Éco d'ici éco d'ailleurs

Chaque samedi, Bruno Faure ouvre les grands dossiers de l’actualité économique internationale avec les spécialistes du service Économie de RFI et les meilleurs experts. La globalisation et ses enjeux, l’émergence du continent africain, les mutations technologiques, les crises internationales, leur impact sur les situations économiques locales et sur les populations sont au programme d’Éco d’Ici, Éco d’Ailleurs. *** Diffusions le samedi (vers toutes cibles), à 10h10 TU et 23h10 TU.

  1. 2D AGO

    Pétrole : la crise profitera-t-elle aux producteurs africains?

    Quelles sont les grandes mutations du secteur pétrolier africain ? Entre tensions géopolitiques au Moyen-Orient, baisse relative des investissements internationaux, transition énergétique et quête d’attractivité, les pays africains producteurs tentent de repositionner leur stratégie. Tournée dans le cadre des 4èmes Journées Pétrole, cette émission réunit experts, économistes, représentants d’États et industriels autour d’une même interrogation : comment transformer les ressources pétrolières en véritable levier de développement durable ?   NOS INVITÉS Gacyen Mouely, associé gérant 3M - Partners & Conseils et organisateur des 4èmes Journées Pétrole à Casablanca Cyril Ruchonnet, directeur associé chez S&P Global Laura Sima, directrice associée, recherche sur les Solutions Amont chez S&P Global Mahamat Togoï, ingénieur géologue, enseignant-chercheur à l'Institut National Supérieur de Pétrole de Mao (Tchad) Hashir Mabignath Sall, directeur général adjoint de l'Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI) du Gabon Michel Prudhomme Nzouba fondateur Eco Partners, ancien dirigeant de Shell, Assala Energy, Maurel & Prom.   Les grandes thématiques de l’émission 👉 Un marché pétrolier mondial bouleversé Le blocage du détroit d’Ormuz et les tensions géopolitiques ont profondément déstabilisé le marché mondial des hydrocarbures. Malgré la montée des énergies renouvelables, le pétrole et le gaz représentent encore près de 80% de la demande énergétique mondiale. Les États producteurs africains voient dans cette situation une opportunité de renforcer leur rôle stratégique. 💬Cyril Ruchonnet : « Le rééquilibrage mondial pourrait profiter aux producteurs africains. » 💬 Laura Sima : « Même avant le conflit au Moyen-Orient, les pétroliers cherchaient déjà à diversifier leurs zones d'investissements. » 👉 L’attractivité des pays africains L’Afrique dispose d’importantes réserves pétrolières, mais peine encore à attirer suffisamment d’investissements. Les compagnies pétrolières ne regardent plus uniquement le potentiel géologique : elles analysent désormais la stabilité politique, la fiscalité, la gouvernance et la sécurité juridique avant d’investir. 💬 Michel Prud'homme Nzouba : « L’attractivité commence par la géologie. » 💬 Cyril Ruchonnet : « Les investisseurs recherchent aujourd’hui des découvertes plus rentables. » 💬 Mahamat Togoï : « Les compagnies veulent désormais des retours sur investissement plus rapides. » 💬 Laura Sima : « Les sociétés pétrolières aiment la stabilité, un projet se pense sur trente ou quarante ans.. » 💬 Hashir Mabignath Sall : « Nous avons gagné en crédibilité auprès des investisseurs. » 👉 La réforme des codes pétroliers Plusieurs invités insistent sur l’importance des cadres réglementaires. Les codes pétroliers doivent être plus flexibles, plus lisibles et mieux appliqués afin d’accélérer les projets et de rassurer les investisseurs internationaux. 💬 Gacyen Mouely : « Le code pétrolier n’est qu’un outil. » 💬 Michel Prud'homme Nzouba : « Le vrai problème est souvent la mise en application des codes. » 💬 Mahamat Togoï : « Les États doivent créer un cadre général favorable. » 👉 Le contenu local et la création d’emplois Les intervenants défendent un contenu local plus ambitieux. L’objectif est de permettre aux entreprises africaines de participer davantage aux activités à forte valeur ajoutée du secteur pétrolier plutôt que de rester cantonnées aux services périphériques. 💬 Gacyen Mouely : « Le contenu local doit être structuré et compétitif. » 💬 Michel Prud'homme Nzouba : « Les capacités locales ont été historiquement négligées. » 👉 La transition énergétique Tous reconnaissent que l’après-pétrole doit être anticipé dès aujourd’hui. Les revenus issus des hydrocarbures doivent financer la diversification économique et le développement de nouvelles énergies. 💬 Hashir Mabignath Sall : « Le pétrole reste une énergie de transition indispensable. » NOS REPORTAGES Gabon : le projet gazier du Cap Lopez Le reportage d’Yves-Laurent Goma montre la transformation du terminal pétrolier du Cap Lopez en futur hub gazier. Le groupe Perenco investit près de deux milliards de dollars dans un projet de gaz naturel liquéfié destiné à faire du Gabon un exportateur de gaz dès 2028. Madagascar : relancer une industrie fragilisée À Madagascar, la société Madagascar Oil tente de relancer la production pétrolière après dix ans d’arrêt. Comme le montre le reportage de Guilhem Fabry, les autorités espèrent attirer de nouveaux investisseurs grâce à un futur code pétrolier plus compétitif. 💻 Réalisation : Hadrien Touraud / Stéphane Défossez 🎵 Choix musical : Fala - Vicky R / Oxlade

