Musiques du monde

De Mozart à Billie Eilish en passant par Tinariwen... C’est Le rendez-vous transmusical de RFI présenté par Laurence Aloir, avec des portraits, des reportages, des chroniques, les nouvelles sessions live du grand studio à Issy-les-Moulineaux et la tournée des festivals. Technique/Réalisation : Donatien Cahu. *** Diffusions les samedis et dimanches à 20h10 TU vers toutes cibles. Rediffusions les dimanches et lundis à 01h10 TU vers toutes cibles. Musiques du Monde, ça s’écoute et ça se regarde !

  1. 3d ago

    Spéciale Villes des Musiques du Monde #30ans

    #SessionLive avec Roger Raspail et le 4tet occitan Aàgut pour la 30ème de VDMM ! Un festival francilien qui fête sa 30ème, ça se fête du 9 octobre au 8 novembre 2026 ! Pour ouvrir cette édition anniversaire, Villes des Musiques du Monde invite à un grand Banquet Kréol : une soirée où la table, la danse et la musique se répondent entre le chapiteau, la Halle et l’open air du Point Fort. Sous la Halle, le banquet créole et son food court associatif battent leur plein aux côtés des animations des collectifs Les Poussières et Fer à Coudre et du vernissage de deux expositions, avant que la nuit ne bascule dans le grand concert d’Akiyo, mené par François Ladrezeau et ses invités, se terminant par un grand kout tanbou. Sous le chapiteau, la soirée s’ouvre sur un hommage à Claude Kiavué (alias Jimmy) qui a créé « Fêtes et Forts » en 1984, le premier grand festival de hip-hop et de danse en France. Cet événement pionnier a eu lieu au Fort d’Aubervilliers. Avant de laisser place au maître percussionniste Roger Raspail et à son Karaïb Kollectif Ensemb. En parallèle, l’open air accueille La Sun Goes Down, en featuring avec Horde, pour prolonger la fête jusqu’à minuit. Nos invités sont le Kollectif de Roger Raspail, le 4tet occitan Aàgut et le directeur du festival Kamel Dafri. Qui est Aàgut ? D’innovation à la fin des années 1990, les chants polyphoniques en langue d’oc sont devenus un genre musical en soi. Aàgut étend le champ géographique de ses chants du Béarn à la Galice. Cet enthousiasmant trio féminin de chanteuses-percussionnistes auquel s’ajoute un percussionniste chevronné et quelques effets électroacoustiques. Aàgut nous fait visiter les Pyrénées en sautant de cime en cime. Titres interprétés au grand studio : - Adélaïde Baoba Live Roger Raspail  - Xota de Negreira de Vilamaior (Galice) Live Aàgut - Heritage Live Roger Raspail - Hilhas a Marider (Branle d'Ossau). +  BONUS Titre commun Saljeiro d'Aàgut accompagné par Roger Raspail & Cie. Line Up : Roger Raspail (tambour ka), Gilda Lutin (chant), Annette Nicholas (chant) et Alfred Rosanne-Gatibelza (percussions). Line Up Aàgut : Caroline Sasal (chant), Angélique Zaini (chant), Miriam Le Guen (chant) et Alan Blum (percussions). ► Album Trama (InOuïe Dist. 2026) Son : Mathias Taylor, Camille Roch, Jérémie Besset, Anouk Bodenan. Site festival - Roger Raspail - Aàgut.   Réalisation : Donatien Cahu.

