Le chiffre du jour

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  1. 2D AGO

    40% des gains de productivité générés par l'IA sont absorbés par les corrections

    Hubert Cotté, directeur général de Workday en France, un éditeur de solutions RH et finance intégrant des fonctionnalités d'IA, est l'invité du "Chiffre du Jour". Bien que l'IA permette effectivement des gains de temps significatifs pour plus de la moitié des salariés, près de 40 % d'entre eux passent jusqu'à une heure par semaine à corriger les résultats. Hubert Cotté explique que cette situation est en partie temporaire, le temps que la technologie atteigne sa pleine maturité. Passant d'une IA générative à des fonctions plus avancées prenant en charge des processus de bout en bout, les entreprises et leurs collaborateurs doivent encore s'habituer à la fiabilité de ces nouveaux outils. Cependant, Hubert est convaincu que l'accompagnement et la formation des équipes permettront de réduire cette perte de productivité. C'est d'ailleurs ce que montrent les chiffres : près de 4 entreprises sur 10 réinvestissent une partie des gains de productivité dans la formation de leurs équipes. L'invité souligne l'importance de donner du sens à ces nouvelles technologies pour favoriser leur adoption à grande échelle. 50 % des collaborateurs utilisent déjà l'IA dans l'espoir d'améliorer leur métier, au-delà d'une simple accélération de leur travail. Les solutions de Workday permettent justement de capter les compétences individuelles afin de proposer des programmes de formation pertinents. Hubert Cotté insiste sur le fait que l'IA ne doit pas être une injonction, mais un outil d'accompagnement, expliquant clairement aux collaborateurs les bénéfices attendus, comme de nouvelles perspectives de carrière. Bien que certains collaborateurs aient pu exprimer des craintes initiales sur la pérennité de leur emploi face à l'IA, il nous rassure en expliquant qu'il s'agira davantage d'une recomposition des métiers que d'une perte nette d'emplois. L'enjeu est donc d'accompagner cette transition pour que l'IA profite à tous. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  2. 3D AGO

    -8% c’est la chute des exportations françaises de vins et spiritueux en 2025

    Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Jean-Marie Cardebat, spécialiste de l'économie du vin, analyse en détail les chiffres des exportations françaises de vins et spiritueux en 2025. Bien que ces exportations aient chuté, l'invité souligne que la baisse est plus modérée pour le secteur viticole, avec seulement -4% en volume. La principale explication réside dans la forte baisse des exportations vers les États-Unis (-21%) et la Chine (-20%), principalement due aux tensions commerciales et aux droits de douane imposés par l'administration Trump. Le professeur à l'Université de Bordeaux explique que le phénomène de stockage en amont des droits de douane a beaucoup pesé sur les chiffres du second semestre 2025, mais qu'une stabilisation est attendue en 2026. Malgré ces défis, l'expert reste optimiste pour l'avenir, soulignant les signes de reprise économique aux États-Unis et en Europe, ainsi que les opportunités offertes par les nouveaux accords commerciaux signés avec l'Inde et le Mercosur. Bien que ces marchés ne pourront pas compenser totalement la perte du marché américain, Jean-Marie Cardebat estime qu'ils permettront de gagner progressivement des parts de marché, à condition de s'acclimater aux spécificités de ces pays. L'épisode aborde également l'évolution des tendances de consommation, avec une tendance à la "prémiumisation" du marché. L'invité explique que les consommateurs boivent désormais moins mais mieux, avec une préférence pour les vins effervescents et les vins sans alcool. Il évoque également des pratiques de consommation émergentes, comme l'ajout de glaçons dans le vin rosé, très prisée au Brésil. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  3. 4D AGO

    67% des enseignants ont choisi d'enseigner en éducation prioritaire

    Dans cet épisode du "Chiffre du jour", Jocelyn Rigault, directeur de l'association Le Choix de l'École, nous éclaire sur le profil des enseignants qui choisissent de travailler en éducation prioritaire, autrefois appelées Zones d'Éducation Prioritaire (ZEP). Bien que ces territoires soient souvent perçus comme des postes subis plutôt que choisis, ce chiffre révèle une réalité plus nuancée. Jocelyn Rigault nous explique que deux tiers des enseignants en éducation prioritaire souhaitent y rester dans les cinq prochaines années, soulignant ainsi leur engagement et leur motivation pour ces établissements confrontés à d'importantes difficultés sociales. L'invité nous rappelle que dans ces zones, les élèves cumulent davantage de défis sociaux, avec un déterminisme social très fort. Un élève issu d'un milieu défavorisé a cinq fois moins de chances d'accéder à des études supérieures longues qu'un élève favorisé. C'est dans ce contexte que le rôle de l'enseignant prend toute son importance, avec un impact considérable lorsqu'il est formé et en mesure d'accompagner ses élèves. Malheureusement, le directeur du Choix de l'École déplore que 73% des enseignants en éducation prioritaire estiment ne pas avoir bénéficié d'un accompagnement suffisant lors de leur prise de poste. C'est là qu'intervient l'association, qui a formé plus de 500 enseignants depuis sa création il y a 11 ans. L'accompagnement proposé par l'association se concentre sur deux aspects essentiels : la didactique de la matière enseignée et les gestes professionnels de l'enseignant. Ces "petits gestes" sont souvent absents des formations initiales, alors qu'ils sont cruciaux pour établir une relation positive avec les élèves et mettre en place une dynamique de classe efficace. Loin d'une approche autoritaire, l'association privilégie une méthode bienveillante, basée sur le travail collaboratif plutôt que la confrontation. Jocelyn Rigault décrit cette approche comme "une main ferme dans un gant de velours", permettant aux enseignants de gagner en efficacité tout en restant à l'écoute de leurs élèves. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  4. 5D AGO