    55 min
  2. MAY 15

    Investissements en Afrique : risques perçus et risques réels, les voies de la rentabilité

    Au sommet Africa Forward de Nairobi (Kenya), cinq acteurs clés de la finance en Afrique (Ecobank, Proparco, Meridiam, Africinvest, Melanin Kapital) débattent du paradoxe qui freine les investissements sur le continent : une perception du risque souvent bien supérieure à la réalité. Instruments de dérisquage, appui des données, besoins de gouvernance : quelles clés pour libérer le potentiel africain ? Émission présentée par Bruno Faure enregistrée au Kenyatta International Convention Centre de Nairobi (Kenya) le 12 mai 2026.  Nos invités 🎙️ Françoise Lombard, directrice générale de Proparco Françoise Lombard dirige Proparco, la branche de l'Agence française de développement dédiée au secteur privé. Depuis bientôt cinquante ans, Proparco finance et accompagne des entreprises en Afrique dans tous les secteurs : agriculture et agribusiness, industrie, services, infrastructures énergétiques, private equity et capital-risque. L'institution dispose de six bureaux régionaux sur le continent et opère via une palette d'instruments financiers allant du prêt classique aux prises de participation, en passant par des outils de garantie et d'accompagnement technique. 🎙️ Thierry Déau, directeur général de Meridiam Thierry Déau dirige Meridiam, société de gestion française spécialisée dans le développement, le financement et la gestion de long terme de projets d'infrastructure essentiels. Meridiam gère environ 28 milliards d'euros pour le compte d'investisseurs institutionnels ; l'Afrique représente environ 10 % de ses encours, avec près de 2 milliards de fonds propres déployés pour créer une dizaine de milliards d'investissements sur le continent en huit ans. L'Europe reste son cœur d'activité (50 %), complétée par les Amériques. En Afrique, il porte notamment le parc éolien de Kipeto (Kenya), désormais en cours d'extension. 🎙️Mélanie Keïta Mariam, fondatrice de Melanin Kapital D'origine sénégalo-congolaise et installée à Nairobi depuis plusieurs années, Mélanie Keïta a fondé Melanin Kapital, une néo-banque dédiée au crédit des PME et startups africaines qui innovent dans l'économie verte. L'institution est opérationnelle dans douze pays, en Afrique de l'Est, de l'Ouest et centrale, grâce notamment à un partenariat stratégique avec Ecobank. Sa particularité : prêter aux tout premiers emprunteurs, ceux qui n'ont pas accès au crédit bancaire classique. Pour cela, Melanin Kapital a développé ses propres modèles de crédit-score fondés sur les données de mobile money et les créances clients. 🎙️ Aziz Mebarek, co-fondateur d'AfricInvest Franco-tunisien, Aziz Mbarek est le co-fondateur d'AfricInvest, plateforme panafricaine d'investissement dont les fonds sont incorporés à Maurice et dont les neuf bureaux couvrent l'Afrique du Nord (Tunisie, Maroc, Égypte, Algérie) et l'Afrique subsaharienne (Kenya, Côte d'Ivoire, Nigéria, Maurice, Afrique du Sud) sans compter Dubaï. Avec une centaine de salariés issus d'une vingtaine de nationalités, AfricInvest est l'une des plus grandes équipes africaines de fonds propres, dette privée et venture capital. 🎙️ Jeremy Awori, directeur général du groupe Ecobank Transnational Jeremy Awori est un dirigeant bancaire kényan, né à Nairobi. Il est aujourd’hui le directeur général du groupe bancaire panafricain Ecobank Transnational Incorporated fondé en 1985 à Lomé (Togo). Elle est aujourd’hui l’un des plus grands réseaux bancaires du continent africain, présente dans plus de 30 pays. Son activité principale est la fourniture de services financiers aux particuliers, aux entreprises et aux institutions, notamment à travers la banque de détail, la banque d’investissement et les services numériques. Les grandes thématiques de l'émission 👉 Le paradoxe du risque africain L'Afrique attire des investissements croissants, mais reste stigmatisée par une perception de risque excessive. Les invités distinguent le risque réel — politique, climatique, monétaire — du risque perçu, souvent amplifié par des indices génériques et une méconnaissance du continent. 💬 Françoise Lombard (Proparco) « Il faut voir le continent africain comme un investissement de long terme. Penser le long terme sur le continent, c'est absolument indispensable. Et puis il faut accepter d'être au contact des réalités du continent et de ne pas transposer nécessairement nos propres réalités sur le continent. » 👉 Les instruments de dérisquage Garanties partielles sur portefeuilles de PME, assurances contre le risque politique (Miga/Banque mondiale), finance mixte combinant capital public et privé, structuration en tranches de risque différenciées : un panorama concret des outils disponibles. 💬 Mélanie Keita (Melanin Kapital) : « C'est vraiment toute une chaîne de valeur de financement qui doit être mise en place. Et grâce aux institutions du développement, on est capables d'accéder à plus de fonds, mais on doit travailler avec tous les acteurs de la chaîne pour pouvoir atteindre une femme qui n'est pas bancarisée et qui a quand même besoin de financement. » 👉 Financer les petites et moyennes entreprises Comment prêter à une PME agricole sans collatéral ni historique bancaire ? Les invités décrivent les montages innovants – crédit-score mobile, partenariats avec des coopératives, chaînes de valeur multi-acteurs – qui permettent d'atteindre les entreprises non bancarisées. 💬 Jeremy Awori (Ecobank) : « Pour les PME, essentielles aux économies africaines, nous tentons de minimiser le risque de défaut de paiement. Nous travaillons actuellement pour fournir des garanties et une couverture en cas de sinistre de premier et de second rang. Il s'agit de l'un des secteurs d'activité à la croissance la plus rapide au sein de la banque. » 👉 La concurrence internationale et les co-constructions Face aux financeurs asiatiques, les acteurs européens défendent leurs avantages comparatifs : durabilité contractuelle, normes ESG, non-consolidation de la dette souveraine. Mais la co-construction avec des acteurs d'autres continents est aussi une réalité du quotidien. 💬 Thierry Déau (Meridiam) : « La compétitivité ne vient pas forcément que du financement. Elle vient du coût, de la qualité – qui n'est pas toujours le même quand on multiplie ces trois facteurs en comparant une entreprise chinoise et une entreprise européenne. » 👉 Gouvernance, réglementation et cadres juridiques Continuité réglementaire, licences bancaires pays par pays, allocation des bilans bancaires vers les bons du Trésor plutôt que vers les PME, retards de paiement de la sécurité sociale : les obstacles institutionnels concrets identifiés par les praticiens. 👉 La data, nerf de la guerre de l'investissement L'absence de données fiables et accessibles sur les économies africaines reste un frein majeur pour les investisseurs étrangers. Améliorer la collecte et la transparence des données macroéconomiques et microéconomiques est présenté comme la réforme prioritaire. 💬 Aziz Mebarek (AfricInvest) : « Comment peut-on avoir un vrai rating et une vraie mesure du risque réel et effectif qui prévaut en matière d'investissement en Afrique ? Quand on voit tous les secteurs de la vie quotidienne, on trouve des entreprises européennes qui réussissent. Je pense que c'est vraiment le moment de s'engager. » 💻 Réalisation : Boris Vichith / Guillaume Munier 🎵 Choix musical : Ssaru ft Trio Mio – Mi Amor

