Tour du monde des correspondants

Les correspondants de RFI sur les cinq continents nous font vivre chaque samedi les faits les plus saillants de leur région. De Tokyo à Washington, de Copenhague à Johannesbourg, en passant par Téhéran, Bamako, Pékin, Moscou… RFI vous fait voyager et vous informe sur le quotidien des populations du monde.

  1. Aug 9

    Vivre sans la mer: comment les pays enclavés contournent leur handicap géographique?

    Depuis 2025, chaque 6 août, l'ONU consacre une Journée internationale aux pays en développement sans littoral, ces États enclavés pour lesquels la géographie représente un vrai défi. Être privé d’accès direct à la mer, c’est dépendre de ses voisins pour commercer, importer, exporter, parfois même simplement circuler. Mais l’enclavement n’est pas partout vécu de la même manière : il peut devenir une fragilité économique, une contrainte diplomatique ou, au contraire, pousser un pays à inventer de nouvelles stratégies pour mieux se connecter au reste du monde. L'Arménie, pays du Caucase du Sud de 29 743 km2, comparable à la superficie de la Belgique, est enclavée entre la Géorgie, l'Azerbaïdjan, l'Iran et la Turquie. Il est le seul pays du Caucase du Sud sans accès à la mer. Mais cet enclavement n'est pas seulement géographique : depuis plus de 30 ans, il est aussi politique. Depuis la fermeture des frontières turque et azerbaïdjanaise en 1993 — après la première guerre du Haut-Karabakh —, le pays dépend largement de la Géorgie. Il faut se rendre compte que c’est 90 % de son fret international qui y transite. Pourtant, l'Arménie n'a pas toujours été isolée. Pendant des siècles, elle a été un carrefour sur les routes commerciales entre l'Europe et l'Asie. C'est justement cette place que le gouvernement de Nikol Pachinian souhaite retrouver. Présenté en 2023, son projet de « carrefour de la paix » vise à rouvrir les liaisons régionales.  Ces derniers mois, les signes de normalisation se sont multipliés. La Turquie autorise officiellement depuis mai 2026 les échanges commerciaux directs en provenance d'Arménie, ceux avec l'Azerbaïdjan reprennent timidement et plusieurs projets de transport sont à l'étude. Mais cette ouverture reste incertaine. Elle est notamment suspendue à un accord de paix avec Bakou et à son exigence de modification du préambule de la Constitution arménienne qui renvoie à la Déclaration d'indépendance de 1990 et à la réunification avec le Haut-Karabakh. À lire aussiL'Azerbaïdjan lève les restrictions pour l'échange de biens avec l'Arménie, une première en 40 ans La politique du troisième voisin, un jeu d'équilibriste pour la Mongolie La Mongolie est une démocratie coincée entre la Chine et la Russie. Oulan-Bator n'a que deux frontières, et non des moindres, puisqu'elle les partage avec deux géants autoritaires qui lui sont indispensables, vitaux même au niveau économique. Environ 90 % des exportations mongoles sont à destination de la Chine. Pourtant, depuis leur sortie du communisme en 1990, les autorités mongoles tentent de nouer tant bien que mal d'autres liens stratégiques. La politique du troisième voisin, le numéro d'équilibriste de la diplomatie mongole. Le troisième voisin, c'est à peu près tout le monde tant qu'il n'est pas russe ni chinois. Il y a quand même des partenaires que les Mongols préfèrent à d'autres : les États-Unis, la Corée du Sud, l'Union européenne dont la France, qui est un peu la vitrine de ce troisième voisin grâce à un accord pour extraire l'uranium de Mongolie. C'est la société Orano qui s'en charge. Gros investissements, plus d'un milliard et demi de dollars signés l'an dernier, alors que la Chine et la Russie louchaient aussi depuis un bon moment sur le sous-sol mongol. Mais la réalité rattrape une nouvelle fois la Mongolie, spécialiste de la géopolitique de l'uranium que j'ai interrogé, pointe la limite du troisième voisin. Pour exporter l'uranium, il faudra forcément passer par la Chine. Et d'après lui, quand l'uranium traverse l'Empire du Milieu, il est pour les Chinois et personne d'autre. À lire aussiEnclavée entre la Chine et la Russie, «la Mongolie reste une forme d'exception démocratique» La construction de l’aéroport international de Bugesera pour contourner l'enclavement au Rwanda Au Rwanda, petit pays enclavé d’Afrique de l’Est, les frais de transport pour atteindre un accès à la mer sont conséquents. Pour le pays des mille collines, l’objectif est de dépasser les obstacles géographiques pour permettre le développement des échanges.  Près de 1 500 km entre Kigali et le port de Dar es Salam et 1 700 km jusqu’au hub kényan de Mombasa. Pour les transporteurs, le trajet est long et coûte plusieurs milliers de dollars. Un enclavement que le pays des Mille Collines tente de contourner notamment par la construction de l’aéroport international de Bugesera. Le projet de plus de 2 milliards de dollars détenu à 60% par Qatar Airways est attendu pour 2028 et est destiné à faire du Rwanda un centre aérien régional avec une capacité à terme de 300 000 tonnes de cargo par an.  Un centre aérien qui n’empêche pas le renforcement du corridor vers la Tanzanie. Un projet ferroviaire discuté depuis 2007 a été relancé par un accord en mai entre les deux pays. Un autre accord a récemment permis l’élargissement du bureau de liaison du port de Dar es Salam à Kigali. Des démarches simplifiées pour limiter l’impact de l’enclavement du Rwanda. À lire aussiAvec son nouvel aéroport, le Rwanda veut devenir un hub aérien dans la région

