Le choix musical de RFI

Du lundi au vendredi, chaque matin, un journaliste vous parle des artistes qui font l’actualité des musiques de l’espace francophone, de l’Afrique et de ses diasporas. Vous pourrez y entendre plus largement des musiques du monde et du Sud, des musiques actuelles et urbaines qui sont au cœur de l’identité de RFI. Diffusion 8h50, heure de Paris, 7h50 TU.

  1. 4H AGO

    Altin Gün redonne vie au poète Neset Ertas dans son sixième album, «Garip»

    Le rock anatolien d'Altin Gün est de retour. Le groupe néerlando-turc, devenu un quintet depuis le départ de sa chanteuse Merve Dasdemir, a publié le 20 février son sixième album, Garip. Un hommage au chanteur et barde turc Neset Ertas, où les arrangements psychédéliques chers au groupe font aussi la place à de belles arabesques égyptiennes et à des envolées orchestrales riches en violons.  Le patrimoine turc a toujours été au cœur du projet Altin Gün. Ce n'est donc pas vraiment une surprise si, avec son sixième album Garip, le groupe s'attaque à un monument du patrimoine anatolien : Neset Ertas, poète, chanteur folklorique et barde, disparu en 2012. « Notre chanteur, Erdinc, a un lien très fort avec ce poète. Ils viennent de la même région », explique le guitariste du groupe, Thijs Elsinga. Après avoir repris ça et là certaines de ses chansons, Altin Gün lui dédie un album complet : chacune des dix chansons de Garip reprend un de ses textes et une de ses compositions originales.  Des arrangements à la sauce Altin Gün  Dans les textes, les reprises sont fidèles aux chansons du poète : « La plupart des chansons parlent de l'aspiration profonde que l'on peut ressentir, en amour, ou lorsqu'on pense à l'endroit d'où on vient. » Côté arrangements en revanche, le groupe a remis les chansons à sa sauce. Avec la recette habituelle, du rock aux inspirations anatoliennes – on parle d'anadolu rock –, de longues boucles musicales qui gagnent en puissance, des nappes de synthétiseur rétrofuturiste, et surtout le baglama, ce luth oriental à manche long et à cordes en métal.  Mais Altin Gün a aussi ajouté, cette fois, quelques épices à sa marmite musicale. Du saxophone, des inspirations tirées de la pop italienne des années 1960, et surtout beaucoup de cordes – qui ont été enregistrées par l'orchestre symphonique de Stockholm. « On est assez libres dans nos inspirations, pointe Thijs Elsinga, elles peuvent venir d'un peu n'importe où. Notre batteur, Jasper Verhulst, collectionne les disques rares avec beaucoup d'enthousiasme. Souvent, ce qui se passe, c'est que quelque chose dans un de ces disques accroche notre oreille, et on essaie de l'incorporer à notre musique. » C'est de là que sont venues les fameuses envolées de violon que l'on retrouve, par exemple, sur « Bir Nazar Eyledim ». « Cela nous est venu du disque de Serge Gainsbourg, L'Histoire de Melody Nelson », confie-t-il. Un sextet devenu quintet Le virage pris par Altin Gün peut s'expliquer, notamment, par la recomposition du groupe. La formation, autrefois forte de six membres, n'en compte plus que cinq depuis le départ de la chanteuse Merve Dasdemir, partie explorer sa carrière solo. Voilà le groupe privé de sa vocaliste principale, et de sa chanteuse féminine : « Forcément, cela nous a forcés à nous concentrer moins sur les voix », souligne Thijs Elsinga. L'idée de rendre hommage à Neset Ertas est, d'ailleurs, partiellement venue de là, raconte le guitariste : « Nous avons dû nous concentrer sur les forces de notre autre chanteur, Erdinc Ecevit, et sur ses racines aussi. » C'est donc lui qui a sélectionné les textes de Neset Ertas, en a présenté les mélodies, et a indiqué au groupe la direction à suivre pour les arrangements : « Cela s'est fait de manière assez instinctive. Erdinc nous jouait les compositions, et on le rejoignait assez naturellement avec nos instruments. Quand ça ne collait pas avec le propos de la chanson, il nous le disait et on recommençait. » Autre conséquence du départ de Merve Dasdemir, les cinq musiciens se sont « vraiment plongés dans leurs instruments ». Altin Gün a peut-être perdu une de ses voix, qu'importe, puisque les artistes ont appris à faire chanter leurs instruments.  Altin Gün Garip (Glitterbeat Records) 2026 En concert au Trianon, à Paris, les 10 et 11 mars 2026 Facebook / Instagram / YouTube

