Journal d'Haïti et des Amériques

13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Anne Cantener vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radio, après celui de l’Afrique francophone. Le pays compte six émetteurs pour diffuser RFI en modulation de fréquence. C’est pour cet auditoire que, chaque jour, RFI consacre un reportage, ou une interview, spécifiquement consacré à Haïti. 

  1. 10h ago

    Au Salvador, derrière les prisons, la plage

    Le plus petit pays d'Amérique centrale devient, jour après jour, l’un des pays les plus touristiques de la région. Mais ce boom touristique a aussi un revers. En 2025, au moins 3,5 millions de touristes ont visité le Salvador, devant le Costa Rica.  Les plages du littoral, réputées pour leurs vagues, attirent notamment des surfeurs venus du monde entier. Mais cette attractivité a ses inconvénients : hausse du coût de la vie, spéculation immobilière alimentée par les acheteurs étrangers et accès au littoral de plus en plus difficile pour les habitants. Illustration dans la ville côtière d’El Tunco. Un reportage de Marie Griffon.   Au Venezuela, pouvoir et opposition annoncent des points d’accord Au Venezuela, le premier round du dialogue entre le pouvoir et une partie de l'opposition s'est achevé mercredi 12 août 2026. Un dialogue à huis-clos lancé la semaine dernière, sous l'égide de Washington. L'objectif : préparer la très attendue transition démocratique, sept mois après la capture de l'ex-président Nicolas Maduro par l'armée états-unienne. Les représentants du régime chaviste et de l'opposition ont trouvé plusieurs points d'accord. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   Déchets en Haïti : un État aux abonnés absents En Haïti, le quotidien Le Nouvelliste dénonce un État aux abonnés absents dans l’assainissement des déchets qui jonchent les rues de la capitale Port-au-Prince, notamment. Le journal se penche aussi sur les exigences du Conseil électoral pour être candidat à l’élection présidentielle. Dans son éditorial, le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval, rappelle les promesses des autorités à l’approche de la rentrée des classes. À écouter aussiEn Haïti, ils transforment les déchets plastiques en objets utiles Le journal d’Outre-mer la 1re La France métropolitaine enregistre déjà, depuis le début de l’année 2026, 17 jours de canicule selon Météo France. C'est pire qu'en 2003, année qui a marqué les esprits des Français. Mais la Métropole n’est pas la seule touchée : la sécheresse atteint aussi des niveaux alarmants en Martinique. À écouter aussiVagues de chaleur en Europe : comment agir sur les causes du réchauffement climatique ?

  2. 1d ago

    Au Canada, les feux changent «le visage de la forêt boréale»

    Le pays traverse une nouvelle saison d’incendies majeure, avec plus de 20 000 personnes évacuées en Colombie Britannique. Par endroits, la forêt brûle avant même d’avoir le temps de se remettre du précédent incendie. Une centaine d’incendies sont toujours actifs en dans la province canadienne de Colombie Britannique. Au-delà du nombre d’hectares brûlés, c'est aussi le rythme auquel les feux reviennent qui pose un problème. La végétation n’a plus temps de se régénérer. Dans l’immense forêt boréale canadienne, c’est un équilibre millénaire qui se dérègle, au point de compromettre la régénération de certaines espèces pourtant adaptées au feu. Un dossier de Nafi Alibert.   Primaires démocrates aux États-Unis À 4 mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, une nouvelle série de primaires se tenait hier (11 août 2026), avec en toile de fond la lutte entre centristes et progressistes au sein du parti démocrate. Vainqueure du scrutin dans le Minnesota, l’aile gauche du parti s’est inclinée de manière inattendue dans le Wisconsin. À lire aussiÉtats-Unis: l’aile gauche démocrate gagne la primaire dans le Minnesota, mais perd dans le Wisconsin   DJ Kémissa, première femme DJ à sortir un album en Haïti Après 10 ans de carrière comme DJ et productrice en Haïti, DJ Kémissa fait partie des noms qui résonnent fort en Haïti. Avec son premier album qui sort ce mercredi 12 août 2026, elle souhaite briser le plafond de verre et ouvrir la voie aux futures générations femmes DJ en Haïti, dans un milieu encore majoritairement masculin. Elle raconte à Chloé Cadoux comment l’album Fanm Flanm a vu le jour. À écouter aussiKemissa Trécile, reine des platines en Haïti   Le journal « La 1ère » Caraïbes Les Antilles en « alerte pollution » ! Et cette fois, ce ne sont pas les tristement célèbres algues sargasses qui sont en cause. Avec Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

