Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. 2 HR AGO

    Défait d'Orban aux législatives: "Une claque pour la droite et Washington"

    A la Une de la presse, ce lundi 13 avril, les réactions à la victoire écrasante du conservateur pro-européen Péter Magyar aux législatives en Hongrie. Une victoire accueillie avec soulagement en Europe. La visite du pape Léon XIV en Algérie. Le débat en France autour du 1er mai. Et la passion des philatélistes. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les réactions à la victoire écrasante du conservateur pro-européen Péter Magyar aux législatives en Hongrie. "Défaite brutale du Fidesz de Victor Orban", annonce ce matin le journal hongrois Nepszava, qui fait aussi état de l’appel de Péter Magyar au Premier ministre sortant lui demandant de "ne prendre aucune décision qui puisse entraver l’action du prochain gouvernement". Après 16 ans au pouvoir, Victor Orban a reconnu sa défaite, tout en promettant qu’il "n’abandonnera jamais" - déclaration à la Une du gratuit Metropol. Pour l’hebdo HGV, qui évoque une élection "historique", la tâche qui attend désormais Peter Magyar est immense: "reconstruire la démocratie" hongroise. À lire aussiDéfait d'Orban aux législatives: "Une claque pour la droite et Washington" La victoire de Péter Magyar est accueillie avec beaucoup de soulagement en Europe. En Allemagne, Die Zeit salue un "triomphe de la démocratie". "La démocratie est une entité résiliente. On peut la vider de sa substance, l'affaiblir et l'humilier mais la détruire n'est pas si facile, même en Hongrie": l’hebdo parle d’un "tournant pour la Hongrie et l’Europe", même si "un véritable changement systémique ne sera pas chose facile", notamment en raison de l’omniprésence du Fidesz dans tous les rouages de l’Etat. La version européenne de Politico explique sa défaite par le fait qu’Orban "a mal interprété les attentes de son électorat en s'en prenant à l'UE et à l'Ukraine", alors que les électeurs étaient "davantage inquiets du népotisme et de sa mauvaise gestion économique". Les électeurs hongrois, dont le choix est présenté comme "une gifle à la droite et à Washington", par La Repubblica. Le journal italien parle d’une "cuisante défaite" pour Trump et son "ingérence sans précédent" dans les élections hongroises, d’un "revers pour l'extrême droite européenne, de Meloni à Salvini, de Le Pen à l'AfD allemande, en passant par Vox en Espagne, qui découvrent à leurs dépens l'influence néfaste du président américain qui les a enrôlés dans sa guerre contre l'Europe", et enfin d’"un coup dur pour Poutine, qui considérait l'autocrate hongrois comme un fidèle serviteur, davantage qu'un allié politique". "M. Magyar souhaite éloigner la Hongrie de la Russie et la rapprocher de l'Europe, et ce changement servirait les intérêts américains", estime The Wall Street Journal, qui conseille à l’Administration Trump de "tourner la page sur son idylle avec Orbán et de collaborer avec M. Magyar pour l'aider à réussir". A la Une également ce matin, la visite du pape Léon XIV en Algérie, la première d’un pape dans ce pays à majorité musulmane. El Moudjahid, quotidien officiel, se réjouit de voir "tous les regards braqués sur l’Algérie" à l’occasion de cette visite "historique, d’une rare intensité symbolique, où se mêlent spiritualité, diplomatie et message universel de paix" ? La concorde, vraiment? Dans un papier au vitriol, El Watan explique que le voyage du pape en Algérie dérange, en France - ou du moins la sphère médiatique française, accusée de "hideuse jalousie mal dissimulée", parce que le pape n’aurait pas choisi Paris comme première étape de son voyage. Qu’en est-il vraiment? La Croix note que "certaines coïncidences d’agenda ont pu interpeller", notamment le fait que cette visite papale intervient peu après le trentième anniversaire des assassinats des moines de Tibhirine. Mais le journal catholique estime que "diplomatiquement parlant, il serait trop risqué de relire les pages sombres et les zones d’ombre" de l’Algérie, "de remuer les plaies mémorielles liées au passé colonial de la France", le but de cette visite étant avant tout de "poser les fondements d’un dialogue ­entre les mondes chrétien et musulman". Le drame de Tibhirine, évoqué aussi par Le Figaro, qui indique que le pape "ne devrait pas manquer", lors de cette visite, "de rappeler le pouvoir à son devoir de respect des libertés religieuses et politiques", y compris le fait que "le journaliste français Christophe Gleizes est détenu (en Algérie) depuis bientôt deux ans". La presse française revient aussi ce matin sur le débat autour de la proposition de loi élargissant les dérogations au 1er mai chômé. Libération voit dans ce texte soutenu "par la macronie, la droite et l’extrême droite", "une grave attaque contre le monde du travail et contre la célébration des luttes syndicales passées et à venir". "Une querelle d’un autre temps", d’après L’Opinion, qui regrette que ce débat nourrisse "le chaos parlementaire, terreau des populistes". La Croix, pour sa part, se demande si le projet s’oriente vers "les mêmes dérives" que le travail du dimanche, vendu, au départ, "sur la base du volontariat et majoré", avant de "devenir la norme dans certains secteurs". Les jours fériés et les dimanches, que les philatélistes consacrent à leur passion pour le timbre. Le Figaro propose un beau reportage à cette passion que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, le nombre de collectionneurs ayant fondu avec l’avènement du numérique et le déclin du courrier. Mais qu’on se le dise, collectionner les timbres n’est pas qu’un "passe-temps ringard réservé aux retraités" ou à l’oncle Gégé. Le journal rapporte que La Poste et des associations "multiplient les initiatives pour rajeunir ce loisir", comme cette "innovation mondiale" l’année dernière: le timbre "parlant", à flasher avec son téléphone, pour découvrir la vie de Winston Churchill grâce à l’intelligence artificielle. Assez timbré. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  2. 4 DAYS AGO