  2. Aug 2

    Les Jeux du Commonwealth sont-ils en pleine recomposition?

    Les Jeux du Commonwealth s’achèvent ce dimanche à Glasgow. Longtemps vitrine sportive de l’ancien Empire britannique, ils reflètent aujourd’hui les profondes transformations d'une organisation presque centenaire. Les identités nationales s’y affirment, certains membres historiques refusent désormais d’en assumer le coût, tandis que de nouvelles puissances cherchent à en redéfinir le rôle et les priorités. C'est le tour du monde des correspondants que nous vous proposons cette semaine, à la découverte d'un Commonwealth moins centré sur Londres, plus fragmenté, mais aussi en pleine recomposition.   Au Royaume-Uni, pays qui n'envoie pas une, mais quatre équipes différentes, une pour chaque nation qui compose le royaume : Angleterre, Irlande du Nord, Écosse et pays de Galles (auquel s'ajoutent l’île de Man, Jersey et Guernesey). Pourtant, aux JO, tous concourent sous le même drapeau. Pourquoi cette division ? Elle permet aux différentes nations britanniques d’exister, de défendre leur identité propre. C’est un peu l’idée des évènements culturels du Commonwealth : célébrer la diversité des membres de l’ancien Empire britannique. En fait, les Jeux olympiques sont vraiment l’exception, avec une seule équipe qui rassemble l’Angleterre, l’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord. C’est dû aux règles du CIO, le Comité international olympique, qui stipule que (sauf quelques exceptions), seuls les États souverains peuvent participer. Mais dans tout le reste du monde sportif, le foot, le rugby, la natation, ce sont des fédérations nationales. Une manière donc de se différencier, et d’ailleurs chaque équipe en profite : les Écossais avec leurs kilts et cornemuses, les Anglais avec leurs hymnes comme « Sweet Caroline ». Il y a aussi un enjeu de représentation : l’Angleterre c’est 85 % de la population du Royaume-Uni. Une seule équipe risque donc fort d’être principalement anglaise, au détriment de la visibilité des autres nations.  Le renoncement de l'Australie à organiser ces Jeux Ces Jeux du Commonwealth se tenaient donc à Glasgow en Écosse, pourtant, ils devaient initialement avoir lieu en Australie, mais l'État du Victoria a fini par y renoncer en juillet 2023, évoquant notamment des raisons financières. Toujours est-il que les Highlands écossais semblent réussir aux athlètes australiens, car l’Australie domine très largement cette compétition. Avec plus de 120 médailles décrochées, dont plus d’une cinquantaine en or, l’Australie est très loin devant l’Angleterre et le Canada. Comme d’habitude, c’est notamment sur les épreuves de natation que les Australiens ont fait la différence, mais cette année, on a aussi de très bons résultats en athlétisme, ici on parle même de génération dorée. Le paradoxe, c’est que ce succès, il aurait pu avoir lieu à domicile, puisque c’est l’État du Victoria qui devait à l’origine accueillir ces Jeux. Le projet initial, qui était d’organiser les épreuves dans plusieurs villes de province, était sans doute trop ambitieux. En tout cas, les coûts d’organisation ont plus que doublé, frôlant les 4 milliards d’euros, beaucoup plus que les retombées économiques attendues, et l’État du Victoria a donc décidé de renoncer à organiser ces Jeux, une annulation qui lui aura coûté plus de 300 millions d’euros. C’est dans ces circonstances que la ville de Glasgow a repris le flambeau, mais cette année on n’a qu’ une version allégée des Jeux, avec seulement dix sports représentés.  L'Inde, prochaine nation hôte des Jeux du Commonwealth  L'Inde, une puissance qui a tourné la page de l’Empire britannique il y a longtemps, sans pour autant quitter le Commonwealth. Alors que les Jeux de Glasgow s’achèvent, New Delhi s’interroge sur le présent, et en même temps, prépare l’avenir. Le quotidien de référence The Hindu, l’une des voix les plus écoutées de la presse anglophone indienne, pose une question qui résonne ici : les Jeux du Commonwealth ont-ils encore un sens aujourd’hui ? Son regard sur Glasgow est révélateur. En Inde, cette édition allégée des jeux ne suscite presque aucun enthousiasme. La raison est très concrète : en supprimant le badminton, la lutte, le hockey sur gazon ou encore le cricket, les organisateurs ont retiré, non seulement, les disciplines qui parlent le plus à la culture sportive indienne, mais aussi celles qui avaient rapporté près de la moitié des médailles du pays en 2022. Pour autant, New Delhi reste attachée au Commonwealth. Cette puissance postcoloniale y voit un espace diplomatique, anglophone et sportif justement. Car derrière la déception de Glasgow, New Delhi prépare déjà l’étape suivante : 2030. Les Jeux du centenaire auront lieu à Ahmedabad, grande métropole industrielle du Gujarat. Une vitrine pour affirmer ses ambitions sportives et convaincre le CIO de lui confier les Jeux olympiques de 2036.

