Un jour au village

«Un jour au village» rend compte des enjeux, difficultés et opportunités qui animent le monde rural de l’Afrique francophone, un espace qui fait face à des mutations et doit composer avec l’évolution des modes de vie des sociétés qui la composent. Kpénahi Traoré donne la parole aux actrices et acteurs directement concernés par ces questions d’agriculture, de pêche, d’artisanat, mais aussi enjeux de vie sociale, d’économie, de connexion avec le reste du pays ou de lutte contre l'exode rural. Réalisation : Nathalie Laporte. Diffusions vendredi à 22h10 TU (toutes cibles), samedi à 13h10 TU (toutes cibles), 19h10 (Afrique peul), 19h30 (Afrique mandenkan) ; le lundi à 03h10 TU. (Heure de Paris = TU + 2, en heure d'été).

  1. 2d ago

    Les initiatives locales qui dessinent l’avenir des campagnes africaines

    Aujourd’hui, nous parlons de ces initiatives locales qui pourraient dessiner l’avenir dans les campagnes africaines. À Richard-Toll, dans le nord du Sénégal, au cœur de la vallée du fleuve Sénégal, à près de 400 kilomètres de Dakar, trois mots reviennent sans cesse : agriculture, élevage et sucre. Derrière ces mots, se cache toute une économie locale en mouvement, où des initiatives innovantes se développent et donnent naissance à des solutions durables. Dans cette zone au nord du Sénégal, les résidus de la canne à sucre, autrefois considérés comme des déchets ou simplement brûlés, deviennent une ressource précieuse. Ils permettent notamment aux éleveurs de nourrir leur bétail, en particulier pendant les périodes difficiles, lorsqu’il n’y a plus d’herbes. Sur le terrain, nous avons rencontré des acteurs qui font bouger les lignes au quotidien. En studio avec nous Madame Laure Tall, la directrice de l’IPAR, l’Initiative prospective agricole et rurale, docteure en sciences biologiques et nous entendrons Dr Mor Talla Sall, directeur des plantations de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS). Invités :  Dr Laure Tall, directrice de l’IPAR, l’Initiative prospective agricole et rurale, docteure en sciences biologiques Dr Mor Talla Sall, directeur des plantations de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS). Radio Partenaire  Radio communautaire Ngatamaare FM à Ndioum au nord du Sénégal.

  2. Jul 25

    L’huile rouge, ce gras africain et nutritif incompris en occident

    Gombo grillé, saka saka, sauce graine, soupou kandia, sauce konkoe, tous ces plats africains qu’on qualifie parfois de gras ont une chose en commun : l’huile de palme, aussi appelée l’huile rouge. Un ingrédient consommé en Afrique subsaharienne depuis fort longtemps. Le gras est présent dans notre alimentation sous diverses formes, dans les produits transformés, dans des plantes grasses comme le cacao, le karité, l’avocat, l’arachide ou encore les graines de palme. Justement, nous nous intéressons aujourd’hui à l’huile de palme communément appelée l’huile rouge dans des pays africains. D’abord fabriquée de façon artisanale par les communautés, elle est également devenue un produit industriel. Mais cette huile, peu connue dans les habitudes culinaires des pays occidentaux, y est diabolisée ; pourtant elle est riche en nutriments quand elle n’est pas raffinée pour être utilisée dans des produits transformés par l’industrie agroalimentaire.    Invités :  Christophe Lavelle, chercheur au CNRS et co-auteur de Plaidoyer pour le gras, aux éditions Hachette. Clémence Denavit, productrice du magazine Le Goût du monde à RFI.   Reportage : Abdoul Aziz Diallo est allé à la rencontre de commerçantes et consommatrices d’huile rouge. Radio partenaire : Radio communautaire de Muanda en RDC. À lire aussiBénin: la menace de l’huile rouge

