C'est pas du vent

Nous sommes à l’heure des choix : face au changement climatique, à l’érosion de la biodiversité et aux injustices sociales nous pouvons réinventer notre manière d’habiter la Terre. Et si nous faisions de la transition écologique une aventure collective ? Anne-Cécile Bras décrypte les grands enjeux environnementaux à travers le monde pour éclairer nos décisions et nous donner envie d’agir.

  1. 4d ago

    L'Arctique fond, les appétits s'aiguisent

    Cette région du monde est une sentinelle du changement climatique. L’Arctique qui entoure le pôle Nord se réchauffe trois à quatre plus vite que le reste de la planète. Pourquoi ? Je vous explique : lorsque la glace ou la neige disparaissent, la couverture blanche réfléchissante est remplacée par de l’océan ou de la végétation, plus sombres, qui absorbent davantage la chaleur des rayons du soleil. Ce phénomène augmente les températures de l’air et de l’eau, il accélère donc la fonte et le réchauffement. C’est un cercle vicieux : plus ça fond plus ça chauffe.  Résultat : la surface de la banquise est de plus en plus en plus petite en été. À ce rythme, les chercheurs estiment que la glace permanente pourrait totalement disparaître de l'Arctique pendant les mois les plus chauds, entre 2040 et 2050.  C’est inquiétant parce que tous ces changements mettent en péril les habitants et les écosystèmes de cette région comme vous l’entendrez dans le reportage que nous avons réalisé en Alaska.   Et si l’Arctique vous semble loin, son réchauffement nous concerne tous car la fonte de la banquise augmente le niveau de l’océan.  Mais le plus angoissant, ce sont les appétits qui s’aiguisent autour des ressources qui, jusqu’ici, étaient inaccessibles. Nous en parlons tout de suite avec notre invité Mikaa Blugeon-Mered, spécialiste des enjeux arctiques et géopolitiques, et du marché de l'hydrogène. Musique diffusée dans l'émission :  ► Maggie Rogers - Alaska.

  2. 5d ago

    Les écrans de l'aventure pour regarder le monde autrement

    Nous sommes à Dijon pour le festival Les écrans de l'aventure ! Les aventuriers s'élancent aux confins du monde et d'eux-mêmes, mais avec quel message pour préserver l'environnement ?  Est-ce que aujourd'hui l'émerveillement est suffisant ? Nous en parlons avec nos invités. Ils sont alpinistes, spéléologues ou marins, et ils se sont donné rendez-vous à Dijon dans le centre est de la France pour la 35ème édition des Écrans de l’aventure ! Jusqu’à dimanche, ces passionnés de grands espaces vont partager leur film, leurs écrits et leurs expériences de vive voix avec plus de 15 000 spectateurs. Ce rendez-vous est organisé par La Guilde qui accompagne des projets solidaires et culturels dans le monde entier depuis 60 ans ! Ce festival est le plus ancien du genre en France. Il met à l’honneur celles et ceux qui cheminent aux confins du monde et d'eux-mêmes. Il y a des jurys et des prix, mais au-delà du palmarès, ce qui nous intéresse c’est de comprendre ce qu’est l’aventure sur une planète qui se réchauffe. Quel est le rôle d’un documentaire ? Émerveiller ou sensibiliser ?  Émission enregistrée dans le cadre du Festival Les Écrans de l’aventure qui se tient à Dijon du 30 septembre au 4 octobre 2026. Avec Luc Marescot, documentariste et président du jury Mathieu Maynadier, alpiniste, pour du film en compétition Zindabad Jean-Paul Sounier, spéléologue pour le film en compétition Rivières secrètes de Nakanaï  Eric Carpentier, coordinateur du festival.   Musiques diffusées dans l'émission :  ► Super Furry Animals - Mountain People  ► Björk - Jóga.

  3. 6d ago

    Le Club de C'est pas du Vent - 30 septembre 2026

    Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C’est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Marie Bellan journaliste environnement pour Les Echos, sur le projet de loi de finance 2027 - Abdoulaye Diallo de la rédaction fufulde de RFI à Dakar : En Guinée, le fleuve Bafing à Siguiri, un patrimoine en péril. - Simon Rozé du service environnement de RFI sur le constat dressé par Copernicus au sujet de l’augmentation de la pollution à l’ozone dans le monde sous l’effet des fortes chaleurs. - Juliette Pietraszewski du service environnement de RFI. La désinformation climatique, une pratique et arme géopolitique qui ne date pas d'hier.  - Chronique des Clubs RFI avec Audrey Iattoni, qui nous parlera du projet "Ville durable et de sensibilisation de 150 collégiens aux problématiques urbaines et environnementales de la ville d'Abidjan en Côte d'Ivoire. - Chronique ePOP Science (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette ave Gabin Colombini, chercheur pour l’IRD il travaille sur la pollution microplastiques dans les sols et a rejoint la coalition des scientifiques pour un traité efficace sur les plastiques il y a 3 ans. apporter des éclairages sur le lien étroit entre qualité des écosystèmes terrestres et des océans (80% de la pollution plastique des océans provient directement des continents) pour le film Un poisson en colère. Musiques diffusées dans l'émission :  ► Madugrada - The frontman ► Lukuboy - Desconfiança

