Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. -6 h

    Venezuela : "Un pays déjà en ruines avant le séisme"

    A la Une de la presse, ce lundi 29 juin, la poursuite des recherches au Venezuela, où des dizaines de milliers de personnes sont portées disparues après le double séisme de mercredi dernier. L’alerte rouge canicule levée pour l’ensemble des départements français, alors que le bilan humain s’annonce très lourd. Le coup de chaud diplomatique, après la reconnaissance, hier, par le gouvernement israélien, du génocide arménien de 1915 - un terme réfuté par la Turquie. Et une première au Japon. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la poursuite des recherches au Venezuela, où des dizaines de milliers de personnes sont portées disparues après le double séisme de mercredi dernier. "Le Venezuela se sauve de ses propres mains" : le journal espagnol El Pais évoque des opérations de secours "précaires et sans moyens", alors que les autorités disent retrouver jusqu’à 20 corps par heure. Les sinistrés rencontrés par Libération dénoncent "l’incurie d’un pays rongé par la faillite économique, les dérives autocratiques et les pressions américaines", un pays qui était selon eux "déjà en ruines" avant le séisme. "Le gouvernement socialiste révolutionnaire du Venezuela a résisté aux soulèvements, à l'isolement international et à la destitution de son dirigeant, Nicolás Maduro, par les forces américaines mais il est confronté aujourd'hui à son plus grand défi : la colère face à sa réponse insuffisante", rapporte The Financial Times. Dans une tribune publiée par le journal espagnol El Mundo, l’opposant vénézuélien Julio Borges Junyent écrit que "le séisme n'a pas causé la destruction du Venezuela (mais qu’) il l'a rendue visible", que "la destruction causée par le séisme a été soudaine et violente (mais que) la blessure infligée à l'âme nationale (par le chavisme) a été lente, délibérée et intentionnelle" - une âme vénézuélienne qui "respire encore", selon lui, à-travers la solidarité mutuelle de ses concitoyens. Face à un gouvernement qu’il décrit comme "illégitime et incompétent", El Nacional, journal vénézuélien d’opposition, salue le courage de ses compatriotes "aguerris à la résistance durant 27 années de destruction nationale" et qui "affrontent aujourd’hui des montagnes de décombres seuls, armés de leurs seules ressources". "Gestion verticale" En France, l’alerte rouge canicule a été levée pour l’ensemble des départements mais les conséquences de la vague de chaleur ne sont pas terminées. Le Figaro indique que les premiers chiffres de Santé publique France, au moins 1 000 décès de plus que ­d’habitude entre le 24 et le 26 juin, font redouter "un très lourd bilan humain", en particulier à Paris, dont les deux funérariums sont déjà complets. Des chiffres qui suscitent là encore la colère. Le site d’info Mediapart dénonce "la gestion verticale des autorités", "au détriment d’une approche collective" - une critique partagée, selon lui, par les professionnels de la santé publique "qui dressent un parallèle avec la gestion calamiteuse de la crise du Covid-19", regrettant par exemple "l’absence de coordination avec le milieu associatif ou de discours politiques forts à destination des jeunes". "Le pays brûle, et les candidats à la présidentielle regardent ailleurs": reprenant la formule de l’ancien président Jacques Chirac, le journal L’Opinion déplore que les prétendants à l’Elysée ne semblent pas, de leur côté, "avoir tiré d’enseignement fort" de cette crise, le débat n’ayant "pas dépassé le stade de savoir s’il fallait climatiser l’Hexagone". Et pourtant il y a urgence. La géographe Magali Reghezza-Zitt rappelle dans L’Humanité que "l’inaction climatique revient à trier ceux qui survivront et ceux qui mourront" lors des prochaines vagues de chaleur. Car la question n’est plus de savoir si elles auront lieu mais quand. D’après Le Parisien, "la barre symbolique de 50°C, déjà atteinte dans des pays d’Afrique, du Moyen-Orient et dans certaines régions américaines, ne semble plus inaccessible en France". En attendant, "des canicules plus longues et plus intenses" sont à prévoir. "Génocide"  De la vague de chaleur au coup de chaud diplomatique, après la reconnaissance, hier, par le gouvernement israélien, du génocide arménien de 1915 - un terme réfuté par la Turquie. Selon Yediot Aharonot, cette "reconnaissance historique" met un terme "à des années de prudence à l’égard de la Turquie et de l'Azerbaïdjan", ce dernier pays étant présenté par le journal israélien comme "un partenaire stratégique, frontalier de l'Iran et entretenant des liens importants en matière d'armement" avec l’Etat hébreu. S’agissant de la Turquie, le site américain Politico évoque un "contexte de tensions" dont "le point de rupture" a été la guerre à Gaza, qui a fait plus de 73 000 morts palestiniens et conduit le président Erdogan à accuser à plusieurs reprises Israël de "génocide". Des accusations qu’il a répétées, hier, après la reconnaissance israélienne du génocide arménien, en dénonçant une "décision politique" visant selon lui à camoufler "les crimes" israéliens à Gaza. Une déclaration relayée par le quotidien turc officiel Daily Sabah. Le président turc s’en prend par ailleurs régulièrement aux homosexuels, dont la marche des fiertés, hier, à Istanbul, a donné lieu à au moins 50 arrestations. Frankfurter Allgemeine Zeitung précise que les autorités locales avaient interdit la manifestation mais que quelques manifestants s’étaient rassemblés malgré tout. Le journal allemand rappelle que l'homosexualité n'est pas illégale en Turquie, mais qu’Erdoğan prend souvent pour cible les LGBTQ+, qu’il accuse notamment d'être responsables de la baisse de la natalité. "Harcèlement lié à la maternité" A lire aussi sur le sujet des persécutions visant cette communauté, le grand reportage d’El Pais sur un refuge d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, où de jeunes hommes, fuyant la répression homophobe dans leur pays, peuvent enfin aimer sans être jugés, comme Ichane et Abdou. Ce dernier s’est retrouvé au foyer Arc-en-Ciel après que sa tante l'eut mis à la porte en découvrant son homosexualité. Le lycéen a finalement trouvé ce lieu, où il dit rêver de devenir réalisateur ou journaliste pour raconter son histoire. Un mot, pour terminer d’une première au Japon. Shoko Kawata est la maire de la ville de Yawata, une petite ville de 68000 habitants dans l’ouest du pays, où tous ses prédécesseurs étaient des hommes. Cette jeune maire de 35 ans s’apprête à devenir mère au mois de septembre, et pour bien accueillir son enfant, a décidé de prendre un congé maternité. Dans un pays très patriarcal, où la natalité est en berne et où 96 % des élus locaux sont des hommes, la décision de Shoko Yawata est tout simplement sans précédent et The New York Times raconte que certains – des hommes surtout – ont réagi "avec colère, la qualifiant d'irresponsable et l'accusant de privilégier sa vie personnelle à celle de ses électeurs". D’après le journal, le congé maternité de Shoko Yawata a surtout provoqué un débat national sur les obstacles auxquels les femmes actives restent largement confrontées. Un phénomène si répandu qu’il existe même un terme pour le désigner: "matahara", ou "harcèlement lié à la maternité". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

