Journal d'Haïti et des Amériques

13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Anne Cantener vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radio, après celui de l’Afrique francophone. Le pays compte six émetteurs pour diffuser RFI en modulation de fréquence. C’est pour cet auditoire que, chaque jour, RFI consacre un reportage, ou une interview, spécifiquement consacré à Haïti. 

  1. 1d ago

    Qui sont les sénateurs fantômes de Washington D.C., qui espèrent un jour entrer au Congrès?

    Aux États-Unis, les élections de mi-mandat sont prévues le 3 novembre 2026, dans un mois et demi. Donald Trump, en mauvaise posture dans les enquêtes d'opinion, espère malgré tout garder sa majorité dans les deux chambres du Congrès. Et dans la capitale, les électeurs éliront comme chaque année des sénateurs fantômes, qui n'ont aucun pouvoir mais espèrent un jour devenir de « vrais » sénateurs. L'ensemble des 435 sièges est en jeu à la Chambre des représentants, ainsi qu'un tiers (35 sièges) du Sénat. Mais à Washington D.C., il existe des « sénateurs fantômes ». Ils font campagne, sont élus, mais n’ont pas le droit d’entrer dans l’hémicycle et encore moins de voter un quelconque texte de loi, explique Vincent Souriau, envoyé spécial permanent de RFI dans la capitale états-unienne. Une fonction bénévole, dont le but principal est de faire pression sur le Congrès pour que le district de Columbia change de statut et devienne enfin le 51ème État des États-Unis. Une éventualité que les républicains cherchent à tout prix à éviter, tant la capitale vote en faveur des démocrates.   XI Jinping attendu à la Maison Blanche Donald Trump accueillera son homologue chinois, le 24 septembre 2026, à Washington. C'est la deuxième rencontre en quelques mois pour les dirigeants des deux plus grandes puissances mondiales. Hermine Roumilhac, de la rédaction en mandarin de RFI, nous explique les enjeux de cette visite du président Xi Jinping aux États-Unis.   Haïti : l'extraction de sable menace les côtes du Nord-Ouest L’activité illégale d'extraction de sable contribue à l’avancée des vagues sur les côtes du nord-ouest d'Haïti, détruisant des maisons, des églises et des écoles situées sur le littoral, explique Djouly Mombrun, journaliste pour Ayibopost, lors du rendez-vous mensuel sur RFI de ce média haïtien d'investigation. Il signe un reportage sur cette pratique qui concerne notamment l’île de la Tortue, Saint-Louis-du-Nord et Anse-à-Foleur, où des habitants (souvent dans une situation économique précaire) prélèvent régulièrement du sable pour approvisionner, entre autres, le secteur de la construction.   Dans le journal d'Outre-mer La 1ère... Elles redoutaient l’application d’une taxe européenne sur les produits importés : les entreprises ultramarines ont finalement obtenu un sursis.

