Sur le pont des arts

50 minutes pour découvrir, partager, s’étonner, s’évader. Littérature et cinéma, stand-up ou séries, peinture ou graff, musique et slam... Tous les arts, sur le pont, sur tous les continents, c’est le rendez-vous quotidien consacré à la culture, avec les reportages de nos correspondants et nos chroniques.  Programmation : Damien Roucou/Clémence Delfaure. Réalisation : Pierre Plantier. Diffusion du lundi au jeudi à 15h10 TU. Retrouvez sur ce fil les archives de l’émission Vous m’en direz des nouvelles. 

  1. 2d ago

    Alain Gomis mis à l'honneur à Paris avec la rétrospective «Histoires Communes»

    La filmographie du Franco-Sénégalais Alain Gomis est à la frontière entre la fiction et le documentaire. Ses films ont été de nombreuses fois remarqués et recompensés dans les festivals du monde entier. Le Centre Pompidou, à Paris, a décidé de lui rendre hommage à travers une grande rétrospective. Il a filmé Kinshasa à hauteur de femme, montré -dans la rumeur d'une ville tentaculaire, le quotidien d'une chanteuse de bar incarnée à merveille par Véro Tshanda Beya qui n'avait jamais fait de cinéma. C'était « Félicité ». Elhadj était le héros de « l'Afrance » son premier film. Étudiant sénégalais à Paris dans les années 80, arrêté pour des papiers qui ne sont plus en règle, tiraillé entre ses deux cultures. Et puis il y a quelques mois, dans son dernier film « Dao », on découvrait Gloria, et sa famille entre le mariage d'une fille en France et une cérémonie de deuil pour son père en Guinée-Bissau. Alain Gomis incarne, depuis 25 ans, un cinéma qui se joue des frontières entre fiction et documentaire. Un cinéma à la grammaire unique qui lui a valu deux sacres au Fespaco et de multiples récompenses notamment l'Ours d'argent à la Berlinale.   Alain Gomis, réalisateur, était l'invité de Nathalie Amar sur RFI. La rétrospective Alain Gomis, Histoires Communes est à découvrir du 7 au 20 octobre 2026 au MK2 Bibliothèque à Paris.   ►Café Polar : Catherine Fruchon-Toussaint a rencontré Alexandra Schwartzbrod pour Les Fantômes de Gaza (La manufacture de livres), où l'on retrouve son personnage Eli Bishara, un ancien policier Palestinien d'Israël qui se rend à Gaza pour déjouer un attentat. ► Reportage :  Moise Gomis s’est rendu au festival Cinéma et intelligence artificielle à Lagos au Nigeria.   ► Playlist du jour - Thelonious - Monk - Ino Casablanca – Pa’touch.

  2. 4d ago

    Dans «L’âge de déplaire», Abibou Diouf dénonce le poids des traditions au Sénégal

    Né au Sénégal, Abibou Diouf s'est installé en France d'où il publie son premier roman L’âge de déplaire dans lequel il retrace le destin de Fadel, le fils cadet qui s’affranchit de sa famille à la mort de son père. Entre Paris et Dakar, le jeune homme se voit tiraillé entre le respect des traditions et l’acceptation de soi. Un roman écrit dans un style direct, efficace et précis. Pour sa famille à Dakar, Fadel est un francenabé. Autrement dit, en argot, un Sénégalais parti vivre en France ou, pis encore, un Sénégalais qui a troqué les valeurs traditionnelles auxquelles sont attachés les siens, pour celles de l'Hexagone. Fadel a quitté, en effet, son pays natal pour ses études. Il a la trentaine, il est chasseur de têtes à Paris. Quand lui parvient la nouvelle de la mort de son père, il saute évidemment dans un avion et pour lui, le temps du deuil devient celui des questions sur le poids du patriarcat, de la religion, du virilisme et sur son statut de cadet dans une fratrie dominée par l'ainé Malick. Abibou Diouf fait de sa propre expérience, un premier roman tranchant qui interroge les traditions sans rien concéder de l'héritage culturel.      Abibou Diouf, auteur sénégalais, était l'invité de Nathalie Amar sur RFI.  Le roman L'âge de déplaire est paru chez Albin  Michel.   ►Chronique Les librairies du Monde : Agnès Cornelie de la libraire Calypso nous fait découvrir Ce que nous devons à Haïti de Magali Bessone.   ► Reportage Solène Gardré a rencontré la chorégraphe libanaise Yassine Khouloud pour son spectacle Drill Baby Drill à voir au théâtre de la Bastille à Paris.   ► Playlist du jour - Alune Wade feat. Hindi Zahra - No One Like You - Taylor Swift - The Fate of Ophelia.

