Journal d'Haïti et des Amériques

13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Anne Cantener vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radio, après celui de l’Afrique francophone. Le pays compte six émetteurs pour diffuser RFI en modulation de fréquence. C’est pour cet auditoire que, chaque jour, RFI consacre un reportage, ou une interview, spécifiquement consacré à Haïti. 

  1. 6h ago

    Séisme au Venezuela : les habitants de La Guaira en colère contre le gouvernement

    Au Venezuela, le bilan provisoire du double tremblement de terre qui a frappé le pays, le 24 juin 2026, fait état de 1450 décès et 3150 blessés. La région côtière de La Guaira a été particulièrement touchée. Des centaines d’immeubles se sont effondrés. Ce matin, la terre a de nouveau tremblé. « C'est vraiment le chaos à La Guaira », témoigne la correspondante de RFI au Venezuela, Alice Campaignolle. « Les secouristes travaillent au péril de leur vie car la terre ne cesse de trembler. Il s'agit essentiellement d'habitants pas préparés, pas équipés, qui fouillent à mains nues les décombres dans l'espoir de retrouver des survivants ». « Des équipes de secouristes françaises, colombiennes et chiliennes sont également arrivées », poursuite la journaliste. « Les militaires, eux, tentent d'assurer la circulation », poursuit la journaliste qui précise qu'une morgue a été improvisée sur le port. « Certains quartiers excentrés se sentent oubliés, abandonnés par le gouvernement. Personne n'est encore venu leur prêter main forte », raconte Alice Campaignolle qui décrit « la colère, la frustration, le désespoir et la fatigue » des Vénézuéliens touchés par ce séisme. « Ils en veulent au gouvernement », dit encore notre correspondante. « Même si un tremblement de terre d'une telle magnitude aurait pris de court n'importe quel pays, il faut reconnaître un manque de préparation et un certain amateurisme de la part des autorités du Venezuela », ajoute-t-elle.   Argentine : J. Milei nomme un nouveau Premier ministre dans la perspective de la présidentielle. Ce dimanche, Javier Milei a nommé hier (28 juin 2026) Diego Santilli en remplacement de Manuel Adorni empêtré depuis des mois dans un scandale de fausse déclaration de patrimoine et d'enrichissement illicite. Ce politicien de carrière, issu du PRO, le part créé par l'ancien président Mauricio Macri, prendra ses fonctions mardi et aura pour mission de négocier avec les forces politiques représentées au Congrès et avec les gouverneurs des provinces. Une mission extrêmement importante puisqu'à plus d'un an de la présidentielle, Javier Milei sait qu'il va devoir nouer des alliances avec la droite et le centre. Les explications de Marine de La Moissonnière du service international de RFI.   Haïti : mobilisation pour la réouverture de l'hôpital de l'université d'État d'Haïti À Port-au-Prince, la fermeture de l’hôpital de l’université d’État d’Haïti, le plus grand centre hospitalier public du pays, continue de susciter de vives réactions. Fermé depuis plus de deux ans en raison de l’insécurité, cet établissement est un maillon essentiel de la formation des futurs médecins qui y effectuent habituellement leurs stages cliniques. Face à ce qu’ils qualifient d’inaction des autorités, des dizaines d’étudiants en médecine ont manifesté lundi 22 juin, dans les rues de la capitale pour exiger sa réouverture. Une mobilisation soutenue par le syndicat des travailleurs de l’établissement, mais dispersée par les forces de l’ordre à coups de gaz lacrymogènes. Malgré cela, les manifestants promettent de poursuivre leur mouvement. Reportage de Peterson Luxama.   Au Salvador, des mères sans nouvelles de leurs enfants emprisonnés Au Salvador, l’État d’exception est renouvelé pour la 52ème fois ce lundi. Ce cadre juridique d’urgence, instauré il y a quatre ans par le président Nayib Bukele, permet à la police d’arrêter et d’incarcérer sans jugement immédiat, ni accès rapide à un avocat. Plus de 89 000 personnes ont ainsi été arrêtées. Mais 8.000 d'entre elles seraient innocentes, selon plusieurs ONGs, dont Amnesty International. Derrière ces arrestations, qui visent majoritairement des hommes suspectés d’appartenir à des gangs criminels, il y a des épouses, des mères et des grands-mères qui disent avoir perdu toute trace de leurs proches depuis des années. Marie Griffon en a rencontré au Salvador.   Le journal de la 1ère Le dispositif Hôpital en tension a été activé au CHU de Martinique.