  2. 2d ago

    Il est «inhumain» de poursuivre les expulsions des États-Unis vers Haïti

    Depuis la révocation du Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens fin juillet 2026, Washington a augmenté le rythme des expulsions vers Haïti, passant d'un vol par mois à un par semaine. Alors qu'un nouveau vol atterrit ce jeudi (17 septembre 2026) à Cap Haïtien, les ONG locales et internationales insistent : Haïti n'est pas en mesure de recevoir ces expulsés dans de bonnes conditions, dans un pays en proie à une profonde crise sécuritaire. Sur son site internet, le département d'État américain avertit ses ressortissants : « Ne vous rendez pas en Haïti : risques de crimes, d'enlèvements, de terrorisme, et services de soins limités », peut-on lire. Pourtant, Washington a décidé non seulement de révoquer le Statut de protection temporaire des Haïtiens, mais aussi d'augmenter le rythme des expulsions vers ce pays en crise. C'est ce que dénoncent de nombreuses organisations locales et internationales de défense des droits humains, comme Human Rights Watch (HRW) : « C'est une situation inhumaine, s'alarme Nathalye Cotrino, chercheuse senior pour l'ONG. Nous appelons le gouvernement des États-Unis à cesser d'expulser des gens vers Haïti ». Elle était sur place lors de l'arrivée de deux vols en août. Elle a pu parler sur le tarmac à des dizaines d'expulsés. « La grande inquiétude, pour beaucoup d'entre eux (en particulier ceux originaires du département de la capitale, Port-au-Prince, et du sud ou de l'Artibonite), est qu'ils doivent prendre la route pour pouvoir être hébergés chez des proches, explique-t-elle. Mais ces routes sont contrôlées - en majorité - par des groupes armés, avec des checkpoints. Les gens à qui j'ai parlé avaient très peur d'être rançonnés ou même enlevés. » Les autorités haïtiennes tentent d'adapter leur réponse De grandes tentes ont été installées à l'aéroport de Cap Haïtien pour vérifier les antécédents judiciaires des personnes expulsées, leur permettre d'appeler un proche, avoir un repas chaud... Ils et elles sont reçus notamment par des agents de la Croix Rouge haïtienne, et de l'Office national des migrations, l'ONM. Son coordinateur national, Jean Négot Bonheur, explique que l'ONM paye dans quelques cas une nuit d'hôtel aux passagers. Il assure qu'ils ont augmenté ces dernières semaines l'allocation donnée aux arrivants, pour la passer à 25 000 gourdes (191 dollars américains), contre seulement 10 000 gourdes début août 2026. Cela reste insuffisant pour payer le transport jusqu'à Port-au-Prince par exemple. Et si les États-Unis envoient plus de personnes que prévu, comme le 10 septembre, les passagers reçoivent un peu moins d'argent chacun. Cap Haïtien, déjà surpeuplée Les autorités prévoient de faire construire un centre d'hébergement de 500 places, mais il ne serait pas prêt avant la fin de l'année 2027. Le maire de la ville, Michel Saint Croix, se dit démuni. Il assure que le nombre d'habitants a déjà énormément augmenté à mesure que les gangs ont étendu leur emprise sur Port-au-Prince ou encore l'Artibonite ces dernières années. « ​​​​​​​La ville de Cap Haïtien a été construite pour environ 45 000 personnes mais avec l'insécurité, la population a dépassé les 500 000 habitants. Les loyers augmentent beaucoup. Et avec les déportations, cela va de mal en pis », se désespère-t-il. La ville est surchargée de déchets, a d'énormes problèmes d'assainissement et les coupures d'électricité sont très fréquentes. Malgré cela, et malgré la baisse de l'aide au développement de la part des États-Unis depuis le retour de Donald Trump, des ONG haïtiennes essayent de trouver des fonds et de s'organiser pour soutenir les expulsés. C'est le cas du Garr, par exemple, le Groupe d'appuis aux rapatriés et réfugiés. « Depuis la fin de l'USAID décidée par Donald Trump, il y a des lourds problèmes de sous-financement pour des organisations comme le Garr sur le terrain », explique Stenley Orbruth Doriscar, son responsable communication. L'ONG prévoit de recruter du personnel à Cap Haïtien pour accueillir et orienter les expulsés. Le Garr ajoute que déjà 197 000 personnes ont été expulsées vers Haïti entre janvier et août 2026, principalement depuis la République Dominicaine, mais aussi des Bahamas ou encore des îles Turques-et-Caïques. Autant que sur toute l'année 2025. Nouveau délai d'inscription pour les élections haïtiennes Pour la deuxième fois en deux semaines, le Conseil électoral provisoire (CEP) prolonge les délais d'inscription en vue des élections présidentielle et législatives, dont le premier tour est prévu le 13 décembre. Cette fois-ci, c'est la date limite d'enregistrement des candidats qui a été repoussée, explique Frantz Duval, du Nouvelliste. Avec Anne Cantener, il aborde aussi les mesures de sécurité annoncées par la commune de Kenscoff (en banlieue de Port-au-Prince) après les attaques de groupes armés. Enfin, le rédacteur en chef du plus ancien quotidien haïtien alerte sur « l'épidémie de carburant frelaté » qui touche Port-au-Prince.   Au Mexique, champignons hallucinogènes, science et savoirs ancestraux indigènes Au Mexique, le mois d’août est synonyme de récolte de champignons. Le pays compte une diversité impressionnante de champignons comestibles, mais il concentre aussi 25% de la diversité mondiale d’espèces hallucinogènes, un record. Ces champignons psilocybes sont utilisés depuis la nuit des temps par les peuples indigènes comme médecine traditionnelle, et intéressent aussi de plus en plus la science. Marine Lebègue a rencontré des scientifiques et a suivi la cueillette avec une communauté indigène, dans la sierra Mazateca, une chaîne de montagnes verdoyantes du sud du Mexique.    Dans le journal d'Outre-mer La 1ère  La fin d’une grève chez un transporteur n’y aura rien changé : il n’y avait toujours aucun bus en circulation ce jeudi matin (17 septembre 2026) dans le centre de la Martinique.