  3. 2d ago

    Haïti : à Carrefour-Feuilles, des habitants de retour malgré l'insécurité

    Dans ce quartier de la capitale, Port-au-Prince, certains riverains qui avaient fui la violence des gangs reviennent chez eux, épuisés par les conditions de vie très difficiles dans les camps de déplacés. Mais la zone n'est pas encore totalement repassée sous le contrôle des forces de sécurité. Des habitants abandonnés face aux gangs Derrière ces retours, se cache une inquiétude majeure : la sécurité. Les habitants disent vouloir retrouver leur quartier, mais réclament d’abord des garanties pour pouvoir y vivre et circuler librement. En l’absence d’un contrôle total de l’État, des brigades d’autodéfense tentent de maintenir une présence dans certaines zones. Les organisations de défense des droits humains alertent sur les risques auxquels s’exposent des habitants qui regagnent une zone où l’autorité de l’État reste limitée. « Le retour des populations déplacées ne constitue pas une victoire sécuritaire. Il s’agit plutôt d’un abandon orchestré. Aujourd’hui, la population qui regagne ces zones fait face à une double menace : d’un côté, la terreur des groupes armés et, de l’autre, les exécutions sommaires qui pourraient être perpétrées lors des opérations de ratissage menées par les forces de l’ordre », craint Darbenski Gilbert, de l’Ordre des défenseurs des droits humains.   Chili : craintes de privatisation du géant du cuivre Codelco Ce lundi 10 août 2026, le gouvernement chilien d'extrême-droite a annoncé que pour la première fois de l'histoire du pays, le géant public du cuivre Codelco pourra garder dans ses caisses 100% de ses bénéfices engrangés en 2025, afin de diminuer sa dette de réinvestir cet argent dans l'entreprise. Le chiffre exact du manque à gagner pour le budget du pays n'a pas été dévoilé, mais ces bénéfices s'élevaient à 2,4 milliards de dollars l'an dernier (2025). Le cuivre est la principale richesse du pays (plus de la moitié de ses exportations) et Codelco contribue fortement au budget de l'État. Cette décision intervient deux semaines après qu'Arturo Squella, sénateur et chef de file du Parti Républicain (le parti du président d'extrême-droite José Antonio Kast) a dit dans une interview que privatiser l'entreprise publique du cuivre devait être la prochaine étape pour le gouvernement. La déclaration a suscité de nombreuses critiques et a finalement été démentie par le ministre de l'Économie et des Mines. Elle suscite toutefois des craintes chez certains syndicats de mineurs. Codelco est issue de la nationalisation du cuivre décidée sous la présidence du socialiste Salvador Allende, renversé par un coup d'État militaire en 1973. Cette politique était le symbole de la réappropriation par les Chiliens de leurs ressources naturelles, qui devaient contribuer à financer des services publics comme l'école ou la santé. À lire aussiMatières premières: le Chili acte la création d'un nouveau géant du lithium   Au Mexique, une cérémonie pour invoquer la pluie Le réchauffement climatique (provoqué par les activités humaines) et les phénomènes comme El Niño provoquent des événements extrêmes auxquels les populations rurales sont les plus vulnérables. À la fin de la saison sèche au Mexique, quand les chaleurs sont intenses et les incendies trop fréquents, dans quelques villages des montagnes de l’État de Guerrero perdure une cérémonie : la bagarre des tigres. Dédiée à la divinité de la pluie Tlalóc (qui présente les traits d’un jaguar), ce rituel invite les habitants à se battre en duel jusqu’au sang. Une goutte de sang versée sur la terre aurait la vertu d’appeler la pluie et serait la promesse de belles récoltes, explique Gwendolina Duval dans son reportage. À lire aussiMexique: des pluies diluviennes font 28 morts à travers le pays   Dans le journal de La 1ère... La «galère » pour les utilisateurs des transports en commun en Martinique. Avec Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

  4. 3d ago

    Trente ans après le meurtre de Tupac Shakur, l’heure du dénouement?

