C'est pas du vent

Nous sommes à l’heure des choix : face au changement climatique, à l’érosion de la biodiversité et aux injustices sociales nous pouvons réinventer notre manière d’habiter la Terre. Et si nous faisions de la transition écologique une aventure collective ? Anne-Cécile Bras décrypte les grands enjeux environnementaux à travers le monde pour éclairer nos décisions et nous donner envie d’agir.

  1. 2d ago

    COP17 : la nature otage de la géopolitique et de l'économie

    À quelques heures de la clôture de la COP17 sur la biodiversité à Erevan, en Arménie, quel bilan tirer de ces deux semaines de négociations ? Les financements seront-ils au rendez-vous ? Les États vont-ils enfin accélérer l’action ? Et quelle place pour les peuples autochtones ?  Le monde est-il sur la bonne voie pour stopper l’érosion du vivant dont nous dépendons tous ? Pas sûr… Même si 195 pays négocient depuis deux semaines ici à Erevan en Arménie pour trouver des stratégies : c’est compliqué ! Cette 17ᵉ conférence des Nations Unies sur la biodiversité avait pour objectif de trouver des solutions pour rendre concrètes les 23 cibles à atteindre d’ici 2030 sur lesquelles les pays se sont accordés en 2022 à Montréal. Je vous en cite quelques-unes : Cible 3 : Protéger et gérer efficacement au moins 30% des terres, des eaux intérieures et des zones marines. Cible 7 : Réduire les risques de la pollution, réduire l'impact négatif des pesticides et viser l'élimination de la pollution plastique. Cible 10 : Gérer de façon durable les zones dédiées à l'agriculture, à l'aquaculture, à la pêche et à la sylviculture. Je m’arrête là mais vous l’avez compris : rigoureusement respecter ces engagements implique d’ériger la protection du Vivant en priorité Nᵒ1 sur tout le reste, notamment sur les enjeux économiques. Et c’est bien entendu là que ça coince : les pays développés ne veulent pas renoncer à leur modèle et les pays du Sud aspirent à plus de richesses… Alors à quoi sert ce genre de conférence, me direz-vous ? Quel bilan peut-on espérer ? Avec : Barbara Pompili, ambassadrice française déléguée à l'environnement Ousseynou Kasse, président du groupe Afrique dans les négociations  Juliette Landry, responsable de recherche sur la gouvernance internationale de la biodiversité Iddri Nele Marien, coordinatrice du programme forêts et biodiversité des Amis de la Terre. Musiques diffusées dans l'émission :  ► Nemra - Zim khorotik yar ► Lyoka - Lats MI Inil.

  2. 3d ago

    COP 17 Biodiversité à Erevan en Arménie : et sur le terrain, ça change quoi?

    Imaginez une forêt, une rivière, un récif… et retirez-en les trois quarts des animaux… C’est, en moyenne, ce qui est arrivé aux populations sauvages de la planète en un peu plus de cinquante ans : mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens… Et si ça continue, les prochains, ce sera nous !  C’est pour comprendre comment enrayer cet effondrement que nous sommes cette semaine à Erevan, en Arménie, pour la 17ᵉ conférence de la Convention des Nations unies sur la biodiversité, la COP17. Depuis la semaine dernière, et jusqu’à demain, les représentants de 195 pays négocient ici, au Centre d’exposition Méridien.  Le cap est fixé depuis 2022 : d’ici 2030, protéger 30% des terres et des mers, réduire de moitié les risques liés aux pesticides, restaurer 30% des espaces dégradés. Tout le monde a signé. Mais maintenant il faut passer aux actes et comme toujours c’est là que ça bloque. Les discussions sont tendues car chacun défend ses intérêts. Mais au-delà des postures des pays, est-ce que ce qui se décide ici dans les salles de négociation change vraiment quelque chose pour celles et ceux qui, sur le terrain, se battent chaque jour pour protéger le Vivant dont nous dépendons tous ? Nous en parlons avec nos invités ! Avec - Stéphanie Bouziges-Eschmann, secrétaire générale du Fonds Français pour l'Environnement Mondial (FFEM). - Augustine Kasambule, directrice de la communication et des questions du genre pour  Mbou-Mon-Tour (MMT), une ONG en RDC qui travaille sur la conservation communautaire des bonobos. - Farid Bahleman Amadou, directeur exécutif de l'ONG SOS Savane basée à Tanguiéta, au Bénin. - Paul Estève, coordinateur du Programme Petites Initiatives (PPI), un programme financé. - Clément Aubert, fondateur de Nature Conserv’Action, il travaille au Pérou et en Côte d’Ivoire avec les communautés locales. Musiques diffusées dans l'émission :  ► Ladaniva - Yasaman ► Mav & Yellowheart - IM YEREVAN.