  2. 4d ago

    #SessionLive Bongeziwé & #playlist Sophian Fanen

    Une voix diamantée d'Afrique du Sud, un critique musical obsessionnel, bienvenus au club !   Tous les mois, Sophia Fanen, journaliste au site Les Jours, chronique 5 morceaux qui font l'actualité. Pour la cllection d'octbre, Sophian propose : Leenalchi, Tiger Is Coming (범 내려온다), tiré de l'album Sugungga (Luaka Bop, 2026) Califato ¾, María José Luna et Coro Azahar de Cantillana, Romançe a Ocaña (single, Califato 3/4, 2026) Saint Levant et Mohammed Assaf, Maskara (مسكرة), tiré de l'album Afandi (Salxco/Virgin, 2026) Bachar Mar-Khalifé, La Dolce vita, tiré de l'album Bachar Mar-Khalifé chante Christophe (Balcoon, 2026) Marina Vlady, Le Long de la Volga notre mère, tiré de l'album Vlady Vissotsky (Le Chant du Monde, 1988).   Puis la #SessionLive reçoit Bongeziwé pour la sortie de son 5ème album studio Ndingubani. L’artiste sud-africain multi-récompensé Bongeziwé Mabandla revient avec Ndingubani, un nouvel album profondément personnel. Signifiant « Qui suis-je ? » en isi Xhosa, ce projet marque une étape majeure dans son parcours artistique, explorant avec intensité les thèmes de l’identité, de la guérison et de la transformation. Ndingubani puise dans les expériences qui ont façonné Mabandla — de son enfance dans la région rurale de Tsolo, dans le Cap-Oriental, à son départ pour poursuivre la musique, en passant par les épreuves, les remises en question et les renaissances. Chaque morceau devient un fragment d’histoire, porté par une sincérité bouleversante. Pour ce nouvel opus, Mabandla retrouve le producteur Tiago Correia-Paulo, avec qui il signe une quatrième collaboration. Ensemble, ils affinent une signature sonore unique, mêlant folk, traditions africaines et néo-soul, au service d’une voix habitée et d’une écriture d’une grande profondeur émotionnelle. À travers l’album, Mabandla navigue entre fragilité et force. Le titre « Ndikhulule (Depression) » plonge au coeur du traumatisme et de l’épuisement émotionnel, transformant la douleur en métaphore d’enfermement, tout en laissant entrevoir une lueur d’espoir. « Zama » retrace quant à lui son chemin de vie, entre racines rurales et quête d’identité urbaine à Johannesburg. Avec « Yalwa », inspiré du drame historique Shaka iLembe, Mabandla rend un hommage poignant à sa mère et au rôle fondamental des figures maternelles dans la construction des destins. « Kude » célèbre le chemin parcouru et la résilience, nourri par une expérience personnelle marquante qui a profondément transformé sa vision de la vie. L’album s’enrichit également d’une collaboration avec l’artiste camerounais Blick Bassy sur « Ndije », un titre délicat autour de l’acceptation de soi et de la réconciliation intérieure. Figure incontournable de la scène Black Alternative africaine, aux côtés d’artistes tels que The Cavemen, Msaki et Blick Bassy, Bongeziwe Mabandla s’impose comme une voix singulière qui redéfinit les contours de la musique contemporaine du continent. Son univers, à la croisée des influences, séduit un public international toujours plus large. Titres interprétés au grand studio : - Libambe Lingatshoni Live RFI - Kude, extrait de l'album - Yalwa Live RFI. Son : Benoit Letirant, Mathias Taylor. ► Album Ndingubani (Black Major 2026). Concert Trabendo 14 novembre 2026. Site - Bongewizé. Réalisation : Donatien Cahu.

