Les voix de l’économie

Découvrez ces personnalités qui par leur engagement et leur vision révolutionnent les grands secteurs de l’économie française et internationale. Un rendez-vous phare de la matinale de Radio Classique présenté par Stéphane Pedrazzi. Pour ne rater aucun épisode des voix de l’économie, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 3d ago

    Rentrée économique : les inquiétudes politiques des entreprises, avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir

    Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir, pour faire le point sur la rentrée économique. Après un excellent été marqué par de solides résultats d'entreprises, les investisseurs abordent cette nouvelle saison avec un optimisme prudent. François Monnier souligne que les groupes, tant en France, en Europe qu'aux États-Unis, ont revu à la hausse leurs prévisions de bénéfices pour l'année en cours. Schneider Electric, Legrand, Safran, Sanofi ou encore Veolia font partie des entreprises qui ont impressionné par leurs performances. Cependant, l'expert met en garde contre les nuages à l'horizon. L'instabilité politique en France, avec des déficits budgétaires qui peinent à être réduits, suscite des inquiétudes chez les investisseurs. Le débat organisé par le Medef avec les candidats à la présidentielle a ainsi pesé sur le CAC 40, qui a chuté de 1,7% hier, en nette sous-performance par rapport aux autres marchés européens. Aux États-Unis, les élections de mi-mandat à venir, avec le risque d'un basculement du Congrès, constituent également une source d'incertitude pour les marchés. François Monnier souligne que Donald Trump pourrait remettre en cause le processus électoral, ravivant les craintes démocratiques. La remontée des taux obligataires, tant en France qu'aux États-Unis, est aussi un sujet de préoccupation. En France, le poids de la dette publique devient de plus en plus insoutenable, tandis qu'outre-Atlantique, la forte croissance économique et l'appétit des entreprises pour l'emprunt alimentent la tension sur les rendements. Malgré ces nuages, l'épisode met aussi en lumière les performances époustouflantes de certaines entreprises, à l'image de Nvidia. Le groupe a doublé son chiffre d'affaires en un trimestre, atteignant l'équivalent du chiffre d'affaires annuel d'Airbus. Ses perspectives de croissance de 70% sur l'exercice 2027-2028 séduisent les investisseurs, soulignant le potentiel de l'intelligence artificielle. Enfin, l'entretien se conclut sur les attentes des marchés vis-à-vis du discours du nouveau président de la Réserve fédérale américaine, qui devra naviguer entre transparence et prudence dans sa communication. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  2. 4d ago

    Réindustrialisation : la France a-t-elle les moyens de son ambition ? Avec Éric Trappier, DG de Dassault Aviation

    Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Eric Trappier, DG de Dassault Aviation et président de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie. Ensemble, ils reviennent sur les grands enjeux de l'industrie française à l'occasion de la REF, la Rencontre des entrepreneurs de France. Un entretien décapant où le leader industriel ne mâche pas ses mots sur les obstacles à la relance économique du pays. La France souffre d'une désindustrialisation chronique. Passée de 20% du PIB à seulement 10%, elle accuse un retard considérable par rapport à ses voisins européens qui maintiennent des parts de marché autour de 20%. Face à ce constat alarmant, Éric Trappier dresse un diagnostic sans détour : les promesses de réindustrialisation restent lettre morte tant que les gouvernements successifs n'adressent pas les vrais problèmes. Quels sont-ils ? Trop de contraintes normatives, une fiscalité écrasante, des charges sociales excessives. Autant de boulets au pied des industriels français que leurs concurrents internationaux ne traînent pas. Mais la question de la compétitivité ne se limite pas aux frontières nationales. L'industrie européenne fait face à une concurrence chinoise redoutable. Faut-il ériger des barrières protectionnistes ? Le DG de Dassault Aviation refuse de trancher de manière définitive, mais il pose la véritable question : pourquoi imposer à nos industriels des contraintes que nous n'imposons pas à nos concurrents ? C'est cette asymétrie, cet absence de « level playing field », qui constitue selon lui le vrai problème. L'enjeu n'est pas tant de freiner les produits étrangers que de donner à nos entreprises les conditions pour innover et se développer sur les marchés mondiaux. Cet épisode intervient à la veille du grand débat des candidats à l'élection présidentielle organisé à l'AREF. Un moment clé où les entrepreneurs français espèrent enfin se faire entendre. Éric Trappier souligne que le patronat n'attend pas des aides massives, mais plutôt de la stabilité et de la prévisibilité. Or, c'est précisément ce qui manque aujourd'hui. Les chefs d'entreprise redoutent les conséquences de la politique économique du prochain président : selon un sondage OpinionWay, 82% d'entre eux expriment cette inquiétude. L'instabilité fiscale, avec des surtaxes imposées puis prolongées sans clarté, mine la confiance des décideurs économiques. La question de la dette française s'impose comme un sujet incontournable. Avec la remontée des taux obligataires, le poids de l'endettement devient de plus en plus lourd. La France est-elle à un point de bascule ? L'invité de Stéphane Pedrazzi ne cache pas son inquiétude face à une trajectoire insoutenable. Les règles imposées par l'Union européenne et les attentes des créanciers internationaux laissent peu de marge de manœuvre. Une spirale infernale se dessine : des taux de remboursement qui montent, des annuités qui augmentent, une dette qui s'alourdit. Face aux propositions d'annulation de dette avancées par certains candidats, le PDG de Dassault exprime son scepticisme : annuler une dette, c'est perdre la confiance des prêteurs et compromettre la capacité à financer les projets futurs. Le réarmement de l'Europe constitue un autre axe majeur de cet entretien. Officiellement prioritaire face à la menace russe, le réarmement européen peine à se concrétiser en commandes fermes pour les grands industriels de la défense français. Le DG de Dassault Aviation explique cette situation par un choix entre qualité et quantité, innovation et volume. Il soulève également une question stratégique fondamentale : la France a-t-elle réellement les moyens de son réarmement ? Sa réponse est catégorique : oui, c'est une question de décision politique, comme l'a démontré le général de Gaulle en engageant la France dans la dissuasion nucléaire. Le projet SCAF, cet ambitieux programme d'avion de combat européen auquel participait Dassault Aviation, illustre les difficultés de la coopération européenne. Son échec révèle que les accords politiques ne suffisent pas : il faut aussi l'adhésion des armées et des industriels. Pourtant, Éric Trappier reste ouvert à la coopération, à condition qu'elle soit structurée autour d'une véritable architecture de projet et d'un responsable clairement identifié. L'Europe, selon lui, doit apprendre à mutualiser sans diluer les responsabilités, en s'inspirant du modèle américain où les États ne tentent pas tous de développer les mêmes capacités. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  3. 5d ago

    Comment expliquer la baisse de recrutement des cadres ? Avec Annelore Coury, DG de l’APEC

    Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Annelore Coury, DG de l’APEC (Association pour l'Emploi des Cadres), pour analyser les derniers chiffres du baromètre trimestriel sur les intentions de recrutement des entreprises. Alors que le début d'année 2026 avait été marqué par une forte dynamique de l'emploi cadre, le tableau s'assombrit au troisième trimestre. Annelore Coury explique que 42% seulement des grandes entreprises et ETI envisagent de recruter au moins un cadre, soit une baisse de 9 points par rapport au début de l'année. Cette dégradation s'explique par la baisse de confiance des entreprises dans l'évolution positive de leur carnet de commandes et leur capacité à anticiper l'avenir. Cependant, tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne. L'industrie, notamment l'aéronautique et la construction navale, résiste mieux que la moyenne, avec 11% des entreprises prévoyant de recruter des cadres. A l'inverse, les services à forte valeur ajoutée comme l'informatique, l'ingénierie ou le conseil sont plus impactés. Cette baisse des intentions d'embauche s'accompagne d'une baisse prévue des investissements des entreprises de 0,2% au troisième trimestre. La DG de l'APEC souligne le lien étroit entre investissement et création d'emplois cadres, ce qui laisse présager des difficultés à venir sur le marché de l'emploi. Au-delà des chiffres, l'échange met en lumière la fébrilité grandissante des cadres face à la situation économique. 28% d'entre eux craignent de perdre leur emploi, un niveau historiquement élevé. De plus, 58% estiment qu'il serait difficile de retrouver un poste équivalent en cas de licenciement. Malgré cette inquiétude, 38% des cadres envisagent de changer d'entreprise dans les 12 prochains mois, soulignant la mobilité de cette population. Enfin, Annelore Coury revient sur les difficultés d'insertion des jeunes diplômés, qui peinent de plus en plus à trouver un premier emploi, dans un contexte de ralentissement de l'activité dans certains secteurs clés. Elle écarte cependant l'impact de l'intelligence artificielle, jugeant que la conjoncture économique est le principal facteur explicatif. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  4. 6d ago

