De vive(s) voix

Une émission consacrée à la langue française dans le monde et aux cultures orales. Un rendez-vous quotidien du lundi au jeudi, pour rendre plus vivant notre rapport à la langue, et être la vitrine des initiatives en faveur de la francophonie. Une émission consacrée à la langue écrite qui vit, s’adapte, se développe. Mais aussi une émission où la langue parlée, blablatée, tchatchée, déclamée et murmurée aura toute sa place. En compagnie d’historiens, linguistes, traducteurs, artistes… ce nouveau rendez-vous sur RFI sera aussi celui de l’oralité : ce qui est émis, qui est énoncé de vive voix. Théâtre, slam, poésie sonore, contes, traditions orales… Émission présentée par Pascal Paradou, en collaboration avec Cécile Lavolot. Réalisation : Laura Pinto. Et en podcast sur www.rfi.fr. *** Diffusions du lundi au jeudi : à 13h30 TU vers toutes cibles ; 18h30 vers l'Afrique lusophone ; à 22h30 vers l'Afrique haoussa ; du lundi au jeudi à 23h30 vers Malabo/Bata. Le vendredi à 23h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. Et le dimanche à 15h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. (Heure de Paris = TU + 2 en grille d'été).

  1. 1d ago

    Antoine Volodine : onze livres publiés simultanément pour quitter la scène littéraire

    Il a choisi de se retirer. En cette rentrée littéraire, l'auteur Antoine Volodine publie au même moment, sous le nom du collectif Infernus Iohannes, onze livres chez onze éditeurs différents.  Antoine Volodine a initié le mouvement littéraire du « post-exotisme » au mitan des années 1990, car il estimait que ses écrits ne pouvaient se ranger dans aucune catégorie littéraire existante. Il a lui-même défini ce courant « Une littérature de l’ailleurs, venue d’ailleurs, allant vers l’ailleurs » ou « Une littérature étrangère écrite en français ». Ou encore « l'exotisme qui part d'un regard de la métropole vers l'extérieur, le cœur est à l'extérieur et regarde la métropole ».  Il a développé son œuvre sous de nombreux pseudonymes ou -hétéronymes- parmi lesquels Manuela Draeger, Elli Kronauer, Lutz Bassmann ou Infernus Iohannes. Avec ces onze livres publiés fin août, l'auteur et ses doubles entendent mettre un point final à une carrière littéraire.  «J'aime beaucoup le nombre onze », explique-t-il. Pour les dix premiers volumes, les textes sont tirés de 343 brochures jamais publiées, avec des textes, des dictons mais aussi des rubriques régulières inspirées par le bouddhisme et particulièrement par le Bardo Thödol, qui évoque la « non-vie » cette période qui se situe entre la vie et la mort... Le onzième volume « Retour au goudron. Dernière livraison » est constitué par sept dernières brochures inspirées par Macau, et qui se termine par ces trois mots « Je me tais ». L'ensemble de ces livres est pessimiste mais toujours traversé par l'humour à l'image du titre de son livre Mémoire, mode d'effroi. Antoine Volodine insiste sur le fait qu'il n'y a pas de mode d'emploi pour lire ces livres, que l'auteur décrit comme une « performance ». Il ne recommande donc pas de commencer par l'un des livres plutôt qu'un autre « on peut piocher ce qu'on veut pour commencer la lecture de l'ensemble. Ils ne sont pas écrits pour être lus les uns à la suite des autres ». Tous les styles de la littérature y sont représentés, il y a même un CV qui énumère des faits, des « brèves de dortoir ». Il n'y a donc ni de style, ni de forme unique; ni de personnage, ni de narrateur commun.   « Écrire toujours avec la même forme, c'est très ennuyeux, je voulais explorer des formes différentes pour faire surgir des images devant les lecteurs et lectrices. » Invité : Antoine Volodine. Écrivain français né en 1950. Après des études de lettres, il a enseigné le russe avant de se mettre à l'écriture dans les années 80, en publiant tout d'abord de la science-fiction aux éditions Denoël.  Il imagine dès 1995 le « post-exotisme » : un style que certains ont décrit comme étant proche de la science-fiction.  Il publie en cette rentrée littéraire ces onze livres chez onze éditeurs différents.  « Bardo solo », aux éditions Actes Sud.  « Chagrins » aux éditions de Minuit. Extrait.  « Défections et Cie » aux éditions Rivages « La Grande Misère » aux éditions de L’Olivier « Malaise chez les plongeuses » aux éditions de La Volte « Les Meilleurs d’entre nous » aux éditions du Seuil « Mémoire, mode d’effroi »  éditions Robert Laffont « Pavillons » « Retour au goudron. Dernière livraison » aux éditions La Marelle « Survies minuscules », aux éditions du Sous-sol « Ultimes sursauts », aux éditions La Fabrique « Zone crypte, zone miroir »aux éditions Verdier.   À visiter également : le site Retour au goudron  Programmation musicale :  L'artiste Bernard Lavilliers avec le titre « Coriace ».