    Cessez-le-feu entre Washington et Téhéran : "Les uns signent, le Liban saigne"

    A la Une de la presse, ce jeudi 9 avril, le lendemain de l’annonce du "cessez-le-feu" entre les Etats-Unis et l’Iran, qui estime que des négociations n’ont "aucun sens" au vu des violations observées hier au Liban, où les frappes israéliennes ont fait des centaines de victimes. La trêve conclue entre Téhéran et Washington est aussi accueillie avec scepticisme ailleurs dans le monde, y compris aux Etats-Unis. Et la mission Artemis 2, objet de thèses conspirationnistes plus ou moins inventives. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le lendemain de l’annonce du "cessez-le-feu" entre les Etats-Unis et l’Iran, qui estime que des négociations n’ont "aucun sens" au vu des "violations observées" hier au Liban. "Les autres signent et le Liban saigne" : L’Orient Le Jour dénonce le "déchaînement de la machine de guerre" israélienne sur le Liban, "exclu par Tel-Aviv de ce cessez-le-feu avec l’aval de Washington". Dix minutes, une centaine de cibles, des centaines de victime s: pour Al Akhbar, autre quotidien libanais, proche du Hezbollah, Israël "fait exploser l’accord" conclu entre les Etats-Unis et l’Iran. Après "40 jours de résistance", Tehran Times, quotidien pro-régime, voit la trêve "fragilisée" par les bombardements contre le Liban et fait état de la décision iranienne de ne pas rouvrir le détroit d’Ormuz en représailles. Pendant que le régime continue à dire qu’il a "le doigt sur la gâchette", les Iraniens contactés par Le Figaro estiment, eux, être "les grands perdants" du cessez-le-feu et redoutent que le pouvoir "fragilisé mais toujours en place ne leur fasse payer le prix de cette guerre". "Désastre qui se profile" "Nous ne paierons pas" : pour le très à droite Israel Hayom, la trêve annoncée par les Etats-Unis empêche Israël d’"atteindre ses objectifs". Même son de cloche du côté de Yediot Aharonot, qui juge que Trump "gagne du temps avec ce cessez-le-feu", et que c’est Israël qui "en paie le prix". Plus nuancé, le Jerusalem Post explique que "Trump et Netanyahou n'ont pas détruit la République islamique mais ont rendu sa survie impossible" et que sa chute "dépendra de l'évolution de la situation à l’intérieur de l’Iran et de la capacité de la diplomatie à faire preuve de la même détermination qu’il y en a eu dans la conduite de la guerre". "Le gouvernement israélien des ténèbres éternelles doit donner sa chance à la diplomatie", plaide Haaretz. Le quotidien de gauche, qui cite les révélations du New York Times sur la façon dont Netanyahou aurait entraîné Trump dans "une aventure injustifiée et inconsidérée", met en garde contre le risque que le Premier ministre israélien "récidive en attisant le conflit libanais ": "En mettant en péril le cessez-le-feu, prévient le journal, (Netanyahou) risque de faire d’Israël le principal responsable du désastre qui se profile". The Atlantic résume le sentiment général : "Trump vient de conclure un accord qui ne lui donne rien de ce qu’il voulait obtenir" et "sa déclaration de victoire sonne creux". "Le président Trump a dit déclencher la guerre pour empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire et cette guerre s'est terminée – du moins pour l'instant - par la démonstration que Téhéran possède une arme de dissuasion sans doute plus puissante, moins coûteuse, pouvant générer des revenus, impossible à négocier et qui lui confère une influence considérable sur l'économie mondiale : le détroit d'Ormuz". Le président des Etats-Unis ne convainc pas, y compris dans son propre camp, où The Wall Street Journal juge sa déclaration de victoire "prématurée", car l’Iran contrôle toujours le détroit d’Ormuz et détient peut-être aussi toujours son stock d’uranium enrichi. Le quotidien conservateur craint que Téhéran ne se comporte dans les négociations à venir "comme à son habitude", "en prétendant vouloir parvenir à un accord…sans jamais le conclure". "Les négociations s'éterniseront sur deux semaines, puis trois, puis des mois et l'Iran pariera que M. Trump ne reprendra pas les bombardements à l'approche des élections de mi-mandat", prédit le journal. Derrière la fausse "victoire", la claque électorale ? D’après Politico, les républicains seraient "soulagés par les mesures prises en faveur de la réconciliation avec l'Iran" mais craignent que ce soit "trop peu et trop tard" pour les sauver d'une défaite "brutale" en novembre prochain. Thèses conspirationnistes C’est cette planète tourmentée que retrouvera l’équipage de la mission Artémis 2, de retour sur Terre dans la nuit de vendredi à samedi. De retour, du moins pour celles et  ceux qui pensent que la mission est réellement partie, car certains internautes sont persuadés que cette mission Artémis est une fake news... Le Parisien/Aujourd’hui en France rapporte que les réseaux sociaux sont "inondés", ces derniers jours, de thèses conspirationnistes affirmant que cette soi-disant mission de la Nasa est fausse. Mais les images diffusées depuis l’espace, objecterez-vous ? Une simple mise en scène dans un studio de télé, où les astronautes seraient filmés sur fond vert et maintenus par des câbles pour simuler l’apesanteur, selon les complotistes. Quelle imagination! La vérité est pourtant beaucoup plus terre à terre, si l’on peut dire, comme en témoigne la difficulté toujours pas résolue des toilettes à bord de la capsule Orion. Outre le dysfonctionnement subi au moment du décollage, mercredi dernier, El Pais fait état des problèmes récurrents de ce système ultra-sophistiqué à plus de 20 millions de dollars, conçu pour expérimenter le recyclage de l'urine en eau potable lors de futures missions de longue durée... On est loin, désormais, des expériences de la première mission orbitale lunaire, Apollo 8, en 1968, durant laquelle le commandant tomba malade et ne parvint à manipuler correctement les sacs à déjections. Les trois astronautes durent alors rattraper les amas de matières fécales et de vomi flottant en apesanteur, alors qu'ils s'apprêtaient à entrer dans l'Histoire. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  3. 5 DAYS AGO