    30 min
  2. 3d ago

    Fin du TPS : forte inquiétude pour les Haïtiens installés aux États-Unis

    La Cour Suprême a donné raison jeudi 25 juin 2026 à l'administration Trump et confirme la fin du TPS, le statut de protection temporaire qui permettait à plus de 350 000 Haïtiens de résider légalement sur le sol états-unien, parfois depuis plus de 15 ans. Ils sont désormais à la merci de la police de l'immigration, qui peut les renvoyer en Haïti à tout moment. Au Chili, « la communauté haïtienne a été utilisée à des fins politiques » Au Chili, la police a localisé la soixantaine d’enfants haïtiens qui avaient été déclarés «introuvables» après leur arrivée au Chili, dans le cadre de procédures de regroupement familial. Ils sont tous en bonne santé et avec leurs parents. La Cour des comptes, dans un rapport préliminaire sur les conditions d’entrée de citoyens haïtiens au Chili, avait fait état de ces possibles disparitions, provoquant l’ouverture d’une cellule de crise par le gouvernement et d’une enquête pour trafic d’êtres humains. Michel-Ange Joseph, Haïtienne résidant au Chili depuis 12 ans, est travailleuse sociale et directrice de la fondation Cijys, un centre de recherche en sciences juridiques et sociales. Au micro de Naïla Derroisné, elle assure qu'il y a eu des erreurs dans la gestion de cette affaire d’enfants haïtiens disparus qui, en réalité, ne l’étaient pas. Elle estime même que «la communauté haïtienne a été utilisée à des fins politiques».   Le combat de vendeuses ambulantes mexicaines pour leur reconnaissance À Mexico, des milliers de femmes arpentent tous les jours le métro de la ville pour vendre leurs marchandises. Une activité qui permet à ces Mexicaines, souvent mères célibataire et précaires, de subvenir à leurs besoins et nourrir leurs enfants, mais qui les confrontent aussi à la discrimination et aux violences policières. Elles ont décidé de s’organiser pour obtenir un statut légal de travailleuses et ne plus être marginalisées par la société mexicaine, raconte la correspondante de RFI au Mexique, Marine Lebègue, qui les a suivies dans leur journée de travail.   L'Iran et les États-Unis s'affrontent... sur un terrain de volley Un match de volley très symbolique s'est tenu jeudi soir (25 juin 2026) à Orléans, en Ligue des nations. Les États-Unis affrontaient l'Iran et l'ont emporté 3-0. Le public soutenait très largement l'Iran et pour certains supporters, ce match avait malgré tout une signification particulière. Vahid Shamsoddinnezhad, de la rédaction en persan de RFI, était sur place et a pu échanger avec des spectateurs et spectatrices.   Dans le journal de La 1ère... Un tiers de siècle après l'interdiction du chlordécone, largement utilisé dans les bananeraies, plus de 8 Guadeloupéens sur 10 présentent encore des traces de ce pesticide dans le sang, précise Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiFrance: non-lieu confirmé dans le scandale sanitaire du chlordécone