    1h 13m
  3. MAY 9

    Canal+ Afrique veut devenir un géant audiovisuel panafricain

    Directeur général de Canal+ Afrique, David Mignot est le grand invité de l'économie RFI-Jeune Afrique. Il défend une stratégie fondée sur l’effet d’échelle, la production locale et l’innovation technologique pour faire face aux plateformes mondiales. Après le rachat de Multichoice, le groupe veut devenir un acteur audiovisuel panafricain incontournable. Cotation à Johannesburg, lutte contre le piratage, contenus africains et nouveaux usages numériques : David Mignot détaille ses ambitions. Entretien assuré par Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique). Réalisation : Yann Bourdelas / Lauren Némausat / Stéphane Defossez. Découvrez l'émission en vidéo en cliquant ici. Canal+ Afrique change de dimension L’année 2026 marque une étape importante avec l’entrée du groupe Canal+ à la Bourse de Johannesburg. Une double cotation après Londres, destinée à renforcer l’ancrage africain du groupe et à ouvrir son capital à des investisseurs du continent. Pour David Mignot, cette implantation financière a aussi une portée symbolique. Canal+ veut apparaître comme un acteur pleinement intégré à l’écosystème audiovisuel africain. Le rachat de Multichoice pour atteindre une taille critique Le dirigeant revient sur l’acquisition de Multichoice, opérateur historique de télévision payante en Afrique anglophone et lusophone. Cette opération doit permettre au nouvel ensemble de dépasser les 40 millions d’abonnés dans près de 70 pays. Un changement d’échelle jugé indispensable face à la concurrence des grandes plateformes mondiales comme Netflix, Amazon ou Disney. David Mignot insiste sur la complémentarité géographique entre Canal+ et Multichoice. Selon lui, l’objectif est de construire un groupe capable d’investir massivement dans les contenus et les technologies. Le patron de Canal+ Afrique rappelle que le groupe emploie déjà plusieurs milliers d’ingénieurs et investit plus d’un milliard d’euros dans les infrastructures technologiques. Le piratage présenté comme la principale menace Contrairement aux idées reçues, David Mignot estime que le principal concurrent de Canal+ ne sont pas les grandes plateformes de diffusion mais le piratage. Selon lui, les nouvelles formes de diffusion illégale via les réseaux internet haut débit représentent un danger majeur pour toute l’industrie audiovisuelle. Le dirigeant explique que sans protection de la propriété intellectuelle, il devient impossible de financer durablement les productions locales et les grands événements sportifs. Miser sur les contenus africains Canal+ revendique aujourd’hui plus de 10 000 heures de contenus produits chaque année sur le continent africain dans une trentaine de langues. Séries ivoiriennes, productions nigérianes, contenus malgaches ou programmes en wolof, bambara ou peul : le groupe veut renforcer sa présence locale et développer des récits africains capables de séduire un public international. David Mignot compare cette stratégie à celle de la Turquie ou de la Corée du Sud, devenues de grands exportateurs de contenus audiovisuels. Selon lui, la taille du marché africain pourrait permettre à terme l’émergence de productions capables de rayonner à l’échelle mondiale. Des productions adaptées aux marchés locaux Le patron de Canal+ Afrique assure que les contenus locaux peuvent devenir rentables grâce à des coûts de production adaptés aux réalités économiques de chaque pays. Canal+ mise également sur la formation des talents locaux grâce à Canal+ University et à la Talent Factory de Multichoice. Plusieurs milliers de professionnels auraient déjà été formés aux métiers de la production audiovisuelle. Football, sport et diversification des contenus Le football reste un pilier majeur de l’offre de Canal+, notamment grâce à la Ligue des champions et aux grandes compétitions internationales. Mais David Mignot insiste sur la nécessité de ne pas dépendre uniquement des droits sportifs. Le groupe cherche à diversifier ses contenus avec des séries, des documentaires, des programmes jeunesse ou encore du basket africain et les sports de combat. Selon lui, la force de Canal+ repose avant tout sur sa capacité à agréger des contenus variés destinés à l’ensemble des membres d’un foyer. Une stratégie tournée vers les nouveaux usages Face à l’explosion du smartphone et des plateformes numériques, Canal+ veut adapter ses formats et ses outils de diffusion. David Mignot estime que le métier du groupe consiste désormais à occuper le temps libre des consommateurs, quel que soit l’écran utilisé. Le dirigeant reconnaît la montée en puissance de YouTube, TikTok ou Instagram, mais considère que les grands contenus premium conservent une place essentielle dans les usages audiovisuels. Canal+ veut devenir un acteur africain de référence Présent dans l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne, Canal+ revendique plus de 35 000 points de vente et des centaines de chaînes africaines diffusées sur ses bouquets. David Mignot affirme que le groupe est aujourd’hui perçu comme un acteur profondément africain malgré ses origines françaises. Le patron de Canal+ Afrique insiste enfin sur l’idée d’une « Afrique terre de croissance », devenue selon lui un axe stratégique majeur pour le groupe depuis plusieurs années.

