Bienvenue dans le Game

Bienvenue dans le Game vous parle de tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander sur les jeux vidéo, le e-sport, les consoles, les plateformes… Dernières nouveautés, astuces, stratégies, et bien plus encore, Jennifer Lufau propose chaque dimanche une plongée immersive dans l’actualité du gaming. Diffusion : dimanche 07h20 TU.

  1. 3d ago

    «No GenAI Game»: quand les joueurs mènent la guerre contre l’IA générative

    Cette semaine, on revient sur un sujet brûlant dans l’industrie du jeu vidéo : l’utilisation de l’intelligence artificielle.    Est-ce que le jeu vidéo aura ses propres « AI Slop », c'est-à-dire des jeux de faible qualité générés massivement par IA ? La réponse est qu’on y est probablement déjà et pour le découvrir, il suffit de regarder du côté de Steam les listes qui permettent d’identifier les jeux qui utilisent discrètement ou non l’IA générative.  J’ai trouvé sur Steam la liste « No AI » (pas d’IA en français) qui regroupe depuis 2024 près de 50 jeux qui, selon elle, utilisent de l’IA. Parmi les plus connus, on y retrouve le jeu sud-coréen de simulation de vie Inzoi que la liste décrit en disant que « Le jeu intègre des images générées par IA à partir des saisies de l'utilisateur ». La plupart des commentaires de la page « No AI » ciblent l’utilisation de l’IA générative pour la dimension artistique des jeux : les images, décors, dialogues, la musique, etc. Le message est on ne peut plus clair, « No AI » compte bien informer les joueurs afin qu’ils achètent ou non ces jeux, en toute connaissance de cause. À écouter aussiBienvenue dans le Game - Les joueurs chinois boycottent «Silksong», la voix de Lara Croft usurpée par IA La résistance en marche aussi en France Et du côté de la France, la résistance est aussi en marche contre l’IA générative. Une autre page vient de voir le jour et s'intitule « No GenAI Game ». Le principe est similaire à l'autre, sauf qu’à l’inverse, elle promet de « mettre en avant les jeux sans GenAI. Juste du vrai travail humain. » À l’heure où 7% des jeux sur Steam intègrent ou déclarent utiliser ouvertement l’IA générative, soit près de 8 000 titres en 2025, selon le rapport du média Totally Human, la liste « No GenAI Game » propose des jeux français qui vont à contre-courant. On y retrouve par exemple le jeu d’action inspiré de la mythologie grecque Hadès, le rogue-lite Absolum, le jeu de coopération Peak, un jeu de jardinage et d’espionnage dans la France du 17e siècle intitulé The Abbess Garden ou encore le jeu narratif de danse After The Wane. On sent que ce sont tous des jeux avec une forte personnalité et mon coup de cœur dans cette sélection a une direction artistique très prononcée et s’appelle The Doll Shop. C'est un jeu narratif d’horreur et de romance 100% dessiné à la main où il faut réparer des poupées, le tout dans la campagne japonaise.      Créé par le studio L'Atelier Sentô, le projet a été initié en 2018 par deux auteurs de bande dessinée français qui ont vécu pendant un an au Japon et je trouve que c’est un exemple parfait de ce que l’IA générative ne pourra jamais créer, car elle n’a ni l’expérience, ni la subtilité émotionnelle ou la créativité humaine. Après 8 ans à dessiner le jeu à la main, la sortie de The Doll Shop est prévu le 12 octobre 2026 sur Steam et vous pouvez d’ores et déjà l’essayer gratuitement sur la plateforme. À écouter aussiBienvenue dans le Game - L'utilisation de l'intelligence artificielle dans l'univers des jeux vidéo

  2. Sep 27

    Microsoft cherche-t-il à insérer de la publicité dans les jeux vidéo?

