Après l’affaire Lyhanna en juillet 2026 et les nombreux manquements judiciaires et institutionnels qu’elle a mis en lumière, la pression a été mise sur le gouvernement afin de proposer des actions concrètes pour mieux protéger les femmes et les enfants. Ainsi, début octobre, l’Assemblée nationale française va examiner la « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles, après des semaines de mobilisation de plusieurs centaines de femmes et militantes féministes, devant le ministère de la Justice, pour marquer leur détermination. Cette proposition de loi, soutenue à 240 députés, s’appuie sur les recommandations faites par des associations féministes et de défense des droits des enfants. Le 14 septembre 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis de consacrer un milliard et demi d'euros à la lutte contre les VVS dans le budget 2027. Détection des victimes, lutte contre les violences en ligne et dans le monde du travail, formation des professionnels de santé, renforcement de la réponse pénale... La loi est-elle essentielle à la protection de la santé des femmes ? Comment les États peuvent-ils mieux protéger leurs citoyennes ? Comment une évolution des Lois peut-elle améliorer le bien-être des femmes et des enfants, protéger leur santé mentale et physique? Au travers d'illustrations en France, en Côte d’Ivoire et en Espagne, nos invitées, au féminin pluriel, nous font comprendre comment ces changements, dans la loi, qui peuvent améliorer la santé des femmes. Ce sujet est directement en prise avec l'actualité. En France, l'indignation liée à l’affaire Lyhanna au printemps 2026 (du nom d’une petite fille de 11 ans, enlevée, violée et assassinée par un homme qui faisait l’objet de plusieurs plaintes et signalements pour violences sexuelles sur mineures, dans le sud-ouest du pays), a débouché sur une volonté de réforme qui porte un nom : la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, née de cette mobilisation, arrive devant les députés ce 1er octobre. Le drame frappant cette enfant et sa famille a constitué un nouvel élément révélateur des dysfonctionnements de la justice française ; une forme d'échec systémique qui traduit des défaillances structurelles et appelle des changements de fond. La semaine dernière, la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, issue du travail de la coalition féministe et enfantiste a été adoptée en commission des lois à l'Assemblée nationale : 69 articles, une construction transpartisane qui vise à renforcer l’écoute, la protection, la réparation. Ce texte est à l'image de celui qui existe déjà depuis plus de 20 ans en Espagne, et qui a permis de faire reculer sensiblement le nombre des féminicides, comme d'améliorer les prises en charge des victimes et les poursuites contre les auteurs. Avec : Dr Ghada Hatem, gynécologue-obstétricienne, Présidente de Maisons des femmes/Restart Bénédicte Joan, membre du Conseil d’Administration de l'association Stop au Chat Noir en Côte d’Ivoire, association afro féministe qui possède un refuge pour femmes et filles survivantes de Violences Sexistes et Sexuelles Anne-Cécile Mailfert, présidente fondatrice de la Fondation des femmes Diane Cambon, correspondante de RFI à Madrid. Reportage de Thalie Mpouho. ► En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview du Dr Marie-Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l’épidémie à l’Organisation mondiale de la santé, médecin épidémiologiste spécialiste en santé globale, santé communautaire et familiale. Programmation musicale : ► Adekunle Gold – One woman ► Ibeyi – Hurry Hurry.