Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. 7 hr ago

    Immigration : "L'UE dans les pas de Donald Trump ?"

    A la Une de la presse, ce mardi 2 juin, le feu vert de l’UE, pour la création de centres en dehors d’Europe pour y accueillir des migrants illégaux. Le rejet, par la justice, d'une demande d’indemnisation du Rwanda, après l’annulation d'un accord d’asile conclu avec le Royaume-Uni. L’essor, en France, des data centers, essentiels à l’intelligence artificielle. Une course dans laquelle s’est aussi engagée la Chine, où modernisation rime avec répression. Et un drôle de procès intenté à Brad Pitt. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le feu vert de l’UE, pour la création de centres en-dehors d’Europe pour y accueillir des migrants illégaux. Le Figaro fait état d’une série de mesures "pour accélérer les expulsions" et permettre "aux États qui le souhaitent", d’envoyer les déboutés du droit d’asile dans des "hubs de retour" sans lien avec leur pays d’origine. Le journal belge Le Soir évoque un "compromis" obtenu après "d’âpres négociations" "traduisant l’importance grandissante de la droite et de l’extrême droite" au sein de l’UE confrontée aux critiques des défenseurs des droits humains, d’une partie de la gauche et de nombreux experts en droit de la migration. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung annonce que l’Allemagne, tout comme le Danemark, l’Autriche et la Grèce, "recherche déjà des pays partenaires" pour ces futurs centres, que certains envisagent d’installer au Rwanda, en Ouganda ou encore en Ouzbékistan. Pour El Pais, le journal espagnol l’UE "confirme" son "durcissement sur la question migratoire", à un moment où elle s'apprête à recevoir une délégation talibane pour discuter de futures expulsions vers l'Afghanistan. "Durcissement", dit aussi The Washington Post, qui voit l’Europe "poussée par la lassitude des électeurs face aux vagues migratoires" vers "les mêmes tactiques répressives que l’Administration Trump", pour dissuader les migrants de tenter leur chance. La Maison Blanche a accusé l’UE de s’exposer à "l’anéantissement de sa civilisation" "en autorisant une immigration sans entrave". Un mémorial "peu démonstratif" La décision de l’UE intervient le même jour que le rejet, par la justice, de la demande d’indemnisation du Rwanda, après l’annulation de l’accord d’asile conclu avec le Royaume-Uni. Nos confrères de la BBC rapportent qu’un tribunal international a statué, hier, que le Royaume-Uni n'a pas à verser les quelque 100 millions de livres réclamés par Kigali, après l’annulation, par le gouvernement travailliste de Keir Starmer, de l'accord qui avait été conclu par le Premier ministre conservateur Rishi Sunak, et qui prévoyait d’envoyer au Rwanda les demandeurs d’asile arrivés illégalement au Royaume-Uni. Le Rwanda, dont le président Paul Kagame, au pouvoir depuis 26 ans, est aujourd’hui à Paris non pour parler d’éventuels futurs "hubs de retour", mais pour inaugurer un mémorial pour les victimes du génocide des Tutsi de 1994 - une double stèle "qui surprend par ses dimensions humaines", selon Le Monde, qui dit avoir "rarement vu mémorial si peu démonstratif", à un moment où la France cherche à "faire amende honorable pour son rôle accablant dans ce troisième génocide du XXe siècle" qui a "longtemps empoisonné les relations diplomatiques entre Paris et Kigali". "Monstre informatique" et système de surveillance La France a annoncé hier au sommet "Choose France" 93 milliards d’euros d’investissements étrangers, notamment dans les data centers, ces centres de données, essentiels à l’intelligence artificielle. Sur ces 93 milliards, 75 devraient être investis dans un méga centre de données dans les Hauts de France - un projet qui "frappe les esprits" "par sa taille", d’après L’Opinion, qui parle d’une consommation potentielle "de cinq réacteurs nucléaires". Présentées comme un atout pour l’économie et la souveraineté, ces centres soulèvent toutefois beaucoup questions, à la fois sur leurs retombées réelles, notamment sur l’emploi, et leur impact environnemental - c’est ce que rappelle La Croix, qui fait état d’une "contestation locale grandissante", de Marseille à Mulhouse, en passant par Valence et Grenoble. Le Figaro, lui, s’est rendu à Fouju, un petit  village de 600 habitants en Seine-et-Marne, en grande banlieue parisienne. Il raconte les remous provoqués par la création annoncée d’un "monstre informatique" grand comme 126 terrains de foot. Un projet facilité et accéléré par une loi de simplification, qui permet d’obtenir le statut de "projet d’intérêt national majeur". La course aux data centers dans laquelle s’est aussi engagée la Chine, où modernisation rime avec répression. Dans une enquête sur les dissidents chinois "seuls contre tous", Le Monde rappelle que le pays, qui pointe à la 178e place sur 180 au classement de Reporters sans frontières condamne toujours plus de 99 % des accusés.  Une répression sans pitié qui s’est renforcée depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012 et le recours aux nouvelles technologies, qui "décuplent l’efficacité du système de surveillance fondé sur les humains", selon une chercheuse. D’après une autre enquête, du New York Times, il apparaît même que le régime tente désormais d’utiliser l’intelligence artificielle pour "prédire" quels citoyens sont susceptibles de représenter une menace future. Brad Pitt et la crème La Chine, où les ventes de la marque la plus populaire de préservatifs sont en chute libre : 5% de ventes en moins au premier trimestre - c’est le chiffre du Financial Times, repris par La Repubblica, qui rapporte que les préservatifs Durex subissent la hausse des taxes et l’interdiction de la publicité mises en place par le régime pour tenter d’enrayer le déclin démographique. Toujours à la rubrique reproduction, ou plutôt organe reproducteur: le drôle de procès intenté à Brad Pitt, raconté par Page Six. Le fabricant d'une crème haut de gamme pour pénis, vous m’avez bien lue, accuse l’acteur américain de "publicité mensongère" pour avoir baptisé sa propre gamme de soins pour la peau d’un nom trop semblable au sien. La marque en question lui réclame la bagatelle de 75 000 dollars de dommages et intérêt. Quelle affaire… Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  2. 1 day ago