    Proposition de loi Yadan : "Un dangereux amalgame"

    À la Une de la presse, ce mercredi 8 avril, les réactions au retour en France des ex-otages Cécile Kohler et Jacques Paris, après presque 4 ans de détention en Iran. Le nouveau report de l’ultimatum de Trump à Téhéran. La décision du gouvernement britannique d’interdire son territoire à Kanye West pour ses propos antisémites. La question de l’antisémitisme, objet d’une proposition de loi controversée en France. Un débat en Espagne autour du tableau "Guernica". Et Vogue avec Anna Wintour et Meryl Streep. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, les réactions au retour en France des ex-otages Cécile Kohler et Jacques Paris, après presque 4 ans de détention en Iran. Les serrer enfin dans leurs bras : Paris Match fait état de l'émotion de leurs proches, dont la mobilisation n'a jamais cessé. Le Parisien/Aujourd'hui en France évoque aussi le travail "sans relâche" des diplomates, "dans un contexte rendu plus difficile encore par la guerre" - jusqu'au feu vert, dimanche, du ministre des Affaires étrangères iranien. D'après le journal, le sort de Madieh Esfandiari, condamnée en février pour "apologie du terrorisme" "a pu peser" dans les négociations. Cette Iranienne de 39 ans, qui avait salué les massacres du 7-Octobre en Israël et appelé à la violence contre la communauté juive en France vient de voir son assignation à résidence levée. Libérée elle aussi, en Irak, Shelly Kittleson, détenue depuis une semaine par le Kataëb Hezbollah. Une nouvelle saluée en Italie, où la journaliste américaine est basée depuis longtemps. D'après La Repubblica, sa libération est intervenue en échange de celle de membres de cette milice pro-iranienne. Des appels à la destitution de Donald Trump La presse internationale revient évidemment sur le nouveau report de l'ultimatum de Donald Trump à l'Iran. Axios annonce que Washington et Téhéran ont accepté le cessez-le-feu de deux semaines proposé par le Pakistan. Le site américain indique que le ministre iranien des Affaires étrangères "confirme l'accord de Téhéran" et déclare que l'Iran autorisera le "passage en toute sécurité" du détroit d'Ormuz. Ce cessez-le-feu annoncé n'a pas stoppé les appels à la destitution de Donald Trump. The New York Times rapporte que "plus de 70 élus démocrates mettant en doute (ses) capacités mentales", après ses propos sur la destruction de la civilisation iranienne, demandent sa destitution, soit par le biais d'une procédure d'impeachment, soit via le 25e amendement de la Constitution, selon lequel un président peut être destitué s'il est "incapable d'exercer les pouvoirs et les fonctions de sa charge". Donald Trump, président dément ou stratège ? Les avis divergent. Le Monde observe que le président américain "emploie régulièrement" la "technique de négociation qu'est l'ultimatum" pour forcer ses adversaires comme ses alliés à accepter ses demandes. Une stratégie utilisée maintes et maintes fois avec l'Iran, dès le 21 mars pour la réouverture détroit d'Ormuz. Ultimatums, aussi, dans d'autres négociations, commerciales par exemple, vis-à-vis du Canada, menacé de droits de douanes punitifs dès le 24 novembre 2024 - délai ensuite rallongé, avant d'être suivi de sanctions puis de concessions, puis d'un nouvel ultimatum, le 24 janvier, avec menace de droits de douane à 100 %. Pour le moment sans effet. La menace de surtaxes douanières, que Donald Trump a aussi brandie contre le Royaume-Uni, dont le gouvernement interdit l'accès à son territoire au rappeur américain Kanye West. Après un week-end de polémiques autour de sa participation à un festival en raison de ses nombreuses déclarations antisémites, l'interdiction est finalement tombée. The Sun se dit soulagé de voir le gouvernement "agir enfin" contre le rappeur. Satisfaction aussi du Times, qui juge "justifiée" l'annulation de son visa, malgré les excuses de Kanye West pour ses propos passés - des déclarations racistes, homophobes et antisémites, niant l'Holocauste ou louant Adolf Hitler. "Amalgame entre l'antisémitisme et la critique d'Israël" La question de l'antisémitisme est l'objet, en France, d'une proposition de loi visant à lutter "contre les formes renouvelées de l'antisémitisme". Ce texte de Caroline Yadan, la députée des Français de l'étranger basés notamment en Israël, prévoit d'élargir le délit d'apologie du terrorisme et crée un délit de négation d'un Etat, en l'occurrence l'Etat hébreu. Déjà critiqué par des rapporteurs de l'ONU, "alarmés" par des dispositions "susceptibles d'être appliquées de manière arbitraire et abusive, pour des motifs politiques ou autres motifs injustifiés", ce texte provoque une levée de boucliers. Selon Mediapart, plus d'un demi-million de Français ont signé la pétition appelant voter contre cette proposition et "c'est la première fois qu'une pétition citoyenne dépasse ce seuil censé inciter les députés à tenir un débat avant même que la loi ait été examinée". Interrogé par France Info, l'initiateur de cette pétition, un jeune diplômé d'une école d'ingénieurs, dénonce un projet de loi "extrêmement dangereux" établissant selon lui un "amalgame entre l'antisémitisme et la critique d'Israël" et associant "la communauté juive à la politique de Nétanyahou, au risque d'alimenter les propos antisémites". Un mot, pour terminer, du débat, en Espagne autour du tableau "Guernica", le chef d'œuvre de Picasso. Dans Courrier International, les commentaires de la presse espagnole sur le souhait du gouvernement basque de récupérer temporairement la célèbre toile exposée à Madrid, pour les commémorations du 90ème anniversaire du bombardement de Guernica, en 1937. Le musée Reina-Sofía refuse, en raison des "risques de dommages" et plusieurs quotidiens espagnols ne voient pas pourquoi il faudrait outrepasser cette décision. Le très conservateur ABC juge " paradoxal que les nationalistes basques revendiquent comme leur appartenant un tableau peint par un artiste (andalou), à la demande de l'État espagnol. Ou que bon nombre d'entre eux soient issus de la même gauche qui condamne Picasso pour son sexisme et son comportement violent". À la rubrique art, toujours - 7e art. Ce n'est pas un tableau, mais presque : la très belle Une du Vogue Etats-Unis de ce mois-ci. Anna Wintour et Meryl Streep, photographiées par Annie Leibovitz. L'actrice incarne de nouveau la patronne du magazine de mode américain dans le 2e volet du "Diable s'habille en Prada". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  4. 6 DAYS AGO