  3. 3d ago

    Patricio Guzmán, cinéaste de la mémoire de la dictature chilienne

    Le documentariste chilien s'est éteint à Paris à l'âge de 85 ans. Il vivait en France depuis de nombreuses années, mais a consacré presque toute sa vie et sa carrière à la mémoire de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), qu'il a dû fuir après avoir tourné son œuvre majeure, « La bataille du Chili ». « Un pays sans cinéma documentaire, c'est comme une famille sans album photo », disait le réalisateur chilien Patricio Guzman. Son œuvre majeure, La bataille du Chili, un documentaire en trois volets (sorti à partir de 1975) sur les derniers mois du gouvernement de Salvador Allende (1970-1973), le premier président socialiste élu démocratiquement. Ce film, considéré comme l'un des plus grands documentaires politiques de l'histoire, naît de l'engagement politique et de l'émotion d'un jeune Patricio Guzman, qui retourne au pays après des études de cinéma à Madrid. « Je suis rentré au Chili en 1970. Salvador Allende était déjà arrivé au pouvoir. Ce qui se passait dans la rue tellement passionnant et beau que j'ai commencé à tout filmer », expliquait-il à Orlando Torricelli sur RFI en 1997. Le documentariste français Chris Marker apprécie son travail et lui donne de quoi tourner et produire ce qui deviendra le film « La bataille du Chili ». « Avec l'aide de Chris Marker, qui m'a donné la pellicule du film, poursuivait Patricio Guzmán, on a tourné pendant un an et j'ai documenté toute la fin du gouvernement d'Allende. C'est la seule expérience révolutionnaire en Amérique latine à avoir été filmée pas à pas, séquence après séquence. Entièrement. Et qui s'achève tragiquement, par le coup d'État » du 11 septembre 1973.   Répression et bobines exfiltrées par valise diplomatique Patricio Guzmán est arrêté puis parvient à fuir à l'étranger. Le caméraman du documentaire, Jorge Müller, ne survivra pas à la dictature. Il fait partie des près de 3 000 victimes du régime d'Augusto Pinochet. Son corps n'a jamais été retrouvé. Après le coup d'État, les bobines sortiront du pays par valise diplomatique, grâce à l'ambassade de Suède. Patricio Guzman s'est aussi saisi de l'actualité de son pays. Avec Renate Sachse, sa productrice de longue date, et épouse, il a consacré son dernier film au soulèvement qui a secoué le Chili en 2019, le plus important depuis la fin de la dictature. Un mouvement dans lequel il a vu un réveil politique et social contre les inégalités héritées du modèle imposé par Pinochet. Un de ses films le plus marquants est probablement « La nostalgie de la lumière », en 2010, dans lequel il dresse un parallèle entre les astronomes du désert d'Atacama, et des femmes qui, près des immenses télescopes, cherchent les corps de leurs proches disparus sous la dictature. Il a marqué de nombreux cinéastes chiliens, au-delà du documentaire. « Heureusement que nous avons le travail de quelqu'un comme Patricio Guzman, qui nous a permis de mieux comprendre d'où on vient, témoigne auprès de RFI Pablo Larrain, actuellement en plein tournage de son prochain film. Si son œuvre n'avait pas existé, il y aurait un vide immense »,    Un travail de mémoire toujours nécessaire, 53 ans après le coup d'État La bataille du Chili, récompensé par de nombreux prix internationaux, n'a été diffusé à la télévision chilienne pour la première fois qu'en 2021. Patricio Guzman s'est éteint quelques jours après un nouvel anniversaire du coup d'État, alors que pour la première fois depuis le retour à la démocratie en 1990, un président ouvertement nostalgique du général Pinochet, José Antonio Kast, occupe le palais de la Moneda. Et que pour la première fois aussi depuis la fin de la dictature, aucune cérémonie officielle de commémoration n'a été organisée ce 11 septembre.   Haïti : l'IA entre opportunités et désinformation Un peu partout en Haïti, des citoyens lancent des formations pour apprendre à mieux utiliser l'intelligence artificielle générative et améliorer leurs conditions de travail. C’est le cas aux Gonaïves, chef-lieu du département de l’Artibonite, où Marquès Michel, directeur de l’Alliance française de la ville, organise depuis 2019 des formations destinées aux professionnels, aux enseignants et aux cadres de l’administration publique. Cependant, l’IA amplifie aussi le phénomène de désinformation dans ce pays où la majorité des citoyens s’informent sur les réseaux sociaux. De quoi compliquer le travail des journalistes, qui n’ont pas toujours les moyens nécessaires pour vérifier les nombreuses informations, images et vidéos générées par l’intelligence artificielle, explique Ronel Paul.   Renata Flores, chanter et rapper en quechua pour transmettre la culture de ses ancêtres Ses compositions mêlent des sonorités andines traditionnelles à des genres contemporains comme le rap, la pop ou encore le reggaeton. Renata Flores, jeune artiste péruvienne, mêle aussi et surtout deux langues : l’espagnol et le quechua. Un moyen pour elle de préserver et transmettre la langue et la culture de sa famille. Sarah Krakovitch l'a rencontrée lors de l'étape parisienne de sa tournée européenne, qui se termine cette semaine par des concerts en Espagne et en Belgique. À écouter aussiAu Pérou, les jeunes influenceurs défendent coûte que coûte la langue quechua   Dans le journal d'Outre-mer La 1ère Trente et un homicides ont été enregistrés depuis le début de l’année en Guadeloupe, une situation qui inquiète sur l'île des Antilles.

