Les voix de l’économie

Les voix de l’économie, ces personnalités qui par leur engagement et leur vision révolutionnent les grands secteurs de l’économie française et internationale. Pour ne rater aucun épisode des voix de l’économie, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 9H AGO

    La dette privée, un risque pour l'économie mondiale avec François Monnier d'Investir

    Aujourd'hui, nous recevons François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir, pour discuter d'un sujet qui pourrait avoir de graves conséquences économiques : la dette privée. Après la crise des subprimes de 2008, les régulateurs ont mis en place des contraintes plus strictes pour les banques, les obligeant à prêter davantage aux entreprises saines. Cependant, cela a eu pour effet de pousser les entreprises en difficulté à se tourner vers les gestionnaires de fonds, qui se sont alors lancés à corps perdu dans le marché de la dette privée. Ce marché a connu une croissance fulgurante aux États-Unis, atteignant plus de 2 000 milliards de dollars. Mais comme le souligne François Monnier, ce marché commence à montrer des signes de fragilité. Des faillites retentissantes ont eu lieu aux États-Unis, et certains grands gestionnaires de fonds ont dû faire face à des retraits importants de la part de leurs clients particuliers, qu'ils n'ont pas pu honorer immédiatement. Selon notre invité, cela rappelle les débuts de la crise des subprimes, avec le risque d'une contagion aux banques. Cependant, le directeur de la rédaction d'Investir nuance cette comparaison. Bien que le marché de la dette privée représente une part non négligeable de l'économie américaine, il reste encore relativement limité par rapport à l'ampleur des subprimes. De plus, les banques sont mieux protégées, les particuliers étant les premiers à subir les pertes. Mais le véritable danger, selon lui, pourrait venir de l'arrivée de l'intelligence artificielle (IA). Celle-ci va bouleverser les modèles économiques de nombreuses entreprises, entraînant probablement une vague de faillites dans les mois et années à venir. Or, le marché de la dette privée est fortement exposé à ces entreprises, notamment dans le secteur de la tech, où l'IA est très présente. Cela pourrait donc avoir des conséquences désastreuses sur ce marché. Alors que la guerre au Moyen-Orient continue de dominer l'actualité, cet épisode nous invite à nous pencher sur un autre risque économique majeur, qui pourrait bien se révéler tout aussi inquiétant. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    7 min
  2. 1D AGO

    Atos, le redressement d'un géant de la tech avec son PDG Philippe Salle

    Dans cet épisode captivant des Voix de l'Économie, nous avons le privilège d'accueillir Philippe Salle, le PDG d'Atos, un acteur majeur de la transformation numérique et de la cybersécurité. Après une période difficile, Atos semble avoir retrouvé la voie du succès, et Philippe Salle nous explique les étapes de ce redressement impressionnant. Tout d'abord, Philippe Salle revient sur les résultats annuels de son entreprise, marqués par une perte de 1,4 milliard d'euros. Cependant, il affirme que l'entreprise a été remise sur les rails après une phase délicate où elle a failli disparaître. Il évoque la reconquête de la confiance des marchés, des clients et des partenaires, un processus long et graduel qui a finalement porté ses fruits. L'actualité géopolitique n'est pas épargnée, avec les répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés financiers, notamment les valeurs technologiques. Philippe Salle nous rassure cependant, estimant que le véritable enjeu réside dans la hausse du coût de l'énergie et son impact sur la consommation, plutôt que dans une bulle de l'intelligence artificielle. Le PDG d'Atos nous dévoile ensuite les axes stratégiques sur lesquels il a recentré le groupe : la cybersécurité, la souveraineté et l'intelligence artificielle agentique. Il explique comment le manque de confiance des clients, notamment sur les marchés anglo-saxons, a conduit Atos à perdre de nombreux contrats entre 2023 et 2024. Mais aujourd'hui, le portefeuille semble stabilisé, grâce notamment à la résiliation des contrats les moins rentables. L'un des moments forts de l'épisode est l'annonce par Philippe Salle du lancement de studios d'agents dans quatre pays clés, pour accompagner le développement de l'intelligence artificielle agentique chez les clients d'Atos. Cette nouvelle technologie, capable d'enchaîner plusieurs tâches de manière quasi autonome, soulève des interrogations sur son impact potentiel sur l'emploi. Le PDG reconnaît que certains métiers, notamment dans le back-office, seront touchés, mais il reste optimiste sur l'apparition de nouveaux métiers. Enfin, la question de la cybersécurité est abordée, avec le constat que les grandes entreprises sont globalement bien équipées, contrairement aux PME et au secteur public, qui manquent cruellement d'investissements dans ce domaine essentiel. Philippe Salle appelle à une prise de conscience et à des efforts supplémentaires pour faire face à la menace cyber, qui ne cesse de s'intensifier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    8 min
  3. 2D AGO

    Énergie : le nucléaire, un atout stratégique pour la France avec Nicolas Maes d'Orano