    Guerre en Iran : Trump "pas inquiet" de commettre de possibles crimes de guerre

    A la Une de la presse, ce mardi 7 avril,  les nouvelles menaces de Donald Trump, qui assure ne "pas s’inquiéter" de commettre des crimes de guerre en Iran en bombardant des infrastructures civiles. La guerre contre l’Iran et le blocage du détroit d’Ormuz, qui nourrissent l’intérêt pour le Somaliland. L’ultime tentative de l’Administration Trump pour sauver le soldat Orban, également soutenu par la Russie. Et une très belle histoire d’amitié (la vraie). Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les nouvelles menaces de Donald Trump, qui assure ne "pas s’inquiéter" de commettre des crimes de guerre en Iran en bombardant des infrastructures civiles. Le président des Etats-Unis répète même qu’il prêt à ramener l’Iran à "l’âge de pierre" - en rupture avec tous ses prédécesseurs, qui "insistaient sur le fait qu’ils essayaient de respecter le droit international en temps de guerre", selon The New York Times. Le journal rappelle que Trump ne parle pas seulement de sites civils à usage militaire, qui pourraient être considérés comme des cibles "légitimes", mais qu’il a déclaré qu'il frapperait "chacune" des centrales électriques iraniennes. Selon The Guardian, le quotidien britannique, qui évoque "une question urgente pour la chaîne de commandement des Etats-Unis", ces menaces placent les officiers américains face à "un dilemme : soit désobéir aux ordres, soit commettre des crimes de guerre". Pour The Wall Street Journal, qui considère qu’une escalade du conflit "ne devrait pas punir le peuple davantage que le régime iranien", "la solution évidente" consisterait à "faire une distinction entre les types d'infrastructures" en fonction "de leur utilité militaire". Selon Politico, le Pentagone aurait trouvé à Donald Trump "une porte de sortie face aux accusations de crimes de guerre" :  élargir la liste des sites énergétiques à cibler pour y inclure ceux qui fournissent du carburant et de l'électricité à la fois aux civils et aux militaires - un double usage qui rendrait les attaques contre ces cibles "légitimes". Intérêt pour le Somaliland La guerre contre l’Iran et le blocage du détroit d’Ormuz nourrissent l’intérêt pour le Somaliland. Le Monde revient sur la discrète implantation d’une base militaire construite par les Emirats arabes unis pour les Etats-Unis et Israël. L’Etat hébreu est le seul pays à avoir reconnu, en décembre dernier, l’indépendance de ce territoire sécessionniste de Somalie. Le journal explique que le Somaliland attire les convoitises à cause de son emplacement à proximité du détroit stratégique de Bab El-Mandeb. Selon une source sécuritaire citée par Le Monde, l’armée israélienne chercherait à se servir de cette base "comme d’un outil de projection vers le Yémen" pour combattre les houthis, tandis que l’armée américaine y verrait "une solution de substitution" à sa base voisine de Djibouti, désormais jugée trop proche de la première base militaire chinoise à l'étranger, ouverte en 2017 - d’autant que Djibouti n’autorise pas les Américains à lancer des attaques vers le Yémen, de peur de représailles des houthis, "une condition sur laquelle pourrait en revanche transiger le Somaliland prêt à tous les compromis pour une reconnaissance de Washington". Les Etats-Unis de Donald Trump