    49 min
  4. MAY 1

    Newspace, datacenters, climate tech: les nouveaux horizons de l'économie

    Éco d’ici, éco d’ailleurs explore cette semaine les transformations majeures de l'économie mondiale à travers trois secteurs stratégiques : les infrastructures numériques, l’innovation technologique liée au climat et la conquête spatiale. Trois entrepreneurs européens livrent leur vision de ces nouveaux champs de compétition où se jouent souveraineté, innovation et croissance. Une bataille qui se joue désormais autant sur Terre… que dans l’espace. Immersion dans les data centers : la souveraineté numérique en action Invité : Louis Blanchot, CEO d'Etix Everywhere L’émission débute par une visite immersive dans un data center, infrastructure clé de l’économie numérique. Louis Blanchot présente les enjeux techniques et stratégiques de ces installations. Un pilier invisible de l’économie numérique Les data centers assurent le stockage et le traitement des données, indispensables au fonctionnement d’Internet, du cloud et de l’intelligence artificielle. Leur fonctionnement repose sur quatre piliers essentiels : une alimentation électrique continue un système de refroidissement performant une sécurité renforcée une connectivité optimale La gestion thermique est cruciale : les serveurs doivent fonctionner dans une plage de température précise pour éviter toute défaillance. Un secteur en pleine expansion Porté par l’essor de l’IA, le marché des data centers connaît une croissance rapide. Etix s’est spécialisé dans les « data centers de proximité » (edge), permettant de rapprocher les infrastructures des utilisateurs finaux et d’améliorer la performance des services. L’entreprise a connu une forte croissance, passant de quelques sites à un réseau national couvrant plusieurs régions françaises, avec des ambitions européennes. L’enjeu clé : la souveraineté des données Au-delà de la performance technique, Louis Blanchot insiste sur un enjeu stratégique majeur : la souveraineté numérique. Dans un contexte géopolitique tendu, la maîtrise des données devient essentielle, notamment pour les secteurs sensibles comme : la défense l’aéronautique la recherche et développement L’idée n’est pas de tout localiser, mais de protéger les données stratégiques. Le choix d’un opérateur de data center devient ainsi un acte politique autant qu’économique. Transformer la recherche en business : le modèle du startup studio Invité : Olivier Thirifays, cofondateur de BXVentures Deuxième étape de l’émission : la Belgique pour découvrir le modèle du startup studio avec BXVentures Un pont entre laboratoire et marché Le constat de départ est simple : l’Europe regorge de technologies innovantes issues de la recherche, mais celles-ci peinent souvent à atteindre le marché. Le startup studio propose une approche différente : collaboration étroite avec les chercheurs co-création de startups financement initial accompagnement stratégique Contrairement aux incubateurs classiques, le studio s’implique directement dans la création des entreprises et partage les risques. Focus sur les climate tech BX Ventures se concentre sur les technologies liées au climat, avec une double exigence : impact environnemental positif viabilité économique L’objectif est de développer des innovations capables de répondre à des besoins industriels concrets, sans dépendre uniquement de réglementations ou de subventions. Un écosystème à construire Le modèle repose sur une collaboration étroite avec les industriels dès les premières phases. Cela permet : d’évaluer la pertinence des technologies d’ajuster leur développement de sécuriser leur débouché commercial Un exemple emblématique est le projet Chipswin, qui vise à structurer un écosystème européen dans la microélectronique en mutualisant infrastructures, compétences et ressources. Un enjeu européen majeur Pour Olivier Thirifays, l’Europe doit accélérer la mise sur le marché de ses innovations. Trop souvent, les technologies restent bloquées au stade du prototype, alors que d’autres régions du monde avancent plus vite. L’enjeu est clair : renforcer la souveraineté industrielle en densifiant l’écosystème technologique. Le NewSpace : l’économie à la conquête du cosmos Invité : Charles Beigbeder, entrepreneur et investisseur, président du fonds Audacia, auteur NewSpace, l'économie à la conquête du cosmos (Eyrolles) L'entretien est à découvrir en vidéo ici L’émission s’ouvre sur un horizon encore plus vaste : l’espace. Charles Beigbeder, investisseur passionné, décrypte les nouvelles opportunités économiques du secteur spatial. Une révolution en cours Le spatial n’est plus réservé aux États. Grâce à la baisse des coûts : fabrication de satellites lancements en orbite de nouveaux acteurs privés investissent massivement ce secteur. Le « new space » devient ainsi un terrain de compétition économique majeur, avec des applications multiples : connectivité mondiale observation de la Terre exploitation future de ressources extraterrestre Trois phases historiques Charles Beigbeder distingue trois grandes étapes : une phase géopolitique dominée par la guerre froide une phase industrielle contrôlée par de grands groupes une phase actuelle marquée par l’arrivée d’acteurs privés Aujourd’hui, l’espace devient un domaine économique « normal », accessible aux entreprises et aux investisseurs. Un enjeu stratégique pour l’Europe Face à la domination des États-Unis et de la Chine, l’Europe doit structurer son écosystème spatial pour rester compétitive. Le NewSpace représente à la fois : une opportunité économique majeure un enjeu de souveraineté technologique Réalisation de l'émission : Lauren Némausat Choix musical : « Miss Yo » – Danitsa feat. Béesau

    1 hr
  5. APR 25

    Démographie : une bombe économique silencieuse?