  3. 4d ago

    Le Club de C'est pas du Vent - 28 octobre 2026 depuis Erevan en Arménie

    Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C’est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec des journalistes francophones, nous vous expliquons tout sur les coulisses de la 17ème conférence de la Convention des Nations sur la biodiversité en direct de Erevan en Arménie. L’organisation, les négociations en cours entre les représentants des 195 pays et tous les-à-côtés… Avec Avec Lucile Gimberg du service environnement de RFI : les défis de l'Arménie pour appliquer son plan biodiversité Amélie Poinssot, journaliste pour Médiapart  nous parlera de la mine d’or dans le sud de l’Arménie Juliette Fekkar, journaliste environnement pour Contexte sur les enjeux de finances à la COP Aurélie Verroneau, journaliste environnement chez RSEDATANEWS sur le fonds de Cali, un outil qui doit permettre de partager les ressources financières issues des informations de séquençage numérique, mais qui est aujourd’hui bloqué Raveloaritiana Mamisoa, journaliste indépendante (Global Voices, Voices for Democracy and justice) : les effortsde conservation de la biodiversité de Madagascar malgré les défis  Musiques diffusées dans l'émission :  ► Jean Ferrat - Restera-t-il un chant d'oiseau ►  Lyoka - Lats MI Inil ► Kalune - Cannelle

  4. Oct 16

    Biodiversité: peut-on encore enrayer l'effondrement du vivant?

    Il y a des lieux où la mer vient à la rencontre des oiseaux. Tout au nord de l’Allemagne, sur dix îlots sans digue, les huîtriers pies couvent à même l’herbe salée. Mais désormais, une seule marée d’été peut emporter toute une saison de vie. Ces îles s’appellent les Halligen. Elles sont minuscules. Et pourtant, elles racontent le monde et nous vous y emmenons dans cette émission. Reportage de Stefanie Schüler. Car partout, le vivant recule. En un demi-siècle, les populations d’animaux sauvages suivies par les scientifiques ont fondu en moyenne de 73 %. De 80 % en Afrique, selon le rapport Planète vivante du WWF publié la semaine dernière. Nos activités et le changement climatique effacent à une vitesse inédite ce tissu vivant dont nous dépendons pour manger, boire, respirer et nous soigner. Lundi 19 octobre, à Erevan, en Arménie, s’ouvre la COP17 sur la biodiversité. Pour la première fois, le monde va faire ses comptes : où en sont les promesses faites à Montréal en 2022 comme protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030, stopper puis inverser le déclin ? Pouvons-nous encore enrayer cette catastrophe en cours ? Nous en parlons avec notre invité.  Avec Philippe Grandcolas, écologue, directeur adjoint scientifique de l’Institut écologie et environnement du CNRS. Spécialiste de l’évolution de la biodiversité, et tout particulièrement des insectes, il a dirigé pendant dix ans un laboratoire commun au CNRS et au Muséum national d’histoire naturelle. Musique diffusée dans l'émission Hallig Hooge – « Land in Wind un Water »

  5. Oct 15

    Ebola, une zoonose parmi tant d'autres...

