Un jour au village

«Un jour au village» rend compte des enjeux, difficultés et opportunités qui animent le monde rural de l’Afrique francophone, un espace qui fait face à des mutations et doit composer avec l’évolution des modes de vie des sociétés qui la composent. Kpénahi Traoré donne la parole aux actrices et acteurs directement concernés par ces questions d’agriculture, de pêche, d’artisanat, mais aussi enjeux de vie sociale, d’économie, de connexion avec le reste du pays ou de lutte contre l'exode rural. Réalisation : Nathalie Laporte. Diffusions vendredi à 22h10 TU (toutes cibles), samedi à 13h10 TU (toutes cibles), 19h10 (Afrique peul), 19h30 (Afrique mandenkan) ; le lundi à 03h10 TU. (Heure de Paris = TU + 2, en heure d'été).

  1. 3d ago

    Tunisie : de l’olivier à la bouteille, les coulisses d’une filière emblématique

    En Tunisie, l’olivier fait partie du paysage, de l’histoire et du quotidien de nombreuses familles. De la récolte des olives à leur transformation en huile, toute une filière mobilise des producteurs, des ouvriers agricoles, des huileries et des entreprises qui cherchent à faire connaître leur savoir-faire au-delà des frontières. La Tunisie s’est imposée comme un acteur majeur de la production mondiale d’huile d’olive. Elle est actuellement le premier pays exportateur d’huile d’olive en Afrique, avec une part de 10 % du marché mondial.  En 2026, selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), la Tunisie a exporté plus de 381 000 tonnes d’huile d’olive pour 4,78 milliards de dinars, soit plus d’un milliard quatre cents millions d'euros, avec une hausse de plus de 50 % par rapport à la campagne précédente. Mais derrière les volumes récoltés et les exportations, il y a aussi des réalités de terrain : le travail dans les oliveraies, la transmission des pratiques traditionnelles, les difficultés des producteurs et la question de la valeur ajoutée, notamment lorsque l’huile est exportée en vrac plutôt que sous une marque tunisienne. Comment cette filière fonctionne-t-elle concrètement ? Qui fait vivre les oliveraies et comment le travail de chacun est-il valorisé ? Invitée : Naziha Remili, directrice et associée associée au Domaine Sarra, dans la région de Siliana dans le nord-ouest de la Tunisie avec la marque Essarj – Les oliviers sauvages. Radio Partenaire : Radio communautaire Fraternité FM Mamou

  2. Oct 10

    Des migrants d’origine subsaharienne dans les travaux agricoles en France

    Ils viennent d’Afrique subsaharienne. Certains sont étudiants, d’autres avaient déjà un métier ou une activité dans leur pays d’origine. En France, ils se retrouvent parfois dans les vignes, les champs de melons ou les exploitations maraîchères, comme travailleurs agricoles saisonniers. Qui sont-ils ? Comment arrivent-ils dans ces exploitations ? Qui les recrute ? Et surtout, dans quelles conditions travaillent-ils et vivent-ils ? Aujourd’hui, nous parlons de ces migrants africains en France. Pour comprendre cette réalité, nous recevons le Dr Ibrahima Diallo. Il est enseignant-chercheur en sociologie à l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass, de Kaolack au cœur du bassin arachidier, au Sénégal. Un sujet qu’il connaît aussi à travers son propre parcours. Ibrahima Diallo a publié février dernier un ouvrage intitulé Des migrants d’origine subsaharienne dans les travaux agricoles en France. Une enquête menée notamment dans les vignes en Champagne, dans les cultures de haricots cocos de Paimpol en Bretagne et dans les champs de melons du Poitou. Invité :  • Dr Ibrahima Diallo, enseignant-chercheur en sociologie à l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass, de Kaolack au cœur du bassin arachidier, au Sénégal. Auteur du livre : Des migrants d’origine subsaharienne dans les travaux agricoles en France. Radio Partenaire : M’Bengué FM au nord de la Côte d’Ivoire.

  3. Oct 3

    Transformation locale du coton dans les villages

    Au Mali, le coton ne s’arrête plus aux portes des champs. Il se transforme, se file, se tisse et peut ainsi changer de vie. Le coton est la principale culture du pays et constitue un pilier majeur de son économie. Il fait vivre environ 40% de la population rurale et représente la deuxième source d’exportation du Mali, après l’or. En juillet 2026, une nouvelle étape a été franchie avec la mise en place de SOTEX-Mali, une entreprise publique dont l’ambition est de développer l’industrie textile nationale. L’objectif est notamment de mettre en place une usine capable de transformer 40 000 tonnes de fibre de coton par an. Une initiative qui vise à réduire les exportations de coton brut, à créer des emplois et surtout à augmenter la valeur ajoutée de l’une des principales richesses agricoles du pays. À terme, SOTEX-Mali devrait permettre de valoriser localement près de 13% des volumes actuellement exportés. Mais derrière les machines, les fils et les tissus, il y a aussi des hommes et des femmes, des savoir-faire, des métiers et toute une chaîne de transformation. Alors, que devient réellement le coton lorsqu’il est transformé sur place ? Et surtout, comment cette transformation peut-elle changer la vie des populations dans les villages ? Nous allons en parler dans quelques minutes avec notre invité, Youssouf Djim Sidibé, ingénieur agronome. Depuis 2016, il est le secrétaire permanent de l’Association des producteurs de coton africains, qui regroupe 15 pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et australe. Pendant plusieurs années, M. Sidibé a également travaillé à la Compagnie malienne pour le développement des textiles, où il a notamment accompagné, formé et conseillé des producteurs dans les villages du Mali. Invité • Youssouf Djim Sidibé, ingénieur agronome, ancien cadre de la compagnie Malienne des textiles, la CMDT. En 2016, il est le secrétaire permanent de l’Association des producteurs de coton africains, qui regroupe 15 pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et australe. Radio Partenaire : Monami FM, Béinamar, dans la province du Logone occidental au Tchad.