  3. Sep 27

    Fatoumata Diawara, Mandé Sila, Christine Zayed et Piers Faccini

    Entretiens et concerts aux 50 ans de Musiques métisses à Angoulême (juin 2026). Sur la route avec notre première invitée Fatoumata Diawara qui a passé l'été à sauter de scène en scène pour présenter son nouvel album Massa. Chapeautée de rouge, nous l'avons croisée au catering (cantine) du festival Musiques métisses. Entre deux bouchées d'art culinaire, l'artiste malienne au parcours musical et cinématographique riche nous raconte son nouvel album. Artiste plurielle, Fatoumata Diawara s’est tout d’abord fait remarquer par ses talents de danseuse dans la troupe de son père où elle exécutait l’incroyable danse didadi. C’est le cinéma qui la révèle ensuite, avec le film Sia, le rêve du python de Dani Kouyaté, dans lequel elle interprète le rôle-titre. Fuyant un mariage forcé, elle se retrouve pendant six ans à parcourir le monde aux côtés de la compagnie Royal de luxe. En 2007, elle est la sorcière Karaba pour la comédie musicale tirée du dessin animé Kirikou et la Sorcière de Michel Ocelot. Puis, poussée par Rokia Traoré, elle apprend la guitare et commence à chanter ses chansons dans des bars parisiens. Premier album Fatou en 2011 puis Fenfo (« Quelque chose à dire ») en 2018. L’année suivante, ses nominations aux Grammy Awards et aux Victoires de la musique couronnaient cette ascension, confirmant son statut de leader. Sa musique transcende les genres : afrobeat, jazz, électro, pop et rock s’entremêlent avec une aisance rare, tout en restant ancrée dans les rythmes mandingues. En 2023, sort London Ko, un album ambitieux porté par des collaborations avec Damon Albarn. Cette complicité, initiée sur la scène d’Africa Express en 2012, puis prolongée avec le titre « Désolé » de Gorillaz en 2020, s’y déploie pleinement et illustre son attachement au partage musical et à la diversité culturelle. En 2025, elle renoue avec l’aventure du collectif Lamomali, projet de dialogue entre le Mali et les musiques contemporaines initié par -M-. Figure centrale du collectif depuis sa création, elle y incarne l’âme mandingue du projet.   Le nouvel album Massa est une œuvre personnelle et introspective, c'est aussi un album de gratitude et de mémoire, porté par la foi, et traversé par un hommage vibrant à son père disparu. ► Album Massa (No Format 2026) Site | Instagram | Bandcamp Puis, nous recevons le groupe Mandé Sila, carrefour mandingue entre le Mali, la Casamance (Sénégal) et la Côte d'Ivoire avec Habib Koite, Aly Keita, Lamine Cissokho et Mama Koné. Mandé Sila est le nouveau projet acoustique créé autour d'Habib Koité. Il est accompagné par le virtuose du balafon Aly Keïta (Côte d'Ivoire) et Lamine Cissokho (Sénégal) à la kora. Le Malien Habib Koité, l'un des musiciens africains les plus populaires et reconnus, est un troubadour moderne qui captive le public par sa musicalité, son esprit et sa sagesse. Le Sénégalais Lamine Cissokho, joueur de kora, est issu d'une célèbre famille de griots dont les traditions remontent au XIVe siècle. Aly Keïta, originaire de Côte d'Ivoire, est mondialement reconnu pour sa maîtrise du balafon, son impressionnante virtuosité et son style unique. Trois artistes virtuoses unis par un même héritage culturel, un véritable creuset qui inspire leurs compositions et sublime la renaissance du genre. Le trio sera rejoint sur scène par la percussionniste de longue date d'Habib, Mama Koné (Djembé, calebasse, pad électronique), qui a également joué avec Eric Bibb. ► Album Mandé Sila Live @ Levon Helm Studio (Contre-Jour 2025) Site | Bandcamp | Instagram Et enfin, le duo Christine Zayed / Piers Faccini fait la clôture de ce reportage aux 50 ans de Musiques métisses à Angoulême.  Piers Faccini, élégant songwriter anglais et voix incontournable de la scène folk internationale, et Christine Zayed, musicienne virtuose palestinienne du qanûn, unissent leurs talents dans un duo où se rencontrent leurs deux univers : poésie arabe, mélodies envoûtantes et émotion brute. Entre Jérusalem, Ramallah et l’Europe, leur musique tisse un pont entre les cultures, portée par l’intensité de Christine et la singularité de Piers. Leur répertoire embrasse les morceaux respectifs, communs, et de la musique traditionnelle du sud de l'Italie. Méditerranéen. Magnifique. Un EP 4 titres s'apprête à sortir. ► Dernier album de Piers Faccini Our Calling (IDOL 2025). Bandcamp | Beating Drum Rd | Instagram | YouTube ► Dernier album de Christine Zayed Kama Kuntu (T-Rec 2024) Site | Instagram | YouTube

