Le choix musical de RFI

Du lundi au vendredi, chaque matin, un journaliste vous parle des artistes qui font l’actualité des musiques de l’espace francophone, de l’Afrique et de ses diasporas. Vous pourrez y entendre plus largement des musiques du monde et du Sud, des musiques actuelles et urbaines qui sont au cœur de l’identité de RFI. Diffusion 8h50, heure de Paris, 7h50 TU.

  1. 15H AGO

    Finaliste du Prix Découvertes RFI: Def Mama Def, deux Sénégalaises flamboyantes

    Elles font partie des dix finalistes du prix Découvertes RFI : le duo sénégalais Def Mama Def. Un tandem féminin et féministe dont le premier album, Jaar Jaar, dit haut et fort leur volonté de dynamiter les codes et les injonctions. Def Mama Def, c'est deux femmes : Defa, 31 ans et sa voix cristalline d'un côté ; Mamy Victory, 36 ans, à la voix plus rauque de l'autre. Les deux ensemble, cela donne donc Def Mama Def, un jeu de mots entre leurs prénoms et l'expression « donnant-donnant » en wolof. Car les deux trentenaires veulent recevoir autant d'énergie qu'elles en ont à revendre, et cela, elles en ont.  Leur premier album, Jaar Jaar, regorge donc de titres conçus comme des appels à la danse auxquels il est difficile de résister (« Kalanakh » ou « Yalla Du Juum » en tête), mais aussi d'autres plus doux, aux influences presque r'n'b – « Sunu Life » par exemple.  Cette diversité est toutefois compensée par une constante : un savant mélange des genres. Chez Def Mama Def, la tradition sénégalaise n'est jamais très loin – les deux femmes ne chantent d'ailleurs quasiment qu'en wolof, et musicalement, le mbalax et les rythmes marqués au sabar se côtoient. Mais la musique du duo est avant tout un joyeux bouillonnement où les influences de leur enfance croisent et rencontrent l'afrobeats nigérian, le kwaito ou l'amapiano sud-africains. Un engagement féministe profond  Cette énergie communicative se retrouve sur scène, où Defa et Mamy Victory déboulent dans leurs tenues extravagantes, volontairement sexy, armées de faux ongles acérés et accompagnées de leur tambour. En clair, Def Mama Def n'a pas peur de prendre de la place. Dans la chanson « Jigeen » – « la femme » en wolof – elles racontent ainsi les difficultés que les femmes rencontrent dans une société patriarcale, mais aussi la résilience féminine, leur force à elle, et celle de toutes les autres. Avec un credo qui a le mérite d'être clair : « on ne revendique pas, on vient et on prend tout ». À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !

    7 min
  2. 5D AGO

    «Mesdames, Messieurs» premier album de Sam Sauvage, l’indomptable

    Sam Sauvage, 25 ans, son premier album, Mesdames, Messieurs sonne comme un lever de rideau et déjà en lice aux Victoires de la musique, catégorie Révélation masculine le 13 février 2026. Le garçon né à Boulogne-sur-Mer, écrit, compose et chante. Son disque, publié le 30 janvier 2026, a déjà largement conquis la critique musicale. Côté sonorités, il fouille les années 1980, période new wave : synthés tendus, rythmiques droites, mélodie et mélancolie électriques. Côté textes, une écriture sensible, souvent acide, jamais décorative. C'est ce qui fait sa force. Il vise juste. La scène, il l’a d'abord trouvé  loin des projecteurs. Pendant une dizaine d’années, il à traîné sa guitare en bandoulière dans les bars et se rêvait en Bob Dylan – son idole. Puis accélération. Changement de décor. Depuis 2024, il ouvre en première partie des concerts de vedettes françaises, Zaho de Sagazan, Eddy de Pretto, Feu! Chatterton et, au passage, même les Sparks, légendes du rock américain. Impossible de le rater : tignasse en bataille, costard-cravate noir, chaussettes rouges. Une silhouette et surtout une voix grave, solide, qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux avec « Les gens qui dansent (j’adore) ». Titre accrocheur, ironie légère, efficacité redoutable. À lire aussiSam Sauvage: «Mesdames et Messieurs» le premier album d’un artiste autodidacte Treize morceaux composent Mesdames, Messieurs. Il y parle de lui – adolescence, amours cabossées – mais regarde surtout dehors, l’état du monde, des sans-abri aux migrants. Dans « Avis de tempête », par exemple, il endosse le rôle d’un présentateur météo ironique face à la crise climatique. Le bulletin est sans illusion. Mesdames, Messieurs, premier album de Sam sauvage, certes, mais pas un coup d’essai timide. Loin de là. Contre toute attente, l’agitateur de neurones, avance dans la tourmente de l’époque. « La fin du Monde » c’est maintenant, un morceau alarmant mais étonnamment optimiste. L’avenir est à lui, le chaos attendra. Verdict aux Victoires de la musique, le 13 février 2026.