    La fièvre hémorragique Ebola est considérée comme une maladie zoonotique émergente. Elle illustre parfaitement le concept d'interdépendance entre la santé humaine, animale et environnementale. Les trois sont liés et le nombre de virus émergents le démontre. Grippe aviaire ou porcine, maladie de Lyme, Covid-19, leptospirose… Plus nous dégradons la biodiversité, plus nous menaçons notre santé. En cette journée spéciale, C'est pas du vent explore le concept « One Health » avec ses invités. Tout commence souvent par un geste banal. Un fruit mordu par une chauve-souris, un animal de brousse rapporté au village, une toilette funéraire faite avec amour. Et puis le virus franchit la frontière invisible qui sépare les espèces. Depuis le mois de mai, la République démocratique du Congo affronte la pire épidémie d’Ebola de son histoire. Plus de 9 000 cas confirmés, plus de 4 300 morts, sept provinces touchées, de l’Ituri au Nord-Kivu. Et cette fois, c’est une souche, Bundi-bugyo, contre laquelle il n’existe encore ni vaccin homologué ni traitement. Ebola, le Sida, le Covid, Nipah, le mpox… Ces maladies ont un point commun : elles nous viennent des animaux. Ce sont des zoonoses. Et si elles se multiplient, c’est parce que nous avons bousculé le vivant en rasant les forêts, en multipliant les élevages, en accélérant les échanges. Les scientifiques nous alertent depuis longtemps. Les avons-nous écoutés ? Et surtout, que pouvons-nous faire ? Invités :  Thierry Lefrançois a dirigé le département Systèmes biologiques (Bios) du Cirad, qui regroupe les unités de recherche travaillant en santé animale, santé des plantes, adaptations des plantes et biodiversité, et y promeut une approche intégrée et interdisciplinaire de la santé dans le cadre du concept « One Health ». Il est aujourd'hui conseiller One Health de la direction générale du CIRAD Julien Cappelle, directeur adjoint de l’unité ASTRE du Cirad et spécialiste des zoonoses et réservoirs faune sauvage.  Martine Peeters, directrice de recherche à l'Institut national de la recherche pour le développement (IRD), au sein du groupe de recherche translationnelle sur le VIH et les maladies infectieuses (TransVIHMI). Ses travaux portent sur le VIH et l'émergence de pathogènes à l'interface homme-animal. Musiques diffusées dans l'émission - Tan Tan B & Quincy B – State of Emergency - Tape12 – Basquiat À écouter aussiSommet «One Health» à Lyon : «Pour améliorer la santé des humains, il faut améliorer la santé de notre planète»

  6. Oct 14

    Le Club de C'est pas du Vent - 14 octobre 2026

    lBienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C’est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec : Olivia Recasens de We Demain pour l'article Nuages, le dernier rempart Thuy Duong Nguyen de la rédaction vietnamienne de RFI : Delta du Mékong : quand les sédiments ne viennent plus, une crise silencieuse au Vietnam Simon Rozé du service environnement de RFI nous parlera du Giec, réuni cette semaine en Éthiopie au sujet de son prochain rapport. Le groupe d'experts intergouvernementaux sur le climat est au centre de plusieurs polémiques ces dernières semaines. → L'enquête de Géraud Bosman sur le Giec Steven Jambot, producteur de "L'atelier des médias" sur RFI : Comment le dérèglement climatique accentue le phénomène des mariages précoces des filles dans les provinces afghanes. Avec les propos de la photojournaliste française Élise Blanchard, dont les images d'Afghanistan sont exposées dans le cadre du prix Bayeux Calvados--Normandie des correspondants de guerre. ► Chronique ePOP Science (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Victor David, chercheur en droit de l'environnement à l'IRD. ► Chronique entrepreneur avec l’entreprise Pivert qui commercialise des cercueils écologiques. Musiques diffusées dans l'émission :  Felhur X Andro – Bourgeois Jouissent  Tigre – LV2

  7. Oct 9

    Climat : jusqu’où pouvons-nous encore nous adapter?