    30 min
  3. 4d ago

    Au Venezuela, les sinistrés du séisme livrés à eux-mêmes

    Le Venezuela se réveille au lendemain du plus puissant séisme enregistré dans le pays depuis plus d'un siècle, sans encore connaître l'ampleur exacte des destructions ni le nombre définitif de victimes. À Caracas comme dans l'État de La Guaira, de nombreux habitants ont passé la nuit dehors, craignant de nouvelles répliques, tandis que plusieurs quartiers restent privés d'électricité, d'eau et d'internet.   Les témoignages recueillis par RFI évoquent des immeubles effondrés, des hôpitaux endommagés et des sinistrés contraints de s'organiser seuls. Alors que l'aide internationale commence à se mettre en place, de nombreux Vénézuéliens dénoncent l'absence de soutien des autorités et le manque d'informations officielles dans les heures ayant suivi la catastrophe.   À lire aussiVenezuela: après le double séisme, les sinistrés dénoncent l'absence d'aide et le manque d'informations Les Grenadiers partent la tête haute   Avec Frantz Duval, rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste, nous revenons sur ce que le journaliste qualifie de « l'indescriptible aventure de cette équipe » et aussi sur le sélectionneur, Sébastien Migné, parfois critiqué, mais qui ne s'est pas trop mal débrouillé, selon Frantz Duval.   Au Chili, le gouvernement de José Antonio Kast durcit le ton face aux mauvais payeurs de la dette étudiante  Depuis plusieurs années, des centaines de milliers de Chiliens financent leurs études supérieures grâce à un système de prêts bancaires garantis par l'État. Un dispositif qui a largement contribué à démocratiser l'accès à l'université, mais qui a aussi entraîné l'endettement de nombreux diplômés, dont certains sont aujourd'hui incapables de rembourser leurs emprunts. Jusqu'à présent, l'État devait prendre le relais lorsque les remboursements n'étaient plus assurés. Mais dans un contexte de rigueur budgétaire, le président José Antonio Kast entend mettre fin à cette situation. Un reportage de notre correspondante Naïla Derroisné.    Journal de la 1ère   En Guadeloupe, l’État se dit prêt à « accompagner » le redressement du syndicat mixte de gestion de l’eau, mais pas à n’importe quel prix…

    30 min
  4. 5d ago

    Fin de sept semaines de blocages en Bolivie

    Après plus de 50 jours de mobilisation des paysans, des ouvriers ou encore des mineurs, qui ont paralysé la capitale et la majeure partie du pays, les blocages de routes ont finalement tous été levés ce mardi (23 juin 2026), a annoncé le gouvernement bolivien. Néanmoins, le président bolivien Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre 2025, reste soumis à de fortes pressions politiques. Un accord a été signé, vendredi 19 juin 2026, entre le gouvernement et la principale centrale syndicale du pays, la COB, l'une des organisations qui menait le mouvement. Dans la foulée, le président a décrété samedi 20 juin l'état d'exception, ce qui lui a permis de déployer l'armée et de dégager les routes encore bloquées. Le mouvement n'a pas obtenu la démission du président de centre-droit Rodrigo Paz, qui était demandée par certains. Mais c'était une « victoire pour le mouvement d'obtenir des concessions sur plusieurs points de la part du gouvernement : maintenir des prix raisonnables pour les biens de première nécessité, ne pas privatiser d'entreprises publiques ou encore de maintenir le dialogue avec les organisations sociales », estime Pablo Barnier-Khawam, chercheur associé au CREDA (Centre de recherche et de documentation sur les Amériques, Sorbonne Nouvelle). La levée des blocages permet aussi de reprendre l'approvisionnement en carburant et en nourriture à La Paz et de la ville voisine d'El Alto, soumises à d'importantes pénuries ces dernières semaines. Les cicatrices de semaines de mobilisation D'un point de vue économique, le mouvement de blocages, l'un des plus longs de l'histoire du pays, laissera des traces. Les barrages routiers ont coûté plus de 3 milliards de dollars, d'après la Chambre nationale d'industrie, soit environ 6% du PIB. Politiquement, le président sera soumis à de fortes pressions sur sa droite ces prochains mois. « Le gouvernement de Rodrigo Paz, qui a penché très à droite voire à l'extrême-droite va être pris en tenailles entre, d'une part, ces promesses faites aux mouvements sociaux - qui ont démontré leurs capacités de pression sur le gouvernement - et, d'autre part, les élites économiques de Santa Cruz, les agro-exportateurs. On voit déjà que ces élites demandent des poursuites pénales contre les organisations qui ont mis en œuvre les blocages », d'après le chercheur Pablo Barnier Khawam.   Au Honduras, alourdir les peines de prison pour féminicides n'est pas une solution En Amérique latine, le Honduras détient le triste record du taux de féminicides le plus élevé par habitant. Dans ce pays d'Amérique centrale de 11 millions d'habitants, une femme est tuée toutes les 22 heures, selon un rapport de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) publié fin 2025. Près de 92% de ces crimes restent impunis. Pour tenter d'enrayer ce fléau, le Parlement a réformé le Code pénal le 9 juin 2026, portant jusqu'à 60 ans la peine de prison pour les auteurs de féminicides. Une mesure contestée par les associations et familles de victimes, explique la correspondante de RFI Marie Griffon, qui est allée à leur rencontre. À lire aussiAu Cameroun, les chiffres confirment une «funeste tendance haussière» des féminicides et infanticides Montréal, la ville qui a dit non à la Fifa Le Canada affronte ce mercredi (24 juin 2026) la Suisse dans un duel pour la tête du groupe B de la Coupe du monde de football masculin. Mais à Montréal, le Mondial se regarde de loin. La métropole, où le ballon rond occupe une place grandissante, avait pourtant rêvé d'accueillir la compétition avant de s'en retirer quand la réalité économique a rattrapé le rêve sportif. Alors que les coûts explosent dans les villes hôtes canadiennes, ce qui avait été vécu comme une déception apparaît de plus en plus comme un choix de raison, précise Nafi Alibert, correspondante de RFI au Canada. À lire aussiCoupe du monde 2026: le Canada débute par un nul contre la Bosnie Dans le journal de La 1ère... Après l’alimentaire et le bricolage, le BQP, Bouclier Qualité-Prix, va être mis en place en Martinique dans le secteur de l’automobile, indique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiFrance: mobilisation à Paris de la diaspora des territoires d'Outre-mer contre la vie chère