    PSG : "Deux étoiles, le triomphe... et la violence"

    A la Une de la presse, ce lundi 1er juin, le retour triomphal des joueurs du PSG à Paris, après leur victoire face à Arsenal en finale de la Ligue des champons. Et la polémique sur les violences en France en marge du match. Une rencontre entre haut gradé américain et des responsables militaires cubains. La décision de Washington d’inscrire deux gangs brésiliens sur la liste des organisations terroristes. Et la passion des Ukrainiens pour un couple de cigognes (et leur portée). Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le retour triomphal des joueurs du PSG à Paris, où leurs supporters ont fêté leur victoire jusque tard cette nuit. La PSGmania déferle sur la capitale et au-delà. "Paris fête ses rois", titre ce matin Le Parisien/Aujourd’hui en France. 90 000 à 100 000 personnes rassemblées hier au Champ-de-Mars : les doubles champions d’Europe ont "accueillis comme des dieux", écrit le journal, qui salue "l’état d’esprit remarquable" et "la solidarité à toute épreuve" de cette équipe, qui a su offrir "une ode à la joie de vivre ensemble". La France célébrait aussi hier la fête des mères - d’où le jeu de mots, ce matin, à la Une de L’Equipe sur "la fête des maîtres", avec ces deux étoiles en forme de Tour Eiffel. On dit que l’appétit vient en mangeant: le journal, comme les fans, se prend déjà à rêver d’un troisième titre européen qui permettrait aux Parisiens d’égaler les Madrilènes, les seuls à avoir remporté trois Ligues des champions en ce début de 21ème siècle. En Espagne, mère-patrie de l’entraîneur Luis Henrique, El Pais salue "le prophète de Paris", "fondateur de la première dynastie footballistique de la capitale française". Une capitale à l’heure qatarie. France Info rappelle que les images du PSG au pied de la tour Eiffel "faisaient partie de l’objectif du Qatar lors du rachat du club en 2011". Un pari réussi, que The Guardian explique par le fait que "le projet de propagande du Qatar écoute enfin (sa) direction d'élite", alias Nasser El Khelaïfi et Luis Henrique, qui a sur faire du PSG 2.0, "un modèle de motivation, de concentration et de cohérence tactique, sans commune mesure avec la machine à stars qui l'a précédé". La gloire et la honte La deuxième victoire du PSG en Ligue des champions a donné lieu à des débordements. Les violences en marge de la rencontre sont largement exposées à l’étranger. La Stampa, le journal italien décrit Paris comme "une poudrière", après les violences de samedi soir et The New York Times relaie quant à lui les chiffres officiels : près des 800 arrestations, soit 32% de plus que l’année dernière. En France, ces débordements tournent au débat politique. Le Figaro oppose "la gloire" des joueurs à "la honte" de certains supporters. D’après le journal, "les fauteurs de troubles ne sont pas arrêtés ou condamnés comme il le faudrait" et celles et ceux qui dénoncent une "surmédiatisation" des violences ou une "répression" disproportionnée "inversent les rôles". L’Humanité, de son côté, accuse l’extrême-droite de "récupération", les discours sur les "racailles décérébrées" étant une manière, selon lui, "de montrer que les discours sécuritaires et discriminatoires (ont) enfin une justification". A 3000 km de Paris, dans un autre monde, pour finir cette séquence ballon rond, le reportage vidéo de l’agence Reuters, publié par La Repubblica sur l’équipe de foot de Gaza - des images tournées à Al-Mawasi, à l'ouest de Khan Younis, là où vit désormais Asaad Al-Azzabi, footballeur déplacé de Rafah, où il jouait pour l’équipe d’Al-Tajammu. Le foot envers et contre tout, malgré les destructions, le manque d'eau et les crampons usés jusqu’à la corde. Une tentative éphémère de retrouver un peu la vie d'avant. "Coup de pouce de Trump à Flavio Bolsonaro" A Cuba, un haut gradé de l'armée américaine a rencontré vendredi ses homologues cubains à la base navale de Guantánamo. The New York Times présente la rencontre comme "l’engagement militaire de plus haut niveau depuis que l'Administration Trump a commencé à intensifier la pression sur le gouvernement cubain cette année". Le journal précise que général Donovan est "le plus haut gradé militaire américain supervisant les opérations militaires en Amérique latine et dans les Caraïbes" et que son "bref échange" avec les Cubains a porté sur des questions de sécurité sur Guantánamo, où 15 prisonniers de la "guerre contre le terrorisme" sont toujours détenus. Cette visite a coïncidé avec la désignation, au même moment, par Washington, de deux groupes criminels brésiliens liés au trafic de drogue comme "organisations terroristes". Une décision présentée par Folha de Sao Paulo comme un "coup de pouce de Trump à Flavio Bolsonaro", le fils de Jair Bolsonaro, candidat à la présidentielle du mois d’octobre. D’après La Croix, après l’intervention contre Nicolas Maduro au Venezuela, "une profonde inquiétude" gagne "les cercles progressistes sud-américains qui redoutent des opérations du même type contre tout dirigeant qui ne plairait pas à la Maison-Blanche, dont Lula, figure historique de la gauche régionale depuis sa lutte contre la dictature militaire au Brésil". On termine cette revue de presse en Ukraine, où les internautes se passionnent pour un couple de cigognes. Nos confrères de France Info rapportent que des "dizaines de milliers" d’Ukrainiens suivent chaque "comme un vrai feuilleton télé" les aventures et mésaventures amoureuses d'Hrytsyk, un mâle, et d'Odar-ka, une femelle, qui ont eu le bonheur et la joie d’accueillir des tas de petits le mois dernier. Outre les joies familiales captivantes des deux bestioles, il semblerait que les Ukrainiens sont aussi sensibles au fait que les cigognes sont associées à la famille et à la terre natale. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  3. 4 days ago