  4. Sep 26

    Reportage au Maroc au Festival des musiques sacrées de Fès

    Isadora Dartial s'est rendue à la 29è édition du Festival des musiques sacrées de Fès. Cette année, le festival a célébré l’héritage artisanal de Fès, et le geste créateur de l’artisan, à travers une grande fresque musicale et chorégraphique, du cœur de la médina aux confins de l’Orient et de l’Asie. Retour au début du mois de juin, le Festival des musiques sacrées de Fès célèbre sa 29e édition et, à l’image du soufisme, transcontinental : la rencontre des cultures. Outre la désormais traditionnelle venue du chanteur soufi Sami Yussuf, qui rencontre un succès phénoménal au Maroc, l’accent est mis cette année sur les Mâalemines, comprenez les gardiens du geste et du patrimoine. C’est donc dans la répétition d’un même mouvement, dans le souci du détail chers aux maître-artisans, musiciens et danseurs que nous plongeons : avec nous, l’artiste franco-grecque Dafné Kritharas évoque les liens tissés lors d’Anima Ex Materia, la création d’ouverture avec les autres artistes présents. Sanam Marvi, l’emblématique chanteuse pakistanaise qui conjugue le chant soufi au féminin, nous parle d’héritage spirituel et de Sama (audition mystique). Dans la maison Dar Adiyel, la danseuse étoile du ballet royal khmer du Cambodge, Chap Chamroeunmina revient sur les rituels associés à ces tableaux dansés et quelques instants plus tard, dans les jardins de Jnane Sbil, Eleman Kanybekov, qui jouait avec son frère Aibek, nous familiarise avec le komuz, ce luth à manche long d’Asie centrale utilisé dans la musique kirghize dont le jeu spécifique ressemble à une danse. Enfin, le saxophoniste et compositeur Léon Phal nous embarque avec son guide Chakib au cœur de la médina de Fès « le » temple de ces fameux gardiens du geste mis à l’honneur dans cette édition. L’occasion de découvrir quelques-unes de ses 9 400 ruelles et de parler de son nouveau disque sorti ce vendredi, « Bodies and Ideas ». Nos invité.es : Dafné Kritharas, la danseuse tzigane Cécil Ka, le directeur artistique Alain Weber, les frères Kanybekov, Chap Chamroeunmina, la chanteuse soufie du Pakistan Sanam Marvi et Léon Phal. ► Site internet du festival | Instagram.   Une version « extended » de notre visite dans la Médina avec Léon Phal et son guide Chakib avec un passage par la très célèbre tannerie de Chouara, le quartier des ébénistes sans oublier le passage pour les ânes...  Écoutez le Bonus - Festival des musiques sacrées de Fès - Visite de la Médina.

  5. Sep 20

    Chassol en tête-à-tête & #SessionLive Crystal Murray

    Du Stand-up calibré ultrascore à l'anatomie d'un sanglot. Notre premier invité est Christophe Chassol pour la sortie de l'album Funny How ? Funny How? est le cinquième album studio de Christophe Chassol. Le disque et le film qui l’accompagne - comme toujours avec Chassol - s’inscrivent dans la continuité directe de son travail autour des Ultrascores, sa surprenante méthode d’harmonisation du réel. « L’Ultrascore est une musique de film qui utiliserait les sons des images pour se construire elle-même. Un truc de geek, une technique à la fois très précise et follement poétique, une tentative de synergie totale entre images et sons », dit-il. Funny How? marque aussi un tournant pour Chassol. Inspirés par la pratique américaine du standup, ses nouveaux morceaux sonnent plus que jamais comme un habile mélange de tous les courants qui l’inspirent : new-soul, jazz, musique contemporaine, avant-garde, rap, comédie musicale… Titres joués In Comedy (avec la voix de Dave Chapelle), What is Stand-up (avec Alani), Stand-up like Richard (avec Vic Mensa) et Dulce. ► Chassol Funny How ? (Ludi Magister 2026), prochain concert 30 novembre 2026 aux Folies Bergère, Paris. Site, Instagram, Bandcamp, YouTube.     Puis la #SessionLive reçoit Crystal Murray pour l'EP Anatomy of a Cry. Crystal Murray a sorti son 1er album Sad Lovers and Giants en 2024. Née à Paris, Crystal s'est installée à Londres en 2025, une ville qui a contribué à redéfinir sa musique. Anatomy of a Cry témoigne de la volonté de Crystal de prendre le temps nécessaire pour faire en sorte que sa liberté retrouvée donne naissance à l'œuvre la plus sincère et la plus puissante qu'elle ait créée à ce jour. Lors d'un concert à la Philharmonie de Stockholm, dès les premières minutes du spectacle, Crystal s'est mise à pleurer « Voir plus de cinquante musiciens s'unir sur une seule note, c'était comme plonger au cœur d'un esprit : précis, mathématique, et pourtant capable de susciter une émotion profonde ». Ce voyage a permis de trouver la pièce manquante du puzzle et a donné naissance à la discipline de l' « Anatomie d'un pleur ». Titres interprétés au grand studio : - 73 Live RFI - Keystar, extrait de l'EP   - Numb Enough Live RFI. Line Up : Crystal Murray (Chant).  Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► EP Anatomy of a Cry (Crystal Murray 2026). Site, Instagram, Bandcamp, YouTube.   Réalisation : Donatien Cahu.

