Les dessous de l'infox

Repérer le faux dans l’info, ça n’est pas toujours facile. Sur Radio France internationale, on vous aide à y voir plus clair. En compagnie de tous ceux qui traquent l’infox, l’observent et l’analysent, au plus près, « Les dessous de l'infox », le magazine est diffusé tous les vendredis. Une émission présentée par Sophie Malibeaux. Diffusions le vendredi à 17h30 TU (vers toutes cibles). 

  1. 6h ago

    La vision d’une France déchirée, vraies et fausses fractures

    Dans la rue en France, entre manifestations pacifiques, scènes d’émeute et de pillage, les plateformes numériques jouent un rôle central, aussi bien sur le plan logistique qu'informationnel. La circulation ultra-rapide des images, vraies et fausses, contribuent à attiser la violence. Certains agitent le spectre de la guerre civile. Il convient de faire le point sur l'instrumentalisation de ces craintes, réelles mais amplifiées. Notre invité est Emmanuel Rivière, politologue, co-fondateur de La Warroom, une agence spécialisée dans la lutte contre la désinformation. Depuis trois décennies, son travail consiste à scruter l’opinion, ce qui la fait et ce qui permet de mesurer ses évolutions. Dans son dernier ouvrage, publié en mars 2026, co-écrit avec le journaliste Nicolas Prissette, il se livre à une « plongée dans l'âme du pays », et tente de dresser un panorama de la France plus conforme au réel que la vision apocalyptique qu'en donnent certains observateurs, à l'aide d'arguments trompeurs et manipulatoires. Au cœur de son analyse, une mise en garde contre la surenchère politique qui transforme un mouvement social complexe en champ de bataille électoral. Vraies et fausses fractures L'ouvrage s'intitule La guerre civile n’aura pas lieu. Pour en finir avec la vision d’un pays déchiré, il revient sur les thématiques mises en avant par tout un courant décliniste qui, depuis des années, s'empare des thèmes de l'immigration, de l'insécurité, et du wokisme, pour ne citer qu'eux. Emmanuel Rivière montre comment s’est constituée la « vision d’un pays déchiré », que nombre d'études d'opinion permettent de relativiser, pour peu que l'on s'y penche sérieusement. « Comprendre, c’est anticiper, prévenir, empêcher, sanctionner intelligemment et efficacement. Stigmatiser, c’est le contraire de protéger la société. » — Emmanuel Rivière, politologue. Le déclenchement des événements du 17 octobre selon Emmanuel Rivière, mérite un traitement beaucoup plus nuancé que ce que lui réservent les politiciens -la présidentielle en ligne de mire. En réduisant les tensions sociales à des questions d’immigration ou de sécurité, certains responsables politiques occultent les véritables fractures : inégalités économiques, précarité du logement et défiance envers les institutions.   La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info verif de RFI : Présidentielle au Brésil: l’IA comme arme de propagande et de désinformation La chronique de Cintia Cabral de l'AFP Factuel : Le danger des fausses informations sur le cancer du sein.

  2. Oct 16

    «Infodémie», quand la désinformation se propage tel un virus, comment réagir?