  4. 4d ago

    Costa Rica : mobilisation pour l'indépendance de la justice

    Ce lundi 14 septembre, les Costaricains célébraient leur fête de l'indépendance. L'évènement a été marqué par les divisions politiques entre le gouvernement, lancé dans une bataille contre le pouvoir judiciaire, et l'opposition, qui craint une dérive autoritaire comme celle observée au Salvador. À Cartago, berceau de l'indépendance du Costa Rica (à une vingtaine de kilomètres de la capitale), deux fêtes de l'indépendance ont eu lieu en parallèle. D'un côté, les célébrations officielles, auxquelles participaient le gouvernement et la présidente Laura Fernandez, au pouvoir depuis mai 2026. Sur scène, la dirigeante conservatrice a une nouvelle fois attaqué le pouvoir judiciaire, qu’elle accuse de freiner la lutte contre l’insécurité. « Je veux lancer un appel au pouvoir judiciaire ce soir. [...] Je ne permettrai pas qu'ils fassent retomber la faute sur mon gouvernement, pour des erreurs qu'ils ont commises et que le peuple costaricain paye de son sang », a-t-elle lancé à la foule.   Crainte de dérive autoritaire Mis à l’écart des cérémonies officielles, interdits d'entrer sur la place principale s'ils portaient des pancartes contestataires, des opposants ont manifesté sous haute surveillance policière dans les rues adjacentes. Certains ont dénoncé un gouvernement « corrompu ». Ils craignent une dérive autoritaire inspirée du modèle du Salvador de Nayib Bukele.   « Nettoyer » le pouvoir judiciaire Élue en mai 2026 sur la promesse de combattre la criminalité, dans un pays où le taux d’homicides a fortement augmenté depuis 2019, Laura Fernandez reprend le discours de son prédécesseur Rodrigo Chaves, devenu ministre des Finances. Peu avant son départ, celui-ci affirmait : « Le plus bel hommage que vous pouvez rendre à la patrie, c'est de nettoyer les institutions de ce pays. Et celle qui reste à nettoyer, c'est le pouvoir judiciaire. » Le gouvernement veut réduire les prérogatives et le budget de la justice, ainsi que modifier les règles de nomination de certains magistrats (afin qu'ils soient nommés par l'assemblée, majoritairement acquise au parti de Laura Fernandez et de Rodrigo Chaves). L’opposition et la rapporteure spéciale de l’ONU pour l'indépendance des juges y voient une menace pour la séparation des pouvoirs.   Insécurité en Haïti : la Caricom appelle la Communauté internationale à tenir ses engagements La Communauté des Caraïbes appelle les pays qui s'étaient engagés à soutenir et participer à la Force de répression des gangs (FRG) à respecter leurs engagements, rapporte Gotson Pierre, éditeur de l'agence Alterpresse. Avant les élections présidentielle et législatives, dont le premier tour a été fixé au 13 décembre 2026, la Caricom estime que la FRG doit avoir le plus de moyens possibles pour contribuer à rétablir la sécurité dans le pays. Dans son rendez-vous hebdomadaire avec RFI, le journaliste haïtien évoque aussi les conditions d'expulsion des Haïtiens renvoyés des États-Unis ces dernières semaines. La fréquence des vols a augmenté depuis la révocation du Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens aux États-Unis, fin juillet 