De vive(s) voix

Une émission consacrée à la langue française dans le monde et aux cultures orales. Un rendez-vous quotidien du lundi au jeudi, pour rendre plus vivant notre rapport à la langue, et être la vitrine des initiatives en faveur de la francophonie. Une émission consacrée à la langue écrite qui vit, s’adapte, se développe. Mais aussi une émission où la langue parlée, blablatée, tchatchée, déclamée et murmurée aura toute sa place. En compagnie d’historiens, linguistes, traducteurs, artistes… ce nouveau rendez-vous sur RFI sera aussi celui de l’oralité : ce qui est émis, qui est énoncé de vive voix. Théâtre, slam, poésie sonore, contes, traditions orales… Émission présentée par Pascal Paradou, en collaboration avec Cécile Lavolot. Réalisation : Laura Pinto. Et en podcast sur www.rfi.fr. *** Diffusions du lundi au jeudi : à 13h30 TU vers toutes cibles ; 18h30 vers l'Afrique lusophone ; à 22h30 vers l'Afrique haoussa ; du lundi au jeudi à 23h30 vers Malabo/Bata. Le vendredi à 23h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. Et le dimanche à 15h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. (Heure de Paris = TU + 2 en grille d'été).

  1. 7H AGO

    Festival aux quatre coins du mot, Sonia Chiambretto : une littérature de la rencontre

    La neuvième édition du Festival Aux Quatre coins du mot s’articule autour du thème « Paroles données » et rend hommage au recueil Paroles de Jacques Prévert, publié il y a 80 ans. Se glisser sous une yourte pour une demi-heure de lecture, participer à un atelier de chansons, assister à une pièce de théâtre sur les jurons, à une lecture dans un cloître ou à une conversation autour de l’œuvre : chaque année, au week-end de l'Ascension, la ville de La Charité-sur-Loire célèbre le mot sous toutes ses formes.  Un festival axé sur le partage et l'accueil  Créé en 2005 à La Charité-sur-Loire, le Festival du Mot s'est installé en 2014 au cœur du prieuré de la cathédrale du XIᵉ siècle, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. En 2019, il prend une nouvelle dimension et devient Le Festival Aux Quatre coins du mot, un événement résolument tourné vers « le partage, la bienveillance et l’accueil », comme le souligne Philippe Lemoine, son directeur.  Pour cette nouvelle édition, le festival célèbre les 80 ans de Paroles, le célèbre recueil de poésie en vers libres de Jacques Prévert, dont l’esprit libre et populaire continue d’inspirer. Sonia Chiambretto : des mots pour les oubliées  Sonia Chiambretto, poète et autrice invitée d’honneur du festival, explore à travers ses œuvres Peines mineures ou Supervision — publiées aux éditions de l’Arche — des récits marqués par l’histoire et la singularité des voix oubliées. "La poésie, c’est vraiment l’endroit de la recherche, il y a beaucoup de choses qui arrivent dans la langue, des petites révolutions, comme avec l’écriture inclusive. La langue porte quelque chose de très fort"    Peines mineures, texte de commande, plonge dans les archives des jeunes filles élevées au sein de la Congrégation religieuse fondée en 1835 et dont les méthodes d’éducation ont peu évolué. Mise en scène par Marcial Di Fonzo Bo avec Inès Quaireau, cette œuvre allie dimension documentaire et écriture poétique, où Sonia Chiambretto travaille « au son, à l’oreille » et « organise les silences », s’appuyant sur des archives des années 1950 à 1970. Pour elle, « il n’y a pas de gens ordinaires, chaque personne a une singularité ».     Invités :    Sonia Chiambretto, poète et autrice, invitée d'honneur du festival. Ses textes, Peines mineures, et Supervision sont oubliés aux éditions de l'Arche.    Avec également le reportage sur le groupe « Les fouteurs de joie », un collectif de cinq artistes, auteur, comédiens et interprètes de chansons qu'ils mettent en scène. Nos courses folles.   Programmation musicale : Les artistes « Les fouteurs de joie » avec le titre Tardivement.

