Un jour au village

«Un jour au village» rend compte des enjeux, difficultés et opportunités qui animent le monde rural de l’Afrique francophone, un espace qui fait face à des mutations et doit composer avec l’évolution des modes de vie des sociétés qui la composent. Kpénahi Traoré donne la parole aux actrices et acteurs directement concernés par ces questions d’agriculture, de pêche, d’artisanat, mais aussi enjeux de vie sociale, d’économie, de connexion avec le reste du pays ou de lutte contre l'exode rural. Réalisation : Nathalie Laporte. Diffusions vendredi à 22h10 TU (toutes cibles), samedi à 13h10 TU (toutes cibles), 19h10 (Afrique peul), 19h30 (Afrique mandenkan) ; le lundi à 03h10 TU. (Heure de Paris = TU + 2, en heure d'été).

  1. 6d ago

    Le MAHICAO, un musée au plus près des populations rurales au Sénégal

    Aujourd'hui, nous visitons le MAHICAO, le musée d’art et d’histoire des cultures d’Afrique de l’Ouest ; un lieu culturel qui a ouvert ses portes en 2018 à Djilor Djidiack, un village du Sine-Saloum au Sénégal. Il a été créé par Reginald Groux, marchand d’art et professeur en art africain, qui a lancé cette initiative privée après sa retraite.  Installé en milieu rural, le musée va à la rencontre des populations locales et se veut être un espace éducatif. Le MAHICAO est un lieu incontournable quand on arrive à Djilor Djidiack, ce petit village sur un bras de mer du Sine-Saloum dans l’ouest du Sénégal. Pour retrouver le MAHICAO à Djilor, il faut traverser les jardins d’Aïda et ses chants d’oiseaux incessants. L’intérieur ocre-rougeâtre du musée et les reflets des lumières tamisées sur les œuvres donne un caractère intimiste à cet espace chargé d’histoire. Parmi les plus de 500 œuvres d’art, il y a des masques, des costumes, des bijoux, des instruments traditionnels de musiques, des statues et des objets archéologiques et du quotidien. Ils témoignent de la richesse et de la diversité des cultures traditionnels africaines de la préhistoire du Sahara aux anciens royaumes. Invitée : Juliette Ndeye Faye, guide du musée d’Art et d’Histoire des cultures d’Afrique de l’Ouest (MAHICAO), dans le village de Djilor Djidiack au Sénégal. Radio partenaire : Radio Moubarak à Diourbel au Sénégal.

  2. Jul 4

    À Kayar, préserver les ressources halieutiques par des méthodes de pêche durable

    Cette semaine, nous parlons de la pêche à Kayar, commune rurale au Sénégal qui veut préserver ses ressources en poissons par des techniques de pêche durable. Mais malgré l’interdiction depuis plusieurs années de pratiques comme l’utilisation du monofilament, certains pêcheurs passent outre ces mesures. La pêche est une pratique faisant partie de l’identité de Kayar/Cayar au Sénégal. C’est une localité située dans la région de Thiès sur la grande côte, à une soixantaine de km de la capitale Dakar. On dit même que chaque famille kayaroise a au moins un membre qui pratique ou qui a déjà pratiqué la pêche. C’est dire l’importance de cette activité dans cette commune de plus de 30 000 habitants. Chaque jour, des centaines de pirogues déchargent des tonnes de poissons sur la plage de Kayar. Mais ces dernières années, les pêcheurs sont obligés d’aller de plus en plus loin en raison de la surpêche, pour espérer faire des prises conséquentes. Parmi les causes de cette rareté du poisson, les grands chalutiers appartenant à des pays occidentaux et asiatiques, et des méthodes de pêche ne respectant pas les normes.   Invité : El hadj Moussa Kane, conseiller municipal et représentant de la commission pêche à la mairie de Kayar. Radio partenaire : Radio Vie et développement au Cameroun Programmation musicale : Amoul Solo, Cheickh Ibra Fam.