2026. Enfin, Alterpresse rend hommage à Willard Vancol, figure emblématique du milieu associatif et des radios communautaires en Haïti. Il a été retrouvé mort, près de trois semaines après son enlèvement à Ti Boukan, dans la commune de Gressier, au sud de la capitale, Port-au-Prince. Chili : quand des bateaux chinois font pression pour pêcher dans les eaux territoriales La marine nationale chilienne surveille une importante flotte de bateaux chinois située au large de ses côtes, dans les eaux internationales. Ces embarcations pêchent l’encornet géant, un calamar de couleur rougeâtre. Cette espèce, abondante dans cette partie du Pacifique sud, est consommée notamment en Asie et en Europe. La présence de cette grande flotte chinoise face au nord du Chili est récente - elle remonte à l’année dernière (2025) - et elle inquiète les pêcheurs locaux chiliens. Dossier de la correspondante de RFI au Chili, Naïla Derroisné.   Dans le journal d'Outre-mer La 1ère Onze ans après avoir lancé le Sargator 1, navire ramasseur d’algues sargasses, la société guadeloupéenne de métallurgie STMI a démarré la construction du Sargator numéro 4. À lire aussiConférence de l'ONU sur l'océan: «L’invasion des algues sargasses est un fléau mondial»

  5. 5d ago

    Difficile rentrée scolaire en Haïti

    En Haïti, cela fait une semaine que les cours ont repris. Mais beaucoup d'enfants ou d'adolescents ne sont toujours pas en classe. Il manque des salles, des établissements, des professeurs et la sécurité qui leur permettrait d'étudier sereinement. La situation préoccupe l'ancien ministre de l'Éducation, Nesmy Manigat désormais conseiller du Partenariat mondial pour l'éducation. Il I'a dit à notre correspondant Peterson Luxama. Honduras : l'avortement criminalisé avec le durcissement de la loi En Amérique centrale, l'avortement reste fortement restreint dans de nombreux pays. Au Salvador, au Nicaragua ou au Honduras, il est totalement interdit, y compris lorsque la grossesse met en danger la vie de la mère. Au Honduras, depuis le retour au pouvoir du Parti National, parti conservateur, en décembre dernier, la situation des droits reproductifs se durcit clairement. Ces derniers mois, deux femmes ont été arrêtées et placées en détention après des soupçons d’avortement. Une situation particulièrement dangereuse même préviennent les associations et organisations des droits des femmes. Dossier signé Marie Griffon.   À lire aussiLe Honduras renforce son interdiction de l'avortement   Les jeunes Mexicains fans du pulque Au Mexique, une boisson ancestrale signe son grand retour auprès des jeunes. Le pulque, cet alcool surnommé « la boisson des dieux » pour son usage cérémoniel à l’époque préhispanique, était tombé en disgrâce depuis l’époque coloniale. Mais aujourd’hui, une nouvelle génération redécouvre cette boisson traditionnelle et en fait un symbole de la culture mexicaine. Reportage de Marine Lebègue. À écouter aussiLa tequila, produit emblématique et symbole des producteurs mexicains sacrifiés   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, les planteurs de canne à sucre, et surtout leur trésorerie, vont avoir droit à une petite bouffée d’oxygène.