  3. Jul 12

    De l'Espagne à la Corée du Sud, quand l'État reconnait et répare les injustices

    Ce dimanche, à l'initiative du président Macron, se tient en France la première journée de commémoration consacrée à Alfred Dreyfus. Ce capitaine de l'armée française a été condamné à tort pour trahison à des années de bagne, condamné surtout, parce que juif. 120 ans après sa réhabilitation, l'État français cherche encore à réparer cette injustice qu'il a lui-même commise. Ce type de réparation existe différemment selon les pays. Annuler une condamnation, réhabiliter une victime, indemniser les familles ou inscrire cette faute dans la mémoire nationale : les réponses varient, et elles arrivent souvent plusieurs générations plus tard.  Sur le billet de 10 dollars canadien, un visage : celui de Viola Desmond. Il y a 80 ans, cette femme noire était condamnée pour avoir défié une ségrégation qui ne disait pas toujours son nom. Neuf ans avant Rosa Parks, ce n'est pas dans un autobus de l'Alabama, mais dans un cinéma de l'est du Canada, que Viola Desmond refuse de quitter un siège réservé aux Blancs. Elle se fait arrêter, emprisonner, condamner. Son affaire devient l’un des premiers combats judiciaires d’une femme noire contre le racisme institutionnel au Canada. L'histoire, pourtant, l'oublie. Il faudra des décennies, et le combat de sa sœur Wanda, pour qu'elle soit enfin réhabilitée en 2010. Huit ans plus tard, le Canada en fait un symbole national : Viola Desmond devient la première femme noire à figurer sur un billet de banque nord-américain. Une réparation tardive, mais bien visible, qui fait de ce visage longtemps ignoré, celui des droits civiques au Canada.  En Espagne, l'État a effacé tous les jugements de la dictature franquiste Avec la loi de mémoire démocratique de 2022, l'État espagnol a déclaré illégales et illégitimes toutes les condamnations politiques et religieuses des tribunaux de la répression du régime franquiste qui dura de 1939 à 1975. Très concrètement, la loi établit la nullité de toutes les condamnations dictées pour des motifs politiques ou idéologiques, pendant les quatre décennies de dictature. Cela concerne tous les tribunaux d’exception. Toutefois, le régime franquiste n’est pas déclaré illégal en soi, mais illégitime du fait qu’il s’est imposé par la force et le coup d’État de juillet 1936. Cette nuance est fondamentale car elle officialise une condamnation symbolique. Désormais une famille de victimes peut demander des réparations, mais celles-ci n’auront pas d’effet pratique, d’autant que la plupart des protagonistes sont décédés. En réalité, la fameuse loi d’amnistie de 1977 reste en vigueur. D’où la frustration des collectifs de victimes qui rappellent que pas un seul délit, crime, voire crime contre l’humanité du régime n’a été jugé, ni ne pourra l’être.  À lire aussiMémoire historique: pour Emilio Silva, le gouvernement espagnol pratique un double discours La reconnaissance de la répression sanglante du soulèvement de Jeju en Corée du Sud Peu après avoir obtenu l’indépendance à l’égard du Japon, le pays a connu, à la fin des années 1940, un épisode particulièrement sombre de son histoire : la répression sanglante, par l’armée, du soulèvement de Jeju, du nom de cette île du sud du pays. Sans chiffres officiels précis, on estime que près de 10 % des habitants de la préfecture furent décimés, des centaines emprisonnés. Mais ces dernières années, l’État a commencé doucement à reconnaitre sa responsabilité, et il a fini par prendre la situation au sérieux. En 2019, une cour de Jeju abandonne les poursuites contre 18 personnes accusées d’être des rebelles communistes par l’armée dans les années 50. C'est l’une des premières fois que des manquements commis dans les procédures de l'époque sont reconnus et c'est ainsi que des décisions judiciaires vieilles de plus de 70 ans sont finalement jugées illégales. Le jugement de 2019 vient donc, à titre posthume pour certains, blanchir l'honneur de ces condamnés.   À l'origine de ce revirement, une loi spéciale promulguée en 2000, qui permet des procès en révision. En 2021, elle a été renforcée : correction des registres familiaux, enquêtes spéciales, et compensations pour les incapacités de travail, et la détresse émotionnelle provoquée par le massacre. Un Centre national existe aussi depuis 2020. Il accueille les survivants et leurs familles, met en place des programmes de soin comme des thérapies de groupe et des projets artistiques, qui ouvrent, pour certains, une voie vers la guérison. À lire aussiMassacre de Jeju: le président Moon présente les excuses de la Corée du Sud

  4. Jul 5

    Tour du monde: le vélo, ça bouge?