  6. Aug 16

    #SessionLive Tamikrest & Maya Kamaty

    Les voix du désert et de l'océan Indien en quête de liberté.    Nos premiers invités de la #SessionLive sont les musiciens de Tamikrest pour la sortie de Assikel Le nouvel album du groupe de rock touareg Tamikrest, Assikel, est tour à tour intime, brut et atmosphérique. Enregistré sur bande analogique, avec le groupe jouant en direct et en live. L’album livre des chansons de résistance, de communauté et de nostalgie. L’album contient une apparition d’Ibrahim Ag Alhabib (Tinariwen). Depuis 20 ans, la musique de Tamikrest met en lumière la culture et la conscience du peuple Kel Tamasheq (Touareg) du Sahara. Tamikrest signifie « connexion » ou « union » en tamasheq, et le groupe est devenu l'une des voix les plus importantes du Kel Tamasheq, sensibilisant le public à leur sort tout en relayant leurs expériences d'exil, de perte et de résistance. Leur sixième album studio, Assikel, qui signifie « voyage » ou « périple », montre tout le chemin parcouru par le groupe. Formé en 2006 par Ousmane Ag Mossa et Cheikh Ag Tiglia, tous deux originaires de Tinzawaten, près de la frontière entre le Mali et l'Algérie, Tamikrest a émergé sous l'influence de Tinariwen, ces pionniers légendaires de la musique Ishumar à la guitare. Une rencontre fortuite avec Chris Eckman, cofondateur de Glitterbeat, et son groupe Dirtmusic lors du Festival au désert de 2008 au Mali a marqué le début d'un partenariat de longue date avec le label, qui a depuis contribué à faire connaître le groupe à l'échelle internationale. Tamikrest est désormais composé de quatre membres, avec le guitariste Paul Salvagnac, qui l'a rejoint en 2012, et le percussionniste Cédric « Momo » Maurel, qui l'a rejoint un an plus tard. Titres interprétés au grand studio - Adagh Oyantid (L'Adagh-massif montagneux-est notre héritage) Live RFI - Eillal (mirage) feat. Ibrahim Ag Alhabib de Tinariwen - Imanin (mon âme) Live RFI. Line Up : Ousmane Ag Mossa (guitare-chant), Cheikh Ag Tiglia (basse), Paul Salvagnac (guitare), Faris Hamidou (djembé), Cédric Maurel (calebasse). Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor. ► Album Assikel (voyage) (Glitterbeat 2026). Site Tamikrest - Instagram - Bandcamp - YouTube - Facebook.     Puis nous recevons Maya Kamaty pour la sortie de l'EP Dann Tournan. Artiste créole contemporaine originaire de La Réunion, Maya Kamaty transforme le maloya en une pop globale, physique et instinctive. Entre héritages diasporiques et culture club, elle développe une esthétique Creole Indian Pop, multilingue et indisciplinée. En créole réunionnais, Dann Tournan évoque un point de bascule, ce moment précis où tout peut changer de direction. Avec cet EP, elle affirme une nouvelle étape de son parcours : une musique frontale, incarnée. Un projet plus instinctif où le maloya devient une matière vivante qui déborde et contamine la pop globale. Dans le prolongement de Sovaz, la collaboration avec Sskyron traverse tout l'EP et en dessine une forme continue. Porté par une esthétique multilingue et plurielle, l'EP navigue entre créole réunionnais, français et anglais, dans une approche libre, sans traduction ni compromis. Entre rythmes afros, textures trap et influences globales, Dann Tournan est une musique pour le corps, la scène et le mouvement. Titres interprétés au grand studio - Tourné Viré Live RFI - Dann Tournan, extrait de l'album - Kash Kash Live RFI.   Line Up : Maya Kamaty (chant, percus, machines), Arjuna Mariapin (batterie). Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor. ► EP Dann Tournan (Lamayaz/Kanyar Deluxe 2026). Site Maya Kamaty -  Facebook - Instagram - YouTube - Bandcamp.