  4. Sep 18

    Climat : retour sur la catastrophe au Népal

    Il est un peu plus de huit heures du matin, ce 26 août 2026, quand la montagne cède. Dans le massif du Langtang, au cœur de l'Himalaya, un pan de glacier se détache et plonge de plus de mille mètres dans la vallée. En quelques instants, la glace se change en un fleuve de boue et de roche qui dévale les pentes côté tibétain, emporte le poste-frontière, puis poursuit sa course dans la vallée de la Trishuli, au Népal, sur près de cent kilomètres. 3 semaines plus tard, le bilan n’est toujours pas définitif : plus de 1 500 morts et 5 500 disparus ! Et comme vous l’entendrez dans le reportage de Juliette Chaignon, la région entière est sous le choc.  Cette catastrophe résonne comme un signal d’alarme : les glaciers fondent à vue d’œil partout dans le monde à cause du réchauffement climatique nourri par nos activités. Il ronge ces espaces gelés de l'intérieur et multiplie les glissements de terrain, les crues soudaines et les vidanges de lacs glaciaires.  Et si ces montagnes vous paraissent lointaines, sachez que leur fonte nous rattrape tous : c'est elle, patiemment, qui fait monter le niveau des mers. Alors quelle est l'ampleur du problème, et comment y faire face ?  Avec Ugo Nanni, glaciologue, chargé de recherches au CNRS sur les crues d’origine glaciaire et dans les zones de montagnes, rattaché à l’Institut des géosciences de l’environnement à Grenoble. Musique diffusée dans l'émission Yabesh Thapa - Kasari - कसरी.

  5. Sep 17

    Les leçons des écologies populaires

    Les jardins partagés, les épiceries coopératives ou l’entraide pour se loger ou se déplacer sont le quotidien des plus pauvres en France et ailleurs... et ces pratiques sont écologiques ! Les écologies populaires sont invisibilisées mais nous leur donnons la parole... Pourquoi est-ce que ceux qui subissent en premier les conséquences de la dégradation de l’environnement comme la pollution de l’air, des logements mal isolés, une alimentation mauvaise pour la santé ou des moyens de transports inaccessibles ne se sentent pas concernés quand on parle d’écologie ? Est-ce le mot qui pose problème ou la manière d’en parler ? Je plaide pour la seconde option. Le discours écologique dominant largement relayé par les médias s'adresse aux urbains, aux classes moyennes et supérieures avec des injonctions comme: acheter une voiture électrique, isoler votre logement, manger bio et en circuit court. Ce sont des gestes vertueux mais qui, dans le monde, a réellement accès à ces choix de vie ? Une minorité. Et c'est peut-être de là que naît le rejet. Alors oui, l’écologie c’est une affaire de riches dans le sens où ce sont le plus fortunés qui ont les modes de vie les plus polluants. Mais c’est surtout une manière lucide de regarder le monde : les ressources de cette planète ne sont pas infinies et nous devons ajuster nos façons de vivre à ses limites. Et sous cet angle, un fait saute aux yeux : la majorité de la population mondiale vit déjà, au quotidien, avec des ressources comptées. Derrière ce que l'on appelle trop vite la « débrouille », se cachent de véritables stratégies sobres, ingénieuses, résilientes écologiques sans le savoir, ou sans se le dire. Ces écologies populaires restent pourtant invisibles. Non par hasard : ce ne sont pas ces vies-là qu'on interroge dans les médias, ce ne sont pas ces voix-là qu'on invite à la table des experts. Et c'est une perte immense car ces pratiques sont une source d'inspiration considérable pour penser la transition à venir... Avec - Oumayma Bouabid, formatrice au sein de l’association Banlieues Climat pour son livre Suffit-il de vouloir pour pouvoir ? paru chez Alt/La Martinière jeunesse - Miko Kontente, conférencier essayiste, spécialiste en écologie populaire. Fondateur d’Enjeux de société - Pierre Sersiron, doctorant en urbanisme à l’Université de Rennes 2. Il travaille, à travers une recherche doctorale participative, sur les écologies populaires et les écologies ordinaires en quartiers populaires en France métropolitaine. Musiques diffusées dans l'émission Patti Smith - People Have The Power ALA.NI - Middle of nowhere.

About

Nous sommes à l’heure des choix : face au changement climatique, à l’érosion de la biodiversité et aux injustices sociales nous pouvons réinventer notre manière d’habiter la Terre. Et si nous faisions de la transition écologique une aventure collective ? Anne-Cécile Bras décrypte les grands enjeux environnementaux à travers le monde pour éclairer nos décisions et nous donner envie d’agir.

More From RFI

You Might Also Like