    7 min
  3. 6D AGO

    Du Cameroun à l'Occident, la musique organique et métissée d'Okali

    Aujourd'hui dans notre Choix musical, le groupe Okali dévoile son tout premier EP éponyme. « Okali », nom de famille camerounais signifiant « faire attention à l'autre », est celui que portait la chanteuse Gaëlle Minali-Bella avant son adoption à l’âge de 12 ans et son départ du Cameroun. Avec ce projet autoproduit, elle redonne vie à ce nom, symbole d’un retour à ses racines.  Entourée de Florent Sorin à la guitare et aux claviers et de Nicolas Billi à la batterie, dans Okali, Gaëlle Minali-Bella raconte son histoire et son lien intime avec la musique africaine. « Je suis originaire du Cameroun et issue de l’éthnie des Beti. Le rythme du bikutsi a forgé mon socle rythmique : sa structure ternaire, ses contretemps... Et grâce à mon métissage culturel, j'ai pu découvrir d'autres horizons musicaux. Mon univers est forcément métissé, et enrichi des découvertes que j'ai pu faire en arrivant en Occident » raconte-t-elle.  La création instinctive L'EP Okali propose une musique totalement inclassable, entre rock, trip hop, dub et sonorités africaines. La voix de Gaëlle Minali-Bella est centrale, sublimée par les percussions, les cordes et par des nappes de guitares atmosphériques. Le groupe compose à l’instinct, sans formation musicale académique : la chanteuse tape les rythmes qu'elle imagine sur un bout de bois avant de les transmettre au batteur, de manière à ce que la structure rythmique soit vraiment imprégnée de ses ressentis à elle. Résultat : des batteries très minimalistes et inconventionnelles, infusées dans les musiques de son enfance au Cameroun qu'elle a retenues de mémoire, à la tonalité près.   Florent Sorin raconte leur processus de création, en évoquant le morceau « Traveler » : « Je lui ai enregistré des passages à la guitare, qu’elle a ensuite assemblés à sa façon en coupant, en découpant, de façon instinctive. Et ça a donné une structure rythmique assez complexe, sans que l’on s’en rende compte. C’est quand on a dû travailler avec un batteur qu’on a rencontré des difficultés énormes, parce que rien n'est symétrique dans ce morceau ! Il y a une espèce d'anarchie en termes de longueur de mesures qui est géniale parce qu'elle démontre que les choses créées de façon instinctive peuvent aussi sonner. Même quand elles sortent du cadre 4/4, 6/8. Ce morceau sonne très organique, et c'est ce qu'on voulait. » Une musique sans frontières Les inspirations musicales d’Okali vont de Massive Attack à Björk, en passant par Radiohead, Tracy Chapman, Nana Mouskouri ou encore Manu Dibango. De cette diversité découle une musique qui traverse plusieurs ambiances au sein d’un même morceau, comme des mouvements différents. Côté langues, Okali alterne entre français, anglais et éton, la langue natale de Gaëlle que l’on retrouve notamment dans « Deep », un morceau porté par un riff de guitare influencé par le groupe de metal Tool.  Okali est un voyage organique, oscillant entre la douceur d’un guitare-voix et la transe mystique, véritable pont entre les genres et les continents.        A retrouver en tournée : 19/02/26 : LE POC, ALFORTVILLE (94) 27/02/26 : NOUVELLE VAGUE, W / ORANGE BLOSSOM, ST MALO (35) 14/03/26 : RUN AR PUNS, CHÂTEAULIN (29) 03/04/26 : MUSÉE NATIONALE DE LA PRÉHISTOIRE, LES EYZIES (24) 04/04/26 : CONSERVATOIRE DE BRIVE, BRIVE- LA- GAILLARDE (19) 11/04/26 : FESTIVAL LES WEEKEND AVEC ELLES, GRAND THÉÂTRE, ALBI (81) 18/04/26 : LE KAYAK, ST AIGULIN (17) 06/05/26 : LA SIRÈNE, PREMIÈRE PARTIE FATOUMATA DIAWARA, LA ROCHELLE (17) 07/05/26 : LE FLORIDA, PREMIÈRE PARTIE FATOUMATA DIAWARA, AGEN (47) 03/07/26 : FESTIVAL MUSIQUE SOUS LES ÉTOILES, CHÂTEAU DE BOUC BEL AIR (13) 18/07/26 : VERBIER FESTIVAL, LAUSANNE, SUISSE (CH)

    8 min
  4. FEB 10

    Le retour en grâce de Jeff Buckley à l'affiche du documentaire «It's Never Over»

