La santé : au-delà des maux

Jean-Pierre Gagné

La santé au-delà des maux est un rendez-vous à ne pas manquer avec des gens passionnés du réseau de la santé au Québec. Disponible également sur toutes les plateformes usuelles ainsi que sur Youtube. Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux patients. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.

  1. 3d ago

    Ép 241 | C-34: Protéger nos jeunes dans le monde numérique. Dr Jean-Joseph Condé

    Je reçois le Dr Jean-Joseph Condé de l’Association médicale canadienne pour discuter du projet de loi C-34, Loi sur les médias sociaux sécuritaires, qui prévoit notamment l’adoption d’une Loi sur la sécurité numérique et la création d’une Commission canadienne de la sécurité numérique. Les réseaux sociaux occupent aujourd’hui une place immense dans la vie des jeunes. Ils permettent de communiquer, de créer et de s’informer, mais soulèvent aussi des préoccupations croissantes quant à leurs effets sur la santé et le développement des enfants et des adolescents. Peut-on désormais considérer certains de ces effets comme un véritable enjeu de santé publique? Et pourquoi l’Association médicale canadienne juge-t-elle nécessaire de prendre position? Avec le Dr Condé, nous faisons le point sur ce que contient réellement C-34. Le projet de loi vise notamment les contenus intimes diffusés sans consentement, la victimisation sexuelle des enfants, la cyberintimidation, les contenus haineux ou violents, la promotion de l’automutilation et l’extrémisme. Ce cadre est-il suffisant ou existe-t-il encore des angles morts? Nous abordons également l’idée d’établir un âge minimum de 16 ans pour accéder à certains services de médias sociaux. Une telle limite est-elle réaliste? Peut-on réellement vérifier l’âge des utilisateurs? Et surtout, pourquoi avoir retenu 16 ans? La conversation nous amène aussi vers l’intelligence artificielle. Le projet de loi prévoit un encadrement de certains agents conversationnels alimentés par l’IA. Quels risques représentent ces chatbots lorsqu’ils deviennent des interlocuteurs privilégiés pour des enfants ou des adolescents? Mais jusqu’où l’État doit-il intervenir? La gestion du temps d’écran et des réseaux sociaux relève-t-elle d’abord des parents? Nous discutons des responsabilités respectives des familles, des écoles, des professionnels de la santé, des plateformes technologiques et du gouvernement. Nous regardons également l’enjeu du point de vue des jeunes. Que répondre à un adolescent de 15 ans qui considère cette loi paternaliste et qui estime être capable de gérer lui-même son utilisation des réseaux sociaux? Peut-on protéger les jeunes sans les exclure de la conversation? Le Dr Condé nous parle enfin des conséquences observées dans la pratique : cyberintimidation, comparaison sociale, détresse psychologique, troubles de l’image corporelle, exposition à certains contenus et comportements à risque. Et comment saurons-nous si C-34 fonctionne réellement? Devra-t-on mesurer le nombre de contenus retirés, la diminution de certains comportements préjudiciables, l’amélioration de la santé mentale ou encore le sentiment de sécurité des jeunes en ligne? Une conversation sur un enjeu qui dépasse largement la simple question du temps d’écran : jusqu’où devons-nous aller collectivement pour protéger les jeunes dans un environnement numérique devenu omniprésent, et qui doit en assumer la responsabilité? Appuyez C-34 en visitant le site web de l'AMC. https://enfanceensante.ca/?utm_source=cma.ca&utm_medium=display&utm_campaign=ssma-2026&utm_content=take-action-fr Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.

    Ép 241 | C-34: Protéger nos jeunes dans le monde numérique. Dr Jean-Joseph Condé
  2. Aug 10

