Bonjour chez vous !

“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. -6 h

    Christian Cambon : « Nos forces armées ne sont pas encore à la hauteur, malgré les efforts faits"

    Le Sénat doit se prononcer ce mardi sur une augmentation de l’effort de défense de la France d’ici 2030, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030. Dans un contexte de conflits internationaux, Ukraine-Russie, Iran-Israël, déstabilisations de l’administration Trump face aux Etats européens ou encore enjeux cybers, une actualisation de la LPM a été demandée afin d’adapter la défense française à l’évolution rapide du contexte stratégique, sécuritaire et aux risques qui nous menacent. Entre ambitions et contraintes budgétaires, les sénateurs ne semblent pas s’être mis d’accord sur le montant de l’enveloppe budgétaire allouée à ces ambitions : 36 milliards définis par le gouvernement mais contestés par une partie de l’hémicycle (la totalité des LR, la moitié du groupe centriste, ainsi que la moitié des voix du groupe Horizons) qui estime qu’une augmentation supplémentaire de 14 milliards serait nécessaire. Christian Cambon, sénateur (LR) du Val-de-Marne et envoyé spécial du Président du Sénat pour les relations internationales, invité de la matinale explique dans la matinale « Bonjour Chez Vous » la position du Sénat : « Elle est constante. Depuis deux lois de programmation militaire, à savoir qu’il faut absolument rehausser le niveau d'équipements et de moyens de nos armées compte tenu des dangers actuels. Les 36 milliards proposés par le gouvernement sont bienvenus et ils finiront par être votés en commission mixte paritaire. Cependant ce que nous disons, nous, c’est qu’il faut aller plus loin et nous ne sommes pas les seuls à le dire. La Revue Stratégique l’a dit, le Premier ministre lui-même lorsqu’il était ministre des Armées a dit qu’il faut un poids budgétaire d’environ 100 milliards par an et nous en sommes loin ».Pour le sénateur républicain et rapporteur des précédentes lois de programmation militaire, l’augmentation du budget de la défense est essentielle afin de faire face aux dangers qui nous menacent et face aux engagements pris auprès de l’OTAN : « Le Sénat dit : ‘nos forces armées ne sont pas encore à la hauteur, malgré les efforts qui ont été faits, indiscutables et on peut être redevable au Président de la République d’avoir doublé les ressources militaires en dix ans, c’est un fait. Mais cela ne va pas assez loin parce que les forces armées ont été éreintées pendant 20 ans. On s’est servi des dépenses militaires pour sabrer dans le budget et pour financer d’autres dépenses. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    25 min
  2. -6 h

    Louis Giscard d’Estaing : "Mon père, c'était la rencontre permanente avec les Français"

    A l’approche de l’élection présidentielle de 2027, reste-t-il un héritage du centrisme incarné par Valéry Giscard d’Estaing ? Après quinze ans de présidence gaulliste, VGE, élu en 1974, voulut « gouverner la France au centre », même s’il était plutôt considéré comme un homme de centre droit. Louis Giscard d’Estaing, fils du l’ancien Président de la République et membre du parti l’Union pour la démocratie française (UDI) est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le président de la Fondation Valéry Giscard d’Estaing et coordinateur du livre « VGE, le visionnaire », aux éditions Eyrolles souligne le caractère novateur de son père en rappelant « la décontraction, la modernisation de la vie politique, c’est vraiment lui qui l’a faite. Ne serait-ce qu’avec sa photo officielle qui est un changement complet par rapport aux photos du président Pompidou, et du Général de Gaulle ». Le maire de Chamalières assure que son père était en « rencontre permanente avec les Français », qu’il a innové avec les questions d’actualité au gouvernement : « parmi toutes les avancées institutionnelles qu’il met en œuvre, les questions au gouvernement, créés en 1974, pour permettre un équilibre entre le rôle du Parlement au contre-pouvoir, sont restées jusqu’à maintenant ». Il met également en avant son ancrage dans la vie locale, ce qui le différencie d’Emmanuel Macron à qui on l’a souvent comparé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    21 min
  3. -6 h

    Présidentielle : vers une primaire des sondages ?