  3. Jul 18

    Le MAHICAO, un musée au plus près des populations rurales au Sénégal

    Aujourd'hui, nous visitons le MAHICAO, le musée d’art et d’histoire des cultures d’Afrique de l’Ouest ; un lieu culturel qui a ouvert ses portes en 2018 à Djilor Djidiack, un village du Sine-Saloum au Sénégal. Il a été créé par Reginald Groux, marchand d’art et professeur en art africain, qui a lancé cette initiative privée après sa retraite.  Installé en milieu rural, le musée va à la rencontre des populations locales et se veut être un espace éducatif. Le MAHICAO est un lieu incontournable quand on arrive à Djilor Djidiack, ce petit village sur un bras de mer du Sine-Saloum dans l’ouest du Sénégal. Pour retrouver le MAHICAO à Djilor, il faut traverser les jardins d’Aïda et ses chants d’oiseaux incessants. L’intérieur ocre-rougeâtre du musée et les reflets des lumières tamisées sur les œuvres donne un caractère intimiste à cet espace chargé d’histoire. Parmi les plus de 500 œuvres d’art, il y a des masques, des costumes, des bijoux, des instruments traditionnels de musiques, des statues et des objets archéologiques et du quotidien. Ils témoignent de la richesse et de la diversité des cultures traditionnels africaines de la préhistoire du Sahara aux anciens royaumes. Invitée : Juliette Ndeye Faye, guide du musée d’Art et d’Histoire des cultures d’Afrique de l’Ouest (MAHICAO), dans le village de Djilor Djidiack au Sénégal. Radio partenaire : Radio Moubarak à Diourbel au Sénégal.

  4. Jul 4

    À Kayar, préserver les ressources halieutiques par des méthodes de pêche durable

    Cette semaine, nous parlons de la pêche à Kayar, commune rurale au Sénégal qui veut préserver ses ressources en poissons par des techniques de pêche durable. Mais malgré l’interdiction depuis plusieurs années de pratiques comme l’utilisation du monofilament, certains pêcheurs passent outre ces mesures. La pêche est une pratique faisant partie de l’identité de Kayar/Cayar au Sénégal. C’est une localité située dans la région de Thiès sur la grande côte, à une soixantaine de km de la capitale Dakar. On dit même que chaque famille kayaroise a au moins un membre qui pratique ou qui a déjà pratiqué la pêche. C’est dire l’importance de cette activité dans cette commune de plus de 30 000 habitants. Chaque jour, des centaines de pirogues déchargent des tonnes de poissons sur la plage de Kayar. Mais ces dernières années, les pêcheurs sont obligés d’aller de plus en plus loin en raison de la surpêche, pour espérer faire des prises conséquentes. Parmi les causes de cette rareté du poisson, les grands chalutiers appartenant à des pays occidentaux et asiatiques, et des méthodes de pêche ne respectant pas les normes.   Invité : El hadj Moussa Kane, conseiller municipal et représentant de la commission pêche à la mairie de Kayar. Radio partenaire : Radio Vie et développement au Cameroun Programmation musicale : Amoul Solo, Cheickh Ibra Fam.

  5. Jun 20

    La gomme d’acacia, une ressource-solution pour le Sahel et ses communautés

    Le 17 juin 2026, se tenait la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. SOS Sahel et ses partenaires ont profité de cette occasion pour consacrer cette journée aux solutions sahéliennes à travers notamment, la présentation d’une ressource emblématique du Sahel, la gomme d’acacia. Elle est devenue une source de revenus pour certaines communautés qui la produisent depuis plusieurs années.  Il fait partie des arbres surnommés « arbres de vie » ; il s’agit de l’acacia qui pousse dans la bande sahélienne et qui produit la gomme arabique, une ressource qu’on retrouve dans de nombreux produits du quotidien, de l’alimentation à la cosmétique. L’acacia est une plante particulièrement résistante à la sécheresse, grâce à ses racines denses et profondes. Elle contribue ainsi à préserver la fertilité des sols, à limiter l’érosion, et à reconstituer le couvert végétal. Si cet arbre est précieux pour l’écosystème, il l’est aussi pour les communautés. Sa sève, la gomme d’acacia était au cœur d’une table ronde organisée aux serres d’Auteuil à Paris le 17 juin, par SOS Sahel, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Invités :  Rémi Hémeryck, délégué général de SOS Sahel  Nana Touré, directrice du Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO) à l’OCDE. Radio partenaire : Radio Batè FM en Guinée.

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«Un jour au village» rend compte des enjeux, difficultés et opportunités qui animent le monde rural de l’Afrique francophone, un espace qui fait face à des mutations et doit composer avec l’évolution des modes de vie des sociétés qui la composent. Kpénahi Traoré donne la parole aux actrices et acteurs directement concernés par ces questions d’agriculture, de pêche, d’artisanat, mais aussi enjeux de vie sociale, d’économie, de connexion avec le reste du pays ou de lutte contre l'exode rural. Réalisation : Nathalie Laporte. Diffusions vendredi à 22h10 TU (toutes cibles), samedi à 13h10 TU (toutes cibles), 19h10 (Afrique peul), 19h30 (Afrique mandenkan) ; le lundi à 03h10 TU. (Heure de Paris = TU + 2, en heure d'été).

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