Just a Click

Terry Michel

Dans Just a Click, celles et ceux qui construisent des produits tech racontent leurs décisions. Les bonnes comme les mauvaises, et les leçons à en tirer. — 🎙SOUTENEZ LE PODCAST GRATUITEMENT 1. Abonnez-vous 🔔 2. Suivez-moi sur les réseaux 3. Laissez des étoiles sur votre plateforme d'écoute (⭐) — Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. 1d ago

    Décider sans avoir le P&L : pourquoi le produit n'appartient pas au CPO, François de Bodinat

    François de Bodinat a travaillé près de dix ans chez Dassault Systèmes entre les États-Unis et le Japon, avant de fonder Givted puis il est passé par Amazon Advertising avant de devenir CMO/CPO chez ZeroLight et CPO chez Younited. Il a publié Leading Product: The Hard Trade-Offs en mars 2026 et a rejoint Oliver Wyman en avril 2026 comme Managing Director, Product and Assets. Il est basé en Angleterre. Durant cette conversation, François ramène du vrai et du concret dans ce qu'est le rôle d’un CPO, loin de son image fantasmée. À l’heure où l’IA générative rend les prototypes plus rapides, François nous rappelle les fondamentaux du product management : choisir quoi construire, pourquoi, pour qui, avec quel impact business, et comment aligner une organisation sans se cacher derrière le jargon produit. Il explique : Pourquoi le CPO ne “possède” pas le produit.Les limites du product trio isolé : François explique pourquoi les décisions produit importantes nécessitent souvent bien plus que le product manager, engineering manager et product designer.Le leadership par exposition : faire monter des Heads of Product en COMEX, leur laisser porter leur expertise, et assumer soi-même le risque si la discussion se passe mal.Décider, c’est aussi décevoir : François insiste sur le temps passé à expliquer ce qui ne sera pas fait, pourquoi les ressources sont limitées, et comment garder l’alignement après un choix difficile.IA générative et mythe du product builder : le vibecoding aide à explorer et prototyper mais ne remplace ni l’ingénierie nécessaire pour un produit vendable et sécurisé, ni le travail business et marketing.La notion d'Impact Market Fit et pourquoi le Product Market Fit ne suffit plus. Timeline : 00:00 Le parcours de François, du développement logiciel au CPO06:20 Pourquoi le livre met en avant les échecs et les apprentissages10:06 Le produit n’appartient pas au CPO13:03 Plusieurs types d’ownership et un travail de co-ownership16:37 Comment relier l’impact produit au P&L19:53 Le mythe du product builder à l’ère de l’IA23:27 L’équipe produit comme gardienne de l’expérience client27:32 Faire monter les heads of product au COMEX35:02 Les choix qui déçoivent toujours quelqu’un39:23 Trop de demandes, pas assez de ressources42:54 Le retour du product marketing face au product builder47:40 Copier la stratégie ne suffit pas, il faut le contexte50:03 L’Impact Market Fit52:31 La puissance de l’ignorance dans un nouveau poste57:39 Arriver humblement et gagner des quick wins1:02:12 Revenir aux fondamentaux du produit sans jargon1:06:15 Ce qui nourrit François au quotidien Si cette conversation vous a plu, n'hésitez pas à le dire à François sur LinkedIn. Vous pouvez également jeter un oeil à son livre Leading Product: The Hard Trade-Offs. *François parle en son nom propre. Ses propos n'engagent pas son employeur. **All views expressed are François' own and not those of his employer. --- — 💼 Vous souhaitez travailler avec moi ? Découvrez mes services ici. — Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  2. Aug 31

    Le manager que vous venez de promouvoir n'a jamais appris à manager, Caroline Ramade