tentent d’éviter au Premier ministre hongrois Viktor Orban une défaite aux législatives de dimanche prochain. HVG présente la visite, aujourd’hui, à Budapest, du vice-président américain JD Vance, comme une "ultime tentative pour sauver Orban" - qui aurait "aimé" recevoir celle de Trump himself, selon le site hongrois. Mais celui-ci indique que le patron de la Maison Blanche est "occupé par le dossier iranien et s'engage rarement en faveur d'un candidat ayant peu de chances de gagner". Alors que Viktor Orban "s'est employé à saper l'action de l'Union européenne contre la Russie depuis le début de la guerre en Ukraine".  The New York Times observe, de son côté, que Vladimir Poutine semble "déterminé à rendre la politesse à son principal allié au sein de l'UE", notamment en l'assurant que "la Hongrie peut compter sur les livraisons de pétrole russe malgré les perturbations liées à la guerre en Iran". Orban, l’ami de Trump et Poutine aurait aussi longtemps profité "des erreurs de jugement et de la complaisance des autres dirigeants" européens, selon The Financial Times, qui estime que les dirigeants d'Europe occidentale ont "totalement sous-estimé l'impact de la crise des réfugiés sur les sociétés post-communistes non préparées à (cette) immigration multiethnique", "leur intransigeance contribuant, selon lui, à la victoire des nationalistes du PiS en Pologne et au renforcement d'Orbán comme chef de file du camp illibéral". Bagues de divorce et fertilité Des conflits au divorce. Au Japon, l'augmentation des séparations chez les seniors provoque l’essor de cérémonies d’un genre particulier. France Info rapporte que des entreprises proposent désormais des célébrations et des bagues de divorce permettant aux ex-époux de célébrer la fin de leur mariage tout en symbolisant un nouveau départ. D’après nos confrères, le problème du Japon n’est cependant pas la hausse des divorces chez les plus âgés, mais surtout le fait qu’il y a de moins en moins de mariages, ce qui contribue à la chute de la natalité. A ce sujet, Taipei Times revient sur les célébrations, dimanche, du festival de Kanamara Matsuri, près de Tokyo, dont les participants se sont rassemblés autour de sanctuaires en forme de pénis, brandissant toutes sortes d’objets et bonbons en forme de phallus, pour fêter la fertilité. Le journal thaïlandais raconte qu’il s’agit d’honorer, chaque année, un forgeron légendaire qui aurait fabriqué un godemichet de fer pour briser les dents acérées d'un démon habitant le vagin d'une femme et mutilant les jeunes gens lors de leurs nuits de noces. De l’amour à l’amitié. Un mot, pour terminer, de la belle initiative d’un jeune Anglais de 10 ans pour venir en aide à son meilleur copain. Manchester Evening News rapporte que Frankie Mc Millan a décidé de se lancer dans l'ascension de 32 des plus hauts sommets d'Europe d’ici l’été 2027 pour récolter des fonds pour son meilleur ami Xander Morris, gravement malade. Frankie, passionné d’alpinisme, qu’il a commencé à pratiquer dès l’âge de trois ans, s'était déjà lancé le défi d'escalader les dix plus hauts sommets des Balkans durant ses vacances d’été. Cette fois-ci, il a décidé d’aller plus loin – ou plutôt plus haut. Avoir un bon copain, c’est ce vraiment ce qu’il y a de meilleur au monde. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  5. 6 DAYS AGO