    7 min
  2. -3 dias

    Canicule : la France en surchauffe

    A la Une du 26 juin, le jour d'après le double séisme qui a frappé le Venezuela, la France et la canicule qui n'en finit plus et le dernier match de poules des Bleus à la Coupe du monde de football. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Au Venezuela, frappé par un double séisme, le bilan humain risque d’être très lourd. Au jour d'après, la presse locale revient sur cette tragédie avec cette colère sourde à la Une de Tal Cual, "la douleur crie aussi : ils n'ont apporté ici ni machines, ni quoi que ce soit d'autre". Pour El Diario, la priorité est l'envoi de matériels et d'équipes de secours par plusieurs pays comme la France, l'Italie ou l'Espagne, illustrée, par la photo d'un bâtiment qui s'est effondré sur lui-même. Vu par la presse étrangère, Libération évoque "des destructions", visibles "partout" où l'on regarde, comme cette mère, prostrée devant un immeuble détruit, son enfant au regard perdu dans les bras. Pour le journal espagnol, El Pais, cette catastrophe est une mise à l'épreuve pour la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez. Elle avait accédé à cette fonction après l'enlèvement de Nicolas Maduro par les Etats-Unis en janvier dernier. Le défi est colossal, rappelle le quotidien, aux vues des moyens et ressources limités dont dispose le pays. Cette tragédie se vit aussi de l'étranger. En Floride, la famille d'un migrant expulsé par l'administration Trump, en début d'année, malgré son insertion dans la société américaine, est toujours sans nouvelles de ce dernier, écrit le New York Times. Selon ses proches, il se trouvait à Caracas, touché par le tremblement de terre. Dans le monde du sport, Alexia Putellas, double Ballon d'or de football féminin, qui se trouvait, elle aussi, sur place, pour un programme éducatif de sa fondation a fait savoir qu'elle était "saine et sauve", rapporte La Vanguardia. "Ça va gronder" En France, un seul sujet domine l’actualité, la canicule. Elle frappe le pays depuis plus d'une semaine et c'est désormais tout un pays "qui craque" titre Libération. "A la maison, les esprits s'échauffent vite", rapporte Le Parisien. A tel point que la population attend l'orage prévu ces prochaines heures comme une délivrance. Aucun être vivant n'y échappe, "les fermes sont dans le dur", titre Le Télégramme à propos des animaux qui souffrent, eux aussi. Selon Le Monde, la Bretagne fait face à une surmortalité des élevages de volailles liées à la chaleur étouffante. "Suffocant", surenchérit Le Figaro dans sa Une, à propos, non pas de la météo, mais de la dette publique qui a dépassé les 3.500 milliards €. La "France court à la catastrophe", résume le quotidien. En football, c'est une face-à-face très attendu qui attend les fans de ballon rond. La France défie la Norvège pour une place en première de leur groupe, en vue des 16e de finale. "Même pas peur", titre L'Equipe. "Ça va gronder ", évoque Le Parisien, à propos de l'orage qui menace le match à Boston. Face à l'Irak, les Bleus avaient déjà connu pareille mésaventure, avec une attente de deux heures avant d'entamer la seconde mi-temps. Etre supporter de cette Coupe du monde, c'est "Koh Lanta au pays de Mickey", témoigne l'un deux. Espérons que le ciel ne leur tombera pas sur la tête!

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  3. -4 dias

    Canicule en Europe, "la nouvelle normalité ?"