  7. Aug 15

    Reportage Montréal à Nuits d'Afrique (Partie 2/2)

    40ème édition du festival Nuits d'Afrique, zoom sur le Congo.  Nos invités avec une forte délégation congolaise : Diblo Dibala, Fulu Miziki, Joyce N'Sana + La Murga Ensamble (diaspora pan-latino), Ed People influenceur (Belgique).    1er invité : Diblo Dibala (RD Congo) Diblo Dibala n’est rien de moins que le créateur du soukous et l’un des artisans des grandes heures de ce genre musical si entraînant. Une véritable légende respectée, qui a inspiré plusieurs générations de jeunes artistes. Chacune de ses apparitions, sans exception, au Festival international Nuits d’Afrique ces 40 dernières années a fait le buzz. Surnommé Machine Gun pour sa dextérité à la guitare et ses sébènes affolants, Diblo Dibala livre un soukous explosif qui fait monter la température en crescendo, défiant quiconque de résister à l’envie d’onduler du bassin. Autre légende – et pilier de groupes de référence comme Bella Bella (avec Kanda Bongo Man), Loketo (avec Aurlus Mabélé) et Matchatcha, Diblo Dibala continue de laisser sa marque après plus de 50 ans de carrière. Dans la lignée des génies de la guitare universelle, Dibala tombe dans la marmite à l’adolescence. Autodidacte virtuose à 15 ans, on le réclame dans plusieurs groupes établis de Kinshasa. Son talent naturel ne se cantonne pas longtemps à la RDC, et il déploie ses ailes vers Bruxelles puis Paris dans les années 80. Diblo crée ce son unique effréné des cordes s’emballant sans contrôle, comme si une force externe les pinçait en une partition folle dans la durée qui fait bouger-bouger aux premières secondes jusqu’au silence final. Une vraie aérobie en musique qui marque les rassemblements de l’existence, baptêmes et mariages. À plus de 70 ans, Diblo impressionne par sa vitalité rythmique agissant comme trame percussive de chaque composition. Il est le chef d’orchestre, le meneur de bande, la clef de sol à lui seul. Une superstar soukous qui rend hommage à la gamme des sentiments et sensations, avec des pièces étourdissantes de plaisir comme « Amour et souvenir », « Laissez-passer » et en 2021, « Etoula », en collaboration avec les légendes Loketo, ambassadeurs mondiaux du genre soukous. Instagram.     Puis nous recevons Joyce N'Sana (Congo-Brazza/Québec). Révélation Radio-Canada, Joyce N’Sana conjugue Reggae, Gospel, Hip-hop, Jazz et Afro-blues en ce qu’elle nomme son Afrobluehop, un cocktail explosif bien ancré dans la tradition musicale du Congo et portant un message de paix, qu’elle délivre de sa voix puissante aux inflexions Soul, en anglais, en lingala, en lari et en créole. L’auteure-compositrice et interprète grandit dans le contexte des guerres congolaises. Elle livre un message clair et déterminé et propage un art de paix. Elle a été élue en 2022 révélation Radio-Canada en Musique du Monde.  Instagram.   