    Vieillissement accéléré en Europe, chute de la natalité en Chine, explosion démographique en Afrique : la démographie est-elle en train de redessiner l’économie mondiale ? Elle n’est plus une simple variable statistique mais déterminant central de la puissance d'un pays. Retraites, productivité, immobilier, croissance, travail, intelligence artificielle : autant de sujets abordés avec deux économistes aux approches parfois convergentes, parfois opposées. Nos invités 🎤 Thibault Prébay, économiste, auteur de Démographie, la bombe tranquille (Éditions du Rocher) Ancien professionnel de la finance et analyste économique, Thibault Prébay défend l’idée que le choc démographique est sous-estimé car il agit lentement, presque silencieusement, avant de produire des effets brutaux. Son expression de « bombe tranquille » résume sa thèse : la crise démographique n’explose pas comme une crise financière, elle fragilise progressivement les sociétés jusqu’au moment où les systèmes sociaux, le marché du travail et les équilibres économiques commencent à se déchirer. 💬 « Le plus gros impact a quelque chose de très sourd, très lent, dont on a tendance à ne se rendre compte que quand c’est trop tard. » Thibault Prébay interroge aussi la capacité réelle des gains de productivité et de l’intelligence artificielle à compenser durablement la raréfaction du travail humain. 💬 « On passe d’un monde qui ne savait pas comment occuper ses enfants à un monde qui ne sait pas comment occuper les postes. » 🎤 David Duhamel, professeur d'économie à Sciences Po, auteur du livre et du podcast Un monde sans enfants Son point de départ : la chute mondiale de la fécondité est un phénomène inédit dans l’histoire humaine.  💬 « Le choc démographique est absolument inédit, global, universel et compliqué à comprendre. » Selon lui, l’événement majeur n’est pas seulement économique, il est civilisationnel. Il insiste notamment sur le rôle des transformations culturelles, du rapport à la parentalité et des rapports femmes-hommes. 💬 « La maternité est devenue un choix pour les femmes. Cela change tout. » David Duhamel invite à repenser les catégories avec lesquelles on mesure le progrès, en remettant notamment en question l’idée selon laquelle la croissance démographique ou le PIB seraient les seuls horizons du bien-être collectif. Un débat central : l’exemple chinois La Chine occupe une place centrale dans cette émission comme illustration spectaculaire du basculement démographique mondial. Après des décennies marquées par la politique de l’enfant unique, le pays affronte aujourd’hui une chute des naissances, un vieillissement accéléré et des tensions croissantes sur son modèle économique. Les invités soulignent que cette transition fragilise plusieurs piliers du développement chinois : la main-d’œuvre abondante, la croissance tirée par l’investissement et la dynamique immobilière. Cléa Broadhurst, correspondante permanente de RFI en Chine insiste sur le fait que le recul de la natalité ne s’explique pas seulement par l’héritage des politiques publiques passées, mais aussi par des facteurs sociaux profonds : coût du logement, pression éducative, précarité de l’emploi des jeunes et transformation des aspirations familiales. Elle souligne que les politiques natalistes lancées par Pékin peinent à inverser la tendance, car le problème relève moins d’un déficit d’incitations que d’un changement structurel des comportements. Elle met aussi en avant les conséquences géopolitiques possibles de cette contraction démographique pour la puissance chinoise. L’Afrique, l’autre versant du basculement mondial L’Afrique apparaît dans l’émission comme le contrepoint démographique des sociétés vieillissantes. Alors que l’Europe et une partie de l’Asie connaissent le ralentissement ou le recul de leur population, le continent africain concentre une part croissante de la jeunesse mondiale et pourrait représenter un habitant sur quatre d’ici 2050. Les échanges soulignent que cette dynamique peut devenir un puissant levier économique — à travers le marché du travail, l’innovation, l’urbanisation et la consommation — mais seulement si elle s’accompagne d’investissements massifs dans l’éducation, l’emploi et les infrastructures. Les invités rappellent ainsi que la croissance démographique n’est pas automatiquement un dividende économique : sans politiques adaptées, elle peut aussi accentuer les déséquilibres. L’Afrique est donc présentée moins comme un simple réservoir démographique que comme l’un des lieux où se jouera une part du futur économique mondial. Réalisation : Lauren Némausat Choix musicaux : Na Lingi Yo - Sly Johnson Fais des bébés - Jean-Jacques Goldman.