    Le Tour de France vient de s'élancer, rappelant à quel point le vélo peut être à la fois un sport, un spectacle et un symbole. Mais d'un pays à l'autre, il ne raconte pas la même histoire : moyen de transport du quotidien, marqueur social, objet de liberté, enjeu d'aménagement urbain ou source de nouvelles tensions en ville. Que dit aujourd'hui la pratique de la bicyclette des sociétés qui l'adoptent, la transforment ou la contestent ? De la Colombie au Mexique en passant par les Pays-Bas.   La Colombie, ce sont trois cordillères qui culminent à plus de 5 000 mètres d’altitude, autant dire que le pays offre un bon terrain d’entraînement aux cyclistes. La plupart des champions colombiens sont des fils de paysans qui ont démarré sur leur vélo pour aller à l’école dans la montagne. Mais le vélo n’est pas seulement pour les petits montagnards et les grands sportifs. C’est une vraie passion nationale. À Bogota, toutes les grandes avenues sont fermées aux voitures le dimanche de 7 heures du matin à 14 heures de l’après-midi pour ce qu’on appelle la « ciclovia  ». Ce sont plus de 140 kilomètres de voie réservée au vélo et près de deux millions de cyclistes amateurs, petits et grands, qui sortent tous les dimanches. La « ciclovia  » a été copiée dans beaucoup d’autres pays. À Mexico, le vélo partagé est une stratégie de mobilité À l’occasion du mondial de football, la ville de Mexico incorpore de nouvelles bicyclettes à son service, peut-être pas autant que ce que les autorités avaient annoncé – à cause d’un budget insuffisant et des difficultés à entretenir les vélos déjà existants. Mais quoi qu'il en soit, l’expansion du vélo partagé fait clairement partie de la stratégie de mobilité dans la capitale pour les années à venir. La mairie ambitionne de doubler au moins le nombre de vélos en circulation et la couverture du service qui pour l’instant se concentre dans l’ouest de Mexico et les quartiers plutôt privilégiés ou touristiques. Aujourd’hui pourtant plus de la moitié des trajets qui sont réalisés quotidiennement avec le service – environ 50 000 – sont faits par des habitants pour aller au travail ou se déplacer, connecter des métros ou des bus. Et c’est un enjeu environnemental important, une ville qui souffre du trafic de voiture en permanence et est l’une des capitales les plus polluées de la planète. À lire aussiÉmission spéciale - Mobilités douces: le vélo a le vent dans le dos Au pays du vélo, l'essor de l'électrique redéfinit les politiques publiques L’arrivée des vélos à assistance électrique a été accueillie avec enthousiasme aux Pays-Bas. Avec la Flandre voisine, le vélo y est roi, mais l’électrique arrivé en masse sur les pistes cyclables a entraîné son lot de problèmes. Il y a d’abord eu une augmentation des accidents chez les séniors qui ont renoué avec le vélo grâce aux VAE. Désormais ce sont les fatbikes qui font s’arracher les cheveux aux autorités bataves qui réfléchissent à des interdictions partielles et à une législation stricte alors que les Pays-Bas étaient très permissifs pour les deux roues : les autorités envisagent d’imposer le port du