Littérature médiévale : ressources

Bibliothèque nationale de France

Jusqu'au XIIe siècle, les livres s'écrivent essentiellement en latin et ont un caractère religieux. Une littérature profane se développe auprès des cours, celles d'Aquitaine, d'Angleterre et de Champagne.Troubadours et trouvères familiarisent les thèmes de l'amour courtois, que reprennent les romans de chevalerie des XIIe et XIIIe siècles. Chrétien de Troyes"met en roman", c'est-à-dire en langue romane, des contes bretons et légendes : ainsi naissent en français les premiers romans de la Table ronde.

  1. 01/08/2013

    Le ''Roman de la rose'' : entretien avec Armand Strubel, version audio

    Armand Strubel nous raconte l'histoire du "Roman de la Rose" autour de trois points : un roman écrit à deux mains par Guillaume de Lorris et Jean de Meun, comment le "Roman de la Rose" a-t-il été lu au XIIIe et XIVe siècle et peut-on lire ce texte aujourd'hui. Le "Roman de la Rose" a été écrit en deux temps avec, cas unique dans la littérature médiévale, une rupture complète de ton et d'univers de pensée. La première partie extraordinaire concerne l'imaginaire courtois, transposition narrative de la poésie lyrique alors que la deuxième partie devient un support pour toute une série d'enseignements et de savoirs. Au XIIIe et XIVe siècle, les livres sont très rares et chers aussi le "Roman de la Rose" connait alors un immense succès car on y trouve tout. Il est lu de façon fragmentaire surtout pour sa deuxième partie comme une encyclopédie, un livre de raison, de références et un recueil de citations. Le "Roman de la Rose" est souvent considéré comme un texte comique. Sa deuxième partie s'ouvre progressivement vers un discours ironique et satirique avec l'arrivée de personnages ridicules comme la Vieille, le moine Faux Semblant, Abstinence Contrainte ou encore Genius. Jean de Meun utilise alors le procédé de la personnification pour crée des situations grotesques. Les milles derniers vers sont composés de métaphores de langage autour de la reproduction. Aujourd'hui, la lecture du roman permet surtout de reconstituer la culture, l'imaginaire extrêmement riche d'un intellectuel de cette époque.

    29 min
  2. 01/07/2013 · VIDEO

    Le "Roman de la rose" : entretien avec Armand Strubel, version vidéo

    Armand Strubel nous raconte l'histoire du "Roman de la Rose" autour de trois points : un roman écrit à deux mains par Guillaume de Lorris et Jean de Meun, comment le "Roman de la Rose" a-t-il été lu au XIIIe et XIVe siècle et peut-on lire ce texte aujourd'hui. Le "Roman de la Rose" a été écrit en deux temps avec, cas unique dans la littérature médiévale, une rupture complète de ton et d'univers de pensée. La première partie extraordinaire concerne l'imaginaire courtois, transposition narrative de la poésie lyrique alors que la deuxième partie devient un support pour toute une série d'enseignements et de savoirs. Au XIIIe et XIVe siècle, les livres sont très rares et chers aussi le "Roman de la Rose" connait alors un immense succès car on y trouve tout. Il est lu de façon fragmentaire surtout pour sa deuxième partie comme une encyclopédie, un livre de raison, de références et un recueil de citations. Le "Roman de la Rose" est souvent considéré comme un texte comique. Sa deuxième partie s'ouvre progressivement vers un discours ironique et satirique avec l'arrivée de personnages ridicules comme la Vieille, le moine Faux Semblant, Abstinence Contrainte ou encore Genius. Jean de Meun utilise alors le procédé de la personnification pour crée des situations grotesques. Les milles derniers vers sont composés de métaphores de langage autour de la reproduction. Aujourd'hui, la lecture du roman permet surtout de reconstituer la culture, l'imaginaire extrêmement riche d'un intellectuel de cette époque.

    29 min

About

Jusqu'au XIIe siècle, les livres s'écrivent essentiellement en latin et ont un caractère religieux. Une littérature profane se développe auprès des cours, celles d'Aquitaine, d'Angleterre et de Champagne.Troubadours et trouvères familiarisent les thèmes de l'amour courtois, que reprennent les romans de chevalerie des XIIe et XIIIe siècles. Chrétien de Troyes"met en roman", c'est-à-dire en langue romane, des contes bretons et légendes : ainsi naissent en français les premiers romans de la Table ronde.

More From Bibliothèque nationale de France