    30 min
  5. 6d ago

    En crise, l'Organisation des États Américains a-t-elle encore un avenir?

    Remise en cause par l'unilatéralisme des États-Unis de Donald Trump, l'Organisation des États Américains (OEA), qui réunit presque tous les pays du continent, tient cette semaine son assemblée générale au Panama. Alors que Washington menace de lui retirer sa contribution financière, l'institution est particulièrement fragilisée, confrontée à des soupçons de corruption en interne et des accusations d'impuissance pour défendre les droits humains sur le continent, ou encore faire face à la crise sécuritaire en Haïti. L'Organisation des États Américains (OEA) tient depuis lundi 22 juin son Assemblée générale, au Panama. Créée en 1948, c'est la seule organisation à réunir tous les pays du continent, du Nord au Sud, à l'exception du Venezuela et du Nicaragua, qui s'en sont retirés. Pourtant, cette institution-clé du multilatéralisme dans la région est en crise. Les États-Unis de Donald Trump menacent d'arrêter totalement de la financer dès l'an prochain (2027), alors que la contribution de Washington équivaut aujourd'hui à près de la moitié du budget de l'OEA. « Comme pour l'Organisation mondiale de la santé, comme pour de nombreuses organisations internationales que les États-Unis ont quitté, cela poserait d'importantes difficultés, souligne Kévin Parthenay, professeur de Sciences Politiques à l'université de Tours. D'autant plus que cet exemple des États-Unis pourrait créer une émulation : de la part de l'Argentine de Javier Milei, du nouveau président d'extrême-droite au Chili, José Antonio Kast, ou encore d'Abelardo de la Espriella, tout juste élu en Colombie. Des dirigeants très critiques vis-à-vis du multilatéralisme et qui ne sont pas prêts à payer pour le fonctionnement de ces organisations-là.» Le représentant désigné par Donald Trump auprès de l'OEA, Leandro Rizzuto, un milliardaire et ami du président, a déclaré à l'agence Reuters qu'il voulait que l'organisation se concentre davantage sur les questions économiques et moins sur la démocratie et les droits humains.   Accusations de corruption Les craintes d'une fragilisation de l'OEA sont d'autant plus fortes que l'organisation est aussi fragilisée par un scandale en interne. L'actuel secrétaire général, Albert Ramdin, ancien ministre des Affaires étrangères du Surinam, est soupçonné d'irrégularités dans des contrats passés depuis son arrivée. Sa cheffe de cabinet, elle, a été mise en examen pour corruption au Surinam. Les États-Unis ont révoqué son visa. Elle a quitté son poste début juin 2026. Cela intervient alors que l'OEA est aussi critiquée sur le fond.  « Sur un certain nombre de crises qui touchent le continent (du Nicaragua au Venezuela, en passant par Haïti) l'organisation a beaucoup de peine à apporter des réponses concrètes à des situations qui touchent aux droits de l'homme, à la démocratie et à la stabilité politique, alors que ce sont précisément trois des axes fondamentaux qui justifient et légitiment l'existence de cette organisation », poursuit Kévin Parthenay, également co-président de l'OPALC (Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po).  Pour autant, il ne faut pas enterrer trop vite le multilatéralisme sur le continent, estime le chercheur. « Le régionalisme se réinvente en permanence. J'en veux pour preuve ce « Bouclier des Amériques » lancé en mars par le président Donald Trump et qui a vocation à réunir des leaders de droite. Même s'il y a des dynamiques politiques radicales, on peut difficilement penser que la coopération régionale au sens large va disparaître », conclut-il.    Haïti : violences à Cité Soleil, enfants retrouvés au Chili et réparations Malgré le déploiement des forces de l'ordre, la situation reste « critique » à Cité Soleil depuis le massacre survenu au soir du premier match d'Haïti à la Coupe du monde de football, dans la nuit du 13 au 14 juin, explique depuis Port-au-Prince le rédacteur en chef de l'agence Alterpresse, Gotson Pierre. L'agence de presse haïtienne se fait aussi l'écho de l'histoire de ces enfants haïtiens dont le gouvernement chilien disait avoir perdu la trace. 52 d'entre eux sur 64, ont été retrouvés et sont bien dans leurs familles et scolarisés, précise Gotson Pierre. Enfin, il évoque avec Anne Cantener les protestations de chercheurs et de militants haïtiens face à l'absence d'Haïti au sommet international organisé à Accra (Ghana), du 17 au 19 juin sur les réparations liées à l'esclavage.  À lire aussiPierre Fritznel: «Le peuple haïtien n’en peut plus de la situation sécuritaire» Argentine : l'industrie textile en difficulté face à la concurrence chinoise Le président argentin ultra-libéral Javier Milei a décidé de baisser les droits de douane dans son pays. Depuis, les importations sont de plus en plus importantes, au point de mettre à mal l'industrie textile locale. Les entreprises argentines ne peuvent pas s'aligner sur la capacité de production ni sur les prix de grands groupes chinois comme Shein ou Temu, explique le correspondant de RFI, Théo Conscience, qui s'est rendu dans une petite usine de la banlieue de Buenos Aires. À lire aussiShein, Temu, Ali Express: les géants chinois qui s’invitent sous le sapin Dans le journal de La 1ère... La Cour d’appel de Paris a confirmé ce lundi (22 juin 2026)  le non-lieu prononcé en 2023 dans « l’affaire » du chlordécone, précise Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiFrance: non-lieu confirmé dans le scandale sanitaire du chlordécone