C'est au tour de Fulu Miziki (RD Congo) Le collectif capte « le son des poubelles » de leur quartier kinois Ngwaka, et sa résultante est hallucinante ! Leur vision en cinq blocs : Eco-Friendly-Afro-Futuristic-Punk ! Dans leur imaginaire, l’être humain baigne dans la plénitude, en respect de la Nature. Fini le gaspillage est leur appel mondial, c’est pourquoi les jeunes hommes créent aussi leurs tenues à base d’éléments recyclés. Jusqu’à leurs masques mystérieux… Dans leurs voix, l’expression du panafricanisme, l’espace continental de tous les espoirs. Et un souhait pour la paix dans leur pays ballotté par des affrontements et tant de personnes déplacées. Pour ces artistes que Libération qualifie de force « Mad Max 3.0 », il ne faut rien lâcher et croire. Cet optimisme leur porte chance car le collectif essaime les festivals d’Europe en 2024, des Vieilles Charrues à Couleur Café à Bruxelles jusqu’à Berlin au Humboldtforum. L’effet « Twerkanda », la traduction de leur démarche artistique combinant tant de styles : afro, disco, house et bien sûr, le soukous congolais qui fait bouger et sauter ! La fabrication de leurs propres instruments, costumes de performance  et masques est essentielle à leur démarche. Leur son unique supporte un message panafricain de libération artistique, de paix et un regard sévère sur la situation écologique de la République Démocratique du Congo et du monde entier. Pour le collectif, tout peut être récupéré et ré-enchanté. En parallèle, le collectif anime des ateliers interactifs autour de la création musicale et du recyclage, adaptés à tous les âges. Ces ateliers, basés sur les principes de l’éducation populaire, permettent aux participants de fabriquer leurs propres instruments et de réfléchir à l’écologie de manière ludique et créative. Nous avons rencontré Pitschou Bosele Bokungako. Instagram.   Sans oublier La Murga Ensamble (Colombie/Québec/AmLat) La Murga Ensamble est un collectif musical né à Montréal en 2023, fondé par les Colombiens Mateo Díaz et Juan Quintero, animé par le désir de faire revivre la salsa live telle qu’elle vibre en Colombie. Ancré dans la salsa dura, le boogaloo et les rythmes afro-caribéens, le groupe revisite les sonorités des années 60 à 80 avec une énergie résolument contemporaine. De rencontres spontanées, est née une formation nomade capable d’investir scènes, salles et espaces alternatifs. Réunissant certains des meilleurs musiciens afro-latins de Montréal, La Murga cultive une approche ouverte et collaborative, mêlant concerts et DJ sets vinyles. Chaque performance célèbre la danse, la communauté et la fête collective à travers une salsa puissante et contagieuse. Nous avons parlé à Mateo Diaz. Instagram.   Et enfin nous avons rencontré un danseur instagrammé : Ed People ! Ed est Bruxellois. Ce producteur et dj s'est tourné vers les vidéos dansées pendant la pandémie. Tous réseaux confondus (Fb, Insta, Ttok, Snap), il totalise plus de 16 millions d'abonnés. 80% de ses castings se font dans la rue avec la complicité et la gentillesse des gens. Quand il part à l'étranger, il écoute la musique du pays où il se rend, apprend quelques pas de danse et peaufine sur place. Nous l'avons rencontré à Nuits d'Afrique où il est invité depuis 2025. Via l'influenceur, le festival souhaite s'ouvrir à un jeune public qui s'informe essentiellement sur les réseaux. Instagram. Site des Nuits d'Afrique. À écouter aussiNuits d'Afrique à Montréal, la 40ème ! (Partie 1)