    Kouamé joua... et Roland-Garros s'embrasa

    A la Une du vendredi 29 mai, l'abrogation du Code noir en France, la vague de chaleur inédite, facteur d'inégalités sociales, et Roland-Garros qui s'embrase après un deuxième tour totalement fou. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Une page de plus d’un siècle et demi s’est tournée, jeudi, en France, après l'abrogation définitive du "Code noir" du droit français. The Guardian revient sur cette anomalie de "178 ans" qui vu le texte, écrit en 1685, régissant la condition d'esclaves dans les colonies françaises, toujours présent mais plus jamais appliqué dans la législation malgré l'abolition de l'esclavage en 1848.  France Antilles salue cet acte symbolique, marqué par un vote à l'unanimité à l'Assemblée nationale, assez rare pour être souligné. Pour Le Temps, c'est la "fin d'un vestige anachronique et raciste". De l'autre côté de l'Atlantique, ce vote est aussi salué par une partie de la presse américaine, pays au lourd passé esclavagiste. Avec ce vote, la France "regarde dans le miroir de son propre passé", selon Souleymane Bachir Diagne, un philosophe sénégalais, interrogé par RFI. Il y voit l’incarnation d’un pays qui ose se regarder en face, même quand il s’agit de sa face la plus sombre. Un symbole pour certains mais pour d'autres, c'est une forme de libération. A l'image de Steevy Gustave, député écologiste de l’Essonne, ému aux larmes et auteur d’un discours fort à l’Assemblée nationale se décrivant, rappelle Libération, non pas comme un descendant d'esclaves, mais comme un "descendant d’hommes libres rendus en esclavages par la France". Esprits qui s'échauffent Cela ne vous aura pas échappé si vous habitez en Europe occidentale, il fait chaud, très chaud. Et cette canicule met un peu plus en lumière les inégalités sociales françaises. La Croix y consacre un large dossier intitulé "Canicule à tous les étages". A Lyon, la vie sous ces fortes chaleurs peut être compliquée si l'on habite un immeuble défini comme une bouilloire thermique, mal isolé et pas adapté au réchauffement climatique. A 36 ans, Chloé est en forme mais passe sa journée de repos "avachie dans son canapé" à cause de la chaleur. Un peu plus bas, Anny, 87 ans, souffre davantage dans son appartement où il fait 28 degrés. Mais pour elle, impossible de déménager faute de moyens financiers Le réchauffement climatique s’appuie sur des faits scientifiques incontestables mais malgré cela, le discours climatosceptique est toujours bien présent. Certains vont jusqu'à cibler directement des journalistes météo, rappelle Libération. Insultes, intimidations sur les réseaux sociaux, à cause, disent-ils, de leur carte trop "rouge", comprenez, indiquant trop de régions en zone canicules. Et puisqu’on est dans la bêtise, Le Parisien met en garde sur les esprits qui s’échauffent (au sens propre) quand le mercure monte. Avec la chaleur, la tolérance baisse et l'agressivité augmente et "une bousculade anodine dans le métro à 35 degrés peut vite être vue comme une agression". Vivement que ça s’arrête! Kouamé prodigieux Cette chaleur est ressentie aussi sur les terrains de tennis de Roland-Garros avec deux scénarios bien différents. A la Une de la presse italienne, comme dans le Corriere della Sera et La Stampa, s'affiche, le visage défait de l'idole du pays, Jannik Sinner, battu, à la surprise générale, au 2e tour du tournoi. "Je me suis senti mal à un moment donné", a-t-il déclaré, en conférence de presse. Si lui ne met pas en cause la chaleur parisienne, l'analyse est différente pour le New York Times. "Plus il fait chaud, et plus Sinner devient vulnérable", indique le quotidien américain, citant en exemple l'Open d'Australie connu pour ses fortes chaleurs. Avec des températures de plus en plus écrasantes, le tennis devra s'adapter pour ne pas mettre en péril la santé des joueurs. Autre coup de chaud, mais de toute autre nature. Moïse Kouamé fait la Une de L'Equipe, "Terre de feu", après sa victoire homérique, en 5 sets, au 2e tour du tournoi. Tant mieux pour la France mais attention à ne pas s’enflammer trop vite comme peut le faire la presse hexagonale. On a déjà vu des espoirs français se brûler les ailes par le passé.