    Le procès de Duane Davis s’ouvre ce lundi 10 août 2026 à Las Vegas. L’ancien membre de gang accusé d'avoir orchestré et participé au meurtre de Tupac Shakur, en septembre 1996. En 1996, Tupac Shakur est une star mondiale. Il a 25 ans et il a déjà obtenu 36 disques d'or, 19 de platine, 2 de diamant. Une légende née en 1971 dans le quartier d'East Harlem, à New York, dans une famille de militants pour les droits des Afro-Américains. Ses parents sont tous les deux membres des Black Panthers. En 1988, la famille déménage près d'Oakland, en Californie. Et c'est donc là que Tupac Shakur lance sa carrière professionnelle. Il s'impose rapidement comme une des figures du gansta rap, ce sous-genre du hip-hop où la culture des gangs se mêle à celle du rap. Il se distingue par son flow et ses morceaux engagés. Il y parle de racisme, de la misère des ghettos, de violences policières... Mais aussi de sujets plus légers, comme dans le mythique « California Love », qu'il interprète avec Dr Dre. Sans doute son plus gros tube. Le rappeur est également connu pour ses multiples déboires judiciaires, avec plusieurs condamnations, notamment une à quatre ans et demi de prison pour viol. Il en sortira au bout de neuf mois. Il existe à l’époque de fortes rivalités entre les rappeurs de la côte ouest et ceux de la côte est. Ça se manifeste à travers les textes, mais aussi par gangs interposés. Tupac, lui, est lié à celui des Bloods. Des liaisons dangereuses qui vont conduire à sa mort. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   Au Pérou, le Chumbivilcas ne veut pas de Fujimori Au Pérou, Keiko Fujimori commence son quinquennat et prend les rênes d’un pays divisé en deux. Elle s’est imposée fin juin 2026 avec seulement 50 000 voix d’avance sur son adversaire de gauche rurale Roberto Sanchez. Une nette fracture entre Lima, la capitale, et les régions du Sud, profondément anti-fujimoriste. Un rejet quasi unanime, dans une région où la mémoire de la dictature de son père reste vive, comme en témoigne la région de Chumbivilcas. Ici, plus de 95% de la population a voté pour Roberto Sanchez et ne veut pas de Keiko Fujimori comme présidente. Un reportage de notre correspondant, Martin Chabal.   La difficulté d’être artiste en Haïti L'invitée Haïti du jour est la comédienne et chanteuse Néhémie Bastien. En France pour participer au festival Les Turennales à Turenne, en Corrèze, Néhémie Bastien proposera des créations musicales et littéraires. Elle revient avec Olivier Rogez, du service Culture de RFI, sur la difficulté d'être artiste en Haïti dans la situation actuelle.   Le journal d’Outre-mer la 1re Une première en Guyane : dimanche matin (9 août 2026), le grand public a pu participer à un rituel chamanique.