    On découvre ou on redécouvre un chanteur qui a marqué les années 90 avec un unique album, car il est mort pendant l'enregistrement du deuxième, c'est l'Américain Jeff Buckley, à qui un documentaire sortant en salles cette semaine rend hommage, intitulé It's Never Over, Jeff Buckley.   Le film s'intitule It's Never Over Jeff Buckley, « it's ever over », ce n'est jamais fini. Et, de fait, la documentariste Amy Berg explique que les jeunes générations redécouvrent ce prodige de la musique qui a sorti en 1994 son album Grace, acclamé par la critique, élu comme l'un des meilleurs albums de tous les temps par le magazine Rolling Stone. « Dans les années 90, il y avait tout un mouvement qui luttait contre les ordres établis, les multinationales. Il y avait la guerre du Golfe. Jeff Buckley a débarqué dans ce contexte et il chantait l'amour, analyse Amy Berg. C'est pour cela qu'il y  a un retour en grâce en ce moment. La Génération Z redécouvre sa musique et j'en suis heureuse car j'adore sa musique ! ». Plus récemment, c'est une autre chanson de Grace, composée par Buckley, « Lover, You Should've Come Over », qui a pris d'assaut TikTok et les plateformes d'écoute, jusqu'à se hisser trois décennies après sa sortie dans le classement américain de référence, le Billboard Hot 100. Amy Berg travaille sur ce film depuis plus de dix ans. Et elle a réussi à convaincre la mère de l'artiste, Mary Guibert de lui donner accès à toutes ses archives, photos, vidéo pour retracer l'histoire de ce chanteur compositeur à la voix céleste, capable d'évoluer sur 4 octaves comme on l'entend sur le titre, « So Real ». Amy Berg mêle ces images inédites avec des interviews de Mary Guibert (également productrice du film), et des anciennes petites amies de Jeff Buckley (Rebecca Moore et Joan Wasser) ainsi que des musiciens Ben Harper ou Jimmy Page et Robert Plant (membres du groupe Led Zeppelin, une source d'inspiration de sa musique). Pour elle, « il est intemporel car sa musique ne s'inscrit pas dans un genre particulier. A l'époque, il y avait le grunge, le punk, le hip hop, mais Jeff ne se réduisait pas à ces catégories. Il se dévouait à son public et c'est pour cela qu'il défie le passage du temps ». Un patronyme célèbre Jeff Buckley avait un patronyme célèbre, celui de son père Tim, chanteur et guitariste folkpop. Et pourtant, il ne l'a pas connu, ayant été élevé par sa mère. Il n'aura vu son père qu'une seule fois et était sans cesse renvoyé à cette ascendance qui n'est pourtant pour rien dans sa carrière. Jeff Buckley se fait un nom dans la scène interlope new-yorkaise des années 90 en se produisant sur la scène du café Sin-E dans l'East Village. Il livre ses reprises de celles et ceux qui l'inspirent : Nina Simone ou Edith Piaf. Cette étoile filante du rock meurt tragiquement en 1997 alors qu'il enregistrait son deuxième album. Le documentaire insiste sur ce point : il n'est pas mort d'overdose ou de suicide. Mais se noie accidentellement le 29 mai à Memphis, dans un affluent du Mississippi. Il avait à peine trente ans. Et c'est une autre de ses reprises qui demeure dans les mémoires : celle de « Hallelujah », une chanson de Leonard Cohen dont Jeff Buckley a livré une version incomparable guitare voix.

    6 min
  5. FEB 9

    Bad Bunny, le nouvel empereur de la pop mondiale

    Il a enflammé la mi-temps du Super Bowl, dimanche 8 février, après avoir glané trois Grammy Awards 2026, dont celui du Meilleur album de l'année. Le Portoricain Bad Bunny est devenu l'égal des Taylor Swift, Madonna ou Michael Jackson, une méga star du continent américain. Il est aussi l'un des porte-drapeaux d'une Amérique anti-Trump, multiculturelle et aux idées larges. Retour sur son parcours musical. Dimanche 8 février 2026, Bad Bunny a captivé 130 millions de téléspectateurs lors de la finale du Super Bowl, affirmant ainsi sa position d'artiste le plus écouté au monde. Triplement récompensé aux Grammy Award cette année, le chanteur, de son vrai nom Benito Antonio Martinez, se distingue par son engagement en faveur de l'ouverture et du multiculturalisme. À une époque où les Etats-Unis tendent à se fermer à l'altérité, Bad Bunny symbolise une vision inclusive et tolérante, ne chante qu'en espagnol et dénonce les violences de l'ICE, la police anti-immigrés de Donald Trump. Tout en défendant ardemment son île natale, Porto Rico. Lors de la cérémonie des Grammy Awards, il a ainsi exprimé sa fierté et sa gratitude envers son île, soulignant l'importance de sa culture et de son histoire. Bad Bunny met en avant Porto Rico et sa culture à travers ses albums, notamment Un verano sin ti, considéré comme son chef-d'œuvre. Son style musical, mélange de trap latine, de rap, de reggaeton et de pop rock, reflète une vision du monde aux antipodes de l'Amérique de Trump. En plus de son talent musical, Bad Bunny s'engage activement pour la déconstruction des stéréotypes de genre. Sur scène, il se présente souvent en jupe, maquillé, et les ongles vernis, et il défend les droits des minorités sexuelles et des personnes transgenres. Cette attitude en fait un porte-drapeau d'une Amérique tolérante et ouverte, prônant l'abolition des barrières et des préjugés. À lire aussiBad Bunny: de Porto Rico au Super Bowl, le sacre d'une voix anti-Trump