  4. Sep 19

    Les initiatives locales qui dessinent l’avenir des campagnes africaines

    Aujourd’hui, nous parlons de ces initiatives locales qui pourraient dessiner l’avenir dans les campagnes africaines. À Richard-Toll, dans le nord du Sénégal, au cœur de la vallée du fleuve Sénégal, à près de 400 kilomètres de Dakar, trois mots reviennent sans cesse : agriculture, élevage et sucre. Derrière ces mots, se cache toute une économie locale en mouvement, où des initiatives innovantes se développent et donnent naissance à des solutions durables. Dans cette zone au nord du Sénégal, les résidus de la canne à sucre, autrefois considérés comme des déchets ou simplement brûlés, deviennent une ressource précieuse. Ils permettent notamment aux éleveurs de nourrir leur bétail, en particulier pendant les périodes difficiles, lorsqu’il n’y a plus d’herbes. Sur le terrain, nous avons rencontré des acteurs qui font bouger les lignes au quotidien. En studio avec nous Madame Laure Tall, la directrice de l’IPAR, l’Initiative prospective agricole et rurale, docteure en sciences biologiques et nous entendrons Dr Mor Talla Sall, directeur des plantations de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS). Invités :  Dr Laure Tall, directrice de l’IPAR, l’Initiative prospective agricole et rurale, docteure en sciences biologiques Dr Mor Talla Sall, directeur des plantations de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS). Radio Partenaire  Radio communautaire Ngatamaare FM à Ndioum au nord du Sénégal.

  5. Jul 25

    L’huile rouge, ce gras africain et nutritif incompris en occident

    Gombo grillé, saka saka, sauce graine, soupou kandia, sauce konkoe, tous ces plats africains qu’on qualifie parfois de gras ont une chose en commun : l’huile de palme, aussi appelée l’huile rouge. Un ingrédient consommé en Afrique subsaharienne depuis fort longtemps. Le gras est présent dans notre alimentation sous diverses formes, dans les produits transformés, dans des plantes grasses comme le cacao, le karité, l’avocat, l’arachide ou encore les graines de palme. Justement, nous nous intéressons aujourd’hui à l’huile de palme communément appelée l’huile rouge dans des pays africains. D’abord fabriquée de façon artisanale par les communautés, elle est également devenue un produit industriel. Mais cette huile, peu connue dans les habitudes culinaires des pays occidentaux, y est diabolisée ; pourtant elle est riche en nutriments quand elle n’est pas raffinée pour être utilisée dans des produits transformés par l’industrie agroalimentaire.    Invités :  Christophe Lavelle, chercheur au CNRS et co-auteur de Plaidoyer pour le gras, aux éditions Hachette. Clémence Denavit, productrice du magazine Le Goût du monde à RFI.   Reportage : Abdoul Aziz Diallo est allé à la rencontre de commerçantes et consommatrices d’huile rouge. Radio partenaire : Radio communautaire de Muanda en RDC. À lire aussiBénin: la menace de l’huile rouge

  6. Jul 18

    Le MAHICAO, un musée au plus près des populations rurales au Sénégal

    Aujourd'hui, nous visitons le MAHICAO, le musée d’art et d’histoire des cultures d’Afrique de l’Ouest ; un lieu culturel qui a ouvert ses portes en 2018 à Djilor Djidiack, un village du Sine-Saloum au Sénégal. Il a été créé par Reginald Groux, marchand d’art et professeur en art africain, qui a lancé cette initiative privée après sa retraite.  Installé en milieu rural, le musée va à la rencontre des populations locales et se veut être un espace éducatif. Le MAHICAO est un lieu incontournable quand on arrive à Djilor Djidiack, ce petit village sur un bras de mer du Sine-Saloum dans l’ouest du Sénégal. Pour retrouver le MAHICAO à Djilor, il faut traverser les jardins d’Aïda et ses chants d’oiseaux incessants. L’intérieur ocre-rougeâtre du musée et les reflets des lumières tamisées sur les œuvres donne un caractère intimiste à cet espace chargé d’histoire. Parmi les plus de 500 œuvres d’art, il y a des masques, des costumes, des bijoux, des instruments traditionnels de musiques, des statues et des objets archéologiques et du quotidien. Ils témoignent de la richesse et de la diversité des cultures traditionnels africaines de la préhistoire du Sahara aux anciens royaumes. Invitée : Juliette Ndeye Faye, guide du musée d’Art et d’Histoire des cultures d’Afrique de l’Ouest (MAHICAO), dans le village de Djilor Djidiack au Sénégal. Radio partenaire : Radio Moubarak à Diourbel au Sénégal.

About

«Un jour au village» rend compte des enjeux, difficultés et opportunités qui animent le monde rural de l’Afrique francophone, un espace qui fait face à des mutations et doit composer avec l’évolution des modes de vie des sociétés qui la composent. Kpénahi Traoré donne la parole aux actrices et acteurs directement concernés par ces questions d’agriculture, de pêche, d’artisanat, mais aussi enjeux de vie sociale, d’économie, de connexion avec le reste du pays ou de lutte contre l'exode rural. Réalisation : Nathalie Laporte. Diffusions vendredi à 22h10 TU (toutes cibles), samedi à 13h10 TU (toutes cibles), 19h10 (Afrique peul), 19h30 (Afrique mandenkan) ; le lundi à 03h10 TU. (Heure de Paris = TU + 2, en heure d'été).

More From RFI

You Might Also Like