    Donald Trump "disjoncte" et "se régale" de ses menaces contre l'Iran

    À la Une de la presse, ce lundi 6 avril, les menaces de Donald Trump sur sa plateforme Truth Social font couler beaucoup d'encre. Une bombe découverte près d'un gazoduc en Serbie provoque de grands débats en Hongrie, à l'approche des élections. Le Monde raconte l'histoire d'une arnaque impressionnante qui a surpris le monde académique. Les fêtes de Pâques battent leur plein, et les Français raffolent toujours autant de chocolat. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, le président américain aurait un nouveau point bas. Le tabloïd britannique The Daily Mirror suggère même qu'il aurait "disjoncté". Le New York Times décrit un président qui "se régale" avec ses menaces de crimes de guerre. The Economist traque en direct la chute de la popularité du président.  Une bombe découverte près d’un gazoduc reliant la Serbie et la Hongrie En Serbie, une bombe découverte près d’un gazoduc reliant la Serbie et la Hongrie provoque de grands débats quelques semaines avant une élection cruciale. Est-ce que c’est un problème de sécurité ou un coup médiatique à quelques jours du scrutin ? C’est la question que se pose der Spiegel, qui explique que Viktor Orban pointe déjà l’Ukraine du doigt. Le média anglophone Turkey Today rapporte que l’Ukraine a réfuté toute implication. Selon Kiev, il s’agit plutôt d’une opération d’influence russe, destinée à semer la panique dans le pays avant le scrutin du 12 avril. Politico se concentre sur le parti du chien à deux queues, un parti satirique qui espère contrer la toxicité des élections avec des blagues destinées à ridiculiser Orban.  Une arnaque impressionnante Le Monde propose un article à propos d’une arnaque impressionnante. Un jour, en juin 2016, un professeur de lettres sort de l’ombre et reçoit la médaille d’or de philologie à l’Assemblée nationale. Il devient le premier Français à recevoir ce prix prestigieux, créé en 1967 et affilié à l’université du Delaware. Le problème : tout est pure invention !  Les fêtes de Pâques battent leur plein, et les Français raffolent toujours autant du chocolat, selon le magazine Mon Jardin Ma Maison : 13 000 tonnes de chocolat seraient consommées à Pâques en France, contre 27 000 à Noël. Une tradition qui est apparue avec l’invention des moules à chocolat dans les chocolateries au début du XIXᵉ siècle.  Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  6. 3 APR

    Artemis II : les toilettes qui valaient 30 millions

    A la une de la presse ce vendredi 3 avril : un petit coin scruté de près, une stratégie payante et un mystère résolu. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… El Pais met une photo à sa une : celle de la Terre prise par la mission Artemis II. Le vol habité de la Nasa va quitter l'orbite terrestre, nous dit aussi The Guardian, direction la Lune. Une première depuis des décennies. Une mission qui connait déjà des problèmes... de toilettes, s'amuse The Daily Mail. Un "petit coin" à 30 millions de dollars qui a connu un problème de fonctionnement - aujourd'hui résolu. La Croix se demande, de son côté, si la Lune valait 93 milliards de dollars... C'est le montant astronomique de cette mission lunaire. Un investissement qui interroge par ses maigres retombées scientifiques, selon le quotidien. Stratégie payante Libération évoque les 1500 jours de guerre en Ukraine et revient sur un massacre. Celui de la maternité de Marioupol en mars 2022. Le quotidien donne la parole à l'un des chirurgiens présents lors des bombardements. Il raconte l'horreur des frappes et les morts par dizaine. L'Ukraine, nous dit Le Figaro, qui adopte une stratégie payante en ciblant les ports pétroliers russe. Résultat : 40% des exportations d'or noir de Moscou partis en fumée. Des attaques ukrainiennes qui ciblent aussi la flotte fantôme russe en Libye, raconte RFI. Un accord aurait été passé par les Ukrainiens avec le gouvernement de Tripoli pour établir des positions dans le pays afin de frapper les pétroliers russes. Enfin, The Washington Post nous en apprend plus sur la reproduction des poulpes. Relayant des travaux de la revue Science, le quotidien nous dit que les céphalopodes se reproduisent grâce à l'un de leurs bras en se basant sur une reconnaissance hormonale. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdo

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  7. 2 APR

    Guerre au Moyen-Orient: "Entre Paris et Tel Aviv, rien ne va plus"