    Ép 240 | Entraîner le mental des chirurgiens. Monsieur Grégoire Guillemain

    Je reçois Monsieur Grégoire Guillemain, infirmier anesthésiste et spécialiste de la préparation mentale. Il y a quelques années, un épuisement professionnel l’oblige à s’arrêter et à repenser complètement son rapport au stress, à la performance et à la récupération. Cette expérience devient le point de départ d’une réflexion beaucoup plus large sur la manière dont les professionnels de la santé se préparent — ou ne se préparent pas — à évoluer dans des environnements où la pression, l’incertitude et la responsabilité font partie du quotidien. À partir de son parcours personnel et professionnel, Grégoire s’est intéressé aux outils permettant aux soignants de mieux composer avec ces situations de grande intensité : visualisation, préparation mentale, automatisation de certaines compétences, gestion de l’attention, récupération après l’effort et capacité à retrouver rapidement un état de disponibilité mentale après un événement difficile. Nous discutons notamment de la différence entre le stress ponctuel, parfois utile à la performance, et le stress chronique, qui finit par épuiser les capacités d’adaptation. Pourquoi certains professionnels semblent-ils naturellement calmes sous pression? Peut-on apprendre à le devenir? Et surtout, comment faire pour que ces compétences mentales deviennent suffisamment automatiques pour demeurer accessibles précisément au moment où tout se complique? Nous faisons également le parallèle avec le sport de haut niveau et le milieu militaire, où la préparation à la performance ne se limite pas aux connaissances techniques. On entraîne également le mental, on répète les scénarios difficiles, on anticipe les réactions possibles et, surtout, on reconnaît l’importance de la récupération. Dans le monde de la santé, le contraste est frappant. Un chirurgien, un anesthésiste ou une infirmière peut traverser une intervention extrêmement difficile, vivre une complication majeure ou une situation émotionnellement chargée… puis devoir immédiatement passer au patient suivant. Peu de temps est consacré à la récupération mentale ou émotionnelle. Nous abordons également la visualisation, souvent réduite à l’idée de « se voir réussir », alors qu’elle peut être une véritable expérience multisensorielle permettant de préparer le cerveau à certaines situations complexes ou stressantes. Mais cette discussion soulève aussi une question fondamentale : jusqu’où peut-on demander aux individus de s’adapter? La préparation mentale ne doit pas devenir une façon de rendre les soignants simplement plus résistants à un environnement dysfonctionnel. Nous discutons donc également des enjeux systémiques qui contribuent au stress chronique, à l’épuisement professionnel et, ultimement, à la capacité d’offrir des soins de qualité. Une conversation sur la performance, certes, mais surtout sur la préparation, la récupération et la nécessité de mieux protéger ceux et celles à qui l’on demande quotidiennement de prendre soin des autres. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.

    Ép 240 | Entraîner le mental des chirurgiens. Monsieur Grégoire Guillemain
  3. Aug 3

    Ép 239 | Protéger le public, faire évoluer la profession. Monsieur Luc Mathieu, président de l'OIIQ

    Je reçois Monsieur Luc Mathieu, président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec — et premier homme à occuper cette fonction. Nous revenons d’abord sur son parcours professionnel et sur les circonstances qui l’ont mené à la présidence de l’OIIQ. Pourquoi avoir choisi de s’engager au sein d’un ordre professionnel plutôt que dans une organisation syndicale? Qu’est-ce qui l’attirait dans cette mission centrée avant tout sur la protection du public? Luc Mathieu nous explique ce qu’est réellement l’OIIQ, qui en sont les membres et pourquoi la population confond encore fréquemment le rôle d’un ordre professionnel avec celui d’un syndicat. Nous discutons également de la réalité quotidienne d’un président d’ordre et de la ligne parfois délicate à tracer entre la protection du public, la valorisation de la profession et les préoccupations liées aux conditions de travail des infirmières et infirmiers. Nous abordons ensuite plusieurs grands enjeux de la profession : l’inspection professionnelle, l’élargissement des champs de pratique, la formation, la reconnaissance des compétences et l’évolution des attentes envers le personnel infirmier. La conciliation travail-famille occupe aujourd’hui une place beaucoup plus importante qu’autrefois, ce qui peut provoquer certaines frictions entre les générations dans les milieux de travail. Alors que l’on parle régulièrement de pénurie de personnel, Luc Mathieu estime que le défi se situe aussi — et peut-être surtout — du côté de la rétention. Nous discutons enfin de la reconnaissance d’une profession historiquement féminine, de sa noblesse et de l’importance de ne pas réduire le travail infirmier à l’exécution de tâches. Comme le résume Luc Mathieu, le réseau a évidemment besoin de bras, mais il a également besoin de têtes : des professionnelles et professionnels capables de réfléchir, d’évaluer, de décider et de mobiliser à la fois leur savoir et leur savoir-faire. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.