    30 min
  6. Jun 22

    La Colombie bascule vers l’extrême droite

    L'avocat et entrepreneur Abelardo de la Espriella a remporté l'élection présidentielle colombienne avec 49,7% des voix, devançant de justesse le sénateur de gauche Ivan Cepeda. « Si les résultats sont encore provisoires, leur tendance semble irréversible », nous explique notre envoyée spéciale en Colombie, Marine de la Moissonnière. Lors de son discours de victoire à Barranquilla, le candidat d'extrême droite, vêtu du maillot de la sélection colombienne, a adopté un ton plus conciliant qu'en campagne. Il a promis de respecter la Constitution et appelé ses adversaires à reconnaître leur défaite. Ivan Cepeda entend toutefois contester les résultats dans plusieurs dizaines de milliers de bureaux de vote, tandis que des manifestations ont éclaté à Bogota et Cali. L'insécurité a été au cœur du scrutin. Les électeurs d'Abelardo de la Espriella attendent une réponse plus ferme face aux groupes armés et aux trafiquants de drogue. Le président élu promet de s'inspirer des méthodes du Salvadorien Nayib Bukele. L'économie a également pesé dans le vote. Malgré une baisse de la pauvreté, du chômage et de l'inflation sous Gustavo Petro, de nombreux Colombiens s'inquiètent de l'endettement du pays et voient en cet homme d'affaires millionnaire un gestionnaire capable de relancer la croissance.   En Haïti, une année scolaire jugée plus stable que les années précédentes En Haïti, les examens officiels de la neuvième année fondamentale se tiendront du 29 juin au 2 juillet 2026. À quelques jours de ce rendez-vous décisif pour des milliers d’élèves à travers le pays, les préparatifs s’accélèrent. Si de nombreux candidats affirment être prêts à se mesurer aux épreuves, des enseignants se félicitent d’une année scolaire jugée plus stable que les précédentes. Des responsables syndicaux soulignent toutefois que l’insécurité continue de peser sur le système éducatif. De son côté, le ministère de l’Éducation nationale assure avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon déroulement des examens, notamment avec la mise en place d’une commission chargée des épreuves. Reportage de Peterson Luxama… À lire aussiHaïti : les écoles publiques de plus en plus dégradées Au Canada, la stérilisation forcée inscrite dans le code criminel Pendant des décennies au Canada, des milliers de femmes — principalement des autochtones, mais aussi des personnes noires, marginalisées ou vivant avec un handicap — ont subi des stérilisations forcées. Une pratique médicale institutionnalisée, qualifiée de torture par l’ONU, que la justice canadienne avait jusqu’à présent du mal à sanctionner. Mais la législation vient d’évoluer. Cette forme de violence est désormais explicitement inscrite dans le Code criminel et est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison. Une avancée législative réclamée de longue date par les survivantes. Un reportage de Nafi Alibert. À lire aussiQuébec: des dizaines de femmes autochtones déclarent avoir subi des stérilisations imposées Journal de la 1ère La Cour d’appel confirme un non-lieu dans le scandale sanitaire du chlordécone. À lire aussiChlordécone: les députés français pointent la responsabilité de l'État, les indemnisations dans le flou

    30 min
  7. Jun 19

    Massacre à Cité Soleil le soir du match Haïti-Écosse