    Caroline Ramade travaille depuis une vingtaine d’années dans la tech. Ancienne co-CDO de la Mairie de Paris, elle a dirigé Willa, incubateur dédié aux femmes entrepreneures, puis a été CEO de 50inTech pendant plus de six ans, où elle a créé une grande communauté européenne de femmes dans la tech et une plateforme de sourcing et recrutement pour les entreprises tech. Elle dirige aujourd’hui les activités françaises de Q7 Leader et accompagne des CEO, leaders et équipes people, notamment avec la PNL. Manager en hypercroissance demande autre chose que d’être excellent techniquement. Cette conversation aide à résoudre un problème très concret : comment donner du cadre, du feedback, de la reconnaissance et de l’équité quand les priorités bougent vite. Caroline partage des rituels de management, des alertes sur la transparence en startup, et un regard précis sur la rétention des femmes dans la tech, encore plus critique à l’ère de l’IA. Vous découvrirez (entre autres) : Pourquoi Caroline considère que beaucoup de managers tech ne savent pas faire : ils sont souvent promus pour leurs compétences techniques, alors que leur rôle demande surtout des attentes claires, du feedback, de la reconnaissance et du support.Le one-on-one comme hygiène de management : une demi-heure toutes les deux semaines, un template partagé, un suivi des bloqueurs, un vrai pulse émotionnel, et un espace où la sécurité psychologique est explicitement posée.Comment garder du cadre dans l’hypercroissance : Caroline recommande une North Star, des OKR ou des SMART goals sur un trimestre, puis des revues régulières pour distinguer ce qui relève du contexte, de l’organisation ou de l’équipe.La transparence sans panique : dire ce qu’on sait, ce qu’on ne sait pas, et les conditions de réussite de l’entreprise, sans transformer les équipes en réceptacle permanent du stress du CEO.La frontière entre équipe et “famille” en startup : Caroline critique les cultures qui glorifient le sacrifice, les week-ends imposés et les “brilliant jerks”, et défend une équipe construite sur les compétences, la responsabilité et le collectif.Ce que les évaluations mal cadrées produisent pour les femmes dans la tech : biais dans la lecture de la performance et du potentiel, manque de perspectives de carrière, dépendance excessive au manager et besoin de frameworks communs pour réduire l’arbitraire.Pourquoi le sujet devient stratégique avec l’IA : Caroline insiste sur le risque de reproduire les biais existants si les femmes restent sous-représentées dans les équipes qui conçoivent les outils et les produits de demain. Découvrez son podcast Beautiful People sur Apple Podcast ou Spotify. Timeline 00:00 Parcours de Caroline Ramade, de la Mérite. De Paris à Fifteen Tech et Q7 Leader 03:57 Pourquoi des managers de la tech se retrouvent en difficulté en hypercroissance 06:54 Feedback, reconnaissance et one-on-one comme base du management 12:04 Comment structurer un one-on-one régulier et sécurisant 16:19 OKR, priorités stables et routine de suivi dans une boîte qui change vite 20:41 Transparence, vulnérabilité du leader et niveau d’information à partager 24:41 Runway, levées de fonds et honnêteté avec les équipes 28:53 Manager pendant une levée de fonds et une crise personnelle 33:04 Pourquoi une startup n’est pas une famille mais une équipe 37:35 Rétention des femmes dans la tech et biais dans l’évaluation annuelle 41:06 Le people Model Canva pour fixer les attentes sur un rôle 44:08 Trois réflexes pour réduire les biais quand on manage des femmes dans la tech 49:09 Computer Girls, Hidden Figures et les rôles modèles féminins en tech 53:42 Développer des lines manageriales et coacher les coachs 57:23 Pourquoi les CEO doivent s’assurer d’avoir les bons people et les bonnes compétences — 💼 Vous souhaitez travailler avec moi ? Découvrez mes services ici. — Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  3. Jun 25

    Agents IA : pourquoi 80% de fiabilité ne suffira jamais, Patrick Joubert

    Les agents IA dépassent rarement 80-85 % de fiabilité et dans certains contextes (finance, logistique) ce n’est tout simplement pas acceptable. Patrick Joubert, multi-entrepreneur installé à San Francisco et cofondateur de Rippletide, explique ce qui manque pour franchir ce cap : une couche d'infrastructure qui valide chaque décision avant qu'elle ne déclenche une action. À partir de cas concrets (service client, réassort logistique, rapports quotidiens), il montre pourquoi un simple RAG atteint vite ses limites, et comment une approche déterministe fondée sur des ontologies et une base graphe permet de les dépasser.  Patrick partage aussi son regard sur les agents IA, le coût réel des tokens et le futur du logiciel, dans un monde où l'agent devient un nouveau point d'entrée vers les applications. Dans cet épisode vous découvrirez (entre autres) : La différence entre un workflow déterministe et un workflow agentique.Comment faire pour qu’un agent valide sa décision contre un référentiel métier, puis révise l'action prévue avant exécution.Pourquoi contrôler en priorité les actions irréversibles : remboursement, expédition, patch de production.L’importance d'avoir une couche sémantique capable d'intégrer des règles métier se trouvant dans des documents non structurés. Bonne écoute ! — 💼 Vous souhaitez travailler avec moi ? Découvrez mes services ici. — Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  4. Jun 22

    État, industrie, finance : ce que les US exécutent pendant que l'Europe annonce, Alain Garnier

    Si ton produit dépend d'une plateforme que tu ne contrôles pas, alors tu peux tout perdre du jour au lendemain. Alain Garnier l'a vécu : Jamespot a perdu 80 % de son trafic B2C en une nuit, à cause de sa dépendance à Google. 40 ans dans le numérique, fondateur bootstrap de Jamespot (50 personnes, 400 000 utilisateurs, zéro levée), engagé de longue date sur la souveraineté : Alain a vu de l'intérieur le décrochage européen mais il est aussi convaincu que celui-ci n'a rien d'une fatalité ! Dans cet épisode, il explique : Pourquoi la réussite libérale américaine est d'abord une décision d'État : PayPal, Tesla, SpaceX et l'alignement État-industrie-finance.En quoi notre dépendance aux GAFAM n'est pas qu'un sujet de qualité produit, mais de règles de marché, de commande publique et de financement.Le vrai décrochage tech français n'était pas technique (Minitel, web, Arisem) mais politique.Comment sortir de notre dépendance aux logiciels américains. (00:00) Parcours tech et souveraineté (04:29) Minitel et web naissant (07:22) Les banques refusent la boîte (12:24) B2B contre B2C (16:01) Le décrochage de l’État (22:20) Cloud au centre et data centers (26:54) Le modèle Musk (31:47) Dépendance numérique européenne (38:22) Google coupe Jamespot (42:50) French Tech sur infras américaines (46:55) BPI sort de la stack américaine (50:09) La honte change de camp (53:01) Bootstrap ou levée de fonds (58:46) Passer aux outils européens (01:02:01) Limiter les géants (01:06:26) Lire, écouter, coder (01:09:25) Nouvelle génération tech — 💼 Vous souhaitez travailler avec moi ? Découvrez mes services ici. — Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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