  2. 2d ago

    Boubacar Ndiaye, conteur, griot sénégalais et tisseur de liens

    Le griot Boubacar Ndiaye présentera à l'INALCO son spectacle « De bouche à oreilles » : des contes en wolof hérités de ses deux mères et de sa grand-mère.  « Raconter, c'est rencontrer » : peut-il y avoir plus beau commencement ? Boubacar Ndiaye est conteur, fils, petit fils de griot. Il parcourt le monde avec ses histoires et se définit aussi comme « tisseur de liens ». En effet, pour lui, la parole sert à relier l'homme à ses semblables et au monde. Né dans une famille de griots, dans une ville de griots, il transmet comme un gardien de la mémoire.  On ne devient pas griot. On nait griot   Dans sa famille, les femmes ont joué un grand rôle : ses deux mères, ses grands-mères, les femmes de chez lui : il en a fait un spectacle Femme mon école dans lequel il raconte cette transmission féminine : « la femme allaite, la femme nourrit, elle porte, c'est une parole qui soigne et nourrit, sa parole fait parler tout le corps. »   Pour Boubacar Ndiaye, la parole passe d'une bouche à l'autre, elle est « habillée de nos couleurs et de ce que nous sommes, de ce que vous voulons dire aux autres. » Pour lui, il s'agit de transmettre, raconter une histoire pour « élever » au lieu de « diminuer ». Dans ses contes, s'invitent la nature : la flore et la faune.  Il transmet essentiellement en wolof, sa langue maternelle « une langue puissante qui considère toutes choses visibles » mais aussi en français : « dès qu'on rencontre une autre langue, on les habille d'autres couleurs ».    Invité : Boubacar Ndiaye. Griot du Sénégal, il allie tradition et modernité pour en faire une seule voix. Dans sa langue maternelle, le wolof, il transmet les contes, devinettes et proverbes légués par sa grand-mère et ses deux mères. Son spectacle : De bouche à oreilles : les couleurs de la langue sera joué à l'INALCO lundi 28 septembre 2026.  Il a également ouvert une école de conteur dans la région de Thiès au Sénégal.  Son association « Le puits à paroles ». La 14ème édition du Festiparoles aura lieu du 12 au 18 avril 2027 et aura pour thème « Tressons nos paroles ». La puce à l’oreille Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décortique les expressions de la langue française dans sa chronique La puce à l’oreille. Et promis, il n'est pas question de « vouer aux gémonies » ceux qui ne connaissent pas l'expression du jour ! Avec Benjamin Rouxel, lexicographe aux éditions Le Robert.  La chronique La puce à l'oreille, en partenariat avec les éditions Le Robert. À retrouver sur le blog Dis-moi Robert.  Programmation musicale : L'artiste Jain & Meryl - FAM.

  3. 4d ago

    Cécile Alduy: des mots aux personnes, l'épuration linguistique aux États-Unis

    « Crise climatique » « handicap » « diversité » « LGBT » « racisme », environ 250 mots ont été bannis des documents administratifs et des sites gouvernementaux aux États-Unis depuis janvier 2025. Comment cette guerre culturelle et linguistique laisse désormais place à une guerre concrète contre les individus ? La même chose pourrait-elle arriver en France ?  Cécile Alduy vit aux États-Unis depuis vingt ans et elle observe depuis janvier 2025 le sentiment de peur qui étreint toute la population devant un État répressif « jusque dans la manière dont on a le droit de parler ou de chercher », explique-t-elle.  « On interdit de faire de la recherche sur un certain nombre de sujets ».  Une véritable police du langage s'est mise en place et les Universités sont devenues « l'ennemie publique N°1 ». Et pour cause, le langage y est utilisé pour penser, pour débattre.  Le régime Trump utilise la langue comme une arme de destruction : on efface la langue et les mots « comme un nouvel ordre du langage ».  Au fil de son enquête, Cécile Alduy a recensé près de 400 mots interdits. Une liste tentaculaire.  Des mots comme « gender » ont été retirés des textes fédéraux. Ce qui est visé, au fond, c’est tout ce qui n’est pas « pensée MAGA ». Ce ne sont pas seulement des mots qui disparaissent, mais les gens qu’ils désignent : une véritable purification lexicale. Pour Cécile Alduy, supprimer ce vocabulaire, c’est attaquer des droits concrets : « si on élimine le mot “transgenre”, cela veut dire qu’on ne peut plus renouveler son passeport, on n’existe plus socialement. Ce sont des attaques réelles. On nettoie de l’espace public la visibilité de beaucoup de gens. » Selon la chercheuse, une menace comparable pèse aujourd’hui sur la France : « on commence à être sous emprise, on commence à s’autocensurer ». Elle propose de faire de ces mots interdits des « mots‑étendards »: « si ces mots sont interdits, c’est qu’ils ont du pouvoir. Il faut les utiliser, même un mot comme “fœtus” : sans ce mot, pas de droit à l’avortement. Il faut une langue qui nous aide à penser plus. » Invitée : Cécile Alduy, professeur de littérature à l’Université de Stanford. Chercheuse associée au CEVIPOF à Paris. Son essai D’abord, ils sont venus chercher les mots est paru aux éditions des Arènes. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Lomé pour parler de la saison 10 du festival « Rendez-vous international du rire à Lomé » et c’est Valentin Vieyra, artiste humoriste - formateur en techniques d'écriture humoristique et en gestion scénique et directeur de ce festival qui nous en parle !  Programmation musicale :  L'artiste BEN Plg avec le titre Histoire sans fin.