  3. Jun 20

    La gomme d’acacia, une ressource-solution pour le Sahel et ses communautés

    Le 17 juin 2026, se tenait la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. SOS Sahel et ses partenaires ont profité de cette occasion pour consacrer cette journée aux solutions sahéliennes à travers notamment, la présentation d’une ressource emblématique du Sahel, la gomme d’acacia. Elle est devenue une source de revenus pour certaines communautés qui la produisent depuis plusieurs années.  Il fait partie des arbres surnommés « arbres de vie » ; il s’agit de l’acacia qui pousse dans la bande sahélienne et qui produit la gomme arabique, une ressource qu’on retrouve dans de nombreux produits du quotidien, de l’alimentation à la cosmétique. L’acacia est une plante particulièrement résistante à la sécheresse, grâce à ses racines denses et profondes. Elle contribue ainsi à préserver la fertilité des sols, à limiter l’érosion, et à reconstituer le couvert végétal. Si cet arbre est précieux pour l’écosystème, il l’est aussi pour les communautés. Sa sève, la gomme d’acacia était au cœur d’une table ronde organisée aux serres d’Auteuil à Paris le 17 juin, par SOS Sahel, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Invités :  Rémi Hémeryck, délégué général de SOS Sahel  Nana Touré, directrice du Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO) à l’OCDE. Radio partenaire : Radio Batè FM en Guinée.

  4. Jun 6

    Honorine Soma, la sage-femme du monde rural au Burkina Faso

    Allez à la rencontre des communautés avec sa « clinique poussière », et permettre aux femmes enceintes des zones rurales d’avoir accès à des soins ; c’est le combat d’Honorine Soma, sage-femme et fondatrice de la clinique Wolobougou, une maternité de bienveillance au Burkina Faso. Son engagement a fait l’objet d’un documentaire, portant le nom de la clinique et réalisé par Camille Varenne. Au Burkina Faso, Honorine Soma a fait de son combat la santé des femmes, surtout celles qui sont enceintes. Depuis quelques années, elle a mis en place sa maternité privée appelée Wolobougou en langue dioula (Bambara) et qui signifie « le lieu de naissance ». Mais la particularité de cette initiative, c’est qu’elle met la bienveillance au cœur de la prise en charge des femmes. « La bienveillance à Wolobougou, ça ne se négocie pas. C’est le premier service que nous proposons avant tout soin. Même si nous n’avons rien, la bienveillance nous l’avons gratuitement si nous le voulons. Tout commence par-là. Quand on n’est pas bienveillant je ne vois pas comment on peut soigner. C’est une de nos valeurs cardinales », affirme-t-elle avec conviction. Un film documentaire a même été réalisé sur l’engagement d’Honorine Soma afin de donner de la visibilité à son combat pour permettre aux femmes des zones rurales d’accéder aux soins.   Le travail d’Honorine Soma essentiellement dirigé vers les femmes des zones rurales, a fait l’objet d’un film documentaire réalisé par Camille Varenne, et qui présente son quotidien de sage-femme avec son équipe, allant à la rencontre des communautés ou encore les recevant dans sa maternité ; car Wolobougou, c’est aussi une stratégie mobile. Avant de convaincre les femmes de venir en consultation, Honorine Soma et son équipe ont aussi entrepris d’aller vers les populations et avoir leur confiance, malgré ses moyens limités et le mauvais état de certaines routes. « J’ai vu les réalités des services de santé en milieu rural, j’ai vu toutes les difficultés que les mères ont. C’est pour cette raison que je m’étais donné pour objectif d’aller apporter ma petite pierre à la réduction des décès par manque de soins », dit-elle, convaincue de pouvoir apporter un peu d’espoir à ces communautés qui vient parfois des services publics. Mais tout n’est pas toujours facile pour cette sage-femme qui continue malgré les pesanteurs sociales car parler de la santé sexuelle et reproductive, de l’intimité « c’est un sujet qui reste tabou et délicat en milieu rural et qui est confronté à beaucoup de mœurs et de croyances », regrette Honorine Soma. Invitée : Honorine Soma, sage-femme en milieu rural, et protagoniste du documentaire « Wolobugu » sur son travail pour venir en aide aux femmes du monde rural près de Bobo Dioulasso au Burkina Faso. Radio partenaire : Radio Oyeri à Okondja, au Gabon.

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«Un jour au village» rend compte des enjeux, difficultés et opportunités qui animent le monde rural de l’Afrique francophone, un espace qui fait face à des mutations et doit composer avec l’évolution des modes de vie des sociétés qui la composent. Kpénahi Traoré donne la parole aux actrices et acteurs directement concernés par ces questions d’agriculture, de pêche, d’artisanat, mais aussi enjeux de vie sociale, d’économie, de connexion avec le reste du pays ou de lutte contre l'exode rural. Réalisation : Nathalie Laporte. Diffusions vendredi à 22h10 TU (toutes cibles), samedi à 13h10 TU (toutes cibles), 19h10 (Afrique peul), 19h30 (Afrique mandenkan) ; le lundi à 03h10 TU. (Heure de Paris = TU + 2, en heure d'été).

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