    Cyberattaque : La France, numéro deux mondiale en termes de fuites de données, comment expliquer un tel fiasco ? Avec Clément Domingo, « hackeur étique » et spécialiste en cybersécurité

    Dans cet épisode captivant, Stéphane Pedrazzi reçoit Clément Domingo, « hackeur étique » et spécialiste en cybersécurité, pour analyser les failles de la France en matière de protection numérique. Alors que le pays est devenu le deuxième plus touché par les fuites de données derrière les États-Unis, Clément Domingo lève le voile sur les défis auxquels la France est confrontée. Le point de départ de la discussion est la récente cyberattaque ayant visé la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP), exposant les données fiscales de centaines de milliers de Français. Le « hackeur étique » souligne que malgré les discours alarmistes sur la sophistication de l'attaque, il s'agissait en réalité d'une intrusion relativement basique, remettant en cause la capacité de l'État à reconnaître et à communiquer sur ses vulnérabilités. Clément Domingo explique que la France dispose pourtant des cerveaux et des compétences nécessaires en cybersécurité, mais peine à les coordonner efficacement. Il compare la situation à un orchestre où chacun jouerait sa partition sans chef d'orchestre, créant une cacophonie. Outre le manque de moyens financiers, c'est surtout le manque de formation et d'éducation du personnel qui fragilise le système. Un autre point abordé est la tentation de pointer du doigt les puissances étrangères, comme la Russie, pour masquer les failles intérieures. Le spécialiste en cybersécurité souligne que la majorité des cyberattaques proviennent en réalité de jeunes hackers français, loin des groupes élites russes aux moyens considérables. Alors que le gouvernement envisage la création d'une nouvelle structure dédiée, l'expert estime qu'il s'agit d'une mauvaise solution, préconisant plutôt une meilleure coordination des agences existantes, comme l'ANSI. Il alerte également sur les conséquences désastreuses que pourraient avoir ces fuites de données fiscales pour les citoyens, exposés à des risques d'arnaques, d'usurpation d'identité et même de cambriolages. Cet épisode offre un éclairage sans concession sur les défis de la cybersécurité en France, à quelques mois de l'élection présidentielle, et la nécessité d'une réponse ambitieuse et coordonnée pour protéger les citoyens et les institutions. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  5. Aug 24

    La France est-elle à un point de bascule en matière de soutenabilité de la dette ? Avec Wilfrid Galand, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel

    Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Wilfrid Galand, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel, pour une discussion approfondie sur la situation préoccupante de la dette publique française. Alors que le taux de la dette française à 10 ans atteint son niveau le plus élevé depuis la crise de 2008, frôlant les 4,13%, Wilfrid Galand partage son analyse sur les enjeux majeurs qui se profilent. Il explique comment la remontée généralisée des taux d'intérêt, conjuguée à la concurrence mondiale pour l'épargne, met sous pression les finances publiques françaises, fragilisées par l'instabilité politique et la perte de confiance des investisseurs. Le directeur général adjoint de Montpensier Arbevel met en garde contre les risques d'un scénario à la grecque, où la dégradation de la dette pourrait conduire à une crise des dettes souveraines en France. Il déconstruit avec pédagogie les propositions controversées de certains candidats à l'élection présidentielle, comme l'annulation d'une partie de la dette détenue par la Banque Centrale Européenne, soulignant les conséquences dévastatrices que cela entraînerait sur le système financier et l'économie. Wilfrid Galand insiste sur l'urgence d'agir pour assainir les finances publiques, avant qu'un choc violent sur les marchés obligataires ne s'abatte sur le pays, à l'instar de ce qui s'est produit en Grèce. Il appelle à la sagesse et à la responsabilité des décideurs politiques, car le temps presse pour éviter un scénario catastrophe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  6. Jul 10