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  4. 5 days ago

    Cerné par les affaires, l'Espagnol Pedro Sanchez dans la tourmente

    A la Une de la presse, ce jeudi 28 mai, le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez dans la tourmente, chaque jour un peu plus cerné par les affaires. Les menaces d’escalade de la Russie en Ukraine, et sa guerre hybride, notamment dans le domaine de la désinformation, ailleurs en Europe. L’effervescence chez les fans du PSG à l’approche de la finale de la Ligue des champions face à Arsenal. Et une bonne nouvelle pour Trump, le buffle albinos bangladais. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, Pedro Sanchez dans la tourmente. Le président du gouvernement espagnol est chaque jour un peu plus cerné par les affaires. Nouvel épisode du feuilleton judiciaire qui n’en finit plus d’éclabousser le chef du gouvernement espagnol : la perquisition, hier, du siège de son parti, le PSOE, dans une affaire de corruption présumée. D’après El Pais, les juges soupçonnent des responsables socialistes d’avoir cherché à "déstabiliser" les procédures judiciaires ciblant le parti ou le gouvernement. "La caisse du PSOE a financé l’offensive contre les juges gênants" : pour La Razon, la messe est dite. Le journal de droite dénonce "le spectacle des arrestations, des poursuites, des mises en examen, des descentes de police et des perquisitions qui ternissent chaque jour un peu plus l'honneur perdu du socialisme espagnol". Le très à droite ABC accuse, lui, Pedro Sanchez d’être le responsable de "toute la corruption". D’après le quotidien, le choix du Premier ministre de se maintenir au pouvoir "déshonore la fonction qu’il occupe", surtout depuis la mise en examen pour "trafic d’influence" de celui qui fut son  principal inspirateur", l’ancien Premier socialiste José Luis Zapatero. Face à l’opposition conservatrice qui réclame sa démission et des élections anticipées, Pedro Sanchez, cité par La Vanguardia, a de nouveau écarté, hier, ces scénarios et répété depuis le Vatican son intention d’aller au bout de son mandat, en 2027. Xenia Federova, "protégée de Vincent Bolloré" ? En France, le Quai d’Orsay a annoncé, hier, la convocation de l'ambassadeur russe, après l'appel de Moscou aux diplomates étrangers à quitter Kiev avant de nouvelles frappes sur la capitale ukrainienne. Le Figaro rappelle que "la Russie fait planer depuis plusieurs jours la menace d'une escalade pour se venger d'une frappe ukrainienne ayant tué, selon elle, 21 personnes dans un lycée en territoire ukrainien occupé". "La Russie pourrait-elle frapper plus fort ? C’est du moins ce qu’elle veut faire croire à l’Ukraine" : The New York Times relève que ces déclarations belliqueuses interviennent  alors que Moscou est bloquée sur le champ de bataille et à la table des négociations". S’agissant du champ de bataille, The Guardian cite le chiffre de la cheffe du renseignement britannique, qui évalue à un demi-million le nombre de soldats russes tués sur le front depuis le début de l’invasion en 2022. Quant aux négociations, elles sont au point mort. Les Echos font état des efforts des Européens pour trouver leur place dans d’éventuelles futures discussions et désigner "une personnalité européenne qui puisse négocier avec la Russie". La question devrait être abordée lors de la rencontre, aujourd’hui à Chypre, des ministres des Affaires étrangères de l’UE. La Russie, embourbée en Ukraine, poursuit, dans le même temps, sa guerre hybride ailleurs en Europe. Politico revient sur le parcours de Xenia Fedorova, l'ancienne présidente de la télé Russia Today France, aujourd’hui fermée. La version européenne du site américain la présente comme "un visage familier des émissions d'info" de "l'empire médiatique" de l’homme d’affaires d’extrême-droite Vincent Bolloré, "intervenant régulièrement sur CNews TV et Europe 1", "où ses commentaires pro-russes alimentent l'inquiétude à l'approche de la présidentielle". Dans un portrait publié par Le Monde, Xenia Federova est qualifiée de "protégée de Vincent Bolloré", dont "l’offensive prorusse" de sa chaîne CNews "embarrasse le sommet de l’Etat". Le "sommet de l’Etat", en l’occurrence le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a demandé, hier, des explications à la ministre de l’Agriculture pour sa participation, révélée par Le Monde, à un déjeuner où était aussi invitée Xenia Federova et un conseiller du patron du RN Jordan Bardella. D’après Libération, Annie Genevard, connue pour positionnements "catho-conservateurs", notamment contre le mariage pour tous, dément tout "soutien" à ces personnalités. Elan populaire  Un mot, également,  de l’effervescence qui gagne les supporters du PSG à l’approche de la finale de la Ligue des champions. Au-delà des fans parisiens, les champions d’Europe en titre suscitent "un élan populaire considérable", d’après L’Equipe, qui dégaine un sondage selon lequel les amateurs de foot "croient très majoritairement" à une nouvelle victoire parisienne face à Arsenal. Attention à ne pas vendre trop vite la peau de l’ours. En attendant, le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police de Paris annoncent un dispositif de sécurité maximum : 22 000 personnes mobilisées sur tout le territoire, 8 000 policiers à Paris, où tous les commerces des Champs-Elysées devront fermer leurs portes dès 17 heures, une heure avant le coup d’envoi, d’après Le Parisien/Aujourd’hui en France. On termine par une bonne nouvelle : le buffle bangladais surnommé "Donald Trump" a finalement échappé au sacrifice de l’Aïd. C’est ce qu’annonce le journal belge Le Soir : la bestiole albinos devenue la star des réseaux sociaux grâce à sa mèche blonde rappelant celle du président américain, a échappé à ce funeste destin grâce à l’intervention in extremis du gouvernement bangladais. Trump le buffle - et non le mufle - devrait rejoindre le zoo national. Son directeur annonce lui avoir réservé un abri spécial avec gardien particulier, après une petite quarantaine de deux semaines. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  5. 25 May

    Turquie : "Erdogan poursuit sa dérive autoritaire"