    A la Une de la presse, ce jeudi 15 juin, la canicule en Europe, où les records de température tombent les uns après les autres. Et deux documents préoccupants: un rapport sénatorial, publié hier, qui alerte sur la menace masculiniste en France.  Et un autre, publié aujourd’hui par Amnesty International, sur l’homophobie, en France et dans le monde. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la vague de chaleur en Europe, où les records de température tombent les uns après les autres. La canicule, un phénomène climatique aux conséquences politiques. "Est-ce la nouvelle normalité ?"(The new normal ?) : The Guardian, le quotidien britannique s’alarme de cette vague de chaleur qui touche plus de 90 millions de personnes à-travers le continent et de ses répercussions sur l’économie, les infrastructures, l’agriculture, les écosystèmes et la santé. El Pais, le journal espagnol, relaie les prévisions de l’Organisation météorologique mondiale : cette vague de chaleur va probablement se poursuivre ces deux prochaines semaines, en se déplaçant vers les Balkans. The New York Times relève que le changement climatique affecte particulièrement l’Europe, qui "se réchauffe plus vite les autres continents depuis trois décennies". Le journal cite les chiffres de Copernicus, le service de surveillance du climat de l'UE: depuis le milieu des années 90, les températures moyennes y ont augmenté de 0,56 degré, soit plus du double du réchauffement global. Les "irresponsables" du gouvernement Outre l’augmentation des températures mondiales provoquée par la hausse des émissions de CO2 dues à l'activité humaine, le continent européen subit plusieurs phénomènes locaux, à la fois sur terre et sur mer, comme le fait que le réchauffement climatique provoque la fonte de la banquise qui recouvrait autrefois d'immenses étendues de l'Arctique, ce qui amène les océans à absorber davantage l'énergie solaire, aggravant le réchauffement climatique dans l'hémisphère nord. La canicule, un phénomène climatique aux conséquences politiques. En France, le site d’info Mediapart accuse les "irresponsables" du gouvernement dont "le discours sur l’adaptation" n’est qu’une "poursuite, selon lui, du déni climatique". Le Nouvel Obs met en lumière, lui,  la lourde responsabilité des gouvernements successifs", qui ont ignoré, depuis le milieu des années 90, la litanie des rapports du Giec, le groupe d’experts international sur le climat. Colère aussi en Belgique, où Le Soir estime que le gouvernement dit aux Belges "écrasés de chaleur : "débrouillez-vous". Même en Espagne, pourtant présentée comme un modèle en termes d’adaptation aux fortes chaleurs, El Pais rapporte que seules 1% des écoles sont climatisées et presse le gouvernement d’adapter le pays à la "réalité" du changement climatique "avec détermination et discernement". Au niveau de l’UE, l’hebdo allemand Die Zeit relaie l’appel de la Confédération européenne des syndicats demandant notamment la mise en place de "pauses fraîcheur" pour les travailleurs européens, "sur le modèle des pauses de la Coupe du monde de la FIFA". Menace masculiniste et "vague réac" Dans la presse, également, un rapport sénatorial, publié hier, qui alerte sur la menace masculiniste en France. Selon ce document, consulté par Le Parisien/Aujourd’hui en France, le masculinisme va bien au-delà d’un simple phénomène de mode sur les réseaux sociaux, avec ses figures, ses influenceurs, dont l’Américain Clavicular, qui s’est illustré récemment en se faisant rembarrer par des Parisiennes qu’il prétendait séduire lors de la Fête de la musique. D’après ce rapport, le masculinisme constitue désormais un vrai "mouvement social et politique visant à anéantir les droits des femmes et, in fine, à démanteler le socle démocratique". Le Monde évoque un mouvement aux "liens étroits" avec "les sphères du complotisme" et l’extrême droite, considéré comme "une menace terroriste émergente et très préoccupante", comparé par le renseignement intérieur français au djihadisme, avec des parcours de radicalisation similaires. L’essentiel des manifestations du masculinisme relève toutefois de ce que l’on pourrait appeler la violence "ordinaire", et l’une des auteures de ce rapport se dit "frappée" par "les récits de filles, de mères, de sœurs qui doivent faire face à des jeunes gens qui tentent d’exercer leur pouvoir sur elles au nom de cette idéologie". Selon cette sénatrice, un "soutien spécifique devrait être apporté aux mères célibataires de garçons". Le masculinisme et son corollaire, l’homophobie, objet d’un autre rapport, publié aujourd’hui par Amnesty International. Relayé par L’Humanité, qui dénonce une "vague réac", ce rapport documente les attaques contre les droits des femmes et des personnes LGBT+ en France et dans le monde - des agressions qui "s’inscrivent très souvent, selon Amnesty, dans un schéma plus large de pratiques autoritaires orchestrées par un nombre croissant de dirigeants", mais aussi d’organisations  anti-genre et antiféministes "à l’agenda politique réactionnaire assumé" - des associations opposées, par exemple, en France, aux programmes d’éducation à la vie sexuelle et affective. La réalité de l’homophobie, c’est à lire aussi ce matin avec l’enquête du journal britannique The Independent sur le phénomène des attaques "kito" au Nigéria, où des membres de la communauté LGBTQ+ sont victimes d’usurpation d’identité en ligne, kidnappés, torturés et rackettés par des gangs. A lire aussi dans La Repubblica, le journal italien, à propose des meurtres, hier de Kety Andreoni, 52 ans et de son fils Mirko Moriconi, 24 ans. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’auteur présumé  serait Piero Moriconi, le mari et père de Kety et Mirko, qui avait écrit, il y a 4 ans, sur les réseaux sociaux : "C’est terrible de penser que ton père préférerait te voir mort plutôt qu’homosexuel". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  4. -5 dias

    Visite des Taliban à Bruxelles : "Une faute politique et morale majeure"