    Alors que les déclarations de candidatures présidentielles se multiplient au centre et dans la gauche non-mélenchoniste, avec par exemple la dernière annonce du maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, on se demande qui va les départager ? Va-t-on vers une primaire des sondages ? Débat dans la matinale du jour entre l’éditorialiste politique Françoise Degois, le constitutionnaliste et maître de conférences en droit public à Paris II Panthéon-Assas Benjamin Morel et le directeur général Opinion de l’IFOP Frédéric Dabi.Pour le sondeur, la situation n’est pas étonnante depuis l’élection d’Emmanuel Macron : « le côté ‘pourquoi pas moi’ fait florès ». En 2027, poursuit-il « c’est une présidentielle de renouvellement et traditionnellement l’offre électorale est connue très tardivement. Je rappelle le cas de Jospin en 1995, qui avait gagné le premier tour. Il avait commencé à être testé en février 2007 avant la primaire socialiste fermée et remportée par Ségolène Royal ». Le directeur général Opinion de l’IFOP remarque que, face à l’incertitude, l’opinion publique tend à ériger les sondages en juges de paix. Il réagit : « Ça, je n’y crois pas du tout, parce que les sondages n’ont pas cette vocation-là. »L’éditorialiste politique Françoise Degois privilégie aussi l’offensive : « Le réel c’est quand on se cogne. Vous ne pouvez pas désigner quelqu’un par les sondages, quelqu’un qui va perdre le moins mal ». L’éditorialiste prend le cas de la gauche « Je vois bien que tout l’entourage de Glucksmann, qui est en train de reculer, pense que l’on peut faire une désignation en conseil national du PS pour qu’il devienne le candidat du PS et prendre tous les moyens du PS, mais ça ne marche pas comme ça ». Françoise Degois nuance : « Si Raphaël Glucksmann était à 20 points, et surtout si vous aviez un seul sondage qui montre qu’il peut battre Jordan Bardella ou Marine Le Pen au second tour, là, il n’y aurait même plus de discussions. C’est ce qu’il s’est produit avec Ségolène Royal lors de la primaire fermée de 2007. Elle renouvelle tout le logiciel de la gauche». Le constitutionnaliste et maître de conférences en droit public à Paris II Panthéon-Assas Benjamin Morel résume cette problématique par l’aspect financier des candidatures présidentielles. Il illustre : « Primaire ou sondages, au final, l’objectif c’est quoi ? Avoir de l’argent. Une campagne coûte environ 8 millions d’euros, voire un peu plus si vous voulez la jouer gagnante ». D’où l’importance de filtrer les candidatures : « En reprenant l’exemple du centre gauche, l’enjeu c’est d’obtenir la caisse du PS in fine. Vous ne faites pas campagne sans la caisse du PS. Il n’y a pas de Raphaël Glucksmann sans la caisse du PS ». Les sondages vont donc, selon lui, permettre aux candidats en haut de la liste d’ « obtenir des prêts bancaires, car si vous souhaitez être candidat, il faudra aller avoir une banque dès l’automne. C’est déjà compliqué, mais si en plus vous êtes bas dans les sondages, ils ont peur que vo Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    35 min
  4. -1 dia

    Colombe Brossel : "Pierre-Édouard Stérin ne s'est pas caché de son agenda politique"

    Stérin, Pigasse, Bolloré sont-ils les nouveaux magnats de l’influence ?Il y a quatre mois, la sénatrice socialiste de Paris Colombe Brossel a lancé une commission d’enquête au Sénat afin d’expertiser le poids des fondations privées dans la sphère politique. Dans le cadre de cette commission d'enquête sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droit privé et des risques en matière d'influence, d'absence de transparence financière et d'entrave au fonctionnement de la démocratie, l’entrepreneur milliardaire Pierre-Édouard Stérin, président du conseil d’administration du Fonds du bien commun, a été auditionné. Il n’a pas nié son agenda politique ni l’envie d’une victoire présidentielle politique de la « droite libérale conservatrice ». La rapporteure de la commission, qui avait réclamé la création de cette commission d’enquête au nom de la transparence, réagit dans la matinale de Public Sénat : « Il y a des acteurs comme Pierre-Édouard Stérin qui passent leur temps à être dans des stratégies d’opacité, avec manifestement un agenda politique. Et il ne s’en est pas caché lors de son audition la semaine dernière, c’est peu de le dire. […] Monsieur Stérin peut se définir comme étant au centre de la droite. Cependant, quand il affirme un projet de remigration, ce n’est pas un mot anecdotique dans l’histoire politique de notre pays. La ‘remigration’, c’est un concept théorisé par les plus identitaires de l’extrême droite. Il peut se ripoliner de centrisme libéral, mais quand il adresse des signes de cette manière-là à la frange la plus identitaire de l’extrême droite, c’est qu’il est bien en dehors du champ du centrisme libéral ». Colombe Brossel précise toutefois : « Il a droit d’avoir ses opinions politiques et personnelles, comme tout le monde. Le sujet, c’est : est-ce qu’il met sa fortune d’exilé fiscal au profit d’une forme d’orientation des politiques publiques en s’y introduisant et en les finançant largement ? » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  5. -1 dia