    Dans cet épisode des "Voix de l'économie", Nicolas Maes, directeur général d'Orano, ex-Areva, s'entretient avec Stéphane Pedrazzi. Alors que la France accueille le deuxième sommet mondial du nucléaire civil, les deux invités abordent des enjeux cruciaux pour l'avenir énergétique du pays. L'invité partage ses attentes pour ce sommet : une feuille de route ambitieuse visant à tripler les capacités nucléaires dans le monde, une mobilisation de la communauté financière et une coopération internationale renforcée. Il souligne avec satisfaction que 61% des Français considèrent désormais le nucléaire comme un atout stratégique, un chiffre en nette progression par rapport à 2019. Cependant, Nicolas Maes pointe du doigt un paradoxe troublant : plus de la moitié des Français pensent que le nucléaire contribue au réchauffement climatique, et près de 70% des jeunes partagent cette conviction erronée. Le directeur général d'Orano insiste sur la nécessité d'une pédagogie accrue pour expliquer la réalité d'une énergie décarbonée, fiable et compétitive. Sur la question de la souveraineté française, le directeur général rassure : l'accès à l'uranium n'est pas un problème, et la France, à travers Orano, maîtrise l'ensemble des technologies et des usines nécessaires à la transformation de cette matière première. Un savoir-faire reconnu à l'international, comme en témoigne la subvention de 900 millions de dollars accordée par les États-Unis pour la construction d'une usine d'enrichissement. Abordant le délicat sujet des déchets nucléaires, Nicolas Maes s'efforce de dissiper les fantasmes, rappelant que la quantité de déchets ultimes par Français et par an est dérisoire, et que ces déchets sont parfaitement contrôlés, quantifiés et encapsulés. Une alternative aux énergies fossiles, dont les déchets, le CO2, réchauffent la planète de manière incontrôlée. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    7 min
  4. 3D AGO

    IA: Sumeria, la néobanque française qui révolutionne l'expérience bancaire avec son président Cyril Chiche

    Aujourd'hui, nous plongeons au cœur de la révolution bancaire menée par Sumeria, la néobanque française qui repousse les limites de l'expérience client grâce à l'intelligence artificielle. Pour en parler, Cyril Chiche, président de Sumeria et de Lydia, est l'invité du jour. Il nous dévoile les ambitions de cette pépite française qui bouscule les codes traditionnels de la banque. Lancée en 2024, Sumeria s'impose déjà comme un acteur majeur du secteur bancaire français, avec 2,5 millions de clients. Mais ce qui fait sa singularité, c'est son partenariat avec Mistral AI, la pépite française de l'intelligence artificielle. Grâce à cet assistant IA intégré à l'application, les clients de Sumeria peuvent désormais interagir directement avec leur compte bancaire, posant toutes sortes de questions et effectuant même des opérations. Un véritable saut technologique qui, selon notre invité marque la plus grande révolution depuis l'arrivée de l'informatique dans la banque. En effet, cet assistant IA permet à tous les utilisateurs, même les moins experts, d'accéder à 100% de la puissance des services numériques de Sumeria. Désormais, chacun peut tirer pleinement parti des fonctionnalités offertes, que ce soit pour consulter ses dépenses passées, créer une carte à usage unique ou encore obtenir des conseils budgétaires. Bien sûr, l'utilisation de l'IA dans le domaine bancaire soulève des questions légitimes sur la protection des données personnelles. Sumeria l'a bien compris et a mis en place des garde-fous pour garantir la confidentialité des informations. Ainsi, les modèles d'IA de Sumeria n'ont accès qu'aux données strictement nécessaires pour répondre aux requêtes des utilisateurs. De plus, ces données sont effacées une fois la demande traitée, et les plateformes d'IA sont empêchées d'utiliser ces informations pour leur propre entraînement. Mais l'engagement de Sumeria va plus loin : les réponses fournies par l'assistant IA sont opposables juridiquement à l'entreprise. Autrement dit, Sumeria se porte garante de la fiabilité et de la précision des informations délivrées, au même titre qu'un conseiller bancaire traditionnel. Une vision ambitieuse pour l'avenir de la banque Au-delà de cette révolution technologique, Cyril Chiche dévoile les ambitions de Sumeria pour l'avenir. À terme, l'assistant IA pourra non seulement répondre aux questions des clients, mais également leur prodiguer des conseils personnalisés, notamment en matière de gestion budgétaire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    8 min
  5. 6D AGO

    Guerre au Moyen-Orient : les marchés financiers à la recherche de repères avec François Monnier d'Investir