    7 min
  6. FEB 5

    Michelle Blades: itinéraire d’une artiste DIY qui réinvente ses racines

    Entre le Panama, Miami et Paris, Michelle Blades trace un parcours singulier, porté par la débrouille, la scène indépendante et un héritage familial foisonnant. À l’occasion de la sortie de son nouvel album Where To?, elle revient sur son identité plurielle et la force de la transmission maternelle. Michelle Blades est née au Panama, ce cordon ombilical qui relie l’Amérique du Sud à l’Amérique du Nord, entre la Colombie et le Costa Rica. Ses parents s'installent en Floride, à Miami, lorsqu'elle est enfant. Elle est la fille du musicien Roberto Blades, qui a obtenu un Grammy Awards avec Gloria Estefan, incontournable figure de la scène latino des années 1990 aux États-Unis. Mais Michelle Blades est aussi la nièce de Rubén Blades, star de la salsa dite « intellectuelle », également comédien ayant tourné sous la direction de Robert Redford ou Spike Lee, et homme politique, candidat à la présidentielle panaméenne en 1994. Cet oncle, pourtant, Michelle ne l’a que peu connu : « J’ai aussi connu les embrouilles familiales. Je n’ai rencontré mon oncle qu’en 2018, alors que pendant mon enfance, il était absent, tout comme mon père. J’ai grandi dans des studios, mais la musique n’était pas vraiment présente à la maison. J’ai dû quitter le foyer pour pouvoir en faire. Psychologiquement, ça m’a poussée à prendre mes distances avec mon héritage familial, et à vraiment chercher ce que je voulais dans la vie. Même si j’ai essayé d’autres métiers et d’autres études, j’ai toujours fini par revenir à la musique, parce que c’est vraiment ce que j’aime et ce que j’ai choisi de poursuivre. Ce contexte familial m’a aussi amenée à rejeter la musique d’Amérique latine pendant longtemps, mais c’était une réaction, ce n’était pas vraiment moi. » Un parcours entre Miami, Paris… et l’Arizona Pour Michelle Blades, le voyage ne s’arrête pas entre le Panama et Miami. Il y a aussi Paris, mais avant cela, un détour par l’Arizona, où elle découvre la scène alternative et l’esprit DIY, le Do It Yourself (« fait maison »). C’est le mouvement de la débrouille, où l’on répare les maisons en ruine, où l’on tricote des sacs en forme de cactus à la main et, surtout, où l’on fait de la musique sur des scènes ouvertes. C’est là que Michelle Blades s’initie à la création musicale indépendante et développe son univers. Sur la scène française, elle s’est fait connaître en tournant et chantant avec le groupe La Femme, né en 2010, aux côtés de plusieurs chanteuses dont Clara Luciani, et elle a aussi joué comme bassiste avec Pomme. Un hommage à la mère Parmi les titres de son nouvel album, « I’m the Mother, I’m the Man » s’impose comme un hymne à la monoparentalité. Le clip met en scène des personnages maquillés de blanc, façon mime, pour être visibles de loin. Ce morceau parle de sa mère, qui l’a élevée seule : « Ma mère est née dans la ville mexicaine de Mexico-Tenochtitlan. Je pensais à elle, évidemment. Elle a incarné tous les rôles qu’un parent pourrait incarner. Elle était les deux en un. » Sa mère a donc joué tous les rôles : « En tous cas, elle a bien absorbé et représenté les deux rôles. Et ça m’a donné une vision de la femme et aussi de la mère que j’aime beaucoup et que je porte avec moi aujourd’hui. Du coup, je me suis dit mon langage d’expression, c’est la chanson et je vais enfin lui écrire une chanson. » Entre eaux et flammes, la quête de soi Entre ses influences, ses voyages et son indépendance artistique, Michelle Blades poursuit son chemin, toujours en mouvement, entre eaux et flammes. Avec Where To?, l’artiste offre un album introspectif, sincère et résolument personnel, fruit d’un héritage complexe mais assumé. Michelle Blades est en concert ce jeudi 5 février 2026 à Paris. Michelle Blades Where To? (Escargot Musique) 2026 Facebook / Instagram / YouTube

    6 min

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