    À la Une de la presse ce mercredi 24 juin : la colère après la visite d'une délégation talibane à Bruxelles pour organiser le renvoi de ressortissants afghans ; les réactions aux accusations d'une commission de l'ONU qui affirme qu'Israël "cible" délibérément les enfants de Gaza ; un retour sur l'annonce, par Donald Trump, il y a une dizaine de jours, de la mort du chef d'un gang vénézuélien ; et une tendance (à trous) surprenante observée chez les joueurs du Mondial de football. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la colère provoquée par la visite, hier, d'une délégation talibane à Bruxelles, pour organiser le renvoi de ressortissants afghans. "L'Union européenne négocie en catimini avec les Taliban" : le journal espagnol El Pais critique la décision européenne d'"emprunter une voie accélérée et controversée pour expulser davantage de migrants". Un choix qui "jette un voile" sur la réalité du pouvoir en place à Kaboul, selon Il Manifesto, qui dénonce "l'hypocrisie" des Européens. Le journal italien rappelle que l'Union européenne (UE) ne reconnaît pas officiellement le régime des Taliban, dont plusieurs membres ont été condamnés par la Cour pénale internationale, "ce qui pourrait valoir des sanctions à la Belgique, même si les membres de la délégation reçus hier ont bénéficié d'un visa d'un jour", selon Il Manifesto. Pour le journal belge Le soir, qui parle d'une "faute politique et morale majeure", le "dialogue" entamé hier "vaut légitimation" pour un régime dont le guide suprême est pourtant poursuivi pour crimes contre l'humanité et persécutions liées au genre, en particulier des privations massives de liberté imposées aux femmes et aux filles. Dans The Guardian, des familles témoignent de "la brutale réalité" du décret imposé le mois dernier par les Taliban, qui non seulement légalise le mariage des enfants et des jeunes filles mineures, mais rend aussi impossible pour les femmes et les filles de quitter des relations non désirées ou abusives, même avec le soutien de leur famille. D'après la presse suédoise, l'invitation de la Commission européenne serait le résultat de pressions de Stockholm. Dagens Nyheter cite le ministre de l'Immigration Johan Forssell, qui se félicite que son gouvernement, qui a bénéficié du soutien de l'extrême-droite, ait "joué un rôle moteur pour trouver une solution" et parvenir à expulser de Suède quelque 200 Afghans condamnés pour viols, crimes liés au trafic de drogue ou tentatives de meurtre. "Voici les hommes violents que la gauche ne veut pas expulser" : le quotidien Expressen, qui diffuse les photos de trois de ces Afghans condamnés, applaudit la démarche du gouvernement, car, selon lui, leurs victimes seraient "obligées de se cacher s'ils restaient en Suède". La démarche suédoise est aussi soutenue par d'autres pays européens, dont l'Autriche et l'Allemagne. Le Frankfurter Allgemeine rappelle que Berlin organise déjà des expulsions vers l'Afghanistan "de manière indépendante". Les dernières en date ont eu lieu la semaine dernière. D'après le gouvernement, sur les 32 Afghans expulsés figuraient plusieurs "criminels condamnés pour viol, homicide, agressions sexuelles sur mineurs, trafic de stupéfiants et extorsion". Dans la presse, également, les réactions aux accusations d'une commission de l'ONU, qui affirme qu'Israël "cible" délibérément les enfants de Gaza. Huit mois après la soi-disant trêve entre Israël et le Hamas, ce rapport, relayé notamment par The New York Times, soutient que l'armée israélienne commet des meurtres délibérés d'enfants dans l'enclave palestinienne, que ces meurtres relèvent d'une stratégie "visant à anéantir l'avenir" des Gazaouis et qu'ils constituent "l'un des éléments clés permettant d'établir l'intention génocidaire des autorités israéliennes". Ces dernières dénoncent une enquête "diffamatoire" et le Jerusalem Post rappelle, quant à lui, que l'ONU considère comme étant des "enfants", le mot est mis entre guillemets, les personnes de moins de 18 ans. Le journal affirme qu'"une part importante" des "enfants", toujours entre guillemets, tués à Gaza, "étaient des combattants du Hamas âgés de 16 et 17 ans, armés et représentant un danger égal pour les troupes israéliennes aux membres du Hamas âgés de plus de 18 ans". Quelles sont les intentions réelles du gouvernement israélien ? Haaretz, le quotidien de gauche israélien, fait état de la convocation, hier, par le nouveau chef du Conseil de sécurité nationale, de hauts responsables de la défense pour réexaminer le plan d'"émigration volontaire" pour Gaza, "actuellement au point mort", malgré le fait que des représentants du Mossad ont réaffirmé "qu'aucun pays d'accueil n'a été identifié" à ce stade. Enfin, un retour sur l'annonce, par le président américain Donald Trump, il y a une dizaine de jours, de la mort du chef d'un gang vénézuélien, figurant parmi les principales organisations criminelles d'Amérique Latine. Le locataire de la Maison Blanche avait annoncé la mort d'Hector Rusthenford Guerrero Flores le 12 juin dernier et précisé que le chef du gang Tren de Aragua, dont le corps n'a pas été retrouvé, avait été tué dans une opération "en étroite coordination" avec les autorités vénézuéliennes. The Guardian se demande si cette opération ne constitue pas une "première étape" pour "préparer l'Arc minier de l'Orénoque, une région au sud du Venezuela, à la frontière avec le Guyana et le Brésil, une région sans foi ni loi mais riche en minéraux, notamment en or, à l'investissement des sociétés minières américaines". Le journal britannique indique que cette zone, actuellement sous la coupe de plusieurs organisations criminelles, dont Tren de Aragua, voit son avenir "plus incertain depuis que l'Administration Trump a capturé Nicolas Maduro et l'a remplacé par Delcy Rodríguez, à laquelle ordre a été donné d'ouvrir les ressources naturelles du Venezuela aux investissements américains". Des nouvelles, pour terminer, du Mondial de football, avec une tendance surprenante observée chez les joueurs. La Repubblica a remarqué que plusieurs d'entre eux, comme les Anglais Jude Bellingham et Bukayo Saka ou encore le Belge Jérémy Doku, apparaissent sur le terrain avec des chaussettes trouées. Effet de mode ou trou dans les budgets ? Ni l'un ni l'autre, selon le journal italien, qui explique que les chaussettes de foot sont très serrées, et exercent une pression inconfortable sur les muscles, et que, donc, même si ça ne change pas grand-chose, ces petits trous offrent un peu plus de liberté. Autant se mettre à l'aise. À ce propos, Le Monde revient sur la révolte, en-dehors des stades, des jeunes salariés français contre les injonctions vestimentaires au bureau par temps de canicule. Selon eux, l'habit ne fait pas le moine, ou plutôt le travailleur. "Être en costume quand on dégouline de sueur parce que c'est la canicule dehors, ce n'est ni seyant ni professionnel", plaide l'un d'entre eux. Qu'on se le dise, 2026 sera l'année du short. Ou de la jupe. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  5. -6 dias