    Dans la capitale haïtienne, la soirée du premier match des Grenadiers à la Coupe du monde, samedi dernier (13 juin 2026), a tourné au cauchemar à Cité Soleil. Des membres de gang ont tiré sur la foule qui célébrait la participation d'Haïti au Mondial de football masculin. Il y a eu des dizaines de morts, selon un bilan provisoire, y compris des enfants. «Des habitants de Wharf jérémie, de Pont Rouge et de Chancerelles sont descendus dans les rues pour célébrer la performance de la sélection haïtienne» face à l'Ecosse, malgré la défaite de l'équipe, raconte Fritznel Pierre, directeur exécutif de Combite pour la paix et le développement. Ces quartiers, comme l'ensemble de la commune de Cité Soleil sont aux mains de gangs. Certains membres de groupes armés participaient au cortège, au son du rara, musique traditionnelle haïtienne. Mais le son des percussions et des trompettes a été remplacé par celui des tirs. «Malheureusement, en arrivant dans le quartier de Belekou», des membres du gang de ce quartier «ont ouvert le feu sur la population», poursuit Fritznel Pierre, dont l'ONG de défense des droits humains a recueilli des témoignages pour tenter de reconstituer ce qu'il s'est passé ce soir-là. Bilan provisoire : 61 morts, dont plusieurs femmes et enfants, selon une source diplomatique jointe par RFI. Le plus jeune avait 7 ans seulement. Plusieurs membres de gangs ont aussi été tués. Des habitants ont été séquestrés.   Paralysie du terminal pétrolier de Varreux En février 2024, de nombreux groupes armés de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, se sont réunis sous la bannière de la coalition «Vivre ensemble». Mais depuis mars, certains se combattent à nouveau à l'arme automatique, dans la plaine du Cul-de-Sac, y compris à Cité Soleil, le plus grand bidonville du pays. Selon l'ONU, plus de 2 300 personnes ont été tuées en Haïti depuis le début de l'année 2026. Après le massacre survenu dans la nuit de samedi à dimanche, des affrontements entre groupes armés paralysent le principal terminal pétrolier du pays, le terminal de Varreux, tout proche, et affectent l'approvisionnement des stations-service.   Haïti-Brésil : nouveau défi pour les Grenadiers  Les joueurs de Sébastien Migné affrontent les Brésiliens ce 19 juin 2026. Pour leur second match dans cette coupe du monde 2026, ils pourront compter ce vendredi sur le soutien de supporters haïtiens résidents à Philadelphie (où se tient le match) ou venus spécialement soutenir leur équipe, qui n'était pas présente au mondial depuis 52 ans. Elcio Ramalho, de la rédaction brésilienne de RFI, est allé à leur rencontre.   Présidentielle en Colombie : deux projets de société opposés La Colombie va-t-elle virer à droite toute comme de nombreux pays d'Amérique latine ? Second tour de la présidentielle ce dimanche 21 juin 2026. Pour succéder à Gustavo Petro, le premier président de gauche de toute l'histoire du pays, les Colombiens doivent trancher entre son dauphin, le sénateur Ivan Cepeda et le millionnaire d'extrême droite, l'avocat Abelardo de la Espriella. D'après les derniers sondages, ce dernier l'emporterait. Marine de La Moissonnière, envoyée spéciale de RFI en Colombie, est allée à la rencontre d'électeurs dans le quartier de Barrios Unidos, dans le nord de Bogota. Un quartier qui avait voté majoritairement pour Gustavo Petro en 2022 et qui lors du premier tour, a changé de bord, plaçant Abelardo de la Espriella en tête.   Dans le journal de La 1ère... Nouveau rebondissement suite à l’interpellation d’un policier la semaine dernière en Martinique, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