  5. 6d ago

    Un nouveau cycle politique en Colombie

    Après quatre ans de gouvernance de gauche, l'extrême droite prend les rênes du pouvoir en Colombie. Le nouveau président Abelardo de la Espriella est investi ce vendredi 7 août 2026. Abelardo de la Espriella a fait de la lutte contre l’insécurité et la criminalité l’une de ses priorités. Pour marquer cet engagement, il a choisi de prêter serment à Cali, une région touchée par plusieurs attentats ces derniers mois, plutôt que dans la capitale Bogota. Ce début de mandat devrait donc être marqué par une stratégie répressive, une offensive militaire et par la fin des négociations avec les groupes armés et criminels. Une rupture, donc, avec la politique de « paix totale » et de dialogue du président sortant Gustavo Petro. Les explications de Sarah Krakovitch, du service International de RFI. Un éléphant blanc au Sénat colombien En ce mois d'août 2026, RFI vous propose une série de portraits de jeunes qui feront parler d’eux dans les six prochains mois. Cap aujourd’hui sur la Colombie où un éléphant blanc siège désormais au Congrès. El Elefante blanco, Luis Carlos Rua de son vrai nom, est un militant anti-corruption qui dénonce depuis des années la mauvaise utilisation des fonds publics sur les réseaux sociaux, déguisé en éléphant blanc. Il vient de se faire élire sénateur. Son portrait par Marine de La Moissonnière, du service International de RFI.   En Haïti, des hospitalisations qui posent question En Haïti, des membres de gangs, et même l'un de leurs principaux chefs, profiteraient de conditions de soins privilégiées dans un hôpital de Carrefour, à une dizaine de kilomètres à l'ouest du centre de Port-au-Prince. C’est ce que révèle une enquête du média d’investigation indépendant Ayibopost. Nous en parlons avec son auteur, Jérôme Wendy Norestyl. À écouter aussiEn Haïti, les conséquences dramatiques de la pénurie de poches de sang     Le journal d’Outre-mer la 1re Une immersion dans le service territorial de la police judiciaire et scientifique de Cayenne, en Guyane.

  6. Aug 6

    En Haïti, des élections avec ou sans des candidats sous sanctions?

    Le processus d’inscription sur les listes électorales a commencé depuis une semaine en Haïti. L’un des enjeux majeurs des élections dont le premier tour doit avoir lieu le 13 décembre 2026, c’est la participation ou non des figures politiques sous sanctions internationales. Les deux enjeux majeurs des élections à venir concerne la participation des Haïtiens au scrutin, avec un processus d’inscription particulièrement lent et long, et la validation des candidatures. Or, remarque Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste, nombre de ces candidats sont aujourd’hui visés par des sanctions internationales en raison de liens présumés avec les gangs ou de soupçons de corruption.   Le Nouvelliste revient aussi sur la question du kidnapping. La PNH, la police nationale haïtienne, a annoncé le renforcement de son dispositif de sécurité à Delmas. Une annonce attendue, observe Frantz Duval, car la police était jusqu’ici aux abonnés absents. « La police a refait surface. C’est une bonne chose. Mais on va voir ce qu’elle va faire concrètement », dit-il. Le quotidien rapporte enfin qu’aux États-Unis, une juge fédérale a levé l’ordonnance qui empêchait encore l’administration Trump d’appliquer la fin du TPS, le statut de protection temporaire dont bénéficiait les quelque 330 000 Haïtiens résidents dans le pays. Ceux-ci ne pourront plus conduire ou travailler, et risqueront à tout moment d’être arrêtés par l’ICE, la police de l’immigration. « Aux États-Unis, quand vous ne travaillez pas et que vous ne pouvez pas conduire, vous n’existez pas », remarque Frantz Duval. À écouter aussiÉtats-Unis : pourquoi 350 000 Haïtiens perdent-ils leur protection?   Les influenceurs mexicains ciblés par les cartels Au Mexique, les cartels tuent aussi les influenceurs. Le dernier exemple en date est celui de César Gastélum, un créateur de contenu âgé de 25 ans, abattu en pleine rue à Culiacan, la capitale de l'État de Sinaloa. Il est le neuvième influenceur tué dans cet État de l’est du pays depuis septembre 2024. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   Au Salvador, quel avenir pour le bitcoin ? Le président Nayib Bukele avait fait du bitcoin une monnaie légale en 2021. Cinq ans plus tard, le bilan est contrasté. Si le gouvernement continue de promouvoir son image de pionnier des cryptomonnaies, l'usage du bitcoin reste très limité dans la vie quotidienne des Salvadoriens. Un reportage de notre correspondante régionale, Marie Griffon. À écouter aussiLe Salvador abandonne le bitcoin comme monnaie officielle Le journal d’Outre-mer la 1re Lentement mais sûrement, la rétrocession aux collectivités locales du foncier détenu par l’État en Guyane se poursuit…