    Lionel Messi, "maître du monde"

    A la Une de la presse, ce mardi 23 juin, l’alerte de l'ONU sur le risque "imminent d'atrocités en masse" à El-Obeid, au sud du Soudan. La presse internationale, qui revient également sur l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran concernant la mise en place d’une "commission technique" pour gérer les conflits au Liban. Deux polémiques en France, sur la canicule et le rapport sur l’affaire Lyhanna. Et Lionel Messsi "maître du monde". Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Dans la presse, ce matin, l’alerte de l'ONU sur le risque "imminent d'atrocités en masse" à El-Obeid, au sud du Soudan. Courrier International rappelle que la ville subit depuis plusieurs mois un siège des Forces de soutien rapide du général Hemetti, en guerre contre l’armée régulière depuis plus de trois ans maintenant. Un conflit qui a fait 9 millions de déplacés à l’intérieur du Soudan, qui accueille, en plus, près de 900 000 réfugiés des pays voisins, dont 40 000 Éthiopiens fuyant le conflit du Tigré et 90 000 Sud-Soudanais. Le Pays indique que l’ONU redoute une répétition de ce qui s’est passé en octobre dernier à El Fasher, la grande ville du Darfour, où les FSR ont commis des massacres et des viols de masse après des mois de siège. Le journal burkinabé regrette que les Nations Unies "se limitent à des déclarations là où (elles sont) censées poser des actions concrètes", comme si elles cherchaient à "se donner bonne conscience", et avec elle l’Union Africaine et l’Union européenne. Inquiétude au Liban et en Israël La presse internationale revient également sur l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran concernant la mise en place d’une "commission technique" pour gérer les conflits au Liban. L’Orient Le Jour perçoit le fait que Washington et Téhéran acceptent de siéger ensemble dans une commission comme "une reconnaissance explicite, par les Etats-Unis, du rôle de l’Iran" au Liban, renvoyé, une fois de plus à son rôle de "victime expiatoire". Le journal libanais s’alarme : "Comment espérer désormais quelque chose, avec, d’un côté, Israël qui, à quelques mois des législatives et après avoir été lâché par son allié américain en Iran, va défendre bec et ongles sa vision maximaliste, et un Hezbollah qui va tout faire pour torpiller les négociations israélo-libanaises ?". Inquiétude aussi en Israël. Le site américain Axios cite des responsables israéliens qui disent craindre des "représailles de Washington chaque fois qu'ils voudront mener une frappe au Liban ou des pressions de Trump pour qu'ils se retirent du sud du pays, alors que la menace du Hezbollah persiste". Conclusion de Haaretz: une fois de plus, Benyamin Neanyahou a "renforcé les extrémistes", en l’occurrence le Hezbollah. Le journal israélien voit "un lien direct" entre "le refus obstiné" du Premier ministre "de respecter sa part de l'accord de cessez-le-feu conclu en 2024 et l'effondrement diplomatique sans précédent qu'a connu Israël ces derniers jours". Canicule : "l'’improvisation" du gouvernement En France, la population suffoque sous une canicule en passe de devenir historique. 54 départements placés en vigilance rouge aujourd’hui, plus de 90% des Français concernés: un record à la Une de La Dépêche du Midi. A la maison, au travail, dans les écoles, les transports : la France "subit le choc" et Mediapart dénonce "l’impréparation et l’improvisation" du gouvernement. Face aux canicules à répétition, le débat sur le dérèglement climatique semble reculer au profit de celui sur l’adaptation, qui se cristallise, ici en France sur la question de la climatisation, la clim, devenue très politique - d’où le dessin de Kak pour L’Opinion où Sébastien Lecornu est sommé de tranche entre un RN défendant un plan "massif" de climatisation et des écologistes qui dénoncent une fausse bonne solution. "Mener une politique à long terme implique de survivre à court terme", philosophe le Premier ministre. Sébastien Lecornu promet, par ailleurs, que les révélations du rapport sur la mort de Lyhanna, tuée le mois dernier par un pédocriminel vont "conduire à l’action". Là encore, ce document, qui n’est pas le rapport définitif sur cette affaire, est l’objet d’un débat politique extrêmement vif. Le Figaro le juge "accablant" pour la justice, une institution "malade de son irresponsabilité", selon le journal, qui accuse "ceux dont le métier est d’appliquer le droit (de ne rendre) de comptes à personne" et exige des sanctions. Mediapart relève que l’exécutif retient des "défaillances personnelles" ; mais rappelle que "les inspections de la justice et de la gendarmerie pointent aussi des dysfonctionnements d’ordre plus structurel". Pour Les Echos, au-delà des rapports, l’affaire Lyhanna installe surtout "le sentiment d'un Etat qui ne fonctionne plus" et de services publics à l'os - une "machine à nourrir les populismes" qui "permet au RN de désigner les immigrés et les assistés et à LFI les puissants et les riches", selon un macroniste. Un doublé, un record, une légende" Lui semble mettre à peu près tout le monde d’accord : Lionel Messi est devenu hier le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde, après son doublé contre l'Autriche. La Pulga est un géant, que dis-je ? "le maître du monde", selon L’Equipe, qui résume l’affaire en ces termes : "Un doublé, un record, une légende". Et qui dit légende dit bien sûr monument à sa mesure. Inaugurée dimanche dernier à Cutral Co, en Argentine, une statue haute de 26 mètres, 70 tonnes, entendait rendre l’hommage qu’il mérite à la gloire nationale. Hélas, le Huffington Post rapporte que cette œuvre géante est surtout devenue la cible de tous les moqueurs, qui l’ont rebaptisée "le Messie de Temu", le site chinois pas cher. Pour être tout à fait juste, je dirais que tout est une question de point de vue, tout dépend de l’angle où on se trouve. De biais, ça passe encore; de face, ça laisse à désirer, si je puis dire. Lionel Messi qui se consolera peut-être en pensant à d’autres statues de camarades footballeurs pas très réussies non plus, comme la statue terrifiante de Cristiano Ronaldo installée en 2017 à l’aéroport de Madère. On dira peut-être un jour chez les footeux: "Si à 40 ans tu n’as pas ta statue moche, c’est que tu as raté ta vie". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  6. 22/06