    30 min
  8. Jun 17

    Haïti: «Il nous faut un véritable plan pour combattre les gangs», du policier Garry Jean-Baptiste

    Avec plus de 2 300 morts depuis le début de l'année 2026, les gangs continuent d'étendre leur emprise en Haïti, à Port-au-Prince, dans les communes voisines de la capitale, mais aussi dans le département de l'Artibonite. Et pour l'instant, rien ne semble enrayer cette spirale de violence. Nous en parlons avec le coordinateur général du principal syndicat de police, le SPNH-17, Garry Jean-Baptiste. La situation sécuritaire ne cesse de se dégrader, tandis que les forces de l'ordre paraissent de plus en plus démunies. Au cours de cet entretien, Garry Jean-Baptiste évoque la corruption au sein de la police, réclame de meilleurs salaires pour les agents et dénonce l'absence de coordination entre les différentes unités chargées de lutter contre les gangs. Il revient également sur la manière dont les policiers, eux-mêmes victimes de cette violence, tentent de faire face à l'expansion des groupes armés.   Eduardo Bolsonaro, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison L'actualité du jour au Brésil, c'est la condamnation d'Eduardo Bolsonaro, l'un des fils de l'ancien président Jair Bolsonaro. Il a été condamné par contumace à quatre ans et deux mois de prison pour avoir fait pression sur les autorités américaines afin qu'elles sanctionnent des magistrats brésiliens et, plus largement, le Brésil, dans le but d'influer sur le procès de son père. Un dossier d'Achim Lippold.   À lire aussiBrésil: Eduardo, un fils Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison pour lobbying pour son père De nouvelles réformes économiques à Cuba À Cuba, le Parti communiste doit valider ce mercredi (17 juin 2026) une série de réformes économiques annoncées la semaine dernière par le président pour tenter de faire face à une crise aggravée par l'embargo américain et le blocus pétrolier imposé par Washington. Les autorités misent sur davantage de décentralisation et sur un élargissement des libertés accordées au secteur privé, avec notamment la possibilité pour les entreprises d'importer et d'exporter sans passer par l'État, ainsi que d'investir directement dans le tourisme. Selon Jérôme Leleu, économiste et spécialiste de Cuba, joint par Justine Fontaine, ces mesures s'inscrivent dans la continuité de la libéralisation progressive engagée ces dernières années. Journal de La Première À l'occasion du premier anniversaire de sa création, le CHU de Guyane a officiellement inauguré mardi (16 juin) son Institut consacré à la santé des populations d'Amazonie.

    30 min

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13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Anne Cantener vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radio, après celui de l’Afrique francophone. Le pays compte six émetteurs pour diffuser RFI en modulation de fréquence. C’est pour cet auditoire que, chaque jour, RFI consacre un reportage, ou une interview, spécifiquement consacré à Haïti. 

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