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    Les midterms aux États-Unis, « dernière chance de sauver la démocratie »

    À deux mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, Anne Cantener reçoit Reed Brody, avocat spécialisé dans la défense des victimes de régimes autoritaires et militant pour la défense des droits humains. La campagne électorale est « très polarisée », explique-t-il. Donald Trump est de plus en plus impopulaire alors que l'inflation augmente et que la guerre en Iran n'est pas comprise. En mauvaise posture, le président américain « s'emploie à fragiliser le système électoral par des redécoupages favorables aux républicains », souligne Reed Brody. Pour obtenir la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat, « les démocrates devront remporter 52 ou 53 % des voix », précise-t-il. Donald Trump remet également en cause le mécanisme même du vote. Chaque État organise ses élections ; ce n'est pas du ressort de Washington. « Assez intelligemment, le président a décidé de s'attaquer au vote par correspondance car les services postaux sont du ressort de l'exécutif. Il a pris un décret qui indique que La Poste n'enverra de bulletins qu'à ceux qui sont des citoyens américains aux yeux de l'administration Trump. Moi-même, je ne sais pas encore si je vais pouvoir voter par correspondance », raconte l'avocat. « Donald Trump est en train de jeter les bases pour contester les résultats s'ils lui sont défavorables. Depuis sa défaite de 2020, il affirme que la fraude électorale est un gros problème aux États-Unis alors qu'il n'y a aucune preuve que cela soit le cas. » Or ces élections de mi-mandat sont particulièrement importantes. « Pour beaucoup d'Américains, c'est la dernière chance de sauver notre démocratie, d'exercer un contrôle démocratique », affirme Reed Brody. « C'est l'une des dernières occasions de poser des limites démocratiques à un président qui balaie tous les contre-pouvoirs. » Nicaragua : le pouvoir verrouille encore plus les élections Désormais, l'opposition n'a plus le droit de participer aux scrutins. Hier, mardi 1er septembre, l'Assemblée nationale a approuvé une réforme constitutionnelle qui exclut des élections toute personne ayant, selon le gouvernement, participé à des « actes putschistes » ou de « trahison de la patrie » ou qui aurait sollicité une « intervention militaire » étrangère. Au Nicaragua, cela fait des années que les opposants au régime sont persécutés : emprisonnés ou contraints à l'exil. La nouvelle Constitution, adoptée l'an dernier, a interdit de participation les partis n'ayant pas « la même ligne idéologique que le Front sandiniste de libération nationale, le mouvement de Daniel Ortega et de la co-présidente du pays, sa femme, Rosario Murillo ». Aujourd'hui, ne subsistent que des petits partis mineurs en phase avec le pouvoir. Mais cette réforme n'est pas que symbolique. C'est un pas de plus dans le totalitarisme et un moyen pour le couple présidentiel de s'assurer que jamais le pouvoir n'échappera à leur famille. Un dossier signé Marine de La Moissonnière, avec les analyses d'Hélène Roux, chercheuse en sciences sociales, et Gilles Bataillon, sociologue et professeur à l'EHESS. Le journal de la 1ère En Martinique, la rentrée commence très mal pour les usagers des transports du nord et du centre. À écouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère

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