    L'intelligence artificielle, au cœur de la transformation des entreprises du CAC 40, avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir

    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils explorent les principaux enseignements du premier semestre 2026 sur les marchés financiers, marqué par une volatilité importante, mais aussi par une capacité remarquable des entreprises à s'adapter. L'un des points forts de cet épisode est la présentation du numéro exceptionnel d'Investir, réalisé cette année avec la participation de plus de la moitié des patrons du CAC 40. Ces chefs d'entreprise partagent leur vision et leur expérience sur la façon dont l'intelligence artificielle révolutionne en profondeur leurs organisations. Parmi les témoignages marquants, on retrouve celui de Maurice Lévy, le PDG de Publicis, qui explique comment l'IA a permis à son groupe de générer 2 milliards d'euros de revenus supplémentaires en trois ans, creusant ainsi l'écart avec ses concurrents. Bernard Arnault, le président-directeur général de LVMH, souligne quant à lui comment l'IA encourage l'esprit entrepreneurial et favorise l'audace au sein de ses équipes. Les patrons de Michelin, d'Air Liquide et de Thales apportent également leur éclairage, démontrant que l'IA n'est plus une simple couche technologique, mais bien un levier de transformation intégré au cœur de leurs activités, générant des gains de productivité et de compétitivité substantiels. François Monnier revient aussi sur les principales tendances qui ont marqué les marchés financiers au premier semestre, entre guerre au Moyen-Orient, hausse des taux d'intérêt et performances contrastées des différentes places boursières. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  7. Jul 9

    Quel est le coût des fortes chaleurs pour les assureurs ? L'éclairage d'Adrien Couret, directeur général chez Aéma Groupe

    Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Adrien Couret, directeur général chez Aéma Groupe, qui réunit la Macif, Abeille Assurances et Aésio Mutuelle. Il nous éclaire sur les enjeux auxquels font face les assureurs face à l'accélération du changement climatique en France. Alors que la France a connu trois épisodes de canicule en l'espace de deux mois, il souligne l'importance croissante du coût des catastrophes naturelles pour les assureurs, qui s'élève désormais à 5 milliards d'euros par an. Face à cette situation, il appelle à la mise en place de véritables mesures de prévention, que ce soit sur les questions de santé, de climat ou encore agricoles. Pour y parvenir, il plaide pour un renforcement du régime des catastrophes naturelles, avec une augmentation des ressources tous les 5 ans, mais aussi une meilleure utilisation du fonds Barnier, destiné à financer des mesures d'adaptation. Il estime en effet que la France n'a pas fait suffisamment d'efforts en matière de transition écologique et qu'il est nécessaire d'accélérer les choses. Dans ce contexte, les assureurs pourraient être amenés à contraindre leurs clients à mettre en place des mesures d'adaptation, à l'instar d'un "passeport climat" pour les habitations. Adrien Courret n'écarte pas non plus la possibilité que certaines zones ou certains types de sinistres ne puissent plus être couverts par les assureurs, si des efforts suffisants ne sont pas réalisés. Au-delà des enjeux climatiques, l'invité aborde également la question des transferts de charges vers les complémentaires santé, un sujet récurrent depuis une dizaine d'années. Il plaide pour une meilleure régulation de certains postes de dépenses, comme les lunettes, afin de permettre une meilleure accessibilité des contrats, notamment pour les retraités. Enfin, à quelques mois de l'élection présidentielle, Adrien Couret s'interroge sur les positions des différents partis politiques, notamment du Rassemblement national, sur les questions de santé et de climat, qui sont essentielles pour les assureurs dans leur rôle de prévention. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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