  4. Sep 16

    L'art de la chute : six jeunes auteur-ices s'emparent des codes du stand-up

    « L'art de la chute » est une mise en voix qui réunit sept auteurices sur scène. Tour à tour, ils livrent un récit à la première personne où s’entremêlent joyeusement vécu et fiction, poésie et politique. Quand écrire devient aussi l’art de tenir sur ses jambes. Tantôt drôles, absurdes, inquiets, tendres, et toujours percutants, les textes qui composent L'Art de la chute font résonner des voix singulières pour transformer l'espace théâtral en lieu d'affirmation et de réinvention de soi.  Les thèmes abordés sont les violences économiques et sexuelles, la transidentité, le racisme systémique, les troubles psychiques.  Ainsi, Pierre Koestel, écrivain de théâtre et dramaturge, endosse le rôle de maître de cérémonie et imagine plusieurs façons de faire vibrer les textes du collectif. « Avec le stand-up, on tend vers le comique, pourtant c'est une technique d'écriture assez rigide ! Il y a des règles de musicalité de la langue. » Il utilise la chute comme fil conducteur. C'est un art qui peut paraître minoré, et pourtant c'est très politique. « Une vanne, ça se construit, ça doit être saillant. Il faut parfois réécrire la punchline jusqu'à ce qu'elle fasse mouche ! » Marie de Dinechin est comédienne et autrice. Elle axe son travail autour de la bipolarité. Elle même atteinte de ce trouble psychique, elle joue avec les codes de l’autofiction. Son écriture est tournée vers le public pour tenter de lui raconter cette maladie, avec beaucoup d’humour et de joie. Invités : Pierre Koestel et Marie de Dinechin.   La puce à l’oreille Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décortique les expressions de la langue française dans sa chronique La puce à l’oreille. Cette semaine, elle nous met dans « de beaux draps » avec Benjamin Rouxe, lexicographe aux éditions Le Robert.  La chronique La puce à l'oreille, en partenariat avec les éditions Le Robert. À retrouver sur le blog Dis-moi Robert.  Programmation musicale : L'artiste Eddy de Pretto avec le titre « Sous influence ».

  5. Sep 15

    La chanteuse Camille pour son nouvel album «The Sound of Milk»

    Neuf ans après Ouï, Camille sort un nouvel album The Sound of Milk, un disque enregistré sur plus de 15 ans autour de la maternité, de l’enfance et de l’adolescence, et des chansons qui grandissent en même temps.  Il aura fallu près de quinze ans à Camille pour composer ce nouvel album. Pensé comme un triptyque, il se déploie comme un véritable hommage à la maternité. Tout commence avec le titre « The Sound of Milk », choisi en anglais parce qu’elle redoutait la polysémie du mot « lait » en français. « C’est aussi la douceur du son milk qui m’a décidée », confie-t-elle. Articulé en trois volets — naissance, enfance, adolescence — l’album est une suite de récits intimes. Camille a attendu que ses enfants grandissent avant de poser un regard distancié sur la maternité et sur eux. Elle y célèbre la joie, comme force vitale dans une époque troublée « Dans cet état d'anxiété, on peut rester tendre. J'aime croire qu'une chanson pourrait avoir la possibilité de sauver le monde. » Pour écrire ses textes, elle puise parfois dans un mot d’enfant, une onomatopée, une phrase lâchée au hasard. Elle se dit « plus sensible aux sons qu’aux images » et évoque « une montée en sons à partir de mots simples », comme si le langage se réinventait à hauteur d’enfant. Camille est une chanteuse, auteure-compositrice et musicienne française reconnue pour son univers singulier, mêlant pop expérimentale, chanson française et recherches vocales contemporaines. Révélée au début des années 2000, notamment avec l’album Le Fil, elle s’est imposée par sa façon de traiter la voix comme un véritable instrument, en jouant sur les textures, les boucles et les percussions vocales. Parmi ses titres marquants, on peut citer « Ta douleur », « Au Port », « Pale Yellow » ou encore « Je ne mâche pas mes mots ».  Au fil de sa carrière, elle a exploré des univers variés à travers des albums comme Le Sac des filles, Music Hole ou Ilo Veyou, où l’on trouve des chansons telles que « Paris », « Gospel With No Lord » ou « L’Étourderie ». Elle a aussi participé à des projets collectifs et à des bandes originales,  théâtre et performance vocale.  Invitée : la chanteuse Camille. Son album triptyque « The sound of milk » sortira le 18 septembre 2026.   Programmation musicale :  - Comptine extraite du volet 1 Naissance - La terre du volet 2 Enfance - Monsieur Garçon du volet 3 Adolescence - GTB du volet 3 Adolescence.