    29 min
  2. 4D AGO

    «Des hommes endormis», une pièce sur les relations de couple mise en scène par Ludovic Lagarde

    Le metteur en scène Ludovic Lagarde met en scène le texte du dramaturge Martin Crimp Des hommes endormis. Une pièce à voir à l'Athénée jusqu'au 24 mai.  Amour, boulot, pouvoir, désir : deux couples tâtonnent, tentent de faire le point, pour se dire… ou ne pas se dire des choses, le temps d’une nuit, une nuit propice à la parole et à la divagation.  Le texte de Crimp est fait de conversations, un peu hachées, un peu fragmentaires, où l'exploration du thème de la violence n'est jamais loin. La pièce démarre à deux heures du matin : Paul, qui crée de la danse, et Julia, critique d'art contemporain. Ce couple de quinquagénaires sans enfants mais qui a réussi socialement s'interroge sur son avenir quand surviennent Joséphine – assistante de Julia – et Tilman, jeune couple, futurs parents, invités par Julia. Invités : Ludovic Lagarde, metteur en scène. Il a mis en scène de nombreux auteurs du répertoire – Shakespeare, Tchékhov, Brecht –, mais aussi des auteurs plus contemporains tels que Samuel Beckett, Harold Pinter, Sarah Kane ou encore Olivier Cadiot avec lequel il a beaucoup collaboré. Il met en scène Des hommes endormis.  Laurent Poitrenaux, comédien. Il travaille avec Ludovic Lagarde depuis près de 40 ans. Il joue le rôle de Paul dans la pièce.  Le texte Des hommes endormis a été écrit par Martin Crimp, un auteur britannnique contemporain né en 1956. Dans ses textes, il aborde, avec un humour grinçant, la question de la violence. Il est l’un des auteurs de théâtre vivants parmi les plus importants. La pièce Des hommes endormis a été créé en 2018 pour la troupe du Deutsche Schauspielhaus à Hambourg. Le texte a été traduit en français par Alice Zeniter, qui a consacré sa thèse à l'auteur britannique et publié aux éditions de l'Arche.  À voir au Théâtre de l'Athénée-Louis Jouvet jusqu'au 24 mai.  Programmation musicale : L'artiste Ofé et son titre Je sais que tu m'aimes.

    29 min
  3. 6D AGO

    «Musiques en héritages» de Ludmilla Dabo : comment la musique transmet-elle nos racines?

    Ludmilla Dabo présente son nouveau spectacle Musiques en héritage, au Théâtre de la Tempête : une création au carrefour du récit et du concert où chacun raconte sa famille, en chansons. Sur scène, six artistes, comédiennes, musiciens, à l’invitation de Ludmilla Dabo pour parler de leurs musiques préférées ou, plus précisément, raconter les mélodies de l’enfance, les premières chansons entendues ou chantées. «Musiques en héritage» est le nouveau spectacle de Ludmilla Dabo qui a toujours mis la musique au cœur de ses projets depuis une quinzaine d’années. Reprise, featuring, remix… un spectacle collaboratif Parce que la musique est faite pour être partagée, Ludmilla Dabo s’associe à cinq autres artistes (Anthony Capelli, Louis Jeffroy, Kaloune, Gilles Normand et Élise Vigier), qui l’accompagnent et se dévoilent au fil d’une soirée aux airs de veillée autour d’un feu de camp. Elle souligne d’ailleurs un travail mené « en toute collectivité ». En invoquant les sons qui ont bercé leur enfance, ils renouent avec leurs parents, entretiennent le souvenir des proches qui les ont quittés. En quelques révolutions du tourne-disque, le tour est joué ; on peut remonter le temps. Ludmilla Dabo évoque sa mère et ses tantes qui pouvaient danser sur du James Brown et retrouver leurs vingt ans. Pas de nostalgie pour autant : en reprenant les titres que d’autres leur ont fait découvrir, les six interprètes se les réapproprient. Un héritage à partager La musique, c’est le temps qui passe. Les mélodies, comme les années, se suivent sans se ressembler. Louis transmet un air traditionnel breton à ses collaborateurs, air qui lui vient de son grand-père, Kaloune choisit de mettre à l’honneur le maloya et chante en créole réunionnais. Ludmilla Dabo rappelle que le maloya fait aussi partie de notre patrimoine en tant que français, qu’il est la « mémoire d’un territoire » et qu’il fait partie de la musique qu’on reçoit en héritage. Selon la formule employée par Ludmilla Dabo, la musique trace « un chemin », jalonne un parcours individuel ; et souvent, ces chemins se rencontrent. Comme lorsque Gilles Normand, le guitariste, révèle au reste du groupe qu’il a été membre des Poppys quand il était petit garçon. En guise de réponse, la troupe entonne Non, non rien n’a changé, et le public aussi s’y met : la salle se lève, chante, danse, applaudit. La musique nous relie les uns aux autres. Un objectif que Ludmilla Dabo cite dans le programme du spectacle : nous permettre d’« être de concert ensemble ». De mère camerounaise, elle ne parle pas le bassa, mais elle peut le chanter. C’est justement avec un cantique en bassa qu’elle a appris des femmes de sa famille qu’elle commence chaque représentation. Pas de barrière de la langue : tout ce qui peut se dire en musique se passe de traduction. Diplômée du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris (CNSAD) en 2010, c’est autour d’elle que David Lescot crée son Portrait de Ludmilla en Nina Simone, un portrait musical où la comédienne revient sur la vie d’une icône du blues. Elle remporte dans ce rôle le prix du Syndicat de la Critique en tant que comédienne de l'année 2021. Elle monte son premier spectacle My Body is a Cage en septembre 2021. Elle écrit, met en scène et joue dans une proposition pour l'événement Vive le Sujet du Festival d’Avignon 2022. Elle est artiste associée à La Comédie de Caen – CDN de Normandie.   Invitée : Ludmilla Dabo,  comédienne, chanteuse et metteuse en scène française. Son spectacle « Musiques en héritages » est à voir au Théâtre de la Tempête jusqu'au 24 mai 2026. Programmation musicale : l'artiste Aya Nakamura avec le titre Sexy nana.