    À la Une de la presse, ce jeudi 2 avril, les réactions à la menace de Donald Trump de retirer les États-Unis de l’Otan. Rien ne va plus entre Donald Trump et l’Otan, ni entre la France et Israël. Le chiffre de l’ONG Oxfam sur le montant des sommes échappant à l’impôt à travers le monde : 3 550 milliards de dollars. Des découvertes scientifiques sur l’urine humaine et le guano des chauves-souris. Et les meilleurs poissons d’avril 2026.  Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, les réactions à la menace de Donald Trump de retirer les États-Unis de l’Otan. "Je bombarderai l’Iran jusqu’à le renvoyer à l’âge de pierre et je quitterai peut-être l’Otan" : voilà pour la déclaration choc, une de plus, à la Une, ce matin, du journal britannique The Independent, qui montre le président des Etats-Unis et son épouse lors de leur apparition, mardi soir, au Kennedy Center de Washington, sous les huées et les acclamations - une fois de plus. Même photo mais pas tout à fait les mêmes mots : "Trump envisage absolument de sortir de l’Otan", annonce The Guardian. Alors, un peu ? Beaucoup ? Passionnément ? Qu’en est-il vraiment ? D’après Politico, "Trump menace de quitter l’Otan à cause de l’Iran mais rien n’indique, pour l’instant, que cela se produise". Le site américain relève que pour le moment, et "malgré toutes les menaces et la colère du président Trump sa rhétorique n'a jusqu'à présent été suivie d'aucune action concrète". L’idée, en tout cas, ne semble pas susciter l’enthousiasme outre-Atlantique, y compris chez les conservateurs. The Wall Street Journal estime que "bombarder l’Iran, ça, d’accord, mais (que) faire sauter l’Otan serait le comble de la folie et profiterait à Moscou, Téhéran et Pékin". Ce qui ne ferait pas de doute, d’après The Financial Times, c’est que le président des États-Unis continue à essayer de tordre le bras de ses alliés européens, et les menace de suspendre ses livraisons d’armes à l’Ukraine s’ils refusent de se joindre à une coalition pour rouvrir le détroit d’Ormuz. Liens tendus avec Israël  Rien ne va plus entre Donald Trump et l’Otan, ni entre la France et Israël. Le Figaro note que la "tiédeur" du soutien français à l’intervention israélo- américaine suscite aussi les critiques des responsables israéliens, qui annoncent mettre fin à toute coopération de défense avec ­la France. Une décision jugée "avant tout symbolique, puisque la France ne vend que des composants à l’Etat hébreu, mais qui laisse entendre que Paris ne compte plus parmi les alliés de Tel-Aviv", selon le journal. Depuis la reconnaissance de l’État palestinien par ­Paris, en septembre dernier, les liens avec Israël se sont tendus, confirme Le Monde, qui fait état des tentatives de Paris de "préserver le dialogue", notamment de l’appel du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot à la démission de Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l’ONU, l’une des premières à dénoncer un possible génocide à Gaza. Des efforts qui se sont avérés vains voire contre-productifs, selon l’historien Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France, qui dénonce la mollesse de la diplomatie française et européenne: "Se faire cracher au visage et s’essuyer en disant 'c’est la pluie' ne mène à rien". 3 550 milliards de dollars échappent à l'impôt Dans la presse également, le chiffre de l’ONG Oxfam sur le montant des sommes échappant à l’impôt à travers le monde : 3 550 milliards de dollars. Ce chiffre vertigineux est relayé par The Guardian, qui indique qu’il s’appuie sur les travaux d’universitaires, notamment l’économiste français Gabriel Zucman et l’Observatoire fiscal de l’UE. 3 550 milliards de dollars, c’est 3 % du PIB mondial, et cela signifie que le petit groupe de super-riches qui détient ces actifs non imposés possède à lui seul l’équivalent de la richesse totale de la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Ces inégalités abyssales nourrissent les appels en faveur d’un impôt sur la fortune - appel relayé aux Etats-Unis par Bernie Sanders. L’ancien candidat à la présidentielle propose un impôt sur la fortune de 5 % pour les 938 milliardaires américains. Selon lui, cette taxe permettrait de récolter 4 400 milliards de dollars sur 10 ans, "une somme indispensable pour les finances publiques". De l'urine humaine comme fertilisant Ces milliards pourraient notamment être utiles à la recherche scientifique, dont certaines découvertes sont étonnantes. Dans Libération, une expérimentation dans une ferme du plateau de Saclay, en région parisienne, utilise l’urine humaine comme fertilisant. La solution est encore "balbutiante" mais son intérêt est de taille, puisqu’elle permettrait de réduire la dépendance aux engrais importés du Moyen-Orient. D’après le chercheur Fabien Esculier, non seulement "les engrais de synthèse n’ont jamais été nécessaires", mais l’explosion de leur prix à cause de la guerre montre qu’il est plus que temps de "recycler les urines (mais aussi) les matières fécales humaines". À ce propos, je vous recommande le très instructif reportage du Guardian sur le guano des chauves-souris du Mozambique. Dans ce pays parmi les plus pauvres de la planète, malgré ses abondantes ressources naturelles de diamants et de gaz, entre autres, la récolte de ces excréments riches en azote, phosphore et potassium est l'un des rares moyens fiables de gagner de l'argent dans les communautés rurales qui vendent ce guano comme engrais pour le sorgho, les haricots et le maïs. Des chauves-souris aux poissons d’avril, une tradition évoquée hier, dans la Revue de presse. Parce que vous le valez bien, je vais partager avec vous la sélection des meilleures blagues du 1er avril recensées par nos confrères de France Info. Il y en a beaucoup, mais pour rester dans la veine animalière, voici la blagounette de la police et de la gendarmerie de Seine-Maritime, qui ont décidé de lancer une brigade féline. L'avantage: une observation discrète", "une capacité d'intervention silencieuse", et dans le rôle de la nouvelle recrue, un chat nommé Taser, "le premier chat opérationnel antistup". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  8. 1 APR

    Occupation du Liban-Sud par Israël : "Une nouvelle Nakba"