  7. Aug 5

    Escalade des tensions diplomatiques entre le Brésil et Washington

    Washington a annoncé, ce mardi 4 août 2026, révoquer le visa de l'ambassadrice brésilienne dans le pays nord-américain. Après une période d'entente cordiale entre Donald Trump et Lula, les relations entre les deux géants du continent ne cessent de s'envenimer depuis quelques mois, à l'approche de l'élection présidentielle prévue au Brésil en octobre 2026. C'est une escalade « sans précédent, de l'avis même des diplomates brésiliens et états-uniens », au moins depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, souligne Anaïs Fléchet, professeure d'histoire à Sciences Po Strasbourg. Ce mardi, l'administration de Donald Trump a annoncé avoir révoqué le visa de l'ambassadrice brésilienne dans le pays, sans toutefois que cela entraîne son expulsion. Une réaction, selon Washington, au retard des autorités brésiliennes à donner leur agrément à l'ambassadeur états-unien nommé en juin 2026.   Insultes et attaques par président interposé « Cette bataille diplomatique s'inscrit dans une suite d'épisodes marquant une dégradation des relations bilatérales », poursuit la spécialiste du Brésil. En juillet, les États-Unis ont imposé de nouveaux droits de douane à une série de produits brésiliens. « Au niveau rhétorique, cela passe aussi par le soutien affiché de l'administration Trump à la candidature de Flavio Bolsonaro », fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro et candidat à l'élection présidentielle face au président sortant de gauche Lula. « Ce soutien se manifeste soit par des déclarations directes depuis les États-Unis, soit par exemple via un tiers comme le président argentin Javier Milei, qui s'est rendu au Brésil lors de la convention d'investiture de Flavio Bolsonaro comme candidat et qui multiplie les insultes et les attaques vis-à-vis du président Lula, précise la chercheuse. Ce qui a provoqué également une crise diplomatique avec l'Argentine ». Brasilia a invité ce mardi l'ambassadeur argentin à rentrer chez lui. Une courte entente cordiale Pourtant, malgré leurs divergences idéologiques, Donald Trump et Lula avaient manifesté publiquement leur bonne entente à plusieurs reprises depuis le retour à la Maison Blanche du milliardaire états-unien. « Curieusement, lors de l'assemblée générale des Nations unies l'an dernier (2025), les deux hommes se sont croisés dans les couloirs de l'ONU un peu par hasard avant leur intervention et Donald Trump a fait l'éloge de Lula lors de son discours. Quelque chose s'est passé. Les deux hommes se sont revus lors du sommet l'ASEAN en octobre 2025, puis Lula est allé en visite à Washington et tout s'est plutôt bien passé entre eux deux », rappelle Thomas Zicman de Barros, docteur associé au Cevipof, à Sciences Po Paris.  À lire aussiMalgré leurs divergences, Trump et Lula affichent leur satisfaction après une réunion à la Maison Blanche Accusations d'ingérence électorale Après cette visite survenue en mai, les relations se sont à nouveau tendues, à l'approche de l'élection présidentielle prévue en octobre 2026. Lula a été investi officiellement dimanche 2 août par son parti pour tenter de décrocher un quatrième mandat et affrontera donc Flavio Bolsonaro, le fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro. Le gouvernement brésilien accuse les États-Unis