  6. Sep 14

    Théâtre : Dans «Casting Lear», Andrea Jimenez réinvente le Roi Lear chaque soir

    Chaque soir, la metteuse en scène Andrea Jiménez invite un nouvel acteur à monter sur scène pour endosser le rôle du Roi Lear… mais sans aucune répétition préalable et sans avoir appris le texte : un véritable saut dans le vide ! Le comédien est uniquement guidé par la metteuse en scène en direct… à l’aide d’un acteur souffleur.   Mathieu Amalric, Nicolas Bouchaud, Pascal Gregory, Arthur Nauziciel, Laurent Pointrenaux, Pascal Reneric et Dorcy Rugmaba, Marcel Bozonnet : un casting de luxe avec des acteurs majeurs du théâtre et très célèbres qui acceptent de se jeter dans le vide pour jouer le Roi Lear ! le spectateur ne sait pas à l'avance quel comédien jouera le vieux roi shakespearien « c'est pour créer cet effet de surprise de l'irrépétible, de l'unique », explique Andrea Jimenez. « Les comédiens eux-mêmes acceptent pour ce désir d'être toujours surpris, de faire face à quelque chose de nouveau. »  « C'est même plus qu'une expérience, c'est un voyage. », précise Marcel Bozonnet.  Sur scène, Andrea Jimenez joue le rôle de Cordélia, la fille de Lear, et il y a un acteur qui souffle le texte à l’acteur qui joue Lear avec une oreillette... Cet acteur ne sait rien du texte... La metteuse en scène a appliqué ce dispositif 135 fois avec 135 acteurs différents et notamment au festival d'Avignon.  Le Roi Lear, tragédie de Shakespeare, a été écrite entre 1603 et 1606. La pièce raconte l’histoire d’un vieux roi qui décide de partager son royaume entre ses trois filles en échange de déclarations d’amour. Trompé par les flatteries de Goneril et Regan, il déshérite Cordélia, la seule sincère. Les deux aînées, une fois au pouvoir, l’humilient et le chassent, tandis qu’un complot parallèle oppose le duc de Gloucester à son fils légitime Edgar, trahi par l’ambitieux Edmund. Lear sombre alors progressivement dans la folie en découvrant la trahison de ses deux filles et la fragilité du pouvoir. Cordélia revient avec une armée pour le sauver, mais la défaite, les exécutions et les meurtres se succèdent, aboutissant à la mort de Cordélia et de Lear, et à une fin profondément tragique qui interroge la justice humaine et divine...  Avec cette pièce, la metteuse en scène Andrea Jimenez entend faire le lien entre son histoire personnelle et celle contée par William Shakespeare : ainsi que le Roi Lear a répudié Cordélia, la metteuse en scène a elle-même été répudiée par son père... Invités :  Andrea Jiménez, autrice et metteuse en scène de Casting Lear et Marcel Bozonnet, l'un des comédiens qui joue le rôle du Roi Lear.    Andrea Jiménez est metteuse en scène, interprète, auteure et productrice espagnole. Marcel Bozonnet est un acteur, metteur en scène et pédagogue français né à Semur-en-Auxois, le 18 mai 1944. Ancien directeur du Conservatoire national, ancien administrateur de la Comédie française, il a joué des dizaines de rôles sur toutes les scènes d’Europe avec les plus grands metteurs en scène. Il joue le rôle du Roi Lear.  Casting Lear, d’après Le Roi Lear, de William Shakespeare : à voir au Théâtre de la Ville, aux Abbesses jusqu’au 18 septembre 2026. Et la chronique Ailleurs au Canada avec Sherry Simon, professeure émérite de l’Université Concordia. Elle participe à une conférence consacrée aux Langues minorisées, pour fêter les 30 ans de la Déclaration universelle des droits linguistiques qui aura lieu le jeudi 17 septembre 2026 à l’Université Concordia Montréal.  Programmation musicale :  Le groupe Java et Winston « Macanuf » avec le titre En fait.

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