    « L'Europe face aux menaces informationnelles » – (Épisode 13) La désinformation est devenue une pandémie numérique, capable de nuire aux processus électoraux, au point de fragiliser les démocraties. Comment lutter contre ce fléau ? Notre invité, l'historien David Colon adopte l'approche de l'épidémiologiste au sujet de la propagation des fausses nouvelles. Ce qui le conduit à recourir aux notions d'immunisation des populations, et même de vaccination des LLM derrière les IA génératives.  Pour enrayer la pandémie de fausses informations, il faut déjà travailler sur le diagnostic, situer les responsabilités. Premier constat, en l'état actuel, l'utilisateur final se trouve plus ou moins livré à lui-même. Tous les dispositifs qui servaient jusque-là d'anticorps, afin de de protéger la société des manipulations de l'information, ont été démantelés par l'administration Trump et les patrons de la tech, peu intéressés par la modération sur leurs plateformes, du moment qu'elles leur rapportent.  Aujourd'hui, une part considérable de la production scientifique sur l'impact des médias sociaux est financée par les médias sociaux. Et sans surprise, cette production scientifique tend à montrer du doigt l'utilisateur plutôt que les choix algorithmiques. David Colon, historien et enseignant-chercheur à Sciences Po. La montée des populismes, estime David Colon, résulte notamment du choix des algorithmes qui favorisent systématiquement les discours extrémistes, les publications polarisantes suscitant de l'engagement.  Une société civile mobilisée, agissante, et des médias plus vigilants face à l'instrumentalisation des tendances en ligne et aux différentes formes de manipulations, c'est un préalable. Mais il y a aussi une responsabilité des politiques et de la façon dont ils occupent aujourd'hui l'espace public.  Les discours politiques sont plus courts, plus agressifs, avec une connotation émotionnelle. Pourquoi ? Parce qu’ils s’adressent non pas aux autres députés, mais aux algorithmes de recommandation des plateformes pour être relayés et amplifiés. Les solutions existent Techniquement, il serait possible de remédier à ces tendances. David Colon s'intéresse notamment aux travaux de Sander van der Linden, professeur de psychologie sociale à l'Université de Cambridge, pour qui une campagne menée à des fins de désinformation par le recours à une IA peut être entravée grâce à l'inoculation du virus à faible dose dans les modèles d'apprentissage des IA. Il s'agit d'avertir les individus sur le fait qu'ils risquent d'être l'objet de campagnes de désinformation, ou de techniques de désinformation (..) Le meilleur moyen d'injecter une dose infime et indolore de désinformation à des fins de vaccination, c'est de les faire jouer un jeu où ils jouent le jeu du désinformateur, par exemple sur le jeu Harmonie Square ou le jeu Bad News. En étant exposés à ces techniques et en les pratiquant soi-même dans un cadre qui n'est pas un cadre dangereux, ni pour eux, ni pour la société, ils développent des anticorps mentaux qui réduisent leur vulnérabilité à l'égard de ces techniques de désinformation ou de ces récits lorsqu'ils y sont exposés. Appliquée au LLM, cela consiste à entraîner des modèles de langage sur des données qui comprennent d'infimes doses de techniques de désinformation pour entraîner ces modèles à détecter ces techniques et y répondre. L'essayiste évoque d'autres solutions, comme la création de plateformes conçues pour visibiliser les contenus fiables. Quant au projet de loi relatif à la lutte contre les ingérences étrangères dans la vie démocratique, dont l'examen débutera au Sénat à partir du 20 octobre, son efficacité est d'ores et déjà mise en doute, trop restrictive pour certains, trop tardive aussi. Rien n'empêchera que la désinformation touche sa cible sur les réseaux sociaux dans les 48 heures précédant le vote, alors même que les médias sont tenus à respecter la période de réserve électorale. Cette émission est le 13e épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro.

  3. Oct 9

    Disinfo 2026 à Vilnius, les États-Unis interfèrent dans une conférence ciblant les ingérences américaines