  6. Sep 11

    Combien de personnes ont disparu lors du tremblement de terre au Venezuela?

    Le double tremblement de terre au Venezuela, le 24 juin 2026, a fait environ 6 500 morts et plus de 16 000 blessés. Mais dans ce bilan, un chiffre manque : celui des disparus. Les familles sont nombreuses à ne pas avoir récupéré le corps d’un proche. Engloutis sous les décombres, enterrés sans identité, pris en charge dans un hôpital éloigné… Tandis que des initiatives de particuliers tentent de faire ce décompte, des ONG de défense des droits humains exigent de la transparence. Reportage de notre correspondante à Caracas Alice Campaignolle. Colombie : la lente reconstruction après le séisme Au début du mois d'août 2026, la Colombie, à son tour, a été secouée par un tremblement de terre meurtrier. Plus de 330 victimes identifiées, une centaine de disparus et près de 300 000 familles affectées. La plupart d'entre elles ont tout perdu. Des milliers de maisons ont été complètement détruites et des centaines de familles vivent dans des refuges improvisés ou sous des tentes dans la rue. Les dégâts ont été estimés à 9,5 milliards de dollars et la reconstruction ne fait que commencer. La correspondante de RFI en espagnol, à Cali, Carmen Andrea Rengifo, s'est rendue dans le département du Valle, dans le sud-ouest, où elle a recueilli des témoignages.   À lire aussiEn Colombie, la gestion de l’aide internationale après le séisme fait polémique   Rencontre avec l'écrivain haïtien Thélyson Orélien Tirthankar Chanda, de la rédaction internet de RFI, a rencontré Thélyson Orélien, écrivain haïtien exilé au Québec, auteur de C’était ça ou mourir, roman le plus en vue de la rentrée littéraire en France. Il vient d'ailleurs d'être sélectionné pour le prix Médicis alors qu'il a déjà remporté le Prix Méduse et le Prix Strasbourg. Il est aussi en lice pour le Prix Renaudot. Un beau parcours pour un livre réellement exceptionnel, aussi déchirant que dessillant sur la réalité de la migration, à travers le parcours de son héros, Jonas Dorléon, parti d’Haïti pour arriver jusqu’au Canada.   À écouter aussi«C'était ça ou mourir» de Thélyson Orélien : journal de bord d'un Haïtien sur les routes de l'exil   Le journal de la 1ère Les Guadeloupéens peuvent désormais se faire dépister en bas de chez eux pour connaître leur taux d’exposition au chlordécone. À écouter aussiScandale du chlordécone: le combat d'Elie Califer

  7. Sep 10

    Haïti : les incohérences du calendrier électoral

    Comme tous les jeudis, Anne Cantener s'entretient avec Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien haïtien Le Nouvelliste. Au menu de son intervention : les incertitudes liées au calendrier électoral. Dans les colonnes du journal, Me Carlos Hercule, ancien membre du Conseil électoral provisoire et ancien ministre de la Justice, pointe du doigt de nombreuses incohérences. « Comme une partie du calendrier électoral a été déplacée mais pas l'autre, cela va forcément coincer à un moment car les délais entre certaines étapes du processus ne sont pas respectés », résume Frantz Duval. « On ne va pas avoir le temps de faire la campagne correctement. On risque aussi de ne pas pouvoir imprimer les bulletins de vote ». Autre sujet à la Une du Nouvelliste : la sécheresse à Port-Salut, conséquence d'El Niño. « Cela fait quatre mois qu'il n'a pas plu dans cette zone. C'est tout le sud du pays qui connaît une sécheresse épouvantable », raconte Frantz Duval. « Il faut marcher des heures pour trouver de l'eau. Cette situation est très difficile pour les populations, les animaux et les cultures ». Fin de la tournée de Marco Rubio en Amérique latine Le secrétaire d'État américain achève ce jeudi (10 septembre 2026) sa tournée en Amérique latine. Après la Colombie et l'Équateur, Marco Rubio est aujourd'hui au Pérou. Il rend visite à certains dirigeants conservateurs de la région afin de consolider l'influence des États-Unis en Amérique latine, ce qui passe d'abord par un alignement en matière de sécurité. Mais les États-Unis ont également pour ambition de concurrencer la Chine sur le terrain économique, nous explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI. À lire aussiTournée de Marco Rubio: Washington veut «un contrôle resserré sur l'ensemble de l'Amérique du Sud»   En Argentine, le combat des Grands-mères de la place de Mai 50 ans après le coup d'État qui a plongé l'Argentine dans la dictature en 1976, le combat des Grands-mères de la place de Mai qui recherchent leurs petits-enfants disparus se heurte à un nouvel obstacle : le gouvernement de Javier Milei coupe les moyens dédiés à cette quête. Un dossier de Léonie Magro Del Baño. À écouter aussiArgentine: la place de Mai résiste toujours à Buenos Aires 50 ans après le coup d'État militaire   Le journal de la 1ère Cinq ans après sa création, le syndicat mixte d’eau et d’assainissement de la Guadeloupe a encore beaucoup de pain sur la planche.