    Entre Meloni et Trump, divorce à l'italienne

    A la Une de la presse, ce lundi 22 juin, le divorce entre Girogia Meloni et Donald Trump. La démission annoncée du Premier ministre britannique Keir Starmer, presque 10 ans jour jour après le référendum sur le Brexit. Et l’entrée, demain, au Panthéon, de l’historien et résistant Marc Bloch et de son épouse, Simonne Vidal. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le divorce à l’italienne, entre Giorgia Meloni et Donald Trump, qui soutient qu’elle veut "redevenir (son) amie pour faire remonter sa cote de popularité". "Ma popularité ne vous regarde pas. Je vous suggère de vous concentrer sur la vôtre", a rétorqué la présidente du Conseil italien. Décidément il y a de l’eau dans le gaz et la rupture est actée par Domani, qui accuse le président américain de "bullizzare", de chercher à intimider Giorgia Meloni. Pour tenter de couper court aux accusations trumpiennes, celle-ci s’est offert un bain de foule dans les Alpes, ce week-end, largement relayé par Libero. Giorgia Meloni se faisant prendre en photo, Giorgia Meloni serrant des mains, Giorgia Meloni brandissant des t-shirts... Le message est limpide : "Ma popularité est plus grande que la tienne". La Repubblica se demande si Meloni "paie le prix de son refus (de laisser Washington) utiliser les bases italiennes", renvoie dos à dos Rome et Washington, en rappelant que "Bettino Craxi avait lui aussi dit non à Reagan" dans les années 80. "Mais à l'époque, écrit le journal, il y avait la politique, il y avait la diplomatie, cette entreprise complexe, pierre angulaire des États". "Aujourd'hui, nous avons (d’un côté) l'envoyé spécial Paolo Zampolli", cet homme d’affaires italo-américain, ancien "agent de mannequins" dont le nom apparaît dans le dossier Epstein, le conseiller et l’ami de Trump qui assure désormais la liaison entre la Maison Blanche et la Fifa pour le Mondial, "et (de l’autre), nous avons Antonio Tajani", le ministre des Affaires étrangères italien, issu du berlusconisme qui a annulé sa visite prévue aux Etats-Unis en signe de protestation. "Il n'y a pas grand-chose d'autre à ajouter", conclut le journal. Keir Starmer sur le départ ? Du côté de la presse britannique, il est bien sûr question de la démission annoncée de Keir Starmer, affaibli par la perte de soutien du parti travailliste. "Game over", "fin de partie : pour The Daily Mirror, comme pour l’ensemble de la presse outre-Manche, la démission du chef du gouvernement n’est qu’une question de temps. Un départ annoncé dont Keir Starmer pourrait détailler le calendrier dans la journée. "Terminé et balayé"  : The Sun parle d’une possible démission dès aujourd’hui. Le tabloïd cite aussi le commentaire de Donald Trump, encore lui, qui a déjà pris acte du départ de Keir Starmer en expliquant son échec par sa politique migratoire et énergétique. D’après The Guardian, Keir Starmer devrait annoncer son départ "à l’automne prochain", "pour laisser le champ libre" à son principal rival Andy Burnham, le maire du Grand Manchester. Un calendrier un peu différent de celui du Times, qui indique qu’Andy Burnham souhaite "être couronné Premier ministre" d'ici le mois de septembre, "à temps pour le (prochain) congrès du Parti travailliste". Le terme de "couronnement" fait référence au titre de "roi du Nord" d’Andy Burnham,  qui a "bâti son image autour de ses racines nordistes", selon The Financial Times, qui raconte comment le député nouvellement élu a travaillé son image d’"homme du peuple prêt à tenir tête aux élites londoniennes ". Selon un document interne révélé par The Guardian, son futur gouvernement ambitionnerait de "revenir sur 40 ans de privatisations selon les principes du "Manchesterisme"", la politique mise en œuvre par Andy Burnham à Manchester, qu’il a qualifiée lui-même de "socialisme favorable aux entreprises". Andy Burnham, s’il est désigné par le Labour, deviendrait le septième Premier ministre britannique en dix ans depuis le référendum sur le Brexit, le 23 juin 2016. Dix ans après, la presse européenne dresse un tableau assez sombre du Royaume-Uni post-Brexit. El Pais parle d’un pays devenu "ingouvernable", "où les partis d’extrême droite les plus violents descendent régulièrement dans la rue. Le journal espagnol rappelle qu’Andy Burnham "n'a jamais caché, pour sa part,  son opposition au Brexit" et même exprimé l'espoir que ses petits-enfants "ramèneront le Royaume-Uni dans l'UE". Le Brexit en question Un espoir partagé par "une majorité de Britanniques", selon le journal suisse Le Temps – qui note que "la classe politique n’est pas encore prête à franchir ce pas", contrairement aux "rejoiners" qui ont manifesté à Londres, samedi. Pour The Financial Times, "la Grande-Bretagne doit reconstruire ses liens avec l'UE, mais tenter d'y adhérer à nouveau serait une diversion dans l’immédiat". Dix ans plus tard, le bilan du quotidien est amer : "La Grande-Bretagne n'est pas plus riche, mais plus pauvre qu'elle ne l'aurait été. Son influence internationale est amoindrie. Le pays est plus divisé et les déceptions engendrées par le Brexit ont contribué à la fragmentation de la vie politique et à la chute de ses gouvernements". Un mot, pour terminer, de l’entrée, demain, au Panthéon, du grand historien et résistant Marc Bloch. L’auteur de "L’étrange défaite", sur la défaite française de 1940, assassiné par la Gestapo en 1944 et son épouse Simonne Vidal, vont entrer tous les deux dans le temple de la République française, alors que la présidence Macron s’achève et que s’ouvre "la grande inconnue de la présidentielle" de l’an prochain. La perspective d’une possible victoire de l’extrême droite "angoisse" L’Humanité, qui juge que "l’obstination avec laquelle le président s’attache par les mots à rendre les honneurs mérités aux héros du passé détonne avec la complaisance des actes envers les héritiers spirituels de leurs bourreaux", l’extrême droite. Trouble, aussi, de L’Opinion. "Marc Bloch mérite que la patrie reconnaisse sa lucidité et son courage. En permettant cet hommage, le président jette la lumière sur sa propre décennie à l’Elysée et celles d’avant: des élites souvent aveugles, des politiques médiocres, des syndicats corporatistes". Mais le journal s’interroge. "Que retiendront les Français ? Un président qui regarde l’histoire en face ? Ou un président qui n’aura pas pu ou pas su en infléchir le cours ". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  7. 19/06