    29 min
  4. MAY 7

    «Ici sont les dragons», Ariane Mnouchkine raconte la montée des totalitarismes

    Dans cette nouvelle création, «Ici sont les dragons», la metteuse en scène Ariane Mnouchkine, raconte en deux époques la montée des totalitarismes.  Dans la première partie, 1917 : la victoire était entre nos mains, la metteuse en scène et ses comédiens remontent le fil de l’Histoire jusqu’à la révolution russe de 1917.  La première époque met en scène Lénine, Trotski et Staline et dévoile la manière dont une révolution peut être confisquée à un peuple par quelques hommes, tandis que la deuxième période couvre les années 1918-1933 et la montée du nazisme jusqu'à l'arrivée d'Hitler au pouvoir et se nomme «Choc et mensonges» : un titre emprunté à Goebbels, ministre de Propagande d'Hitler...  Une fresque historique en deux époques  L'histoire débute à la fin de l'année 1916: trois femmes de noir vêtues, portant une lanterne s’avance sur scène et nous disent... «et souviens-toi, tout commence toujours par une guerre...».  Mais il faut revenir à la toute première image projetée en fond de scène : une vidéo de Vladimir Poutine, face à laquelle le personnage de Cornélia le somme de se taire… Pour la metteuse en scène, l'invasion de l'Ukraine le 24 février 2022 a été le déclencheur de cette nouvelle création «Ça a été un tel choc. Comment est-ce possible qu'aujourd'hui un pays en Europe puisse en envahir un autre ? Comment arrive-t-on de cette Révolution à Poutine avec cette inguérissable impérialisme ?»  "Tout ce que les personnages disent, ils l'ont soit dit, soit écrit"   Une force d'incarnation dans la mise en scène  L’une des surprises tient au traitement des voix : la plupart sont enregistrées, le spectateur n’entend donc pas la voix du comédien. On entend une voix, on voit un autre corps… Cela est lié à la présence de plusieurs langues étrangères dans le spectacle : «On a essayé de faire le spectacle en français, mais cela faisait bizarre de voir Lénine parler en français ! On perdait l'époque, l'étrangeté, l'historicité».  Tous les comédiens portent des masques ou des demi-masques qui les font ressembler aux personnages mais cela ne tient pas seulement à la passion qu’Ariane Mnouchkine voue aux masques «C'est un outil extraordinaire pour l'acteur. Pour qu'on croit que Lénine est en scène, il fallait le masque, autrement, ça aurait été un acteur qui essaye de ressembler à Lénine. Ici c'est l'incarnation qui rentre en scène et sorte de l'oubli».   Pour Ariane Mnouchkine, le spectacle est une alerte, il parle d'aujourd'hui. «Un spectacle peut et doit parfois être un tocsin. Pas un glas, mais un tocsin. Le tocsin réveille, le glas annonce la fin, la mort. Les dragons, ce sont des tocsins». Invitée :  Ariane Mnouchkine (née en 1939) est une metteuse en scène française majeure, fondatrice du Théâtre du Soleil en 1964. Sa troupe s'installe à la Cartoucherie de Vincennes en 1970. Elle a créé un théâtre collectif, engagé et populaire, mêlant travail d’ensemble, recherche esthétique (influences orientales, masque, clown, commedia dell’arte) et réflexion politique : créant des «théâtres-mondes».   Elle a signé des mises en scène marquantes de classiques (Molière, Shakespeare, Eschyle) et de créations contemporaines, et a aussi réalisé pour le cinéma, notamment « Molière » (1978).  Ici sont les dragons : à voir au Théâtre du Soleil jusqu'au 31 mai 2026.