  8. Sep 9

    USA : l’ICE dans l’œil du photographe David Guttenfelder

    Célèbre photographe américain, David Guttenfelder a l’habitude de couvrir les conflits internationaux. Mais cette année, il a braqué son objectif sur les violences dans son propre pays, et notamment sur les opérations de la police fédérale de l’immigration, l’ICE, à Minneapolis. David Guttenfelder est lui-même originaire de Minneapolis. Il a choisi de documenter les manifestations massives qui ont suivi la mort d’Alex Pretti et de Renee Good, tous deux abattus en janvier 2026 par des agents de l’ICE. À l’occasion de l’exposition de ses photos au festival Visa pour l’image, à Perpignan, le photographe explique à Sarah Krakovitch qu’après de longs mois de reportage en Ukraine et au Moyen-Orient, c’est la première fois que l’actualité qu’il couvre se déroule au bout de sa rue.   Les Républicains se rassemblent pour une convention inédite à mois de deux mois avant les élections de mi-mandat Ce mercredi (9 septembre 2026), Donald Trump réunit son camp à Dallas, au Texas, pour une convention républicaine d’un genre inédit. Traditionnellement consacrées à la désignation des candidats à la présidentielle, cette grande messe partisane est cette fois destinée à mobiliser l’électorat républicain alors que les projections électorales sont défavorables au parti présidentiel. Les démocrates pourraient reprendre le contrôle de la Chambre des représentants et, peut-être, du Sénat, avec plusieurs scrutins très serrés, notamment au Texas. Donald Trump entend donc faire de ces élections un référendum sur son bilan et mise sur sa propre popularité pour pousser les électeurs républicains aux urnes. Mais cette stratégie ne fait pas l’unanimité dans son camp : certains candidats ont boycotté la convention, préférant rester sur le terrain ou prendre leurs distances avec un président dont la popularité est en baisse.   À écouter aussiPas candidat, mais en campagne: Donald Trump fait le show à Dallas   En Haïti, le défi de l’accès à l’électricité Seuls 35% de la population sont raccordés au réseau public, un réseau qui fonctionne de manière très intermittente dans la capitale. En province, dans des villes comme Cap-Haïtien, Saint-Marc ou les Gonaïves, c’est le black-out quasi permanent. Aux Gonaïves, la centrale électrique est même à l’arrêt depuis près de dix ans. Pour pallier ces coupures, ceux qui en ont les moyens se tournent vers les génératrices diesel ou les panneaux solaires. Mais là encore, les solutions ont leurs limites : les batteries nécessaires au stockage sont coûteuses et, pendant la saison des pluies, la production solaire peut fortement diminuer. Un dossier de Ronel Paul. Journal de la 1ère  En Martinique, les bus devraient être de retour sur les routes d’ici à la fin de la semaine.

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13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Anne Cantener vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radio, après celui de l’Afrique francophone. Le pays compte six émetteurs pour diffuser RFI en modulation de fréquence. C’est pour cet auditoire que, chaque jour, RFI consacre un reportage, ou une interview, spécifiquement consacré à Haïti. 

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