    Guerre en Ukraine : la "leçon de drones" de Kiev

    A la une de la presse ce vendredi : une leçon, un grand oublié et un arbre vénérable. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… La presse revient largement ce matin sur l'attaque massive ukrainienne contre des raffineries dans la région de Moscou, en Russie. Une stratégie déjà employée par les Ukrainiens par le passé, mais qui est ici d’une toute autre ampleur, nous dit Radio Free Europe. De quoi aggraver les pénuries de carburants touchant les Russes. Déjà les files d’attentes se voient devant les stations-services. Du côté du Moscow Times on est plus optimiste : "La crise est encore gérable mais les options du Kremlin se réduisent." Le titre nous dit que cette crise est moins grave que celle de l’année dernière. Une Russie qui goute au poison de la guerre ? C’est l'avis de Novaya Gazeta. De l’essence rationné, de stocks de nourriture. C’est déjà le quotidien de beaucoup dans la région du Donbass en Ukraine. Espionnage The Daily Telegraph décrit la stratégie efficace de l’armée ukrainienne. Saturer le ciel russe de drones. Ces engins sont devenus une spécialité de Kiev. Libération nous parle d’ailleurs de cette Ukraine qui innove et produit des drones en grande quantité. Les nouveaux modèles sont immédiatement testés sur le front, de quoi accélérer la production d’engins efficaces et peu couteux.  Comment la Russie réagit -elle ? En espionnant. Le Parisien nous rapporte cette histoire d'espionnage dans une entreprise fabricant de drones en France. Elle fournit l’Ukraine et a été ciblée par des jets de cocktail molotov. Un homme a ensuite été arrêté après avoir été surpris en train de filmer un prototype. Il aurait envoyé la vidéo à un interlocuteur en Russie. La presse revient aussi sur la signature de l’accord préliminaire censé mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Le Temps liste les changements provoqués par ce conflit. Avec tout d’abord un perdant : Benjamin Netanyahou. Lâché par Donald Trump, le Premier ministre israélien n’a pas été consulté et doit accepter cet accord. Un texte qui inclut le Liban qui pourrait, nous dit le quotidien, faire face à une occupation de long terme d’une partie de son territoire par l’Etat hébreu. Le peuple iranien, oublié L’Orient-le jour nous parle d’un des gagnants de cette guerre : la République islamique. Un régime qui a changé. Décapité dès le début du conflit, l’Iran s’est convertit en une dictature militaire classique et pragmatique. Avec une nouvelle influence régionale, analyse le quotidien libanais. En tout cas l’un des grands oubliées de cet accord, c’est la population iranienne. Complètement absente des considérations. Un peuple otage d’une guerre qu’il a subi analyse et d’un accord qui l’ignore analyse la Croix Enfin, The New York Times évoque une disparition. Celle d'un chêne légendaire de la célèbre forêt de Sherwood au Royaume-Uni.  Agé, selon les estimations, d'entre 800 et 1200 ans. La cause de cette mort ? Une combinaison de plusieurs facteurs dont le surtourisme, le changement climatique et une absence de soins. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  8. 17/06

    Mort de Jeffrey Epstein : "La thèse du suicide est la plus plausible"