    La nouvelle est tombée il y a quelques jours : Microsoft, qui détient notamment Xbox, a déposé une demande de brevet imaginant un système permettant d’interrompre les parties… pour passer de la pub. Forcément, ça dérange, donc creusons un peu. Je ne sais pas vous, mais entre YouTube, Spotify ou Instagram, je suis fatiguée de voir des pubs partout. On coupe le son, on change de programme, parfois on sort carrément de la pièce pour les éviter. Les jeux sur console étaient le seul endroit où on ne les retrouvait pas encore. Et pourtant, Microsoft envisage maintenant d’intégrer les pubs dans les jeux sur console et PC. L’idée est qu’un système détecte les temps morts dans le jeu pour lancer une pub, par exemple après un boss, une quête ou une cinématique. En la regardant, le joueur récupère un « crédit », c’est-à-dire du temps de jeu sans coupure. En gros : plus vous regardez de pubs, plus vous pouvez jouer tranquillement. La pub devient presque une récompense. Et ça, c’est inquiétant parce que jusqu’ici, quand on achète un jeu, on s’attend quand même à pouvoir y jouer sans publicité. Pour l’instant, on parle seulement d’une demande de brevet et rien ne garantit que cette technologie sera un jour utilisée. Mais notons quand même qu’en juillet 2026, Microsoft avait déjà essayé une formule où ils proposaient à des streamers du programme Xbox Insiders de jouer à un jeu sans le payer, simplement en visionnant quelques minutes de publicité avant leur session de jeu. Par ailleurs, regarder de la pub pour jouer n’est pas nouveau, la pratique existe depuis des années sur les jeux mobiles. Sauf que si les joueurs acceptent de regarder de la pub sur ces jeux dits « freemium », c’est bien parce qu’ils restent gratuits, tout en générant des revenus pour les développeurs.  Encore une fois, rien n’est certain, mais ce brevet reste inquiétant. Parce que jouer, c’est aussi s’évader, s’immerger quelques heures dans un autre monde. Imaginez battre un boss après vingt tentatives et être ramené à la réalité par une pub de Carglass : je ne veux pas de cette réalité. Mais c’est fascinant de voir comment le jeu vidéo, une passion autrefois boudée et largement critiquée, est devenue l’une des industries les plus puissantes du divertissement. Des millions de joueurs y passent plusieurs heures chaque semaine et forcément, toute cette attention est devenue une manne publicitaire que les géants de la tech aimeraient bien exploiter. À lire aussiPlaystation annonce des jeux 100% dématérialisés dès Janvier 2028

  3. Sep 19

    1666: Amsterdam : incarnez une sorcière dans l’Amsterdam du XVIIe siècle

    Cette semaine, la rédaction vous fait visiter la ville d’Amsterdam aux Pays-Bas,  mais en 3D et au XVIIe siècle ! C’est la promesse de Panache Digital Games, un studio canadien qui s’est donné le défi de recréer Amsterdam à l’époque des accusations de sorcellerie. Patrice Désilets, cofondateur du studio, nous a raconté l’origine de cette aventure.  1666: Amsterdam est un jeu d’action-aventure dans lequel on incarne Noa, une habitante capable de manier la sorcellerie pour démasquer des entités démoniaques cachées parmi les humains.  Recréer une ville authentique avec un twist narratif  L’idée est née après une visite de Patrice Désilets à Amsterdam. Fasciné par son architecture, ses maisons étroites et ses canaux, il tombe sur une façade portant l’inscription « Anno 1666 ». Le déclic. Comme il le dit : ce n’est pas lui qui a choisi Amsterdam, c’est Amsterdam qui l’a choisi !  L’équipe a recréé l’une des villes les plus populaires d’Europe en allant directement sur place ! Le studio a emmené sa cinquantaine d’employés à Amsterdam pour explorer la ville et son histoire. L’équipe s’est notamment intéressée aux archives liées à l’occulte et aux récits de femmes accusées de sorcellerie et brûlées ou noyées, pour le seul motif, par exemple, de peser un certain poids.  C’est en s’inspirant des récits de sorcière que notre héroïne Noa est née. Elle doit enquêter sur les démons le jour en portant une tenue normale, et se vêtir d’une somptueuse parure rouge la nuit pour manier la sorcellerie et combattre ces créatures. Noa : une sorcière pas comme les autres D’ailleurs cette mécanique d’infiltration n’est pas sans rappeler celle des héros de la saga Assassins Creed et ce, jusque dans la tenue de l’héroïne. Mais si l’authenticité de la ville d’Amsterdam se ressent dans l’exploration du monde, on réalise aussi que la condition de femme de Noa l’empêche d’accéder à certains endroits peuplés d’hommes.   Mais heureusement, elle n’est pas seule dans cette aventure, accompagnée de son chat Aaron, qui non seulement peut se faufiler dans les coins les plus étroits de la ville, mais également prendre possession des corps humains, permettant à Noa d’avancer plus sereinement dans sa quête. Pour finir, oubliez la petite sorcière sur son balai : le bâton de Noa lui permet bien de voler et de lancer des sorts, mais aussi de tabasser ses ennemis au corps à corps. Et ça, on aime !  1666: Amsterdam est disponible en accès anticipé sur Steam et Epic Games Store. L’objectif : recueillir les retours des joueurs avant la sortie définitive, tout en nous faisant visiter Amsterdam comme on ne l’a jamais vu !