    Alors que le conflit au Moyen-Orient fait rage, les marchés financiers tentent de trouver leurs marques dans un environnement extrêmement trouble. François Monnier, invité du vendredi, partage son expertise sur les enjeux économiques et géopolitiques de cette crise. Il explique comment les investisseurs cherchent désespérément des repères, alors que les prévisions des experts politiques et géopolitiques se sont souvent révélées erronées par le passé. Le directeur de la rédaction d'Investir décrypte les différents scénarios envisagés par les stratégistes des grandes banques, du scénario de base à un scénario catastrophique. Au cœur des débats, le détroit d'Ormuz concentre tous les regards. Avec plus de 200 navires pétroliers et gaziers bloqués, les enjeux sont colossaux. François Monnier analyse les conséquences potentielles sur l'inflation, la croissance économique et les marchés financiers. Il compare également la situation actuelle à des chocs géopolitiques passés, soulignant que les bourses ont généralement atteint leur point bas en seulement 17 jours en moyenne. Malgré la tension palpable, il apporte un éclairage nuancé, évitant les scénarios catastrophiques envisagés par certains. Il souligne notamment que le gouverneur de la Banque de France ne croit pas au risque de récession. L'expert économique partage également des observations intéressantes sur le comportement des marchés américains, qui ont mieux résisté que leurs homologues européens et asiatiques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  6. MAR 5

    Guerre en Iran : l'impact sur les prix du pétrole et du gaz avec Thierry Bros, professeur d'économie à Sciences Po

    Dans cet épisode passionnant des Voix de l'Économie, nous accueillons Thierry Bros, professeur d'économie à Sciences Po et spécialiste géopolitique des énergies. Alors que la guerre fait rage en Iran depuis six jours, Thierry Bros nous éclaire sur les répercussions sur les marchés du pétrole et du gaz. Le prix du baril de Brent a grimpé à 80,38 dollars, tandis que le gaz naturel a connu une envolée encore plus marquée, passant de 32 à 48 euros le mégawattheure en quelques jours. Pourquoi un tel écart de réaction ? Thierry Bros explique que le pétrole bénéficie de plusieurs "plans B" - la possibilité de faire appel à d'autres pays producteurs et l'existence de stocks stratégiques - qui permettent de limiter la hausse, contrairement au gaz. L'expert nous rappelle également que le prix d'équilibre du pétrole se situe généralement entre 70 et 90 dollars le baril, un niveau qui permet aux pays producteurs de maximiser leur rente tout en évitant une récession économique. Mais cette fourchette pose un défi politique pour Donald Trump, alors que les élections de mi-mandat approchent aux États-Unis. Le président américain pourrait donc être tenté de prendre des mesures pour faire baisser les prix, comme escorter les pétroliers ou limiter les exportations. La situation est encore plus préoccupante pour l'Europe, qui risque de subir de plein fouet la hausse des cours du gaz, tout en étant confrontée à la possible limitation des exportations de gaz naturel liquéfié par les États-Unis. Thierry Bros estime que certains pays, comme la Hongrie, pourraient être tentés de renouer avec le gaz russe, malgré les efforts de l'Union européenne pour s'en détacher. Cependant, l'expert voit dans cette crise énergétique une opportunité de relancer la transition écologique. Comme lors du choc pétrolier des années 1970, les prix élevés des énergies fossiles pourraient inciter l'Europe à adopter un "plan de transition énergétique pragmatique", s'appuyant notamment sur le nucléaire. Mais Thierry Bros souligne que cela nécessiterait une vision commune des États membres, ce qui s'avère complexe face aux réticences de certains pays vis-à-vis de cette énergie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  7. MAR 4

    Culture : « Dans l’actualité morose, à nous d’essayer de peindre avec d’autres couleurs notre horizon » déclare Jean-Marc Dumontet

    Dans cet épisode passionnant des Voix de l'économie, nous recevons Jean-Marc Dumontet, producteur et propriétaire de plusieurs salles de spectacles parisiennes. Alors que le contexte économique et géopolitique semble morose, il nous partage son point de vue sur le rôle essentiel que peut jouer la culture pour apporter un peu de légèreté et d'espoir. Tout au long de l'entretien, Jean-Marc Dumontet fait preuve d'un optimisme contagieux. Loin de considérer la culture comme un simple remède aux périodes de crise, il la présente plutôt comme un vecteur d'émancipation et d'épanouissement individuel. Selon lui, le public, et notamment les jeunes générations, recherche de plus en plus des moments de sens et d'enrichissement intellectuel, que la fréquentation des salles de spectacle, des expositions ou du cinéma peut leur apporter. L'invité évoque son récent rachat du Théâtre du Gymnase, sur les Grands Boulevards parisiens. Avec passion, il décrit son désir de redonner tout son lustre à cette salle mythique, afin d'y accueillir de beaux projets artistiques, à l'image du triomphal Bourgeois Gentilhomme qu'il produit actuellement. Ce rachat illustre son engagement en tant que producteur, soucieux de préserver la singularité de chacune de ses salles tout en leur donnant les moyens de rencontrer le succès. Tout au long de l'entretien, Jean-Marc Dumontet se montre également très attaché au système des intermittents du spectacle, qu'il considère comme un atout majeur pour la vitalité du secteur culturel français. Loin de le voir comme une charge pour la collectivité, il le présente comme un formidable tremplin permettant aux artistes de faire face aux aléas de leur métier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    10 min

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