    Ép 239 | Protéger le public, faire évoluer la profession. Monsieur Luc Mathieu, président de l'OIIQ
  4. Jul 27

    Ép 238 | Ton médecin ne te guérira pas. Dr Sébastien Perron

    Je reçois le Dr Sébastien Perron, médecin et auteur du livre Ton médecin ne te guérira pas : comment vivre longtemps, sans maladie chronique, sans médicament et bien dans ta peau, publié aux Éditions Saint-Jean en 2022. Avec un titre volontairement provocateur, Sébastien Perron nous invite à réfléchir à une distinction fondamentale : la médecine peut soigner énormément de choses, mais elle ne peut pas toujours nous « guérir », particulièrement lorsqu’il est question des maladies chroniques liées à nos habitudes de vie. Nous revenons sur ce qui l’a poussé à écrire ce livre, sur sa façon de se démarquer dans un domaine où les ouvrages sur la prévention et la santé sont déjà nombreux, mais aussi sur son processus d’écriture. Il nous explique notamment son analogie de la maladie avec un train : plus on intervient tôt dans son parcours, plus il est facile d’en modifier la trajectoire. Nous abordons ensuite l’alimentation et quelques-uns de ses débats les plus persistants. Entre le gras et le sucre, quel est réellement le principal coupable? Nous revenons également sur l’influence historique de l’industrie du sucre dans la recherche scientifique et sur les controverses entourant certains travaux provenant de Harvard. Sébastien nous présente aussi ses propres choix alimentaires et explique pourquoi il privilégie une alimentation de type méditerranéen. Mais savoir quoi faire ne signifie pas nécessairement réussir à le faire. Quels sont les principaux obstacles qui empêchent les gens d’adopter et surtout de maintenir de saines habitudes de vie? Sébastien Perron insiste sur quatre grands piliers : bien manger, bouger davantage — alors que la sédentarité occupe une place croissante dans nos vies —, ne pas fumer et modérer sa consommation d’alcool. Nous discutons de l’importance relative de chacun de ces éléments et de celui que notre société néglige peut-être le plus aujourd’hui. Une question demeure toutefois essentielle : comment parler de prévention et de responsabilité individuelle sans culpabiliser les personnes qui vivent déjà avec une maladie chronique? Enfin, nous élargissons la réflexion au système de santé lui-même. Comment passer d’un modèle principalement curatif à un système qui investit réellement dans la prévention? À qui revient cette responsabilité? Et surtout, dans un système aux ressources limitées, où trouver les moyens nécessaires pour effectuer ce virage? Et puisque vivre longtemps ne signifie pas simplement éviter la maladie, nous terminons avec une réflexion sur la retraite, le vieillissement et l’importance de demeurer actif, engagé et stimulé le plus longtemps possible. Une conversation sur la médecine, bien sûr, mais surtout sur ce que nous pouvons faire, individuellement et collectivement, avant d’avoir besoin d’elle. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez. PHOTO ST-JEAN ÉDITEUR

    Ép 238 | Ton médecin ne te guérira pas. Dr Sébastien Perron
  5. Jul 20

    Ép 237 | Réussir, se dépasser, redonner. Madame Sandrine Mathias

    Je reçois Sandrine Mathias, infirmière de formation, entrepreneure et ultramarathonienne. Un parcours hors norme, marqué par l’ambition, les épreuves, la résilience et une conviction profonde : la nature peut devenir un puissant catalyseur de santé mentale et de performance durable. Sandrine revient sur son parcours professionnel, les enjeux rencontrés, la façon dont elle s’est relevée et la naissance de ses nouveaux projets, notamment l’agence de facturation FMLGD et Ambitieux de nature. Elle nous parle également de son rapport à l’entrepreneuriat, de son identité d’infirmière et de ce que l’ultramarathon lui a appris sur la souffrance, la discipline et les limites humaines. Nous discutons aussi du Trail FMLGD, une course en sentier organisée à Val-Saint-Côme au profit du Programme d’aide aux médecins du Québec. Pourquoi avoir choisi la course et la nature pour sensibiliser la population à la détresse psychologique vécue par les professionnels de la santé? Et comment peut-on mieux soutenir celles et ceux qui consacrent leur vie à prendre soin des autres? Et pourquoi est-ce si important, à ses yeux, de garder les médecins en santé? Une conversation inspirante sur la capacité de se reconstruire, de repousser ses limites et de transformer les épreuves en engagement collectif. Le trail FMLGD https://fmlgd.ca/trail-des-comes Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.