    -0,1 %, c'est le recul des exportations de parfums et cosmétiques français

    Emmanuel Guichard, délégué général de la Fédération des entreprises de la beauté (FEBA), est l'invité du chiffre du jour. Il nous éclaire sur les récentes performances à l'export du secteur français des parfums et cosmétiques. Malgré un contexte commercial tendu, notamment avec les États-Unis, les chiffres révèlent une résistance étonnante du secteur, avec une baisse contenue à seulement 0,1 % des exportations l'an dernier. Alors que la filière affichait traditionnellement une croissance annuelle de 6 % de ses ventes à l'étranger, ce coup de frein inattendu soulève de nombreuses questions. Emmanuel Guichard analyse en détail les facteurs qui ont pesé sur ces résultats, notamment l'impact des droits de douane américains qui ont entraîné une chute de 19 % des exportations vers ce marché stratégique. Cependant, le délégué général de la FEBA se montre confiant quant à la capacité du secteur à rebondir, grâce notamment aux opportunités offertes par de nouveaux accords de libre-échange, comme celui récemment conclu avec l'Inde. Il souligne également la bonne tenue des ventes en Chine, qui progressent de 4 % dans un contexte pourtant difficile. Au-delà des chiffres, Emmanuel Guichard revient sur les défis auxquels fait face l'industrie cosmétique française face à la montée en puissance de la concurrence coréenne. Bien que les produits tricolores conservent une image de prestige, la stratégie de premiumisation semble devoir s'accompagner d'une transition écologique pour rester compétitifs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  5. FEB 6

    5 milliards de dollars c'est le déficit moyen des Jeux Olympiques d'hiver sur la période 2010-2022

    Jean-Marc Liduena, directeur général du cabinet Circle Stratégie, auteur de l'étude sur cet impact économique colossal, est l'invité du Chiffre du jour pour nous éclairer sur ces enjeux. Notre invité répond à la question suivante : où va donc cet argent ? La construction des sites et des infrastructures est de loin le poste le plus coûteux, représentant plus de 5 milliards de dollars en moyenne. À cela s'ajoutent les dépenses de sécurité, qui peuvent atteindre 650 millions d'euros par édition, ainsi que les coûts liés à la cybersécurité, estimés entre 200 et 400 millions. Mais au-delà des chiffres, ce qui inquiète le plus Jean-Marc Liduena, c'est le caractère non soutenable de ce modèle économique. Seules deux éditions ont été rentables dans l'histoire, à Sarajevo en 1984 et Vancouver en 2010. Tous les autres pays organisateurs ont été perdants, accumulant des dettes sous forme d'"éléphants blancs", ces infrastructures dont on ne sait que faire après les Jeux. Et ce n'est pas tout : les Jeux Olympiques d'hiver ont aussi un lourd bilan environnemental, avec en moyenne 100 000 tonnes de CO2 émises, sans compter les déplacements des visiteurs. Face à ce constat, Jean-Marc Liduena et son équipe proposent une solution radicale : créer 5 hubs permanents répartis dans le monde, qui se partageraient l'organisation des Jeux pendant les 100 prochaines années. Cette piste permettrait de diviser par deux les émissions de CO2 et de rendre 100% des éditions rentables à partir du deuxième cycle, grâce notamment à la réutilisation des infrastructures existantes. Une proposition ambitieuse et durable pour l'avenir des Jeux Olympiques d'hiver. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  6. FEB 5

    54% des entreprises considèrent que la justice fonctionne bien

    Maître Bruno Cavalié, avocat associé et fondateur du cabinet Racine, analyse les résultats d'un sondage OpinionWay sur les relations entre les entreprises et la justice française. Bien que ce taux soit en légère progression par rapport à l'année précédente, Maître Cavalié souligne que ce résultat reste mitigé, notamment lorsqu'on s'intéresse aux entreprises ayant été confrontées à la justice au cours des cinq dernières années. Dans ce cas, seulement 29% d'entre elles estiment que la justice fonctionne bien. L'analyse se poursuit avec les différentes perceptions des entreprises envers les différentes branches de la justice. Ainsi, la justice commerciale est beaucoup mieux considérée que la justice pénale, qui est quant à elle la moins bien perçue. Parmi les principales critiques formulées par les entreprises, les délais de procédure arrivent en tête, avec 76% d'entre elles considérant qu'ils devraient être améliorés. L'avocat revient également sur le manque de confiance exprimé par certaines entreprises envers la justice. Près de 30% d'entre elles stigmatisent un manque d'impartialité, tandis que 11% vont jusqu'à évoquer une justice corrompue. Il nuance toutefois ces perceptions, soulignant que seuls 15% des entreprises considèrent que la justice est trop politisée. Notre invité se penche également sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans la prédiction des issues de procès. Bien que Maître Cavalier estime que les outils d'IA mis à disposition des avocats offrent des capacités prédictives supérieures à ceux dont disposent les entreprises, 82% de ces dernières ne considèrent pas l'IA comme un outil fiable pour anticiper les résultats des procédures judiciaires. Enfin, le fondateur du cabinet Racine confirme la tendance des entreprises à privilégier les accords amiables plutôt que d'aller jusqu'au tribunal, une tendance souhaitée à la fois par la chancellerie et les cabinets d'avocats. Les avantages d'un accord sont en effet multiples : confidentialité, rapidité et adéquation avec les attentes de l'entreprise. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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