Le bilan est désormais bien chiffré… L’été caniculaire 2026 a impacté 80 millions d’habitants en Europe et provoqué 25 000 décès supplémentaires. Après avoir répondu à l’urgence, comment les villes vont-elles s’adapter et gérer les contraintes climatiques et environnementales ? De Rome à Bruxelles en passant par Madrid, le chantier est vaste, mais pas toujours bien anticipé. Plus de 40 degrés en journée, et des nuits tropicales à plus de 25 degrés, qui se sont répétées pendant les mois de juillet et août. L’été a été très, très chaud principalement en France, en Espagne, en Allemagne et en Italie, les quatre pays les plus touchés par la canicule. À Rome, la capitale italienne, il y a de nombreux parcs, mais les derniers aménagements ont donné la préférence au béton sur le vert. C’est le cas des nombreuses transformations du centre ville qui ont accompagné l’organisation du jubilé. Des arbres centenaires ont été coupés. Si bien que les habitants se mobilisent pour dire leur inquiétude, c’est le reportage d’Olivier Bonnel. Des toiles d'ombrage dans le sud de l'Espagne Et dans le sud de l'Espagne, on n'a pas découvert cet été les températures à plus de 40 degrés, même si elles ont frappé par leur intensité et leur continuité. Fortes de leur expérience, des villes comme Séville ou Malaga ont développé des stratégies, parfois très artisanales, pour faire baisser la température de quelques degrés et améliorer, un peu, le confort des citadins. Les explications de notre correspondante Diane Cambon. Le sol pollué de Bruxelles Et si l’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en Belgique, c’est un autre problème qui préoccupe les habitants de Bruxelles… La qualité des sols ! Des métaux lourds, des PFAS, ces polluants éternels dont on n'arrive pas à se débarrasser, des hydrocarbures, des pesticides… Voilà près de deux siècles que les polluants se déversent dans la région. C'est l’objet d’une enquête publiée dans le dernier numéro du magazine belge d’investigation Médor et qui est signée Lou Janssens. Les peintures murales de Belfast en danger Et on vous embarque pour un tout autre sujet, en Irlande du Nord, à Belfast. Une ville encore marquée par la période de la guerre civile, ce que les Irlandais appellent les « Troubles », qui pendant trente ans ont opposé les républicains catholiques aux protestants, soutenus par les forces britanniques. De cette violence, il reste un bilan de 3 500 morts, un accord de paix signé en 1998, et quelques fresques murales. Ces fresques sont un peu l’âme turbulente de la ville, elles traduisent sur des murs entiers et très colorés des positions antagonistes, guerrières entre les partisans d’une réunification de l’Irlande, et ceux pour le maintien d’une Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni. Les murs du mondeIrlande du Nord : la difficile destruction des murs de la paix à Belfast