu célèbre à-travers le monde entier pour avoir lancé le slogan "Si se puede" (Oui, on peut), qui inspira plus tard le fameux "Yes we can" de Barack Obama - qui fit d’ailleurs du 31 mars un jour férié fédéral en 2014, en hommage à Cesar Chavez - est accusé d’avoir abusé de jeunes filles de son mouvement, là encore, pendant des années. Parmi ces victimes, Ana Murguia, 66 ans aujourd’hui, raconte avoir été agressée sexuellement à plusieurs reprises par Cesar Chavez qui la connaissait depuis l'âge de 8 ans, ce qui l’aurait amenée à tenter de se suicider à plusieurs reprises, avant ses 15 ans. Ici en France, le site d’info Mediapart révèle que deux femmes ont porté plainte contre le chanteur Patrick Bruel, l’une pour viol, l’autre pour tentative de viol. Patrick Bruel réfute toute "violence", "contrainte" ou "menace". On ne se quitte pas là-dessus. Une belle histoire, plutôt, pour terminer, malgré une grosse frayeur. Qui a dit que le romantisme était mort ? Le Huffington Post rapporte qu’à Wiesbaden, en Allemagne, un ado de 15 ans a décidé voler un bus pour conduire sa petite amie au collège, à plus de 130 kilomètres de là. Heureusement, la virée romantique s’est terminée sans accident, mais le joli cœur devra tout de même répondre de ses actes devant la justice, notamment pour vol et conduite sans permis. Ah! Les transports amoureux… Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.