    Ép 237 | Réussir, se dépasser, redonner. Madame Sandrine Mathias
  6. Jul 15

    Ép 236 | Quitter le système pour continuer à soigner. Dre Virginie Marchal

    Je reçois Dre Virginie Marchal, cardiologue française exerçant en pratique libérale à Aix-en-Provence. Après plusieurs années dans le système conventionné, elle a fait un choix aussi rare que radical : devenir médecin déconventionnée, afin de reprendre le contrôle de sa pratique et de sa rémunération. Mais qu’est-ce qu’un médecin déconventionné? Dre Marchal nous explique les différents secteurs d’exercice et modes de rémunération des médecins en France. Elle décrit un système marqué par des honoraires longtemps bloqués, l’impossibilité de cumuler certains actes pourtant réalisés au cours d’une même consultation et une inflation qui fait augmenter les dépenses des cabinets sans que les revenus suivent nécessairement. Au-delà des mécanismes administratifs, son témoignage révèle surtout une profonde frustration. Selon elle, les médecins qui dénoncent leurs conditions d’exercice sont trop souvent culpabilisés ou accusés d’abandonner leur vocation et de ne plus respecter le serment d’Hippocrate. Des reproches qui évacuent une réalité pourtant incontournable : pour continuer à soigner correctement, un cabinet médical doit aussi être viable. Dre Marchal revient sur les circonstances qui l’ont poussée à quitter le système conventionné. Elle raconte le contrôle exercé sur sa rémunération, les pressions administratives, le sentiment de harcèlement et l’épuisement qui l’a conduite jusqu’au burn-out. Elle a sérieusement envisagé d’arrêter la médecine avant de comprendre qu’elle aimait toujours profondément son métier. Ce n’était pas la cardiologie qu’elle voulait quitter, mais les contraintes qui l’empêchaient de l’exercer comme elle le souhaitait. Son parcours fait écho à plusieurs débats qui traversent actuellement le réseau québécois : contrôle de la rémunération, tarifs imposés, non-cumul de certains actes, lourdeur administrative et discours public culpabilisant envers les médecins. Les deux systèmes demeurent différents, mais les frustrations exprimées de part et d’autre présentent des similitudes parfois étonnantes. Un an après son déconventionnement, Dre Marchal se dit plutôt satisfaite de sa décision. Elle a retrouvé davantage de liberté, de cohérence et de plaisir dans sa pratique, même si cette autonomie s’accompagne de risques financiers et d’une responsabilité accrue. Elle explique également pourquoi elle a choisi de prendre la parole sur les réseaux sociaux, où elle partage son expérience, vulgarise la cardiologie et défend une vision plus libre de l’exercice médical. Nous réfléchissons enfin aux forces et aux limites du modèle social français, qu’elle estime parfois pousser l’assistance à l’extrême, au risque de fragiliser ceux qui assurent les services. Lorsque je lui confie ma baguette magique, sa réponse est sans équivoque : dans le réseau français, il faudrait pratiquement tout changer. Une conversation franche et profondément humaine sur la vocation, l’épuisement, la liberté professionnelle et le prix à payer pour continuer à exercer un métier que l’on aime. https://www.linkedin.com/in/virginie-marchal-336b8119b/ Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.

    Ép 236 | Quitter le système pour continuer à soigner. Dre Virginie Marchal
  7. Jul 6