  4. Sep 11

    «Fable»: le plus anglais des jeux d’aventure arrive en février 2027

    Fable est l’un des jeux les plus attendus présenté à la Gamescom. Il a fait déjà beaucoup de bruit bien avant sa sortie. Entre les rumeurs de report et les polémiques autour de l’héroïne, il y a pas mal d’infos à vérifier alors c’est parti ! Pour rappel, Fable est un fabuleux jeu d'aventure où vous pourrez construire la vie extraordinaire de héros dont vous avez toujours rêvé dans le monde d’Albion ! À quoi ressembleront vos maisons, quel genre de personne allez-vous épouser, aurez-vous une communauté de fans ou d’ennemis ? Dans Fable, tout est possible, si vous faites les bons choix. Les fans apprécient la licence parce qu’elle intègre très bien l’humour pince sans rire, l’accent British et le cynisme ! Par exemple, dans les dernières bandes-annonces du jeu, on retrouve des passages où des personnages parlent et réagissent directement face caméra, un peu dans le style de la série The Office dont on retrouve l’inspiration. Je pense que c’est la liberté et la légèreté qu'elle propose qui fait la différence. Dans Fable, on s’insulte gentiment, on se taquine et les interactions peuvent être totalement absurdes. Bien entendu, l’autre gros point fort de Fable, c’est son univers fantastique et solaire, bien différent des plus récentes licences où tout est sombre. Le monde nous donne envie de l’explorer entièrement et d’y découvrir toutes sortes d’aventures et de créatures magiques. Une date de sortie soigneusement calculée Dernier point fort du jeu, son système de réputation. Les choix que vous ferez au long de votre aventure définissent votre réputation et se reflètent dans la manière dont les habitants du monde vous traitent. Je me souviens dans Fable 3 que sans faire exprès, j’ai tué un habitant, la police a débarqué, je les ai battus aussi et depuis le village me hait. C’est exactement ce genre de conséquences que j’ai envie de retrouver dans le nouveau Fable ! Hélas, je n’ai pu tester que le système de combat, qui me paraît bien ficelé puisqu’on peut facilement alterner entre combat à l’épée, magie ou tir à l’arc. Mais ce qui semble intéresser certains joueurs, c’est plutôt la personnalisation du héros du jeu. En effet, dans les premières bandes annonces, on a vu une héroïne à l’apparence métissée. Certains y ont reconnu une volonté de Playground Games, les développeurs, de faire un jeu woke, donc progressiste. Mais quelque temps plus tard, le jeu a dévoilé un héros noir et même une femme blanche. Bref, une polémique inutile puisque le jeu propose de créer son propre personnage. Autre rumeur, le jeu initialement prévu pour une sortie en octobre 2026 serait finalement reporté à 2027 pour ne pas être gêné par la sortie de GTA 6 le 19 novembre. Eh bien cette rumeur est vraie, le cofondateur du studio a confié que GTA 6 est « le seul jeu qu’il est heureux d’éviter complètement ». Et on le comprend, vu le raz-de-marée que sera GTA 6 ! Rendez-vous donc pour sa sortie le 23 février 2027 sur Xbox Series, Steam et PS5 !