  8. Aug 9

    #SessionLive avec 15 15 pour l'album Mārara, l'île-monde fantasmagorique

    Contes et légendes māraréens, son office du tourisme, ses masques, ses tatouages, ses eaux turquoises, ses harmonies !   #SessionLive avec 15 15 accompagné par le critique musical Sophian Fanen, album Mārara (poisson volant) 15 15 est un collectif franco-polynésien qui mêle musique, image et récit. Leur approche hybride relie les cultures insulaires à la modernité urbaine, entre pop, zouk, dancehall et électronique. Depuis leurs débuts, Julia, Tsi Min, Ennio, Robin et Marvin explorent les liens entre mémoire et invention à travers des projets-concepts singuliers : Ataheva (autour du deuil), Le Jeune (sur la colonisation) ou Saplin (célébration de la désinvolture). Leur travail, à la fois libre et précis, s’exprime autant sur scène que dans leurs clips ou installations, souvent réalisés de manière artisanale. Leur nouveau projet, Mārara, imagine une île fictive inspirée de la Polynésie française : un territoire poétique où se croisent traditions, fantômes du passé et visions du futur. Chanté en anglais, français et tahitien, l’album mêle textures électroniques, percussions organiques et harmonies vocales. 15 15 y poursuit son dialogue entre réel et imaginaire — une manière de transformer le déracinement en espace de création. Mārara, l'album Mārara, qui signifie poisson volant, est un projet musical né au cœur d’une île polynésienne encore trop méconnue. Là où Tahiti concentre l’attention et les projecteurs, Mārara reste dans l’ombre, ignorée des circuits touristiques et des récits culturels dominants. Cet album a pour ambition de mettre Mārara sur la carte et de faire entendre la voix d’une île qui mérite d’exister dans toute sa richesse. À travers cet opus, nous proposons une immersion dans nos traditions, coutumes, légendes et mythes. Ces récits, profondément enracinés dans la culture polynésienne, se transforment au gré des environnements : par exemple les légendes d’un atoll diffèrent de celles d’une île montagneuse, façonnées par le climat, les reliefs et les éléments. Mārara capte cette diversité et en révèle toute la singularité. Cet album n’est pas seulement une création musicale : c’est un acte de transmission et de visibilité culturelle. La musique y devient vecteur d’identité, porte-voix d’un territoire inconnu, et passerelle entre passé et présent. Avec Mārara, 15 15 fait chanter son île pour qu’elle résonne au-delà de son horizon. Titres interprétés au grand studio : - Afa Live RFI - Queen’s goodbye, extrait de l'album - Take off Late Live RFI. Line Up: Tsi Min Siu (percussions, flûte nasale et chant), Ennio Neagle (basse, flûte nasale et chant), Robin Morisse Mac Lean (guitare), Marvin Morisse Mac Lean (clavier et chant). Son : Camille Roch, Benoît Letirant. ► Album Mārara (poisson volant) (Label S76 2026). - Office du tourisme de Marara island  - Instagram  - YouTube  🎶 15 15 - Mārara - Take off late - Facebook.   Puis place à la désormais légendaire playlist de Sophian Fanen 🎶 - Cocanha, « Diuré samsir », tiré de l'album Flame Folclòre (Les Disques Bongo Joe, 2026) - Totó la Momposina, « El pescador », tiré de l'album La Candela Viva (Real World, 1993) - Joé Dwèt Filé, « Rihanna », tiré de l'album Hate Love (DF Empire/Top Island, 2026) - DJ Plead, « Stucco », tiré de l'album Please (Smalltown Supersound, 2026). Réalisation : Donatien Cahu.

Ratings & Reviews

5
out of 5
2 Ratings

About

De Mozart à Billie Eilish en passant par Tinariwen... C’est Le rendez-vous transmusical de RFI présenté par Laurence Aloir, avec des portraits, des reportages, des chroniques, les nouvelles sessions live du grand studio à Issy-les-Moulineaux et la tournée des festivals. Technique/Réalisation : Donatien Cahu. *** Diffusions les samedis et dimanches à 20h10 TU vers toutes cibles. Rediffusions les dimanches et lundis à 01h10 TU vers toutes cibles. Musiques du Monde, ça s’écoute et ça se regarde !

More From RFI

You Might Also Like