d'ingérence électorale, et a refusé en juillet d'octroyer des visas à deux fonctionnaires du département d'État américain. Lula les a accusés publiquement de vouloir « s'immiscer dans les élections ». Ils sont soupçonnés d'avoir voulu participer à une campagne de désinformation visant à mettre en doute le système de vote électronique au Brésil. Le Brésil isolé dans une Amérique largement acquise à l'extrême-droite De fait, l'administration Trump, et en particulier son chef de la diplomatie Marco Rubio, voudraient voir basculer à l'extrême-droite le Brésil, l'un des rares pays encore gouverné par la gauche sur le continent. « ​​​​​​​Le basculement d'une série de pays vers l'extrême-droite dans le reste du continent a encouragé l'administration Trump et en particulier Marco Rubio vers une ligne dure. Des pays dans lesquels les États-Unis sont intervenus pour soutenir des candidats d'extrême-droite, comme en Colombie, au Chili, ou encore en Argentine, analyse Anaïs Fléchet. Ce basculement régional isole le Brésil et rend l'action de Marco Rubio et des États-Unis plus directe et plus offensive dans le pays dernièrement. » Cet interventionnisme pourrait se révéler être une arme à double tranchant pour Washington, car « le Parti des travailleurs de Lula a fait de la défense de la souveraineté nationale un thème de campagne majeur, ce qui se double d'une dénonciation de l'ingérence des États-Unis et renvoie aussi à un discours plus ancien de dénonciation de l'impéralisme des États-Unis », explique Anaïs Fléchet.   Aux États-Unis, une association aide des familles à rendre visite à leurs proches en prison Depuis deux décennies, la Pennsylvania Prison Society, une organisation à but non lucratif financée par l'État de Pennsylvanie, permet chaque année à des milliers de personnes (principalement des femmes noires) de rendre visite à leurs proches détenus dans les prisons d'État. Mais l'ONG a bien failli devoir mettre fin à son activité, avant d'obtenir sur le fil un nouveau financement pour l'année prochaine. Car depuis la pandémie de Covid-19, le système carcéral s'est transformé et tourné davantage vers des visites virtuelles, en visioconférence. À Philadelphie, François-Damien Bourgery a suivi une des visites organisées par l'association.   Haïti : les Gonaïves face à la saison des cyclones La saison cyclonique, débutée en juin 2026, frappe de plein fouet la ville des Gonaïves et ses environs. Mi-juillet 2026, des pluies diluviennes accompagnées de vents violents se sont abattues sur plusieurs communes du département de l’Artibonite. Dans la section communale de La Pierre, située à une dizaine de kilomètres au nord-ouest des Gonaïves, les vents ont déraciné des arbres et arraché des toitures. Deux personnes sont mortes, dont une enfant de 9 ans. La saison des cyclones atteint généralement son pic au mois de septembre en Haïti. Ronel Paul a joint pour RFI la Protection civile locale et une ONG italienne sur place, pour mieux comprendre comment elles tentent de prévenir les risques liés aux ouragans et aux cyclones en cette saison. À écouter aussiCap-Haïtien : mouvement de colère face aux inondations Dans le journal de La 1ère... Lancée en février 2026 en Martinique, la pétition « anti-algues sargasses » n’a pour l’instant pas atteint son objectif, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