    6 min
  2. 1D AGO

    Jill Scott, la diva nu-soul américaine de retour avec un album «concernant»

    To Whom This May Concern, en français, « à ceux que cela intéresse » est le sixième album de la diva nu-soul Jill Scott qui revient à la musique après une décennie d'absence. A 53 ans, Jill Scott n'a rien perdu de sa verve, de sa voix et de son inspiration.   Dix années, c'est temps qu'il a fallu à la reine du « phily sound », le son de Philadelphie sa ville natale, pour peaufiner son retour fracassant. Celle qui, il y a 25 ans, propulsait la musique soul dans le XXIe siècle, aux côtés d'Erykah Badu, a marqué son époque avec cinq albums, restés comme autant de pépites dans le cœur de ses admirateurs, et puis la chanteuse à la voix magnétique était parti explorer d'autres univers. Les studios de télévision, la littérature, la poésie. Elle est de retour à ses premières amours, en proclamant haut et fort sa résilience et sa joie de vivre. « Je ne suis pas ici pour vivre dans la peur ou juste pour exister. Je vais aller de l'avant et être géniale », chante-t-elle sur le titre « Be Great », le plus explosif des seize que compte l'album. Un album dans lequel Jill Scott rend hommage à ses influences, magnifie ses racines musicales. Soul, funk, hip hop, jazz. Grande amatrice de spoken word, ce slam version américaine, elle passe du rap au chant avec une aisance peu commune.  L'autre particularité de ce retour réussi, c'est la profusion de nouvelles voix qui l'accompagnent. Tierra Whack. J.I.D, Ab-Soul, voilà quelques-uns et quelques-unes des rappeurs et rappeuses actuels qui jettent des ponts entre les générations. Du haut de ses 53 ans, Jill Scott réchauffe son expérience à la lumière des plus jeunes. Ce qui lui permet de rester en phase avec son époque. Et de dénoncer, par exemple, les dangers qui guettent les ados, comme le diktat de la beauté et de ses codes nocifs, ou de rendre hommage à sa communauté. Sa version personnelle du « Black is beautiful » s'intitule « Beautiful People », les belles personnes. « Notre amour est plus grand que le temps ou la race. Notre amour est rythme et charme, il résonne ». Voilà les belles paroles prononcées par cette belle personne.

    6 min
  3. 4D AGO

    Marlon Magnée sort «Dark Star», un album solo sous haute tension.

    Le dandy rock Marlon Magnée, cofondateur du groupe La Femme, passe en solo et branche les amplis avec Dark Star, son premier album solo, publié le 6 mars 2026. Dark Star est un disque radical, électrique, sans vernis. Pour ses débuts en solitaire, Marlon Magnée retourne aux sources du rockabilly, guitares chauffées à blanc. Avant ce virage, il a passé quinze ans sur les routes du monde entier avec La Femme. Résultat : 400 000 albums vendus et une Victoire de la musique en 2014. Le groupe a aussi signé des morceaux devenus cultes, comme « Paradigme ». Aujourd’hui, Magnée met La Femme entre parenthèses et file se reconnecter aux années 50. L'esthétique rock’n’roll est là : chemise à franges violette, jean et blouson de cuir noir.  Mais pas de nostalgie ni de banane gominée non plus pour lui. Son projet est clair : faire exploser le rockabilly. Sur « Opération Destruction », le mélange rockabilly-punk paraît improbable, mais l’étincelle prend. Le disque avance avec l’énergie féline des Stray Cats et les influences fusent : de The Velvet Underground à The Stranglers et Serge Gainsbourg, jusqu’à Motörhead. Ce n'est pas un revivaliste pour autant. Marlon Magnée est bien un musicien de son époque. Son âge d’or n’est pas derrière lui. Il commence maintenant en 2026. Et franchement il assure !  Dark Star, premier album solo de Marlon Magnée qu’il défend déjà sur scène. La tournée passe notamment par le festival Supersonic le 26 mars, avant une série de dates en Europe et en Amérique du Nord.