    À la Une de la presse ce lundi 25 mai : les (nouvelles) spéculations sur un possible accord entre les États-Unis et l'Iran ; le siège du CHP, le principal parti d'opposition, pris d'assaut hier par la police turque pour en déloger ses dirigeants ; les questions, en France, autour du programme du RN, toujours donné en tête des intentions de vote à la prochaine présidentielle, selon les sondages ; et une étude sur la faible représentation des femmes de plus de 60 ans dans les films à succès. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, les spéculations sur un possible accord entre les États-Unis et l'Iran, qui serait prêt à autoriser les navires à franchir le détroit d'Ormuz, en échange d'un assouplissement des sanctions. C'est ce qu'annoncent plusieurs médias américains, dont The Washington Post, qui fait état d'un "protocole d'accord" prolongeant le cessez-le-feu de 60 jours, "le temps que les deux parties parviennent à un accord final pour mettre fin définitivement à la guerre". The New York Times, qui cite "un haut responsable américain", parle d'un "accord de paix (qui) se rapproche" et de négociations supplémentaires "pour le conclure", notamment sur "les modalités" engageant l'Iran à "se débarrasser de son uranium hautement enrichi". The Wall Street Journal s'inquiète déjà que l'administration Trump autorise l'Iran à "se renflouer" et demande de "ne pas (lui) accorder d'allègement immédiat des sanctions", car "sauver un tel régime constituerait, selon lui, une véritable trahison non seulement des intérêts américains, mais aussi de ceux des Iraniens". Le site panarabe Middle East Eye évoque toutefois des "signes de friction" entre Téhéran et Washington sur "des éléments-clé" du "protocole d'accord", notamment sur un cessez-le-feu au Liban, en raison des pressions d'Israël, qui demande l'autorisation de pouvoir "continuer à (y) mener des opérations militaires, en réponse à ce qu'il considère comme des menaces". L'Orient-Le Jour parle d'un "accord de tous les dangers", la question du Liban pouvant, selon lui, tout faire "capoter", car Téhéran veut que le cessez-le-feu soit réellement appliqué partout, tandis qu'Israël veut conserver son "droit à se défendre". Le quotidien libanais estime que "la déclaration d'intention est, pour le moment, largement en faveur de l'Iran", mais se demande si Téhéran "sacrifiera cet avantage pour défendre coûte que coûte les intérêts du Hezbollah". Inquiétude au Liban, et inquiétude en Israël, où Jerusalem Post cite "des responsables israéliens" mettant en garde contre "un mauvais accord" ne permettant pas aux Israéliens "de répondre aux principales menaces posées par Téhéran au-delà de son programme nucléaire". En Turquie, la police a pris d'assaut, hier, à Ankara, le siège du CHP, le principal parti d'opposition, pour en déloger ses dirigeants. Daily Sabah, quotidien officiel turc anglophone, affirme que c'est Kemal Kiliçdaroglu – l'ancien leader du CHP –, qui a demandé l'expulsion de son successeur Özgür Özel, après que celui-ci a été destitué par une destitution de justice, jeudi dernier. Une décision suivie, dès le lendemain, de la fermeture, en pleine année académique, de l'université privée Bilgi d'Istanbul, présentée par Libération comme "l'emblème d'une Turquie libre et tournée vers l'Europe". Le président Erdogan est finalement revenu sur cette fermeture cette nuit, mais Libé voit dans ces décisions une poursuite du "virage autoritaire" du président turc. "Erdogan ne reculera devant rien pour se maintenir au pouvoir", prévient le Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui se demande s'il est "judicieux" que l'Allemagne continue à "courtiser" Ankara, membre de l'Otan, pour en faire "un partenaire en matière de sécurité", alors que "la Turquie se transforme de plus en plus en autocratie". "La prochaine présidentielle turque est prévue pour 2028. Beaucoup pensent qu'elle aura lieu plus tôt. Mais au moment du dépouillement, le résultat sera peut-être déjà joué, surtout après ces derniers jours", estime The Guardian. En France, la présidentielle aura lieu l'année prochaine et le Rassemblement national (RN) est toujours donné en tête des intentions de vote, selon les sondages. L'ex-FN assure même que son programme est déjà prêt, malgré l'incertitude sur le sort judiciaire de sa cheffe de file, Marine Le Pen, qui devrait être fixée le 7 juillet, date de la décision de la cour d'appel. En attendant, Le Parisien/Aujourd'hui en France fait un tour d'horizon des sujets sur lesquels Marine Le Pen et Jordan Bardella expriment des "sensibilités" différentes, comme on dit pudiquement au RN. Il y en a pas mal : les retraites, le pouvoir d'achat, le budget ou encore la politique sociale, sur laquelle Marine Le Pen dit que le mot "assistanat" "ne fait pas partie de (son) vocabulaire", alors que Jordan Bardella l'emploie fréquemment. À quoi ressemblerait une éventuelle présidence RN ? Dans les Pyrénées orientales, les victoires, aux municipales, d'un candidat RN, à Rivesaltes et d'un autre aux convictions pétainistes à Elne, donnent un aperçu de la façon dont l'extrême-droite aborde l'Histoire. À lire avec une enquête du Monde sur les attaques de ces municipalités d'extrême-droite contre plusieurs sites mémoriels, dans une région marquée notamment par l'arrivée des rapatriés d'Algérie – une page de l'Histoire sur laquelle le parti de feu Jean-Marie Le Pen a toujours construit son implantation locale et cherché à la récupérer, en cultivant "la nostalgie de l'Algérie française, ciment mémoriel". Un mot, pour terminer, d'une étude édifiante relayée par la presse britannique. Si vous rêvez de faire carrière à Hollywood, sachez que les statistiques montrent qu'il vaut mieux que vous soyez un homme prénommé Chris – ou même un animal qui parle – plutôt qu'une femme de plus de 60 ans. C'est la conclusion d'une campagne appelée "Âge sans limites", qui a constaté que sur les 100 films ayant réalisé les plus gros succès au box-office ces trois dernières années, seulement cinq ont mis en vedette une femme de plus de 60 ans, selon The Times. Cinq films, c'est un de moins que ceux mettant en scène un acteur nommé Chris (Chris Pratt dans Les Gardiens de la Galaxie ou Chris Pine dans Donjons et Dragons : L'Honneur des voleurs). C'est aussi quatre fois moins de films que de longs métrages donnant la vedette à un animal parlant : Dogman, Kung Fu Panda 4 ou encore Paddington au Pérou. Citée par The Guardian, l'actrice britannique Emma Thompson, 67 ans, a commenté cette enquête : "Les femmes représentent la moitié de la population et nous vieillissons. Alors, où sont les histoires qui nous concernent ? Plus nous vieillissons, plus nous sommes intéressantes : nous sommes captivantes, attachantes et il est grand temps que nous passions au premier plan. Les femmes âgées existent déjà dans le monde, le cinéma doit simplement s'adapter". Et pas seulement le cinéma. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  6. 22 May

