À la Une de la presse, ce mercredi 25 juillet, la défaite de l'équipe de France, battue par l'Espagne 2 à 0 en demi-finale du Mondial. La prolongation de la garde à vue du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet, après son arrestation, dimanche, à l'aéroport de Tanger. Le vote, aujourd’hui, des députés français, appelés à adopter définitivement le texte sur "le droit à mourir", une promesse phare d'Emmanuel Macron. Et le débat sur les vacances, un droit hérité du Front populaire. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la défaite de l'équipe de France, battue par l'Espagne 2 à 0 en demi-finales du Mondial. On dit que les attentes sont des regrets prémédité : "ça s'appelle tomber de haut et ça fait mal", écrit So Foot, pour qui ce 14 juillet est "jour de défaite nationale". Le Parisien/Aujourd'hui en France exprime sa "tristesse", "à la mesure du rêve" que les hommes de Didier Deschamps "ont fait partager". À trop regarder le ciel, les Bleus se sont pris les pieds dans le tapis et la troisième étoile a filé. L'Équipe a vu des joueurs "dépassés dans tous les domaines, incapables d'être à la hauteur de leurs rêves et de l'espoir qu'ils avaient semé". La France pleure et l'Espagne exulte. "Que grandes !", "Qu'ils sont grands ! s'émerveille Mundo Deportivo, en particulier devant Lamine Yamal, 19 ans tout juste. Le quotidien salue "le football magnifique, l'attitude irréprochable et l'engagement total" de la Roja qui a su imposer "une véritable leçon de jeu" - "une leçon pour le monde" entier, selon As, qui évoque "un match palpitant" et une "performance éblouissante" qui envoie l'Espagne vers sa deuxième finale de Coupe du monde. La Roja vient d'écraser, d'administrer une correction "historique" aux Bleus, selon Marca, qui remercie ses joueurs pour "le spectacle inoubliable" d'hier soir. La presse espagnole revient aussi ce matin sur la prolongation de la garde à vue du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet, après son arrestation, dimanche, à l'aéroport de Tanger. Visé par "plusieurs avis de recherche" pour "publication de contenus diffamatoires et injurieux", Ali Lmrabet vit en exil en Espagne depuis qu'il a été emprisonné et radié de l'Ordre des journalistes au Maroc. Il est considéré comme l'une des principales voix critiques de la monarchie marocaine. El Pais rapporte que son interpellation est vivement critiquée par l'Association marocaine des droits de l'homme, qui exige sa libération, tout comme Reporters sans frontière, qui classe actuellement le Maroc 105eme sur 180 pays en matière de respect de la liberté de la presse. Le journal espagnol dénonce "la répression excessive contre la dissidence au Maroc", qui "malgré son image positive de pays ouvert grâce à son développement économique et ses infrastructures, continue d'afficher un déficit en matière de droits humains et n'est pas parvenu à se défaire de son image de royaume de l'arbitraire". En France, les députés doivent voter aujourd'hui définitivement le texte sur "le droit à mourir", une promesse phare d'Emmanuel Macron. Libération se félicite de l'adoption, "sauf énorme surprise", de cette "réforme sociétale majeure, soutenue par une majorité de Français". D'après Libé, "ce vote sera une délivrance pour de nombreuses personnes atteintes d'une maladie incurable et en grande souffrance, et pour leurs proches". Est-ce la fin du marathon législatif entamé il y a quatre ans ? D'après Le Figaro, ce projet de loi, auquel il est opposé, "divise aussi bien l'exécutif que les Français". Le journal indique que Sébastien Lecornu a décidé, "à la surprise générale", de soumettre au Conseil constitutionnel "plusieurs dispositions sensibles" du texte. L'Opinion fait état, de son côté, d'"hésitations chez des députés ayant conscience de vivre un moment d'Histoire". Un dilemme illustré par un dessin de Kak détournant la fresque de la chapelle Sixtine. Des députés auxquels neuf personnalités opposées au texte lancent un ultime appel dans le journal catholique La Croix. "Pour que prévale la protection des plus faibles", elles leur demandent de ne pas voter ce projet de loi, "parce que lutter contre la souffrance ne saurait jamais signifier supprimer le souffrant. Parce que nul ne devrait avoir à choisir entre souffrir et mourir". À noter également, en France, toujours, le dépôt, aujourd'hui, de six nouvelles plaintes contre l'ancien patron de l'agence de mannequins Elite, Gérald Marie. Le Parisien/Aujourd'hui en France indique que les plaignantes, pour la plupart américaines, portent plainte aujourd'hui avec constitution de partie civile pour "viol" et "traite d'êtres humains". Bien qu'une première enquête préliminaire ait déjà été classée sans suite en 2023, car les faits présumés étaient prescrits. En mars dernier, 15 femmes avaient quant à elles affirmé avoir des preuves des liens de Gérald Marie, qui nie tout acte répréhensible avec le pédocriminel Jeffrey Epstein. Un mot, pour terminer, d'un héritage du Front populaire, le droit aux vacances. L'Humanité estime qu'il est "mis à mal par l'inflation, la conjoncture internationale, mais aussi par l'absence de politiques publiques ambitieuses, qui assignent à résidence les plus modestes" - au point que les vacances deviennent de plus en plus "un sport de riches". L'État, invité dans le même temps, toujours dans L'Huma, par le géographe Rémy Knafou, à "reprendre la main" sur le fléau de "l'hypertourisme", à rappeler à l'ordre une industrie accusée de se "déresponsabiliser" de ses "conséquences sociales et écologiques". Et si la solution était le voyage immobile, l'évasion silencieuse à moindre frais ? La Croix revient sur le succès grandissant des "reading parties", ces rendez-vous où l'on se retrouve à plusieurs pour lire, échanger sur la lecture et plus si affinités. "Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux, disait l'immense Marcel Proust, dont je vous recommande vivement "La recherche du temps perdu". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.