  5. Sep 5

    «Resonance: A Plague Tale Legacy» est l'aventure narrative de la rentrée

    Resonance: A Plague Tale Legacy, sorti tout fraîchement pour la rentrée, est développé par le studio bordelais Asobo qui a notamment travaillé sur Microsoft Flight Simulator, mais aussi les autres licences A Plague Tale. RFI a rencontré Éric Chort, chef de projet sur ce jeu, qui raconte les coulisses de ce nouvel opus narratif. Resonance est le préquel de A Plague Tale: Innocence et Requiem, deux histoires originales qui avaient cartonné à leurs sorties et même remporté de nombreux prix. On y suivait les frères et sœurs Amicia et Hugo dans une histoire sombre se déroulant dans une France médiévale ravagée par une invasion de rats. Resonance, lui, se déroule quinze ans avant qu’on ne rencontre les protagonistes de ces précédents jeux. Mais l’ambition du studio Asobo reste la même : créer une histoire fascinante, mais dans un univers totalement différent avec son héroïne Sophia qui était secondaire dans les versions précédentes.  On va suivre l'histoire de Sophia qui est une pillarde, une aventurière. Elle va vouloir découvrir pourquoi elle a un passé si torturé, elle va essayer de comprendre ce qui lui arrive, ce qui la hante chaque jour. Pour cela, elle va devoir plonger dans les profondeurs d'une île mystérieuse sur laquelle la civilisation minoenne organisait des jeux à une échelle incroyable. Au fur et à mesure qu'elle va découvrir ce qui se passait sur cette île, elle va aussi en apprendre plus sur son passé. -- Eric Chort, producteur, Asobo Sophia a son propre caractère : fonceuse, persévérante, curieuse et traumatisée par des expériences menées sur elle dans un couvent lorsqu’elle était enfant. Elle y développe la possibilité d’avoir des visions de lieux et de personnes réelles, ce qui va la guider tout au long de ses aventures. Dans les mécaniques de jeu, on retrouve des similitudes avec les archéologues les plus connus dans le jeu vidéo.  On part comme un archéologue, comme Indiana Jones, on va découvrir une ancienne civilisation, une civilisation qui est minoenne, donc en Crète, une civilisation tournée vers la mythologie. C'est super parce qu'on a plein d'histoires qui sont à la fois fantastiques et à la fois basées sur des choses historiques. -- Eric Chort, producteur, Asobo C’est dans des décors grandioses que Sophia devra résoudre bon nombre d’énigmes pour continuer ses aventures. Le système de combat dans Resonance est aussi intéressant, il repose beaucoup sur les parades et la capacité à asséner des coups puissants contre plusieurs ennemis à la fois. Et s’il y a une chose que j’apprécie particulièrement dans ce jeu, c’est le fait d’y jouer une héroïne accompagnée d’autres femmes et surtout, non sexualisée comme sa comparse Lara Croft par exemple. On entend les débats, on entend toutes les histoires qu'il peut y avoir et on essaie de se dire qu’on va essayer de s'en foutre, tant pis. On fait notre personnage tel qu'il est, on l'écrit tel qu'on le ressent, avec honnêteté, sans appuyer une manière d'être ou un trait particulier. Voilà, on essaie de le faire honnêtement, avec franchise. -- Eric Chort, producteur, Asobo Voilà qui fait du bien ! Et si vous avez envie d'incarner une héroïne stylée et complexe dans un monde bourré d’énigmes et avec une histoire saisissante, Resonance: A Plague Tale Legacy est disponible sur Xbox Series, PS5, Epic Games Store et Steam. À lire aussiEsports World Cup : retour sur l'autre Coupe du monde événement de l'été !