    « L'Europe face aux menaces informationnelles » - (épisode 12) La conférence annuelle Disinfo 2026 a réuni à Vilnius, quelques 650 chercheurs, journalistes, spécialistes du numérique, de l'intelligence artificielle, de l'influence et de la géopolitique. Les opérations attribuées à des acteurs de Russie, Chine ou Iran ont occupé une large place, mais l'attention s'est aussi portée cette année sur l'administration Trump, devenue vecteur d'ingérences et manipulations de l'information.  Parmi les speakers de Disinfo 2026, nous avons interrogé deux chercheurs de l’Institut français de Géopolitique, membres de GEODE, le projet d’étude sur la géopolitique de la datasphère :  Kevin Limonier, spécialiste du monde russe et Jonathan Guiffard qui, lui, s'intéresse plus particulièrement à la sécurité nationale des États-Unis. Tous deux viennent de publier une article intitulé « L’ère de la guerre politique » dans la revue Le Grand continent.  Ce travail éclaire d'une lumière crue la problématique soulevée lors de la conférence Disinfo 2026 où, pour la première fois, à côté d'interventions visant à documenter les campagnes informationnelles massives de la part de pays très éloignés des standards et pratiques démocratiques -telles que les ingérences russes en Europe- il était prévu d’aborder les interférences américaines.  Le ton était donné dès l’inauguration de la conférence par Diana Wallis, présidente du Conseil d’administration de l’ONG EU Disinfo Lab, évoquant l'environnement de plus en plus sensible et les nouveaux défis rencontrés dans l’organisation de l’événement. À propos des États-Unis, « On ne pouvait pas faire comme si de rien était. On ne peut pas ne pas citer les pays à l’origine de la menace ».  En fait, la pression s’était accrue en amont de la conférence. La plupart des intervenants avaient reçu un message au ton comminatoire de la part d’un blogueur américain, conspirationniste ardent défenseur du mouvement MAGA (Make America Great Again),  une véritable campagne d’intimidation, qui n’a fait que redoubler l’attention suscitée par la session intitulée « USA as a FIMI threat: acknowledge, adapt, push back ». En d’autres termes, la conférence proposait d’aborder -entre autres sujets- l’implication des États-Unis dans ce type de menaces, les FIMI désignant les Ingérences étrangères et manipulation de l’information. Au programme des discussions : la caractérisation de la menace, comment s’y adapter ? Comment riposter ?  Ingérence dans la contre-ingérence Dans le même temps, le département d'État américain contactait un certain nombre de chancelleries, afin de marquer son irritation face à l’idée d’aborder l’influence américaine sous l’angle des FIMI. Résultat, in extremis, trois des principaux sponsors de la conférence cessaient d’afficher leur soutien: logos camouflés, pour ce qui est de la Lituanie, du Canada et du service d’action extérieure de l’Union européenne, le SEAE.  On notera, malgré tout, que le SEAE a maintenu sa présentation, au sujet des campagnes de désinformation et de recrutement dans le monde entier et particulièrement en Afrique, pour mener sa guerre d’agression contre l’Ukraine.  Quant à la Lituanie, pays hôte de la conférence, ses participants, speakers et modérateurs ont bel et bien contribué au bon déroulement de l’événement. Nous leur consacrerons une prochaine émission. La Lituanie est aux avant-postes de la résistance contre les ingérences russes. En proie à une intensification des menaces informationnelles et cinétiques, elle est aussi en train de muscler ses défenses aux frontières avec la Russie (enclave de Kaliningrad), avec notamment une présence militaire américaine plus conséquente.  En dépit de l’attitude agressive des autorités américaines et du renoncement  canadien officiel, il est à noter que nombre d’experts américains et canadiens constituent une part non négligeable des participants et speakers de cette conférence. Si les grandes plateformes numériques et géants de la tech et de l’IA se tiennent désormais à l’écart- nombre de start-up anglosaxonnes, d’organisations et d’universitaires, démontrent un grand intérêt pour ces débats, qu’ils soient de nature juridique, ou technologique.  Résistance de la communauté américaine La participation de Newsguard, entreprise privée américaine, en est un exemple. Chine Labbé, rédactrice en chef Europe de Newsguard intervient en deuxième partie d’émission. Nous l’avons interrogée sur le dernier rapport de son organisation, sur les modes opératoires employés par différentes officines russes pour semer le chaos en Europe, à l’aide de faux reportages usurpant l’identité de médias reconnus afin de mieux tromper le lecteur et de nuire à la crédibilité des médias visés. Elle aborde également le problème de la pollution des chatbots par la désinformation, sujet de son intervention en conférence.  Comme d’autres sociétés américaines spécialistes du numérique, Newsguard fait l’objet de tracasseries judiciaires aux États-Unis. C’est un des moyens employés par la sphère MAGA pour réduire à néant les capacités acquises dans ce domaine depuis des années. Une grande partie des institutions et organisations actives jusque-là dans la lutte contre les manipulations de l’information se trouvent ainsi menacées dans leur existence même. Alors que les besoins d’expertise sont énormes, notamment pour se prémunir des attaques cyber ou informationnelles provenant d’acteurs tels que la Chine ou l’Iran.  Finalement face aux pressions, malgré l’abandon de certains de ses sponsors, Eu Disinfo Lab tient bon et promet de maintenir le cap avec toute une communauté attachée à ces valeurs cardinales de la démocratie, d’intégrité du net et de l’information. En tête de ses soutiens, la France n’a pas flanché. La plupart des organisations et entreprises engagées depuis des années se donneront rendez-vous l’an prochain. Mais où ? La question n’est pas tranchée, ou du moins pas encore dévoilée.  Cette émission est le 12ᵉ épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro.