    "Enhanced Games" à Las Vegas : controverse sur ces jeux pour athlètes dopés

    A la une de la presse ce vendredi : des jeux pas très propres, une controverse mondiale et des cafards populaires Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Peut-on parler de sport quand les athlètes sont ouvertement dopés ? C’est la question posée par The Guardian ce matin. Le quotidien britannique évoque les "Enhanced games", les jeux améliorés. Cet évènement à l’allure de compétition se tiendra ce dimanche à Las Vegas et ne verra concourir que des athlètes ouvertement dopés. Derrière cet événement, on retrouve un milliardaire. Le quotidien britannique l’a interrogé. Il s’appelle Christian Aggermayer et il l’affirme : "Ces jeux dopés, c’est l’avenir, nous sommes du bon côté de l’histoire". Certains, même pris la main dans le sac pour dopage, ont refusé de participer. C’est le cas d’Alex Wilson, athlète suisse suspendu 10 ans pour dopage. Il a été approché par cette organisation, nous dit Blick et il a refusé. La raison est claire selon lui : "Je ne veux pas mourir à 50 ans d’une crise cardiaque".  Itamar Ben Gvir, "semeur de haine professionnel" Après l’expulsion des militants de la flottille pour Gaza par Israël, The Guardian dénonce ce matin les conditions humiliantes et brutales de leur détention. Le journal publie cette photo des activistes à leur descente de l’avion en Turquie, où ils ont atterri après leur départ. Les images de leur traitement en détention, les coups, insultes et menaces sous les yeux d’un ministre de la Sécurité nationale ont choqué à travers le monde. El Pais donne, de son côté, la parole à l’avocat de ces militants. Ce dernier affirme que certains ont dû être hospitalisé pour des fractures et des blessures internes. Beaucoup ont été emmené à l’hôpital en Turquie dès leur arrivée, nous dit le quotidien avec des marques de coups visibles notamment sur le dos. Un traitement qui a provoqué un tollé aussi en Israël, rappelle le Figaro ce matin. Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a qualifié ce spectacle de "honteux"  Libération nous parle du responsable de ce traitement : Itamar Ben Gvir. "Un semeur de haine professionnel" pour le titre. Pourtant originaire d'une famille plutôt laïque d’origine kurde, c’est la première Intifada en 1987 qui le pousse à l’engagement radical à droite de l'actuel ministre de la Sécurité intérieure. Enfin, The Telegraph nous parle d'un parti politique surprenant qui a vu le jour en Inde : le Parti des cafards. Une création satirique en réponse aux propos du ministre en chef de la Justice qui a qualifié les jeunes sans emploi de "cafards". Et bien le Parti du peuple cafard est devenu une vraie formation. Ses créateurs voulaient ainsi dénoncer les conditions de vies des jeunes Indiens. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  7. 21 May

    Itamar Ben Gvir et "la honte d'Israël"