    55 min
  6. APR 18

    L'Afrique numérique entre ambitions continentales et réalités du terrain

    À l'occasion du Gitex Africa Morocco 2026 à Marrakech, Eco d'ici Eco d'ailleurs dresse un état des lieux de la tech et du développement de l'IA sur le continent — souveraineté des données, financement, inclusion rurale, langues africaines et modèles propres à l'Afrique. Au micro de Bruno Faure (RFI), un florilège d'invités venus de différents horizons pour décrypter les enjeux de cette bataille stratégique. GITEX Africa, organisé par le Dubai World Trade Centre, est un événement annuel combinant exposition et conférences organisé à Marrakech (Maroc). L’événement réunit des leaders technologiques, des innovateurs, des start-up et des décideurs politiques pour faire progresser la transformation numérique à travers le continent africain. LES INVITÉS 🎤 Amal El Fellah Seghrouchni — Ministre marocaine de la Transition numérique et de la Réforme de l'administration "Les Africains vont créer leur modèle de langage. Il ne s'agit pas de copier, il s'agit de trouver la troisième voie africaine de l'intelligence artificielle."   L'entretien est à découvrir en vidéo et en intégralité ici   🎤 Yasmine Ndassa — PDG de Noor, consultante en stratégie data et IA (Atlanta / Maroc / Cameroun) 💬 "L'IA est un catalyseur qui va faire la différence entre de petits sauts ou des Quantum Leap. L'Afrique aura beaucoup à montrer au reste du monde." 🎤 Khalil Al Americani — Directeur général de Vodacom RDC 💬 "L'intelligence artificielle est un outil d'accélération incroyable, mais c'est comme l'énergie nucléaire — on peut bien s'en servir ou mal s'en servir." 🎤 Saad Jittou — Cofondateur de Weego, startup de mobilité intelligente (Maroc / Sénégal) 💬 "En Afrique, on ne parle pas de licornes, on parle de gazelles ou de chameaux — un modèle qui pousse à la croissance, mais surtout à la rentabilité rapide pour résister aux obstacles du continent." 🎤 Steven Bedi — Fondateur de Tylimmo, marketplace immobilière digitale (Côte d'Ivoire) 💬 "L'Afrique n'a pas forcément besoin d'une transformation digitale. Elle a besoin d'une digitalisation. Quand les besoins de base sont résolus, on fait un bond qui dépasse les technologies qu'on voulait rattraper." L'émission est à découvrir en vidéo et en intégralité ici   🎤 Yongkil Lee — Directeur de la Korea Africa Foundation, société spéciale relevant du ministère des Affaires étrangères de la Corée du Sud qui a été lancée en 2018. 💬  "Si nous regardons le présent, l'Afrique n'est pas encore là où nous voyons l'avenir — dans dix ans, dans vingt ans. Nous n'avons pas besoin d'être les premiers, nous devons coopérer."   LES POINTS-CLÉS 👉 Souveraineté numérique et modèle africain de l'IA Le Maroc ambitionne de ne pas simplement reproduire les modèles américain, chinois ou européen. La ministre Amal El Fellah Seghrouchni plaide pour un hub arabo-africain du numérique — l'équivalent d'une Commission européenne à l'échelle du continent — et pour des modèles de langage travaillant sur des langues jusqu'ici ignorées comme le darija ou l'amazigh. La coopération avec Mistral AI porte ainsi sur des petits modèles de langage adaptés aux réalités locales. 👉 Langues africaines et biais des données L'IA mondiale est bâtie sur les grandes langues dominantes. Les dialectes africains — bambara, duala, wolof, darija — y sont quasi absents, ce qui crée des biais profonds et exclut des communautés entières des bénéfices de la technologie. Des startups africaines commencent à entraîner des modèles sur ces langues, une responsabilité que les grandes plateformes étrangères n'assumeront pas d'elles-mêmes. 