  4. Sep 25

    Cyberguerre : quand l’espace numérique devient un champ de bataille

    Confronté à la montée des tensions internationales, l’espace numérique est devenu un théâtre d’affrontement à part entière. Cyberattaques, espionnage, manipulations informationnelles : les infrastructures numériques sont utilisées à des fins hostiles. Comment fonctionne la cyberguerre ? On en parle avec notre invité, Stéphane Taillat, maître de conférences habilité à diriger des recherches à l'Institut français de géopolitique, détaché à l'Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan. Dans son ouvrage, La cyberguerre publié aux éditions Que sais-je  ?, Stéphane Taillat revient sur la manière dont les États, les groupes criminels, les entreprises privées ou encore les activistes politiques s'approprient l'espace structuré par les infrastructures numériques à des fins stratégiques. Comment la cyberguerre est-elle devenue une composante de notre système international ? Quels en sont les acteurs et comment s’en protéger ? Entretien avec Stéphane Taillat, maître de conférences habilité à diriger des recherches à l'Institut français de géopolitique, détaché à l'Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, responsable de l'équipe de recherche Mutations des conflits contemporains au Centre de recherche de Saint-Cyr et membre du centre GEODE, partenaire de notre émission.  L’IA s’invite à la tribune des Nations unies La 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies s’est ouverte cette semaine à New York. Près de 130 chefs d’État et de gouvernement y sont attendus. Chaque édition est un moment particulièrement exposé à la désinformation. Dans sa chronique, Olivier Fourt de la cellule Info Vérif de RFI revient sur ces images mensongères générées par intelligence artificielle destinées à nuire à l’image de marque de certains chefs d’État ou de gouvernement. Ce que l'on sait des soupçons contre l'écrivain Thélyson Orélien L'auteur canadien d'origine haïtienne Thélyson Orélien est accusé d'avoir massivement utilisé l'IA pour son livre C'était ça ou mourir. Les accusations s'appuient sur des résultats de Pangram, un détecteur de texte généré par IA : ce logiciel, considéré comme fiable par plusieurs chercheurs, assure que la grande majorité du livre aurait été écrite avec l'IA. Alors peut-on vraiment faire confiance à cet outil ? Nathan Gallo, des Observateurs de France 24, a mené l’enquête. À lire aussiUn livre écrit avec l'IA ? Ce que l'on sait des soupçons portés contre l'écrivain Thélyson Orélien

  5. Jul 24

    Se prémunir contre les manipulations de l’information, d’où qu’elles viennent

    « L'Europe face aux menaces informationnelles » - (épisode 11) Le sujet des ingérences numériques étrangères est désormais bien connu. Les zones grises de l’information dans le domaine numérique sont à présent dans le collimateur du législateur. Le sujet fait polémique, à moins d’un an de la présidentielle en France. C’est le libre accès à l’information qui est en jeu, dans un environnement numérique de plus en plus opaque.  À l’approche des élections de 2027, la France se prépare à un défi majeur : lutter contre les manipulations de l’information sur les réseaux sociaux, susceptibles de menacer la démocratie. Une commission d’enquête du Sénat, présidée par le sénateur Laurent Lafon, tire la sonnette d’alarme. Si l'État a renforcé ses dispositifs contre les ingérences numériques étrangères, il reste peu armé face aux menaces internes, comme les infox, les deepfakes ou les contenus détournés. Plus de 50% des Français s’informent désormais via les plateformes numériques, où l’information vérifiée peine à rivaliser avec le viral et l’anecdotique. Avec notre invité, Thibaut Bruttin, directeur général de Reporter sans frontières, nous revenons sur le diagnostic posé dans le rapport sur « Les zones grises de l'information dans le domaine numérique », et passons en revue les préconisations les plus marquantes.  « Ces outils numériques trient et hiérarchisent des contenus, et on a des raisons d’être inquiets : non seulement il n’y a pas de garantie démocratique sur la façon dont ces contenus sont triés, mais en plus on voit que l’accessoire, le viral, est privilégié plutôt que l’information de qualité. » Instrumentalisation du rapport par ses détracteurs Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), rejette fermement l’accusation de « police de la pensée » portée par certains polémistes contre le rapport du Sénat sur la désinformation. Pour lui, cette critique est instrumentalisée par des acteurs comme le groupe Bolloré, qu’il accuse d’être l’un des « fossoyeurs du journalisme » en France. Selon Thibaut Bruttin, ces attaques visent à détourner l’attention des manipulations avérées orchestrées par certains médias, dont la ligne éditoriale est jugée biaisée et partisane. Il souligne que le rapport sénatorial ne propose aucune mesure liberticide, mais cherche plutôt à protéger l’information de qualité et à lutter contre les manipulations internes, comme les campagnes de désinformation masquées ou les ingérences électorales.  « Vous avez un acteur qui fait semblant d’être un acteur de la société civile, qui appartient en fait à une société commerciale et qui va inviter des citoyens à saisir l’autorité de régulation contre le concurrent de leur actionnaire. Donc ça, par exemple, c’est manipulatoire. » À lire aussiPrésidentielle 2027, contrer les ingérences étrangères numériques en toute transparence Cette émission est le 11ᵉ épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro. *** La chronique d'Olivier Fourt, de la cellule Info vérif de RFI : Guerre en Iran: comment l'embargo sur les images satellites US a entravé la vérification des faits.

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Repérer le faux dans l’info, ça n’est pas toujours facile. Sur Radio France internationale, on vous aide à y voir plus clair. En compagnie de tous ceux qui traquent l’infox, l’observent et l’analysent, au plus près, « Les dessous de l'infox », le magazine est diffusé tous les vendredis. Une émission présentée par Sophie Malibeaux. Diffusions le vendredi à 17h30 TU (vers toutes cibles). 

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