    Villes en surchauffe, inondations, sécheresse, érosion côtière… Les conséquences du changement climatique sont là et tant que nous ne diminuons pas les émissions de gaz à effet de serre qui en sont responsables, elles vont s’amplifier. Comme le résument les scientifiques du GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat : « Il faut réduire nos émissions pour éviter l’ingérable, et s’adapter pour gérer l’inévitable ». Mais quelles sont les priorités ? Les bonnes solutions ? Comment décider qu'un territoire devient inhabitable ? Qui finance quoi ? C’est pour réfléchir à toutes ces questions que l’Agence française de développement organise cette semaine pendant deux jours à Paris une conférence internationale sur le thème : comment et jusqu'où pouvons-nous encore nous adapter ? Agence française de développement. Avec Madeleine Diouf Sarr, directrice climat au Ministère de l'Environnement et de la Transition Écologique du Sénégal Virginie Duvat-Magnan, professeure de géographie à la Rochelle université, membre senior de l’Institut universitaire de France, spécialiste des questions de risques côtiers et d’adaptation des milieux insulaires tropicaux Edmond Totin, maître de conférence en socio-anthropologie agricole à l'Université Nationale d'Agriculture (UNA) du Bénin Christophe Buffet, chargé de recherche sur l'adaptation, les pertes et préjudices, et l'habitabilité au sein du département de la recherche à l'AFD.  Musiques diffusées dans l'émission :  ► Hermanos Perdidos - Hasta la Libertad  ► Lost Frequencies & Mari Froes - Paraiso.

  8. Oct 8

    Comment désamorcer les bombes carbone?

    Comme toutes les addictions, il semble impossible de s’en passer. Nous sommes accros au pétrole, au gaz et au charbon sur lesquels reposent nos économies et notre vie quotidienne. Malheureusement, leur combustion émet des gaz à effet de serre qui s'accumulent dans l'atmosphère. Ils forment comme une couverture autour de la planète : la lumière du soleil réchauffe la Terre, mais cette couverture empêche une partie de la chaleur de repartir vers l'espace. Donc plus nous brûlons d'énergies fossiles, plus la couverture s'épaissit, et plus la Terre se réchauffe. Nous en ressentons déjà les conséquences : canicules, sécheresses, inondations... C’est tout le système Terre qui se détraque et qui menace l’habitabilité de cette planète pour l’humanité.   Le bon sens serait donc d’arrêter de brûler ces énergies fossiles. Une dynamique est enclenchée : depuis 2021, l’Agence internationale de l’énergie répète qu'aucun nouveau projet d’exploration ou d’exploitation de pétrole, de gaz naturel ou de charbon ne doit être approuvé au-delà des projets déjà engagés. Plus de 80 pays européens, latino-américains et insulaires exigent une « feuille de route » pour en sortir et pour la première fois en 2025, les énergies renouvelables sont devenues la première source d'électricité dans le monde en dépassant le charbon. Mais, 80 autres pays comme les États-Unis, la Russie, l’Arabie Saoudite et les pays du Golfe ne veulent pas en entendre parler… L’Inde et la Chine qui ont besoin de développer leur pays et ont encore besoin du charbon non plus…  Alors comment appuyer sur le frein quand une grande partie du monde vous empêche d’y accéder ? Avec : Mathias Rollot, maître de conférences habilité à diriger des recherches à l’École nationale supérieure d’Architecture de Grenoble et chercheur au laboratoire Cresson (CNRS) pour l’ouvrage Cartographier l’irréparable : désamorcer les bombes carbone paru aux éditions Actes Sud Nathanael Wallenhorst, directeur de la collection Système Terre chez Actes Sud. Musiques diffusées dans l'émission ► D. R. Hooker - Forge Your Own Chains ► Brain Damage x Sir Jean - Propaganda.

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Nous sommes à l’heure des choix : face au changement climatique, à l’érosion de la biodiversité et aux injustices sociales nous pouvons réinventer notre manière d’habiter la Terre. Et si nous faisions de la transition écologique une aventure collective ? Anne-Cécile Bras décrypte les grands enjeux environnementaux à travers le monde pour éclairer nos décisions et nous donner envie d’agir.

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