👉 Inclusion rurale et besoins fondamentaux La RDC doit encore connecter 40 à 50 millions de personnes. Pour Steven Bedi, le vrai levier n'est pas la transformation digitale spectaculaire mais la digitalisation des besoins élémentaires : payer, se loger, se déplacer. L'exemple du mobile money — inventé en Afrique, aujourd'hui envié par l'Europe pour l'instantanéité de ses transferts — illustre ce que produit une innovation ancrée dans le quotidien. En RDC, 26 milliards de dollars circulent annuellement sur la plateforme M-Pesa. 👉 Financement et écosystème startup Le financement reste le nerf de la guerre. Les banques africaines demeurent frileuses, et contrairement à la Silicon Valley, les startups du continent doivent souvent afficher clients et revenus avant même de lever des fonds. Vodacom joue un rôle de catalyseur en ouvrant ses API, en finançant des incubateurs et en accompagnant les jeunes entrepreneurs. Weego a quant à lui bouclé une levée de plus d'un million de dollars pour s'étendre au Maroc, au Sénégal et en Côte d'Ivoire. 👉 Modèles à l'international : Corée du Sud, États-Unis, Europe La Corée du Sud est perçue comme un modèle inspirant pour la jeunesse africaine. La Korea Africa Foundation mise sur la climate tech et l'agritech, deux secteurs où la technologie coréenne est avancée et où la demande africaine est forte. Du côté américain, c'est la culture de collaboration d'écosystème — accepter l'échec, partager les connaissances — qui retient l'attention, plus que les licornes elles-mêmes. 👉 Coopération continentale : promesse ou réalité ? Malgré les disparités réglementaires et d'infrastructures, des convergences profondes existent. Weego a transposé son modèle du Sénégal au Maroc avec peu d'adaptations. La ministre marocaine a incubé 350 femmes africaines issues de 28 pays sur des projets technologiques communs. Pour tous les intervenants, la clé tient en quatre impératifs : former, financer, réguler et, surtout, coopérer. 🎵 Choix musicaux : Second Line - Lyre le temps (feat. Original Pinettes Brass Band) Djekafo -Mamani Keita, Nicolas Repac 💻 Réalisation : Guillaume Munier.

    49 min
  7. APR 11

    «L'Union européenne reste le partenaire le plus fiable de l'Afrique» - Moussa Batraki (OEACP)

    Grand invité de l’économie RFI-Jeune Afrique, Moussa Batraki, secrétaire général de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), revient sur les grands défis économiques et géopolitiques qui redéfinissent les équilibres mondiaux. À la tête d’une organisation qui rassemble 79 pays, il évoque sa volonté de transformer l’ACP en une plateforme plus influente dans les négociations internationales, notamment sur les questions de financement, de climat et de commerce. Le sommet de Malabo (Guinée Équatoriale), organisé à l’occasion du 50è anniversaire de l’organisation, marque une étape-clé dans ce repositionnement stratégique. Face à la crise énergétique mondiale, amplifiée par les tensions au Moyen-Orient, Moussa Batraki souligne la double réalité des pays africains : une forte dépendance aux importations, mais aussi un potentiel important en matière de production et de transformation locale. La transition énergétique, entre énergies renouvelables et nucléaire, pose la question centrale des financements et des partenariats internationaux. Au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique), il aborde également la vulnérabilité alimentaire du continent, confronté à une hausse des importations et à des chocs extérieurs répétés. Autant d’enjeux qui appellent, selon lui, à une réflexion de long terme pour permettre aux pays ACP de s’affirmer comme des acteurs à part entière dans la recomposition du système économique mondial. 💻 Réalisation : Yann Bourdelas / Guillaume Munier. 🎵 Choix musicaux : Naika - One Track Mind Jocelyn Balu - Borumba Song

    48 min
  8. APR 3

    Guerre, pétrole, marchés financiers : qui gagne, qui perd ?

