Je vous parle souvent du FME, le festival de musiques émergentes à Rouyn Noranda au Nord du Québec. Mais je ne suis pas sûr de vous avoir déjà parlé des Mooses. C’est la salle des fêtes de l’association de chasse de cette ville minière d’Abitibie-Témiscamingue. Ambiance plafond en formica, bois de cerfs, étrange décoration de Noël qu’on ne prend jamais la peine de retirer. Ambiance chelou un peu Twin Peaks, un peu lost in translation mais avec l’accent québécois. Si la délégation française semble désorientée dans cet environnement, pour celui que j’étais venu voir en cette fin d’après-midi du 30 août dernier, c’était sans doute beaucoup plus familier. Alphonse Bisaillon vient de Saint-Hyacinthe, petite ville rurale à l’Ouest de Montréal en remontant le Saint-Laurent. C’est là qu’il a grandi entre expositions agricoles, virées dans les champs et un ennui certain que le jeune Alphonse trompe avec la musique et l’écriture. Alphonse Bisaillon aime la chanson, aime la musique traditionnelle québécoise, mais aussi le rap, le jazz, et je le soupçonne d’aimer le disco. Mais plus que tout, il aime les mots. « Ma grand-mère trouve qu’il se passe trop d’affaires dans mes tounes ! Mais je ne pourrais pas faire autrement, il y a tellement de mots que j’aime. », déclare-t-il à nos confrères de La Presse au Canada. Alphonse Bisaillon, est prolixe comme un rappeur. Si vous aimez l’ellipse et la retenue, peut-être que l’émission d’aujourd’hui va vous paraître un peu dense. Mais je vous conseille de rester avec nous, parce qu’aujourd’hui dans Place des Fêtes, on va jaser avec Alphonse Bisaillon et ça va être bien le fun, puisqu’il va même se mettre au piano du studio pour jouer un titre en live. En fin d'émission, la chronique cinéma, séries, écrans, d'Olivier Forest. Aujourd'hui on parle jardinage, campagne, fierté et tracteurs, on parle de PÉDALE RURALE, le premier documentaire d’Antoine Vasquez, en salle depuis mercredi dernier.