    A la Une de la presse, ce jeudi 21 mai, le tollé provoqué par la publication d’une vidéo humiliante, par un ministre d’extrême droite israélien, de militants de la flottille pour Gaza détenus. La condamnation, en France, de six jeunes pour un projet de départ collectif vers le Mozambique, en proie à une insurrection djihadiste. Le tsunami des plaintes pour violences sexuelles déposées contre Patrick Bruel, et les réactions très tranchées qu’elles suscitent. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le tollé provoqué par la publication d’une vidéo humiliante, par le ministre d’extrême droite israélien Itamar Ben Gvir, de militants de la dernière flottille pour Gaza, après leur interception. "La honte d’Israël", titre ce matin La Repubblica, en Italie, où l’indignation est particulièrement vive. Dans une tribune titrée "Se questo è un ministro"( Si c’est un ministre) - en référence au grand livre de Primo Lévi  "Si c’est un homme", le quotidien exprime sa colère à l’égard d’Itamar Ben Gvir : "Dites-moi s'il est réellement un représentant digne et civilisé d'Israël, la seule démocratie du Moyen-Orient ou s'il est plutôt celui qui la détruit aux yeux du monde?". Itamar Ben Gvir, le ministre qui vient de déclencher "une crise" entre Israël et l’Italie :  La Stampa indique que les magistrats italiens ont ouvert une enquête pour "torture, enlèvement, destruction de biens et vol" présumés et envoyé, dans la foulée, une commission rogatoire en Israël. Pour Il Fatto Quotidiano, "ce nouvel acte de piraterie du gouvernement israélien n'a rien de surprenant", tant "il viole toutes les règles et conventions", l’arrestation des militants internationaux étant qualifié de "moindre mal" du programme de Benyamin Netanyahou, "qui a exterminé, en 33 mois 75 000 Gazaouis et des milliers de Libanais". "Normes de l'Israël d'aujourd'hui" Le Figaro fait état du "recadrage" public de Netanyahou vis-à-vis de son ministre, "Une initiative rare contre un partenaire essentiel de sa coalition". Le journal évoque une séquence "qui lance la campagne pour les législatives" et "illustre la stratégie de provocation permanente" d’Itamar Ben Gvir, un "repris de justice" condamné pour "incitation à la haine" et "soutien à une organisation terroriste". "Malgré ses outrances, observe Le Figaro, Ben Gvir demeure l’un des responsables politiques les plus populaires à droite", qui "entend imposer ses thèmes, son vocabulaire et ses images", "au risque d’isoler un peu plus Israël sur la scène internationale". Les provocations de Ben Gvir sont accueillies dans un silence assourdissant par la presse israélienne, qui se contente dans l'ensemble de faire état de l’indignation internationale, à l’exception habituelle du journal Haaretz. Le journal de gauche demande aux "ministres menteurs d’Israël de laisser les flottilles tranquilles". "Ben-Gvir est peut-être plus grossier que d'autres, mais son comportement est conforme aux normes de l'Israël d'aujourd'hui, regrette le journal. Les violences et les humiliations infligées constituent une honte impossible à dissimuler. Un État démocratique ne torture pas et n'humilie pas ses détenus". Deal Très loin de l’attention médiatique, la Sierra Leone a accueilli hier, pour la première fois, des migrants renvoyés par les Etats-Unis. La Croix rapporte que 25 ressortissants d’Afrique de l’Ouest sont arrivés à Freetown, après que le gouvernement sierra-léonais a signé, il y a moins d’une semaine un accord acceptant d’accueillir jusqu’à 300 migrants d’Afrique de l’Ouest chaque année - un "deal" semblable à ceux déjà signés par plusieurs pays africains, dont la Guinée équatoriale, le Soudan du Sud, l’Ouganda et le Rwanda. Des expulsions qualifiées par une prof de droit public de "sous-traitance d’une violation du droit international". En France, six jeunes ont été condamnés entre mars et avril pour un projet de départ collectif vers le Mozambique, en proie à une insurrection djihadiste depuis 2017. Le Monde raconte que ces jeunes gens, condamnés à des peines de 2 à 10 ans de prison avaient cherché à se rendre à Cabo Delgado, une province du nord du pays, pour rejoindre les rangs du groupe Chabab, affilié à l’organisation Etat islamique. Un projet présenté comme "un cas unique en France" mais qui témoigne, d’après Le Monde, de "l’importance croissante des contenus liés au Mozambique dans la propagande de l’organisation", qui en a fait un "pays stratégique pour son rayonnement sur le continent africain". Tsunami de plaintes contre Bruel La justice française, auprès de laquelle au moins 12 plaintes pour violences sexuelles présumées ont été déposées contre le chanteur Patrick Bruel. Mediapart, le site à l’origine de toutes ces révélations, affirme que le parquet de Nanterre, qui doit centraliser toutes les plaintes, avait déjà reçu neuf témoignages de violences sexuelles présumées en 2019, mais qu’il avait classé tout cela "faute de preuves". Le Soir évoque des accusations portées par "une trentaine de femmes" au total en France, mais aussi au Canada et en Belgique, où l’une d’elles, Karine Viseur, a porté plainte et livré, hier, son témoignage. Elle décrit une agression aussi brutale que rapide, alors qu’elle était attachée de presse en 2010. Ce tsunami de plaintes et de révélations provoque des réactions très tranchées. Tout comme le maire de Paris, le bourgmestre de Forest, en Belgique, donc, demande à Patrick Bruel de renoncer à son concert prévu en octobre prochain, "le temps de laisser agir la justice". Le Huffington Post cite  des fans disant avoir déjà acheté leur billet mais décidées, désormais, à les "brûler". Selon Le Parisien/Aujourd’hui en France, l’artiste de 67 ans continue malgré tout de "remplir" le théâtre parisien où il se produit actuellement. Interrogée par le journal, Marie-Claude estime, elle, que certaines victimes présumées "sont en mal de notoriété et se disent qu’elles peuvent en profiter". Un couple raconte "ne pas s’être posé la question d’annuler", parce que Patrick Bruel "reste un grand artiste". Le Parisien/Aujourd’hui en France publie aussi les témoignages de victimes de violences sexuelles, en expliquant pourquoi beaucoup d’entre elles attendent parfois longtemps avant de raconter les violences du passé - car elles ont subi un phénomène de "dissociation traumatique", un processus déclenché par le cerveau dans les situations de stress extrêmes, qui aide la victime à survivre à l’agression, en étant là sans l’être vraiment. Claire, violée à 13 ans par un voisin a mis des années à pouvoir raconter ce qui lui était arrivé, parce que "témoigner, dit-elle, c’est aussi revivre cette violence. C’est accepter que les faits ont réellement existé". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  8. 20 May