casque et d’interdire les fatbikes aux moins de 14 ans, voire d’étendre la mesure à tous les VAE. Au début, c’est pour le tout-terrain que des cyclistes néerlandais avaient acheté des fatbikes, avec leurs grosses roues bien épaisses idéales pour le sable et la neige. Mais aujourd’hui ces vélos électriques ont envahi les villes et ça a entraîné des milliers de plaintes de piétons excédés. Il faut dire que les fatbikes sont généralement conduits par des jeunes adeptes de vitesse. Leur popularité a explosé chez les jeunes après 2023 lorsque les conducteurs des snorfiets, les petits scooters bridés à 25 km/h, se sont vu imposer le port du casque. Comme il est très facile de les débrider, les fatbikes atteignent facilement 60 km/h sans âge minimal, sans permis et sans obligation de porter un casque. Résultat une augmentation en flèche des accidents graves, souvent de très jeunes cyclistes. Et en plus du conflit de génération, pointe un conflit social car les fatbikes sont très prisés des jeunes issus de l’immigration. En mars, la ville d’Enschede les a interdits dans le centre et en mai Amsterdam les a interdits dans le Vondelpark en centre-ville. Tout vélo électrique dont la roue fait plus de 7 cm de largeur se trouve désormais dans le collimateur. À lire aussiLes villes européennes à l’heure de la «vélorution»

  5. Jun 28

    Canicules, vagues de chaleur: quelles solutions ?

    La canicule s'installe en Europe, fait encore étouffer la France et se déplace vers l'est, avec son lot de questions sur les manières de composer avec une vie au-dessus de 40 degrés. C'est le sujet de notre tour du monde des correspondants, avec des éléments de réponse depuis Vienne, New Delhi et Abidjan. Après la France et l’Espagne, la canicule en Europe se déplace vers l’est et frappe maintenant de plein fouet l’Europe centrale. À Vienne, notre correspondante Céline Béal décrit une situation critique : les températures atteignent 39 à 40 degrés, et l’alerte est au niveau maximal ce week-end en Autriche, avec un accent particulier sur la capitale jusqu’à lundi. Dans ce contexte, une question se pose : comment la population se prépare-t-elle à cette vague de chaleur extrême ? Assiste-t-on à une ruée sur les climatiseurs pour tenter de trouver un peu de répit ? En Côte d’Ivoire, où les températures ressenties dépassent les 35 degrés pendant huit mois de l’année, la climatisation fait déjà partie intégrante du paysage urbain. À Abidjan, notre correspondant Benoît Almeras observe que ces équipements sont devenus indispensables pour vivre et travailler dans des conditions acceptables. Enfin, en Inde, bien avant l’invention de la climatisation, les bâtisseurs avaient développé des techniques ingénieuses pour vivre avec la chaleur. Notre correspondant Abdoolah Earally explique que certains architectes tentent de remettre cet héritage au goût du jour, cherchant des solutions durables pour s’adapter à des températures toujours plus élevées. À lire aussiCanicule en France: «On s'attend à un impact plus important que lors des épisodes précédents»

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