C’est le titre d’un article du Point, qui s’interroge sur la souveraineté alimentaire de la France, après la canicule qui a touché le pays, tout comme une grande partie de l’Europe cet été. La chaleur extrême « a frappé toutes les filières et toutes les régions. Pour connaître pareil épisode, il faut remonter à la grande sécheresse de 1976, se remémore l’hebdomadaire, ou, plus proche de nous, à celle de 2003. » « Pour parer au plus pressé, le gouvernement a concocté un plan d’un milliard d’euros – difficile de faire autrement vu l’état des finances publiques, note Le Point, mais après ? Après, la vraie, la seule question demeure : celle de l’adaptation de la ferme France au réchauffement climatique, poursuit l’hebdomadaire, bien sûr, les agriculteurs ne découvrent pas le réchauffement (…) mais la canicule les a pris de court. » « Si on ne bouge pas, cela nous coûtera chaque année de plus en plus cher », prévient le président d’une association de coopératives européennes, dans les pages du journal, qui évoque alors plusieurs solutions sur la table pour freiner la crise du milieu agricole : la diversification des cultures par exemple. Cultiver plusieurs variétés de légumes et de céréales en même temps « me permet de tenir », confie un agriculteur au Point. Cependant, « quelles que soient les voies empruntées, il y a un point de passage obligé, tranche le journal, la gestion de l’eau, avec les mégabassines en fond de tableau. » Et si la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, réclame des stockages d’eau depuis des années, un autre syndicat, celui de la Confédération paysanne, objecte dans l’article que « stocker pour stocker ne veut rien dire, si on ne remet pas en cause le modèle d’agriculture intensive ». À lire aussiSécheresse en France: plus d'un milliard d'euros pour soutenir les agriculteurs après un été difficile Le journal Marianne s’est intéressé aux coulisses du collectif Némésis Ce collectif lie les violences faites aux femmes à l’immigration, et lors de son apparition sur la scène publique il y a sept ans, « c’était une première » dans l’univers féministe, « exclusivement associé à la gauche, analyse le média, des jeunes femmes se réclamant à la fois de la défense des droits des femmes et de positions (…) d’extrême droite. » L’article se penche ensuite sur la structure interne de Némésis, une organisation décrite comme « verticale, voire autoritaire », où les membres du bureau, « médiatisés et en quête de notoriété (…), proviennent de groupes d’extrême droite ou sont liés à des groupuscules radicaux », à commencer par la tête de file du mouvement, Alice Cordier. En plus de ces liens avec l’ultradroite la plus violente, d’anciennes membres témoignent auprès de Marianne de soirées rythmées par des chants et des saluts nazis, ou encore de propos racistes, antisémites et homophobes dans les boucles de conversations des groupes. Némésis fait donc preuve d’« une idéologie qui justifie tout pour arriver à ses fins, une radicalité d’un autre temps et qui essaime un peu partout en Europe », résume Marianne. Et l’hebdomadaire de conclure sur cette « plongée au cœur du néofascisme français qui pose, in fine, la question suivante : mais que fait le ministère de l’Intérieur ? » Dans la presse hebdomadaire française, le rêve de l'immortalité Qui n'a jamais rêvé de tromper la mort, ou au moins de la jeunesse éternelle ? Tout le monde y a déjà pensé, au moins une fois, et les milliardaires de la tech, eux aussi, y pensent. Ils font même plus que ça : ils investissent dans ce rêve. Et « sans surprise, c'est aux États-Unis que le business est le plus développé », avec l'essor du « vitalisme, un courant influant qui veut faire de la lutte contre la mort la priorité de la société, regroupe beaucoup de ces acteurs », précise le Nouvel Obs. Au sein de cette galaxie, certains n'hésitent pas à servir de cobaye C'est le cas de Bryan Johnson, multi millionnaire américain et « chef de file des influenceurs longévité », comme l'explique le Nouvel Obs. Sur ses plateformes, il met en scène son mode de vie à grand renfort de dizaines de gélules par jour, de bilans de santé constants et même de transfusions avec le sang de son propre fils. « Mais après avoir annoncé en juin être atteint d'une gastrite auto-immune incurable », raconte l'hebdomadaire, l'influenceur s'est demandé s'il n'était pas allé « un peu trop loin avec toute cette histoire de longévité ». Il n'est pas le seul fortuné à se lancer dans cette aventure. Le patron d'Amazon, Jeff Bezos, mais aussi Mark Zuckerberg, ont investi des millions de dollars dans des start-up de recherche, et la liste est longue. En clair « la quête de longévité est surtout le fantasme des puissants », résume le Nouvel Obs, « et pourtant ce sont les personnes défavorisées qui sont le plus affectées par le vieillissement », avec une différence d'espérance de vie jusqu'à 13 ans en France, entre les plus modestes et les plus aisés. Déjà que l'efficacité de ces nouvelles médecines de longévité reste à prouver, « encore faudrait-il qu'elles soient accessibles à tout le monde, ce qui, étant donné la manne financière qu'elles représentent, est loin d'être assuré, objecte l'hebdomadaire, dans un monde (…) où l'espérance de vie en bonne santé devient une question de société majeure, elle ne saurait se résumer à une science au service de quelques privilégiés. »