    Alors que les tensions géopolitiques s’intensifient autour du détroit d’Ormuz et du conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, les marchés financiers mondiaux sont sous pression. Hausse du pétrole, incertitudes économiques, volatilité accrue : dans ce contexte instable, une question s’impose à tous — investisseurs, États, entreprises : qui va gagner de l’argent, et qui va en perdre ? Pour y répondre, Eco d’ici Eco d’ailleurs réunit plusieurs spécialistes de la finance et des marchés afin d’analyser les risques… mais aussi les opportunités. Des marchés sous tension permanente L’émission met en lumière un changement profond : les marchés sont désormais influencés en temps réel par les déclarations politiques, les réseaux sociaux et les algorithmes de trading. Une simple déclaration peut provoquer des réactions instantanées sur les marchés mondiaux. Dans ce contexte, deux scénarios se dessinent :  Les risques choc énergétique durable ralentissement économique, hausse de l'inflation et des taux d'intérêt instabilité financière accrue Les opportunités secteurs énergétiques et matières premières stratégies d’investissement opportunistes arbitrages rapides pour les investisseurs avertis NOS INVITÉS 🎙️ Clémentine Gallès - cheffe économiste chez Société Générale Private Banking, accompagne des clients dans la gestion de leur patrimoine financier à l’échelle internationale. Elle souligne une évolution notable du comportement des investisseurs : une meilleure résistance au stress une habitude croissante de la volatilité une approche plus rationnelle face aux crises « Sur les marchés actions, le choc jusqu'à présent reste plutôt contenu quand on regarde l'indicateur de volatilité, l'indicateur de la peur. »   🎙️ Omar Dibo - cofondateur de Finneko. Basé à Monaco, il développe une approche d’éducation financière visant à rendre les investisseurs autonomes. Sa méthode repose sur une analyse dite « top-down », inspirée des grands investisseurs internationaux : partir de la géopolitique et de la macroéconomie identifier les tendances globales en déduire les secteurs porteurs « Les taux augmentent parce qu'il y a une certaine spéculation, cela reflète une certaine prime de risque sur les dettes européennes et américaines. Mais si on a une accalmie du conflit dans les prochaines semaines, je ne serai pas étonné de voir les taux revenir sur un pricing normal. » 🎙️ Alexandre Baradez - analyste marchés chez IG France, observe en temps réel les réactions des actifs aux événements mondiaux. Dans un environnement dominé par la géopolitique, il met en lumière les mécanismes en chaîne : tensions → hausse du pétrole hausse du pétrole → hausse des taux hausse des taux → pression sur les marchés Mais, son analyse se veut nuancée : la situation actuelle pourrait ressembler davantage à un choc économique qu’à une inflation durable. « Le risque aujourd’hui, c’est plutôt un scénario type 2008 : une flambée de l’énergie suivie d’un retournement brutal plutôt qu'une vraie vague inflationniste comme celle post-Covid. » 🎙️ Laurent Fontaine, designer de profession, représente ces investisseurs individuels de plus en plus nombreux à intervenir sur les marchés. Son parcours illustre l’apprentissage progressif nécessaire : premières pertes dès ses débuts importance de la diversification nécessité de comprendre ses investissements « J’ai compris assez vite qu’il fallait diversifier ses investissements, conserver des poches de liquidité et profiter des creux de marché. » En fin d'émission, notre entretien avec Yassine El Yattioui Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sont multiples : énergétiques, commerciales, géopolitiques, y compris en Afrique. Nous avons reçu le chercheur Yassine El Yattioui, docteur en science politique et relations internationales à l'université de Salamanque (Espagne). Un entretien à découvrir en vidéo et en intégralité sur la chaîne Youtube de RFI. 🖥️ Réalisation de l'émission : Guillaume Munier / Yann Bourdelas 🎵 Choix musical : You know I'm down - Juls ft. Tyler Daley

    1h 10m

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Chaque samedi, Bruno Faure ouvre les grands dossiers de l’actualité économique internationale avec les spécialistes du service Économie de RFI et les meilleurs experts. La globalisation et ses enjeux, l’émergence du continent africain, les mutations technologiques, les crises internationales, leur impact sur les situations économiques locales et sur les populations sont au programme d’Éco d’Ici, Éco d’Ailleurs. *** Diffusions le samedi (vers toutes cibles), à 10h10 TU et 23h10 TU.

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