    6 min
  4. 5D AGO

    Gorillaz au sommet: «The Mountain», odyssée pop et manifeste multiculturel

    Vingt-cinq ans après sa naissance dans l’imaginaire de Damon Albarn et du dessinateur Jamie Hewlett, Gorillaz revient avec l’une des premières grandes superproductions musicales de l’année. Le groupe virtuel britannique publie son neuvième album, The Mountain, sorti le 27 février 2026.    The Mountain est un disque incandescent de quinze titres électro-pop où surgissent, à contre-courant, des touches indiennes inattendues. Lorsque Damon Albarn — alors chanteur de Blur — imagine en 2001 avec Jamie Hewlett ce collectif animé inspiré du street art et des mangas, l’idée relève presque de la farce pop. Pourtant, le projet prend une ampleur inédite : en un quart de siècle, le groupe de cartoon-pop vend des millions d’albums à travers le monde et enchaîne les tubes planétaires, dont l’incontournable « Clint Eastwood ». Avec cet album, Gorillaz confirme sa capacité à se réinventer et s’impose d’emblée comme une œuvre foisonnante, à la fois spectaculaire et profondément personnelle. Un casting cinq étoiles Pour ce nouveau projet, Damon Albarn convoque une véritable constellation d’invités. Près d’une vingtaine d’artistes participent à l’aventure, de la virtuose du sitar Anoushka Shankar à Paul Simonon, bassiste historique de The Clash, en passant par les groupes Idles et Sparks. Les langues se mêlent comme les styles : anglais, yoruba, hindi, arabe ou espagnol. Damon  Albarn agit en chef d’orchestre et brille par son éclectisme et le mélange des générations. La surprise surgit aussi des voix d'outre-tombe, ici ressuscitées, dont celle du mythique batteur nigérian Tony Allen, disparu en 2020, qui plane sur l’album comme un fantôme bienveillant. The Mountain est hanté par la mort. Il est né après le décès du père de Damon Albarn, artiste lui aussi et passionné d’art hindou. Sa mémoire irrigue l’album, notamment dans « The Shadow Light », un duo avec la légende de Bollywood, Asha Bhosle, 91 ans, qui éclaire le morceau d’une grâce crépusculaire. Un manifeste pour le brassage des cultures Enregistré entre l’Inde, les États-Unis, l’Angleterre et même la Syrie, The Mountain voyage autant qu’il mélange. Virtuel dans sa forme mais  profondément ancré dans le réel, Gorillaz y raconte un monde en tension, porté par des artistes engagés comme le chanteur syrien Omar Souleyman. Plus qu’un simple album, il défend une idée : celle d’un multiculturalisme vibrant, d’un dialogue permanent entre les peuples. Avec The Mountain — « la montagne » — Damon Albarn prend de la hauteur et atteint de nouveaux sommets artistiques. Dans un monde qui vacille, ce disque dense et audacieux célèbre le dialogue des nations.   Gorillaz entame sa tournée le 13 mars au Royaume-Uni avant de faire escale à Paris, le 6 juin, sur la scène du festival We Love Green.

    7 min
  5. 6D AGO

    «Nothing's About To Happen To Me» de Mitski, une ode à la solitude et à l'anonymat