  8. Aug 4

    Au Chili, l'ultra-droite cherche à réécrire l'histoire dans un Musée «de la vérité»

    Des parlementaires du Parti national libertarien, proches de la coalition du président d'extrême-droite José Antonio Kast, demandent au dirigeant du pays la création d'un Musée « de la vérité ». Il s'agirait, selon eux, de commémorer les « victimes » du gouvernement socialiste de Salvador Allende entre 1970 et 1973, juste avant le coup d’État militaire.   Il existe bien à Santiago du Chili un Musée de la mémoire et des droits humains : un grand bâtiment contemporain couleur bronze, proche du centre historique de la capitale. On y trouve de nombreux témoignages et archives des crimes commis sous la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), qui a fait plus de 3 000 morts. Pourtant, ce musée serait incomplet, selon certains élus d'extrême-droite qui voudraient créer un autre lieu présentant leur propre version de l'histoire.  Pénuries Sept parlementaires d'ultra-droite, membres du Parti national libertarien, ont présenté en juin une résolution demandant au président d'extrême-droite José Antonio Kast (au pouvoir depuis mars) la création d'un Musée « de la vérité ». Ces élus défendent l’idée selon laquelle le coup d’État militaire était justifié et nécessaire, et souhaitent dénoncer « les abus, la famine ainsi que l’humiliation » qu’auraient subi des millions de Chiliens pendant ces trois années où la coalition de gauche, l'Unité Populaire, gouvernait le pays après avoir accédé démocratiquement au pouvoir en 1970, et avant d'être déstabilisée puis renversée par un coup d'État soutenu par la CIA. Pourtant, explique la correspondante de RFI à Santiago, il ne sera pas question dans ce musée de l'ingérence des États-Unis au Chili. « Il s’agira d’un musée concernant l’histoire des Chiliens, pas celle des États-Unis, se défend Paulina Muñoz, l'une des élues à l'origine de la proposition. Il y aura des témoignages, des documents mais à travers le regard des Chiliens », sans plus de contexte, confirme-t-elle, jointe par Naïla Derroisné.   Intervention des États-Unis « Comprendre la période de l’Unité Populaire sans considérer le contexte interaméricain me parait très compliqué. Car de nombreux événements ayant eu lieu pendant cette période,  comme par exemple les pénuries, ont été le fruit d’interventions nord-américaines. L’utilisation de l’Histoire par la droite chilienne souffre d’un manque de méthodologie, estime Camila Gatica, professeure assistante au département des Sciences Historiques de l’Université du Chili. De plus, penser qu’il n’existe qu’une seule vérité et qu’elle est statique, me parait très problématique. Tout comme parler des pénuries alimentaires sans mentionner le programme de nutrition infantile instauré par l’Unité Populaire.»   Au Panama, des habitants manifestent contre un barrage destiné à alimenter le canal « Non au barrage », voilà ce qu'on pouvait lire notamment sur les banderoles de manifestants dans la capitale panaméenne ce lundi 3 août 2026. Près de 300 personnes s'y sont réunies, notamment des habitants et paysans, riverains du fleuve Indio, où doit être construit un barrage pour créer un lac artificiel destiné à alimenter le canal de Panama, menacé par la sécheresse. Les habitants, qui seront expropriés, se sentent trahis par l'État et dénoncent aussi le déplacement des tombes de leurs ancêtres enterrés dans huit cimetières qui se trouvent dans l'emprise du futur barrage. À lire aussiRéchauffement climatique: la pénurie d'eau douce menace la viabilité du canal de Panama Grenadye Alaso, d'où vient le cri de ralliement des supporters haïtiens ? Ces deux mots ont été scandés par tous les supporters haïtiens lors de la Coupe du monde de football masculin 2026. À l'origine, ordre militaire de l'armée coloniale française, la phrase « Grenadiers à l'assaut » a été détournée par des esclaves en armes, il y a plus de deux siècles. Pendant la guerre d'indépendance, elle devient un cri pour tenir bon et avancer malgré tout. La mémoire de la Révolution a toujours été mobilisée dans la culture populaire haïtienne. « Les Haïtiens ont toujours eu un attachement très romantique, presque épique, à leur histoire. Le football n'est que le terrain d'expression de ce patriotisme », explique le géographe Jean-Marie Théodat, de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, interviewé par Léonie Magro del Baño.  Avec la qualification d'Haïti pour sa première Coupe du monde en 52 ans, plus d'une vingtaine de chansons ont vu le jour en quelques semaines, au pays comme dans la diaspora. Parmi elles, « Ayiti Nan Batay », de la chanteuse Ayiiti, en featuring avec Boukman Eksperyans et Paul Beaubrun. « On s'est qualifiés le 18 novembre, le jour de la bataille de Vertières : c'est hyper symbolique. J'ai voulu rendre hommage aux grenadiers de maintenant et de l'époque », témoigne l'artiste auprès de RFI. À lire aussiCoupe du monde 2026: les larmes et la fierté des supporteurs après l’élimination d'Haïti   Dans le journal de La 1ère... Le ministre français de l’action et des comptes publics a atterri ce lundi (3 août 2026) en Guyane, d'où il a confirmé l’arrivée en 2027 de 15 douaniers supplémentaires, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiFrance: démantèlement d'un réseau de passeurs qui faisait transiter des migrants syriens par la Guyane

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13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Anne Cantener vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radio, après celui de l’Afrique francophone. Le pays compte six émetteurs pour diffuser RFI en modulation de fréquence. C’est pour cet auditoire que, chaque jour, RFI consacre un reportage, ou une interview, spécifiquement consacré à Haïti. 

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