    À la Une de la presse, ce mercredi 1er avril, l’annonce par Israël, mardi, de son intention d’occuper une partie du Liban-Sud une fois la guerre terminée. Les relations au beau fixe entre la France et le Japon, dont l’ambassadeur à Paris est devenu la coqueluche des réseaux sociaux. La sortie, en foot, de l’Italie, qui ne pourra pas participer pour la troisième fois consécutive à la Coupe du monde. Et le projet de la future "bibliothèque Trump" - qui n’est pas un poisson d’avril. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, l'annonce, hier, par Israël, de son intention d'occuper une partie du Liban-Sud, une fois la guerre terminée. L'Orient Le Jour, le journal libanais dénonce "un sinistre programme" selon lequel "plus de 600 000 habitants évacués seraient empêchés de retourner chez eux" et "toutes les maisons des villages à la frontière avec Israël seraient démolies". La peur de perdre leur maison pour toujours pousse d'ailleurs certains habitants à refuser de partir, malgré les bombardements. La Croix est allé à la rencontre de ces Libanais qui "restent". À Tyr, où 13 000 habitants sont restés, auxquels il faut ajouter 18 000 déplacés, dont 3 500 enfants, un militaire témoigne : "Partir reviendrait à subir le sort des Palestiniens en 1948. C'est une nouvelle Nakba que les Israéliens ont en tête pour les chiites et les habitants du Sud. Moi, je préfère mourir chez moi sous leurs bombes que fuir devant eux". Des habitants entre deux feux, ceux de l'armée israélienne et ceux du Hezbollah, tout comme la Finul, la force intérimaire de l'ONU. Trois casques bleus tués en vingt-quatre heures dans le sud du pays. D'après Le Monde, la Finul est la mission de l'ONU "ayant enregistré le plus de victimes" avec 342 soldats tués depuis son déploiement en 1978. Une force réduite à "l'impuissance" et dont l'ambassadeur israélien à Paris, cité par France Info demande la "disparition" au motif qu'elle "ne sert absolument à rien" et a donné, selon lui "une légitimité au Hezbollah". La guerre au Proche-Orient, s'invite aussi dans les discussions entre la France et le Japon, où Emmanuel Macron est en déplacement. Cette visite est présentée par l'Elysée comme une occasion de "réenchanter" des échanges entre Paris et Tokyo déjà au beau fixe, et auxquels contribue certainement le nouvel ambassadeur du Japon à Paris. Présenté par Le Figaro comme "un véritable pont" entre les deux nations, Hideo Suzuki est devenu la vedette des réseaux sociaux en partageant son émerveillement pour le patrimoine français, comme lorsqu'il se régale de gaufres au sucre au Mont saint-Michel, ou qu'il achète, dès son arrivée en France, le dernier album d'Astérix en Lusitanie, avec ce commentaire : "Quand je me balade en France, je consulte “Le Tour de Gaule d'Astérix” plutôt que le Guide Michelin". Hideo Suzuki s'est probablement réjoui de la victoire de l'équipe de foot du Japon, hier soir, en match amical face à l'Angleterre. Battus 1 à 0, les Three Lions ont été "japanned", sont passés à la casserole des Blue Samurais - se sont fait "japoniser" d'après le Daily Mirror, dont le jeu de mots est assez intraduisible. Mais mamma mia ! Que dire de la prestation des Azzuris, battus par la Bosnie aux penaltys ? "Tutti a casa !", "Tous à la maison !" : pour le Corriere dello Sport, cet échec "n'est pas qu'un simple revers", puisque c'est la troisième fois d'affilée que l'Italie est éliminée de la Coupe du monde, mais "la défaillance tangible de tout un système". "Le drame, c'est que ce n'est plus un drame, c'est devenu une habitude. On est comme ça, on ne vaut presque rien, et on est éliminés". La Repubblica ironise : "Tout le monde à la maison ? Mais on y est déjà, c'est là qu'on vit, on ne quitte plus les tribunes de notre championnat médiocre". "L'Italie encore à terre" : L'Equipe évoque "une chute sans fin" et une "énorme désillusion pour toute une génération de joueurs italiens". Ciao Italia. Les Italiens n'iront donc pas aux États-Unis, où a été présenté, hier, le projet de la future bibliothèque Trump. Ce projet au coût estimé d'un milliard de dollars, a été présenté par l'un des fils de Donald Trump. The Financial Times explique qu'il s'agit là d'une tradition, que le président est invité, comme tous ses prédécesseurs, à construire sa "bibliothèque présidentielle" pour y conserver les souvenirs de ses mandats. Une immense tour de verre en plein Miami, un Air Force One dans le hall un escalator, et une immense statue dorée de Trump himself, le poing levé : "Même selon les standards de Miami (…), même dans un endroit connu pour ses Lamborghini, ses liftings brésiliens et ses aspirants milliardaires, le projet du président Trump détonne et ressemble davantage à une tour de l'ego qu'à un musée", dixit The Miami Herald. Fatalement, le projet provoque un déluge de moqueries et de détournements sur les réseaux sociaux. On précise bien pour celles et ceux qui en douteraient, que ce n'est pas un poisson d'avril. Je confesse que l'idée m'a traversé l'esprit. D'ailleurs savez-vous d'où vient cette tradition des farces et des blagues du 1er avril ? D'après National Geographic, les historiens ne sont pas d'accord sur l'origine de cette coutume, que certains font remonter à la Rome antique, où la fête des Hilaria était célébrée après l'équinoxe de printemps pour fêter son arrivée. En France, on fait des "poissons d'avril", possible référence à la tradition chrétienne du carême, une période de jeûne où le poisson est autorisé voire recommandé, selon La Provence. Pour The Conversation, il n'y a plus de débat parce que de toute façon, "l'âge d'or des blagues du 1er avril est révolu", le site américain explique qu'en ces temps de "fake news", "l'information traverse une crise de confiance", et nombreux sont celles et ceux qui "hésitent à prendre la moindre initiative susceptible d'accroître la méfiance du public". Comme c'est dommage ! Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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