    Délicieusement rock, profondément mélancolique, indubitablement savoureux : le huitième album de Mitski, Nothing's About To Happen To Me, est sorti le 27 février dernier. En onze titres, l'autrice-compositrice-interprète américano-japonaise plonge ses auditeurs dans un univers aussi sombre que jubilatoire, orchestré avec brio.  Plus qu'une collection de chansons, le huitième album studio de Mitski, Nothing's About To Happen To Me, est un récit : celui d'une femme recluse dans sa maison peuplée de chats et autres bestioles. Dans le monde extérieur, elle est moquée, voire considérée comme déviante. Son monde intérieur, lui, est celui de la liberté.  Toute ressemblance avec la réalité n'est que pure coïncidence – même si la chanteuse américano-japonaise est connue pour vivre une vie solitaire et surtout à l'écart des caméras et de ses 23 millions d'auditeurs mensuels sur Spotify.  Il n'empêche, Mitski a créé, pour cet album, un univers complet, sombre et légèrement oppressant – complété d'un clip mi-horrifique, mi-burlesque pour accompagner le single « Where's My Phone ? », douce moquerie d'une femme à la recherche de son téléphone portable.  Une orchestration réussie  La thématique a été respectée jusqu'au bout, puisqu'une bonne partie de l'album a été enregistrée directement au domicile de l'artiste de 35 ans. Avec une nuance : les prises de son des parties orchestrales ont, elles, été réalisées au mythique studio Sunset Sound de Los Angeles.  Car si Mitski chante la solitude. Celle que l'on choisit, dans « In A Lake ». Celle que l'on ressent, surtout entouré d'inconnus, dans « I'll Change for You ». Surtout, celle que l'on subit dans les turpitudes amoureuses, elle la chante en étant bien accompagnée. L'habituelle trinité rock est bien sûr de la partie : batteries, basses et guitares électriques saturées résonnent à foison dans l'album. Mais certains convives plus rarement invités font aussi leur apparition au gré des chansons : de l'accordéon, de l'orgue, du violon, du trombone, du banjo ou même du vibraphone. Chacun sert avec brio les influences de tel ou tel titre, ici folk, ici plutôt bossa nova, parfois carrément punk.  Une écriture sur la brèche, incisive et poétique  Les chansons de Mitski se sont toujours distinguées par la finesse de leur écriture, et cet album ne fait pas exception. Capable d'une grande poésie, comme lorsqu'elle demande à se réincarner en pluie « pour voir le monde à nouveau, tomber encore » dans le titre « Lightning », elle se montre aussi féroce quand elle interroge un ancien compagnon : « M'aurais-tu mieux aimée morte, pour pouvoir raconter mon histoire à ma place ? » dans le titre « Dead Women ». Ou encore pleine d'humour, lorsqu'elle se lamente « de devoir aller travailler, pour payer le loyer de [s]on chat » dans « This White Cat ». Avec Nothing's About To Happen To Me, Mitski nous emmène donc un peu plus loin dans son univers, tout en nous tenant sagement à distance. Et si l'on était tenté de franchir la limite, l'artiste nous prévient : attention, chat méchant.  Mitski sera sur scène au Zénith à Paris le 5 mai 2026 pour promouvoir son album Nothing's About To Happen To Me (Dead Oceans). Facebook / Instagram / YouTube

    6 min
  6. MAR 3

    Finaliste du Prix Découvertes RFI: Yotsi, le mutuashi de RDC mêlé de rock et d'afrobeat

    Le quatuor Yotsi fait partie des dix finalistes du Prix Découvertes RFI. Basés à Kinshasa, les quatre membres du groupe mixte ont déjà publié un album, Maisha, dans lequel ils portent leurs influences à la jonction entre tradition mutuashi et références occidentales.  « Yotsi », en langue kimongo, cela veut dire l'étoile. Car ils sont quatre à briller au sein de la formation. Leah Mbuyamba à la basse, Tychik Sulutemo à la guitare, Jephte Lubungu à la batterie et Linda Tombo au chant. Ensemble, ce groupe mixte – une configuration encore rare dans de nombreux pays africains – écrit et compose des chansons qui sont le fruit de ses  influences variées.  Des racines solidement ancrées en RDC  Les références au mutuashi forment le socle des chansons de Yotsi : le rythme traditionnel du Kasaï a bercé les fêtes de famille et autres rassemblements auxquels le groupe participe depuis son jeune âge. Mais les quatre comparses ont aussi grandi avec Internet et les plateformes, et ont donc peu à peu intégré des influences venues de partout dans le monde : de l'afrobeat, du spoken word et même parfois du rock.  Car la devise du groupe, c'est « no borders » (« pas de frontières », en anglais). Hors de question donc de se limiter dans les genres, et cela vaut aussi pour les langues : Yotsi chante en tshiluba, en kimongo, en swahili et en lingala.  Des thématiques variées  Quant aux thématiques, là non plus le groupe ne se réfrène pas. La situation en RDC – dans l'est notamment – influence son travail, d'autant que la chanteuse Linda Tombo est originaire de Bukavu. Mais dans les chansons de Yotsi, il est aussi beaucoup question du quotidien. Ainsi du titre « Otatangia » (« envoie-moi à l'école », en kimongo) : le cri du cœur d'un « tshegue », les enfants des rues de Kinshasa, pour souligner l'importance de l'accès à l'éducation. L'ADN varié du groupe a déjà attiré de nombreuses collaborations. Le guitariste français Yarol Poupaud, présent sur l'une des chansons du disque Luzingu, a aussi chapeauté le mix. Le pianiste Ray Lema les accompagne sur une autre chanson. Et sur le titre éponyme de l'album, « Maisha », c'est la musicienne Anne Gouverneur qui fait chanter son violon. Des débuts prometteurs, qui ne demandent qu'à être confirmés avec le deuxième album, actuellement en préparation.   À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !

    6 min
  7. FEB 27

    Finaliste du Prix Découvertes RFI: Yewhe Yeton, du fleuve Ouémé au vodun-rock

    Cap sur le Bénin avec le chanteur et rappeur Yewhe Yeton, l'un des dix finalistes du Prix Découvertes RFI 2026. Fils de percussionnistes et chanteurs traditionnels depuis deux générations, il a été initié très tôt à la musique par son grand-père dans la vallée de l’Ouémé. Aujourd'hui, il fusionne les mélodies sacrées des couvents vodun avec des rythmes endogènes béninois, du rock et du rap, pour explorer son style : le vodun-rock. Issu d'un village de pêcheurs, Yewhe Yeton avait l’habitude d’accompagner son grand-père à la pêche sur le fleuve Ouémé. Son grand-père chantait toute la journée, tandis que lui jouait des percussions avec tout ce qu'il pouvait trouver dans la barque. C'est également sur les rives du Ouémé, haut lieu des rituels vodoun, qu’il puise une partie de son inspiration.  Ces racines l’ont mené au vodoun-rock, un style unique où Yewhe Yeton fusionne les mélodies sacrées des couvents vodun avec des rythmes endogènes du Bénin, du rock et du rap. Bien qu’appartenant au peuple Goun, il a choisi de chanter et de rapper en fongbé, convaincu que lorsque l'on veut exprimer ce qui nous tient à coeur, on ne peut l'exprimer que dans la langue que l'on maîtrise le mieux. A travers sa musique, il cherche donc à valoriser les langues mais aussi les rythmes du Bénin. Hommage permanent aux rythmes endogènes béninois Dans ses morceaux, rien n’est laissé au hasard. On y entend le rythme sacré Akpala, d'origine yoruba, joué lors des cérémonies vodun et des mariages traditionnels ; le Gangbo, qui accompagne les Zangbétos, ces gardiens de la nuit au Bénin et au Togo ; le rythme Adja de la divinité yoruba Sakpata, qui gouverne la terre ; ou encore le Tchinkounmè, joué lors des cérémonies funéraires et des réjouissances. Profondément enraciné dans les traditions de son pays, Yewhe Yeton avance dans les pas de ses ancêtres tout en portant un regard lucide sur les réalités sociales actuelles. Avec une plume militante, il chante le courage, l’amour et la résilience, pour inspirer toute la jeunesse africaine. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !

    7 min
  8. FEB 26

    Tyty Meufapart électrise le prix Découvertes RFI 2026

    Le Choix Musical vous présente les dix finalistes du Prix Découvertes RFI depuis le 16 février.  Huitième artiste en lice: Tyty Meufapart, 25 ans, née au Congo-Brazzaville. Tyty pour les intimes. Meufapart pour marquer la différence. Julbertine Karen Yambo, à l’état civil, grandit dans un quartier populaire de la banlieue de Pointe-Noire au Congo-Brazzaville. Très tôt, elle transforme la débrouille en art et comprend que chanter, c’est exister. Rap, soul, rythmes traditionnels : chez elle, les racines africaines percutent la modernité. Résultat : « Underground », titre-manifeste vibrant.  Son métissage sonore s’est forgé à l’écoute d’artistes engagés comme Lokua Kanza, Angélique Kidjo ou Lauryn Hill. Puis passage par le collectif Kiwissa, textes affûtés sur la vie et les luttes qui l’ont façonnée. Et  surtout, la jeune Congolaise  apprend à  dompter la scène. En 2023, son EP live Paradisiaque confirme son talent. Le single « Voy-B », en duo avec le rappeur Sky Mecapart — clin d’œil nominal assumé — impose sa signature sonore hybride.  Tyty Meufapart, bantoue dans les veines, futur en ligne de mire. L'artiste du Congo-Brazzaville est l’une des dix finalistes du Prix Découvertes RFI 2026. Votez pour votre artiste favori jusqu’au 11 mars 2026 sur notre site. Résultat le 13 mars 2025.     À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !

    6 min

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