    29 min
  5. MAY 5

    «Né sur des pissenlits» du dramaturge Jocelyn Danga, un premier roman sur l'immigration

    Pour ce premier roman, le dramaturge congolais Jocelyn Danga utilise le parler cru de Kinshasa pour nous raconter l’histoire de Muntu, un professeur de lycée désabusé qui va partir à Metz...  Il s’appelle Muntu. En langue bantoue, cela veut dire « homme » ou « humain ». Et le roman de Jocelyn Danga est fait de ses attentes, de ses désirs, de ses fantasmes, de ses colères et son amour pour Moro, la mère. Il partage le quotidien de millions de Congolais ou du moins de Kinois, qui ont fait de la débrouille un art : « Se débrouiller ou mourir, ce devrait être le slogan de Kinshasa ». Il va donc partir, en France, avec un plan foireux mais légalement après s'être fait virer de son poste d'enseignant après avoir abusé d'alcool.  La premère partie du roman se passe à Kinshasa. L'auteur raconte avec des mots assez durs, le quotidien de Kinshasa avec ses bruits, ses odeurs mais aussi avec sa géographie de la ville avec ses noms de rues, de boulevards et ses spécialités.  Il critique également le système scolaire miné par la corruption avec des élèves qui « ont un creux béant dans le crâne ». Jocelyn Danga explique « qu'on sacrifie la jeunesse, avec la corruption ».    Invité :   Jocelyn Danga, est un poète et dramaturge congolais de Kinshasa. En 2024, il a écrit une dizaine de pièces dont deux sont éditées Un oiseau à l’aube (éditions Passage(s) et Cette lettre que je t’écrirai peut-être jamais (éditions Nzoï).  En 2024, sa pièce « Ne t'étonne pas si ma lettre sent le sel » est lue dans le cadre du cycle « Ça va, ça va le monde ! » au Festival d'Avignon. Une pièce qui abordait déjà le thème de l'immigration.  Né sur des pissenlits, publié aux éditions Elyzad, est son premier roman. Il vit à Chambéry depuis plusieurs années.    À écouter aussiJocelyn Danga Motty (République démocratique du Congo): «Ne t'étonne pas si ma lettre sent le sel»   Programmation musicale : L'artiste Ray Lema avec le titre Partage.

    29 min

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Une émission consacrée à la langue française dans le monde et aux cultures orales. Un rendez-vous quotidien du lundi au jeudi, pour rendre plus vivant notre rapport à la langue, et être la vitrine des initiatives en faveur de la francophonie. Une émission consacrée à la langue écrite qui vit, s’adapte, se développe. Mais aussi une émission où la langue parlée, blablatée, tchatchée, déclamée et murmurée aura toute sa place. En compagnie d’historiens, linguistes, traducteurs, artistes… ce nouveau rendez-vous sur RFI sera aussi celui de l’oralité : ce qui est émis, qui est énoncé de vive voix. Théâtre, slam, poésie sonore, contes, traditions orales… Émission présentée par Pascal Paradou, en collaboration avec Cécile Lavolot. Réalisation : Laura Pinto. Et en podcast sur www.rfi.fr. *** Diffusions du lundi au jeudi : à 13h30 TU vers toutes cibles ; 18h30 vers l'Afrique lusophone ; à 22h30 vers l'Afrique haoussa ; du lundi au jeudi à 23h30 vers Malabo/Bata. Le vendredi à 23h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. Et le dimanche à 15h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. (Heure de Paris = TU + 2 en grille d'été).

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