    Louis Giscard d’Estaing : "Mon père, c'était la rencontre permanente avec les Français"

    A l’approche de l’élection présidentielle de 2027, reste-t-il un héritage du centrisme incarné par Valéry Giscard d’Estaing ? Après quinze ans de présidence gaulliste, VGE, élu en 1974, voulut « gouverner la France au centre », même s’il était plutôt considéré comme un homme de centre droit. Louis Giscard d’Estaing, fils du l’ancien Président de la République et membre du parti l’Union pour la démocratie française (UDI) est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le président de la Fondation Valéry Giscard d’Estaing et coordinateur du livre « VGE, le visionnaire », aux éditions Eyrolles souligne le caractère novateur de son père en rappelant « la décontraction, la modernisation de la vie politique, c’est vraiment lui qui l’a faite. Ne serait-ce qu’avec sa photo officielle qui est un changement complet par rapport aux photos du président Pompidou, et du Général de Gaulle ». Le maire de Chamalières assure que son père était en « rencontre permanente avec les Français », qu’il a innové avec les questions d’actualité au gouvernement : « parmi toutes les avancées institutionnelles qu’il met en œuvre, les questions au gouvernement, créés en 1974, pour permettre un équilibre entre le rôle du Parlement au contre-pouvoir, sont restées jusqu’à maintenant ». Il met également en avant son ancrage dans la vie locale, ce qui le différencie d’Emmanuel Macron à qui on l’a souvent comparé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    20 min
  6. -1 dia

    Mélenchon a-t-il "plié" la primaire à gauche ?

    Le candidat de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a tenu son premier grand meeting de campagne dans la ville phare de Saint-Denis ce week-end. 26 000 sympathisants étaient présents dans le bastion de LFI déclamant "On est chez nous", s'inscrivant dans le concept de la "Nouvelle France".A travers ce meeting, Mélenchon décide de passer à l'offensive en concentrant ses attaques sur le RN et en lançant au reste de la gauche "la primaire est finie". La directrice Générale de Verian France Laure Salvaing analyse la prestation et la stratégie de Jean-Luc Mélenchon : "Il y avait une volonté d’ 'horizontaliser' la candidature de Mélenchon [...] Il a besoin de souder son camp, de mobiliser ses militants et en même temps il était mieux placé avant. Donc il a besoin de mesurer ses propos, ses ambitions et a besoin d'apparaitre entouré."Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Jean-Luc Mélenchon a une longueur d'avance dans le sens où "c'est le seul à avoir un récit, un récit très construit", qu'il porte avec des symboles forts comme la basilique de Saint-Denis, lieu qu'il a choisi en fond pour accueillir son meeting. Par le départ sur les chapeaux de roue, et en se proclamant 1ère force politique de la gauche, le fondateur de LFI a-t-il plié le match ? La journaliste politique Rachel Garrat-Valcarcel reste vigilante et s’appuie sur les sondages de second tour qui le monte à 25, 30, 35% des voix face à Jordan Bardella : « Il y a une partie du centre gauche (…) qui se dira 'si on envoie Mélenchon au second tour face à Bardella ou Le Pen, on s'assure la victoire du RN'. Ce n'est pas la même chose d'envoyer en 2022, Mélenchon au second tour face à Macron, parce que perdre contre Macron, c'est une chose qui n'est pas très grave. Mais perdre face à Marine Le Pen, ou Jordan Bardella, c'est tout autre chose." Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    36 min

Sobre

“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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