    En RD Congo, la "course contre la montre" face au virus Ebola

    À la une de la presse, mercredi 20 mai, l’alerte de l’OMS sur "l’ampleur et la rapidité" de l’épidémie d’Ebola en RD Congo, où plus de 130 décès sont suspectés, et la course contre la montre sur le terrain. La coopération controversée de l’Italie appuyée par l’UE, avec les autorités libyennes et tunisiennes pour lutter contre l’immigration. Une déclaration, en France, sur l’âge minimum au baccalauréat. L’importance des tables de multiplication. Et un renard amateur de pétanque. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, l’alerte de l’Organisation mondiale de la santé sur "l’ampleur et la rapidité" de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RD Congo, où plus de 130 décès sont suspectés. Un "branle-bas de combat", une course contre la montre : contactées par La Croix, les ONG sur le terrain se préparent à affronter "Bundibugyo", la souche encore mal connue du virus à l’origine de cette nouvelle flambée. Selon ces soignants, l’urgence immédiate est de "mettre l’accent sur la mobilisation communautaire" et de "sensibiliser" aux gestes barrières. Des gestes pour sauver des vies en attendant l’arrivée des renforts et d’un éventuel vaccin. D’après le quotidien britannique The Guardian, l’urgence de la situation conduit l’OMS à envisager la possibilité d'utiliser "des vaccins ou des médicaments encore expérimentaux". Dans un entretien accordé au journal suisse Le Temps, le virologue Jean-Jacques Muyembe, qui avait codécouvert Ebola en 1976, prévient que la lutte "va demander des efforts énormes" et met l’accent, notamment, sur la nécessité de "sécuriser les cérémonies funéraires", car "si les soignants tombent malades, les gens vont fuir l’hôpital". Le Temps publie un dessin de Chappatte sur l’inégalité de l’accès aux soins entre les Occidentaux et les Africains : "En Occident, ils ont droit à des épidémies en croisière de luxe", commente un Africain, dans une allusion à l’épidémie d’hantavirus sur le navire Hondius. À voir aussiRD Congo : l'OMS alerte sur "l'ampleur" de l'épidémie d'Ebola La presse internationale appelle à la mobilisation générale. Pour The Financial Times, qui s’inquiète de "l’impréparation mondiale" face aux futures pandémies, cette nouvelle épidémie d’Ebola "souligne la menace des zoonoses, ces maladies transmissibles de l'animal à l'homme", un risque "multiplié" par "la déforestation, l'empiètement humain et le changement climatique", lui-même aggravé par l’affaiblissement de l’OMS après le retrait des États-Unis et de l’Argentine. Le Pays évoque "la nécessité pour tous les pays, notamment africains, de disposer de plans de riposte", "car les épidémies ne préviennent pas", et la nécessité de ne "surtout pas réagir au cas par cas". Le journal burkinabé, qui évoque lui aussi le problème du retrait américain de l’OMS, observe que "la RD Congo dispose de terres rares très convoitées par les États-Unis, (et qu’) il n’est pas exclu qu’ils changent leur fusil d’épaule en volant au secours" de la RD Congo. Interrogé sur le sujet, le secrétaire d’État Marco Rubio cité par Le Soir belge, déclare que l’OMS a "un peu tardé" à identifier l’actuelle épidémie d’Ebola et annonce le déblocage de 13 millions de dollars pour des opérations "d’intervention immédiate" et l’ouverture d’environ 50 cliniques. À lire aussiRD Congo : l'inquiétante propagation d'une souche rare du virus Ebola, sans vaccin ni traitement L’Afrique, où le gouvernement italien, soutenu par l’Union européenne finance, équipe et entraîne les garde-côtes libyens et tunisiens, malgré leurs exactions. Le Monde décrit "une collaboration sans état d’âme pour bloquer les migrants" tentant de gagner l’Europe, une collaboration qui s’est "intensifiée" depuis l’arrivée au pouvoir de Giorgia Meloni, d’après le journal. Le Monde fait état de liens étroits et parfois "opaques" avec les acteurs libyens, responsables d’interceptions en Méditerranée "brutales" et "potentiellement contraires au droit international". Des liens resserrés aussi avec la Tunisie, "où les exactions contre les migrants subsahariens" sont fréquentes, surtout depuis que le président Kaïs Saïed "a développé un discours inspiré du "grand remplacement", cher à la famille politique de Giorgia Meloni", et qui a conduit à l’augmentation des tentatives de partir vers l’Europe". Pour clore cette page Afrique, un coup d’œil au Soir. Le journal belge annonce que les descendants de Patrice Lumumba vont déposer une plainte contre l’État belge pour son rôle présumé dans l’assassinat l’ancien Premier ministre congolais, après le décès, en début de semaine, de l’ancien diplomate Etienne Davignon. Il était le dernier responsable à pouvoir répondre d’une possible responsabilité individuelle dans ce dossier. En France, le ministre de l’Éducation nationale se dit favorable à un âge minimum au baccalauréat. Alors que le plus jeune candidat au bac 2026 a moins de 10 ans, Edouard Geffray dit vouloir "éviter que des enfants soient préparés de manière intensive à un examen" ne correspondant pas à leur "niveau de maturité". Quand on a moins de 10 ans, savoir lire, écrire et compter, c’est déjà pas mal. À ce propos, savez-vous combien font 9 x 6 ? (54). Selon The Times, qui cite une étude sur le sujet, il apparaît que c’est la multiplication la plus susceptible de piéger les personnes interrogées, la plus facile étant 11 x 8, comme le montre un tableau sur le degré de difficulté des tables de multiplication – à savoir par cœur, bien sûr, car le fait de pouvoir répondre automatiquement réduit "la charge cognitive", comme disent les chercheurs, pour aborder ensuite des maths plus complexes. En Premier League Manchester City a concédé mathématiquement le titre de champion à Arsenal, en faisant match nul, mardi soir face à Bornemouth. La joie des "Gunners" fait bien sûr la Une de toute la presse sportive outre-Manche. "Ils sont partis et ils l’ont fait", salue The Daily Mirror, en rappelant que cela faisait 22 ans qu’Arsenal n’avait pas décroché le titre. À lire aussiPremier League : Arsenal sacré champion d'Angleterre pour la première fois depuis 2004 Lui, préfère visiblement la pétanque. Un mot, pour terminer, du vol pas ordinaire raconté par nos confrères de France Info. Un renard est accusé d’avoir volé 19 boules de pétanque pour une valeur totale estimée de 900 euros. La bestiole a été prise en flagrant délit par une caméra de surveillance. Un renard qui préfère les boules aux poules, l'histoire ne dit pas, en revanche, s'il tire ou s'il pointe. Ni s'il a volé aussi le cochonnet. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

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