Event driven, arbitrage, OPA, décorrélation, allocation : on vous dit tout et quelles sont les vraies règles ! Lors du dernier épisode de tension géopolitique, les marchés actions ont perdu une dizaine de pour cent depuis leur plus haut et les obligations deux à trois. Sur la même période, les meilleurs fonds event driven ont reculé de moins d'un point. La raison : ils ne parient pas sur la croissance des entreprises, mais sur la réalisation d'opérations de haut de bilan. Quand une société cotée 100 € fait l'objet d'une offre à 120 €, son cours bondit à 117 € et c'est cet écart, cette petite marche, que ces gérants viennent capter. Une logique qui dépend du calendrier d'une opération, pas de l'humeur du marché. Conseillers en gestion de patrimoine, nous décryptons cette stratégie méconnue avec Axel Gaudet, notre expert financier, et Bastien Perrin, en charge des relations investisseurs France chez SYQUANT Capital. L'objectif est clair : comprendre ce que cette classe de fonds apporte réellement à une allocation, et ce qu'elle ne peut pas apporter. Au programme de cet épisode : Le mécanisme, expliqué avec un cas concret : L'arbitrage de fusion-acquisition étape par étape : d'où vient la décote, pourquoi elle se résorbe, sur quel horizon. Pourquoi ces portefeuilles comptent une centaine de positions avec des durées de détention de quelques mois, et en quoi cette rotation change tout par rapport à un fonds actions classique. Ce dont dépend vraiment la performance : Pas des résultats des sociétés, mais du volume d'opérations disponibles et des décisions des autorités de la concurrence. Le rôle déterminant des régulateurs antitrust dans chaque zone géographique, pourquoi un environnement accommodant fait exploser le nombre de transactions, et pourquoi un marché peu profond est le vrai danger en poussant à concentrer les paris sur quelques dossiers. La gestion du risque : L'asymétrie est réelle : de nombreux petits écarts captés d'un côté, une perte plus lourde quand une opération échoue de l'autre. Les deux réponses des gérants : la diversification extrême et le choix du moment d'entrée. Bastien Perrin explique pourquoi intervenir tardivement dans un deal réduit fortement le risque, avec un parallèle très parlant avec la promesse de vente signée chez le notaire. Au-delà des fusions-acquisitions : Introductions en bourse, augmentations de capital, décotes de holding, rebalancements d'indices, spin-off, sorties de cotation : toutes les étapes de la vie d'une société cotée peuvent créer une dislocation exploitable. La place de cette poche dans votre allocation : Soyons clairs sur les limites : ce n'est pas une stratégie miracle et vous n'irez pas chercher de performances à deux chiffres. Analyse de son utilisation sur des profils prudents (en complément d'une poche obligataire) comme en poche d'attente sur des profils dynamiques, avec un exemple d'arbitrage réalisé lors de la dernière correction. (Ceci n'est pas un conseil en investissement et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.) Dans cet épisode, vous apprendrez à comprendre une stratégie d'arbitrage sans jargon et à situer sa place entre votre poche sécurisée et vos marchés actions. 🎙️ À propos du podcast :Nous sommes Jérémy Doyen et Axel Gaudet, associé du cabinet Bonnet & Doyen Conseil. Chaque semaine, dans L’Art de la Gestion Financière, nous analysons les stratégies d’investissements avec une approche concrète, indépendante et orientée long terme. 📘 Notre livre : "Construis ton patrimoine, même en partant de zéro"👉 Commander sur la Fnac👉 Commander sur Amazon 🚀 Accompagnement personnalisé :Pour aller plus loin et explorer nos services, rendez-vous sur : https://www.bonnetdoyenconseil.com/ ⭐ Soutenez le podcast :Si cet épisode vous a aidé, la meilleure façon de nous soutenir est de vous abonner au podcast et de laisser une note 5 étoiles sur Spotify ou Apple Podcasts. Bonne écoute !