    Ép 235 | Quand prévenir devient un acte politique. Dre Marie-Claude Letellier

    Je reçois Dre Marie-Claude Letellier, spécialiste en santé publique et médecine préventive, membre de l’Association des spécialistes en médecine préventive du Québec. Avec elle, on découvre toute l’ampleur d’une pratique beaucoup plus vaste qu’on ne l’imagine souvent. Dre Letellier fait notamment de la clinique en maladies professionnelles et réalise des expertises pour la cour, un volet qui illustre bien la diversité des champs d’action de la santé publique et de la médecine préventive. Au cours de cet épisode, nous abordons notamment la nomination de la Dre Caroline Quach-Thanh comme directrice nationale de santé publique. Cette nomination a suscité une certaine controverse, non pas tant en raison de ses compétences scientifiques, largement reconnues, mais plutôt en raison de son profil de pédiatre, microbiologiste-infectiologue et épidémiologiste. Certains se sont demandé si ce profil couvrait pleinement l’ensemble du champ de la santé publique, qui dépasse largement l’infectiologie, la vaccination et la prévention des infections. Cette nomination soulève aussi des questions sur la nature politique de ce poste, qui demeure un poste nommé, ainsi que sur l’indépendance et la crédibilité de la santé publique. Nous discutons également de la fusion annoncée entre l’INESSS et l’INSPQ, une décision que mon invitée considère comme une mauvaise idée. Selon elle, il existe un risque réel de diluer — voire de « noyer » — la santé publique dans une structure plus large, alors que celle-ci doit conserver une voix forte, indépendante et clairement identifiable. Cet épisode est aussi l’occasion de mieux comprendre ce qu’est réellement la médecine préventive. Comme le rappelle Dre Letellier, « la prévention, ce n’est pas juste manger des carottes, des pommes et faire du bicycle ». La santé publique touche aux déterminants sociaux, à la pyramide de Maslow, aux inégalités, à la discrimination systémique des patients, à la santé au travail, à l’organisation des soins et à la complexité du réseau de la santé. Nous abordons aussi de ce qui peut attirer un étudiant vers ce domaine, la différence entre la santé publique et la médecine du travail — maintenant reconnue comme une spécialité en soi — ainsi que le parcours de mon invitée, qui s’est d’abord intéressée aux enjeux de harcèlement et d’intimidation. Un épisode pour mieux comprendre un domaine souvent méconnu, mais essentiel, où il faut parfois rappeler qu’en santé publique, « il faut convaincre avant de contraindre ». Le livre évoqué en cours d’entrevue : In Covid’s Wake: How Our Politics Failed Us, de Stephen Macedo et Frances Lee, qui alimente une réflexion plus large sur les leçons politiques, sociales et institutionnelles de la pandémie. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.

    Ép 235 | Quand prévenir devient un acte politique. Dre Marie-Claude Letellier
  8. Jun 29

    Ép 234 | Médecin et mannequin: au-delà de l'image. Dre Valérie Brochu

    Je reçois Dre Valérie Brochu, médecin radiologiste… et mannequin. Dans cet épisode, nous découvrons une femme au parcours singulier, à la croisée de deux univers que l’on associe rarement : la médecine spécialisée et le mannequinat. Avec beaucoup d’authenticité, Valérie nous raconte d’abord ce qui l’a menée vers la radiologie, une spécialité exigeante, intellectuelle, technologique et profondément ancrée dans le diagnostic. Puis, elle nous ouvre les portes d’un monde souvent mal compris : celui du mannequinat. Devenue mannequin à l’âge de 37 ans, elle explique pourquoi elle a choisi d’explorer cette avenue, comment on débute concrètement dans ce milieu, et ce que signifient des notions comme les test-shoots, les collaborations trade for print, les castings, le développement d’un réseau et l’apprentissage de se présenter aux bons endroits. Au fil de la conversation, Valérie déconstruit plusieurs idées reçues. Le mannequinat, ce n’est pas simplement être jolie et sourire devant une caméra. C’est aussi savoir se vendre, comprendre les attentes d’un client, se projeter dans un rôle, accepter le regard des autres, composer avec les retouches et les modifications de l’image. Nous discutons également de la façon dont ses deux carrières se sont longtemps côtoyées sans nécessairement se mélanger. Valérie parle avec franchise du syndrome de l’imposteur, de sa peur initiale d’être discréditée comme médecin si elle assumait pleinement son autre identité professionnelle, et du chemin parcouru pour réconcilier ces deux facettes d’elle-même. Enfin, nous abordons l’avenir, la place de l’âge dans le mannequinat, la possibilité de vieillir dans ce milieu, et l’importance de regarder en arrière pour mesurer le chemin parcouru. Un échange honnête, nuancé et inspirant sur l’identité, l’audace, le regard des autres, et la liberté de ne pas se laisser enfermer dans une seule définition de soi. Suivez Valérie sur Instagram https://www.instagram.com/fabval_37/ Linkedin https://www.linkedin.com/in/valerie-brochu-4731b534a/?skipRedirect=true Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.

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