  6. Aug 30

    «Usual June» annonce une démo et sa date de sortie durant la Gamescom 2026

    Cette semaine, la rédaction revient tout juste de la Gamescom, le plus grand salon de jeu vidéo d'Europe et a ramené une très belle pépite dans ses bagages ! Son nom : Usual June. Si ce titre vous dit quelque chose, c'est normal : il avait fait une entrée fracassante lors de sa toute première annonce aux Game Awards 2023. Le jeu devait sortir plus tôt, sa sortie a été reportée, mais la très bonne nouvelle, c'est qu'on a enfin sa date officielle : Usual June sortira le 28 octobre 2026 sur PC via Steam, juste à temps pour la période d'Halloween ! Et une nouvelle démo vient tout juste d'être mise en ligne pour que vous puissiez l'essayer chez vous. Derrière ce projet, on retrouve le studio américain Finji. C'est un nom qui parle immédiatement aux amateurs de pépites indépendantes, puisqu'ils ont édité des chefs-d'œuvre comme TUNIC ou Night in the Woods. Dans Usual June, on incarne June, une jeune fille propulsée dans une aventure d'action à la troisième personne aussi survoltée, que narrative. Le pitch est génial : il y a des monstres à combattre, des fantômes à qui parler et, surtout, un mystérieux danger qui menace d’effacer la ville de Fen Harbor. Pour mener l'enquête, June utilise la mémoire photographique des morts et la capacité des vivants à interagir avec les objets. On va croiser plus de 25 personnages hauts en couleur pour comprendre ce qu'il se passe avant que les fantômes ne disparaissent à jamais. Et côté décors, ça fait voyager : on explore des gares abandonnées, des observatoires hantés, des laboratoires secrets et même une dimension parallèle aussi magnifique que dérangeante. Et manette en mains,c'est une très bonne surprise ! Le jeu est emmené par une équipe de vétérans avec notamment des scénaristes et sound designers récompensés aux prestigieux BAFTA Awards, l’équivalent des Oscars mais pour le jeu vidéo britannique. Et ça se sent. Les combats sont d'une fluidité impressionnante. C'est rapide, c'est très expressif. On enchaîne les esquives, les parades, les super-coups et les sprints. On peut personnaliser l'équipement de June et débloquer de nouveaux pouvoirs magiques au fur et à mesure qu'on prend de l’expérience. Mais attention : ces pouvoirs ont un coût... que vous découvrirez en jouant. Si vous aimez les histoires de fantômes, les enquêtes mystérieuses et l'action stylée, foncez télécharger la démo sur Steam. Pour le jeu complet, rendez-vous le 28 octobre ! À lire aussiL’été gaming de RFI: prenez le train en marche, jouez à «Denshattack»

  7. Aug 22 ·  Bonus

    L’été gaming de RFI: prenez le train en marche, jouez à «Denshattack»

    Cet été, entre deux sessions de plage ou de ventilo, la rédaction a trouvé le jeu vidéo parfait pour sortir du train-train quotidien ! Il s'appelle Denshattack! il est développé par le studio espagnol Undercoders, et c'est sorti mi-juillet sur PC et consoles. Alors, Denshattack!, c'est quoi le concept ? Prenez l'esprit arcade des années 2000 façon Jet Set Radio ou inspiré du fameux skater Tony Hawk, mélangez ça avec l'univers des trains japonais, et vous obtenez un jeu complètement fou où vous faites des grinds, des ollies et des kickflips... à bord d'un train de plusieurs tonnes ! Imaginez donc que votre skateboard est un train auquel il faudra faire faire toutes sortes d’acrobaties et de combos. Il est assez facile à prendre en main et c’est bien le piège car vous n’aurez plus envie de le lâcher ! Denshattack raconte l’histoire de Emi, une livreuse de ramen dans un Japon dystopique dominé par une vilaine mégacorporation. Pour riposter, la résistance locale ne prend pas les armes : elle prend les rails en créant le Denshattack, une espèce de gros tournoi où des trains s’affrontent.  En tant que joueur ou joueuse votre but  est de lancer votre train à toute allure à travers Kyushu, Osaka ou Tokyo, d'enchaîner des combos hallucinants sur les rails, rencontrer de nouveaux personnages et d'affronter des boss assez loufoques. C'est clairement le genre de jeu où l'on se dit « allez, une dernière ligne droite pour battre mon score », et deux heures plus tard on y est encore.  Ce qui m’a surtout frappée dès les premières minutes de jeu, c’est tout le coté artistique de Denshattack. Les couleurs du jeu donnent tout simplement la pêche, tandis que sa musique est entraînante. Bon, j’arrête les jeux de mots autour du train. La musique a notamment été créée par Kid Katana, une entreprise française qui a notamment travaillé avec l’éditeur Dotemu sur la musique de Ninja Turtles.  Ce qui rend aussi ce jeu assez particulier, c'est la manière dont des Espagnols se sont appropriés les codes japonais avec des trains et paysages réels. En y jouant presque tout laisserait à croire que des Japonais en sont à l’origine. Et pour cause, les développeurs étaient nostalgiques de l’époque de la Dreamcast de Sega, avec ses visuels saisissants. Le jeu rappelle d’ailleurs une ambiance similaire à celle de Hi-Fi Rush dont on a déjà parlé, ou encore de la saga Persona !  Les détenteurs de la Xbox Game Pass Ultimate seront ravis de pouvoir jouer à Denshattack, mais les autres aussi puisqu’il est disponible sur PS5 et Nintendo Switch 2 ! Revenez m’en dire des nouvelles.