    À la Une de la presse ce mercredi 17 juin : la décision des pays du G7 d'intensifier la pression sur la Russie, perçue comme une victoire pour le président Macron, alors que les forces ukrainiennes reprennent la main sur le terrain ; l'assassinat d'un artiste et opposant à Vladimir Poutine en Pologne ; une enquête minutieuse sur les circonstances de la mort du pédocriminel Jeffrey Epstein ; l'entrée réussie des Bleus dans le Mondial de football ; et des candidats au bac sous bonne escorte. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la décision des pays du G7 d'intensifier la pression sur la Russie, via des sanctions pour arrêter la guerre en Ukraine. "Mission accomplie pour Macron" : le journal belge Le Soir rappelle le soutien indéfectible du président français à l'Ukraine, qui sera d'ailleurs à l'honneur du prochain défilé du 14 juillet, et son double objectif, à la fois de préserver ce soutien et de convaincre les États-Unis de ne pas se "désengager davantage". Voilà pour la diplomatie. Sur le terrain, l'armée ukrainienne "reprend la main" "grâce à une stratégie d'attrition pensée pour épuiser l'armée russe", d'après La Croix, qui évoque l'impact des "frappes en profondeur" contre la Russie, du sabotage logistique et des drones "made in Ukraine". Le journal revient sur le rôle central de Robert Brovdi dit "Madyar", un homme d'affaires devenu "l'homme-orchestre" des drones ukrainiens à longue portée, "ce qui lui vaut d'être très populaire en Ukraine et très recherché par Moscou". Moins connue, Iryna Terekh, une ancienne architecte de 34 ans, est la patronne de Fire Point, présentée par Le Figaro comme "l'une des start-ups emblématiques de l'industrie de guerre ukrainienne" – une entreprise dont "le développement rapide" "a suscité des interrogations", d'après le journal, qui précise qu'elle produit des drones mais aussi un engin entre le drone et le missile de croisière, le Flamingo, devenu un symbole du défi ukrainien à la puissance russe. Cependant, la Russie contrôle toujours 20 % du territoire ukrainien. Mediapart rapporte que Moscou "renforce son emprise" sur ces territoires occupés, où les collaborateurs ukrainiens ont été progressivement remplacés par des cadres venus de Moscou dans un système décrit par des chercheurs comme "similaire à celui utilisé par les occupants nazis pendant la Seconde Guerre mondiale". Mais tout cela, évidemment, a un coût qui fragilise chaque jour un peu plus l'économie russe. The Wall Street Journal parle d'"une crise profonde" qui pourrait s'aggraver "si Washington parvient à maintenir et à intensifier la pression économique", obligeant Vladimir Poutine à choisir "entre l'effondrement économique et une paix négociée". D'après La Repubblica, le Kremlin devrait accueillir "prochainement" les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff, pour leur première rencontre, depuis janvier, avec Vladimir Poutine. Celui-ci a signé hier un décret fixant au 20 septembre la date des législatives, les premières depuis le début de la guerre en Ukraine, et qui auront valeur de test pour le parti présidentiel Russie Unie. La Russie, qui est accusée d'être derrière l'assassinat, lundi, en Pologne, d'un artiste russe opposé à Vladimir Poutine. Le site d'opposition russe Meduza indique que le dessinateur et performeur Semyon Skrepetsky a été assassiné "à quelques dizaines de kilomètres de la frontière biélorusse", que deux citoyens biélorusses ont été interpellés mais que le responsable direct n'a pas encore été identifié. "Quiconque se souvient du sort de Sergueï Skripal, du destin d'Alexandre Litvinenko, ou encore de l'incendie du centre commercial Marywilska devrait savoir que la Russie, notre ennemie, est déjà parmi nous" : Rczeczpospolita, dénonce des "actions hybrides" constituant, selon lui, "un outil à la limite du sabotage et de la guerre". Même si l'on ignore encore si le Kremlin est derrière l'assassinat de Semyon Skrepetsky, le journal polonais presse ses compatriotes de ne pas "se rassurer en pensant que la Russie, n'ayant pas réussi à briser l'Ukraine, peut être ignorée", car "une Russie humiliée pourrait se révéler encore plus dangereuse et encore moins rationnelle". À plus de 7 500 kilomètres de la Russie, aux États-Unis, l'enquête du New York Times sur la mort de Jeffrey Epstein. S'il ne répondra sans doute pas définitivement aux interrogations de celles et ceux qui s'interrogent toujours sur les circonstances exactes du décès du pédocriminel, le travail minutieux du quotidien new-yorkais est le plus complet réalisé à ce jour. Une enquête où il apparaît notamment que Jeffrey Epstein avait bien fait état, à plusieurs reprises, de ses intentions suicidaires et que son suicide constitue de loin le scénario le plus plausible, celui d'un supposé assassinat requérant "une chorégraphie" extrêmement complexe, résumée par un ancien directeur du Bureau fédéral des prisons : "Pour qu'on puisse le tuer, il aurait fallu un complot d'une ampleur telle que je ne peux imaginer que personne ne l'ait découvert à ce stade". "Trop de gens auraient été impliqués". On reste aux États-Unis pour finir cette revue de presse, avec la victoire des Bleus, hier, face au Sénégal, 3 buts à 1. Forcément, Le Soleil sénégalais brille moins qu'hier, lorsqu'il envisageait que les Coqs soient au menu des Lions de la Teranga. Le journal reconnaît sportivement que les Sénégalais ont été obligés s'incliner face à la "puissance offensive" des Bleus en seconde période. Entrée réussie, donc, des Français dans le Mondial et coup de chapeau de L'Equipe au cap'tain Kylian Mbappé, auteur de deux buts qui le propulsent meilleur buteur de l'histoire des Bleus. Les Bleus ont réussi leur examen d'entrée, d'autres, sont en train de passer celui de fin de terminale, le sacro-saint baccalauréat. Le Figaro raconte la drôle d'aventure des candidats au bac d'Évian-les-Bains, obligés, pour cause de G7, d'aller passer les épreuves dans la ville voisine de Thonon-les-Bains. Les futurs bacheliers ont bénéficié d'un bus spécial et d'une escorte de la police nationale pour aborder l'examen le plus sereinement possible. Si avec tout ça, ils loupent leur examen… Bonne chance à eux et à tous les candidats. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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