  8. Aug 15

    L'été gaming de RFI: plongée dans le multiverse de «Fading Echo»

    La rédaction recommande Fading Echo, un jeu vidéo français sorti cet été et développé par le studio Emeteria et édité par New Tales. Amaury Beyris, directeur créatif du projet nous a raconté les ambitions derrière cette nouvelle pépite. Fading Echo est un jeu d’action et d’aventure à la troisième personne qui mêle combats, puzzles et phases de plates-formes. On y incarne One, une jeune légende avec des pouvoirs qui lui permettent, entre autres, de se transformer en goutte d'eau. Voilà, ça paraît fou, mais c’est bien la mécanique principale du jeu : alterner entre sa forme humaine et liquide pour se déplacer et combattre, le tout avec dynamisme et une direction artistique bien colorée. Il va falloir jouer au jeu pour en comprendre tout le lore, mais en gros, le monde dans Fading Echo est un multiverse, c’est-à-dire qu’il est constitué de multiples mondes qui sont interconnectés les uns avec les autres et dont certaines personnes qu'on appelle des légendes, avaient la capacité, il y a longtemps, de pouvoir voyager entre ces divers mondes. Les passages vers ces mondes s'étaient soudainement fermés, jusqu’au début du jeu où un événement majeur va déclencher leur réouverture et révéler les pouvoirs que l’héroïne One avait enfouis en elle. Amaury Beyris explique : L'histoire de One va être celle d'une jeune légende qui se découvre et qui va être à la fois en quête de son passé, essayer de comprendre ce qu'il y a, ce qu'on lui a caché dans le monde dans lequel elle vit, mais aussi les divers univers dont elle n'avait pas connaissance jusqu'à présent. Mais aussi, d'avoir un contrôle sur son avenir en partant explorer ces divers mondes et en développant sa maîtrise de l'éther et de la magie associée. Et tout ça dans le but de sauver son propre monde.  - Amaury Beyris Imaginez une héroïne mate de peau, aux cheveux bleus sous forme de liquide comme son pouvoir, qui explore ces mondes et se bat d’ailleurs contre un antagoniste. Vous l’avez entendu dans ce dernier extrait et peut-être même avez-vous reconnu la voix de Matthew Mercer, acteur et comédien de doublage qui a notamment prêté sa voix à des héros comme Leon dans Resident Evil ou encore Cassidy dans Overwatch. Et ce n’est pas tout, le jeu a vu grand avec un casting de superstars. One est jouée par Samantha Béart qui a donné de la voix dans Baldur's Gate 3, mais aussi Laura Bailey que vous pouvez retrouver dans The Last of Us Part II ou encore Uncharted : The Lost Legacy. Si tout cela vous intrigue, vous pouvez retrouver Fading Echo sur Steam, PS5, Xbox Series et bien sûr Nintendo Switch !

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Bienvenue dans le Game vous parle de tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander sur les jeux vidéo, le e-sport, les consoles, les plateformes… Dernières nouveautés, astuces, stratégies, et bien plus encore, Jennifer Lufau propose chaque dimanche une plongée immersive dans l’actualité du gaming. Diffusion : dimanche 07h20 TU.

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