  3. Oct 1

    «L'espèce absolue, c'est les oiseaux»: Amélie Nothomb revient avec «L’Adolescence du perroquet»

    Après avoir évoqué dans Psychopompe sa fascination pour les oiseaux, née lors de son adolescence au Bangladesh, la romancière, Amélie Nothomb, poursuit son exploration du monde animal à travers une fable aussi drôle qu'acérée avec L’Adolescence du perroquet. Son nouveau roman met en scène Alban, un Parisien solitaire qui recueille Jo, un jeune perroquet gris du Gabon dont il devient le protecteur dévoué. Mais à mesure que l’oiseau grandit, leur relation se complexifie et bouscule les certitudes de son maître. Entre humour, tendresse et ironie, L’Adolescence du perroquet interroge avec finesse les liens d’attachement, la responsabilité et la parentalité. Un récit singulier et profondément humain. Amélie Nothomb était l'invitée de Nathalie Amar sur RFI. L’Adolescence du perroquet est publié aux éditions Albin Michel.   ►Reportage : Au Japon, on compte moins de 10 000 librairies aujourd'hui sur tout l'archipel contre 25 000 à la fin des années 90. 28% des localités n’ont plus la moindre librairie sur leur territoire ! La mobilisation générale a donc été décrétée dans le pays pour sauver les librairies et tout le monde s’active : le gouvernement, les municipalités mais aussi les professionnels, qui innovent, comme l'a constaté à Tokyo le correspondant de RFI Bruno Duval.    ► Playlist du jour Aretha Franklin - Son of a Preacher Man Angèle - Une seule vie.

  4. Sep 29

    «Vive la mariée», des artistes maghrébins disent oui à l'IMA pour célébrer l'art du mariage

    Les rites et traditions du mariage de la Tunisie de l'Algérie et du Maroc s'exposent à l'Institut du Monde Arabe. L'évènement, Vive la mariée, rassemble vêtements, bijoux et parures prêtés par les grands musées du Maghreb. Une exposition à voir à l'IMA jusqu'au 28 février 2027. C’est une exposition réjouissante qui nous entraîne à travers la Tunisie, l’Algérie et le Maroc dans toutes les traditions liées à la célébration du mariage. Car avant même les réjouissances de la fête, les rituels qui précèdent l’union, le mariage est un art. Celui du vêtement, des bijoux, des parures qui matérialisent la transmission d’une génération à l’autre d’une famille à l’autre. Un art du symbole aussi pour offrir protection aux nouveaux époux et éloigner le mauvais œil. Grâce aux pièces prêtées par les grands musées du Maghreb, grâce au concours d'artistes contemporains, l’Institut du Monde arabe explore le mariage du point de vue des femmes. Avec derrière les objets les questions qui affleurent sur les luttes féministes et l'évolution du cadre légal du mariage. Vive la mariée est à voir jusqu’au 28 février 2027 à l'institut du Monde arabe à Paris.     Elodie Bouffard, commissaire de l'exposition et Shourouk Rhaiem, artiste franco-tunisienne, étaient les invitées de Nathalie Amar sur RFI.    ►Chronique Le monde en séries télé : direction Londres avec Jessica Taieb pour découvrir Youth. La série est disponible depuis le 21 septembre sur HBO Max. Une série humoristique sur les coulisses de la vie bien chargée d’une quinquagénaire ! ►Reportage : Marjorie Bertin est allée voir la pièce Paradis Plage de Kenza Berrada, en ce moment au théâtre de Strasbourg.   ► Playlist du jour Rym - Houwa 2 Sidi Bémol - Chicoutimiya.

  5. Sep 28

    «Quelqu'un comme nous» de Dinaw Mengestu, autofiction sur l'exil de l'Éthiopie aux États-Unis

    Né en Éthiopie, Dinaw Mengestu a émigré aux États-Unis lorsqu'il était enfant. Quelqu'un comme nous, son nouveau roman, vient de paraître. Une histoire qu'il a mis plus d'une décennie à écrire. Dans Quelqu'un comme nous, le personnage de Mamush craint fort que son couple ne survive pas à une semaine de séparation. Il vient d'embarquer seul de Paris pour les États-Unis. Les États-Unis, il y a grandi, il y a même travaillé comme reporter. Sa mère, une immigrée éthiopienne, y vit toujours au sud de Washington. Mais à peine a-t-il foulé le sol américain que celle-ci lui apprend la mort de Samuel, dont on ne sait pas s'il est son père ou s'il en a simplement assumé la fonction. Mamush va employer son séjour à percer le mystère en plongeant dans cette diaspora tiraillée entre deux continents. Dinaw Mengestu était l'invité de Nathalie Amar sur RFI. Quelqu'un comme nous est publié aux éditions Albin Michel dans la collection Terres d'Amérique. Le romancier de passage à Paris pour festival America.   ►Chronique Les pionnières de la culture : Marjorie Bertin nous fait découvrir le destin de Feliza Bourstine. Cette sculptrice colombienne, exilée en France, est « morte de tristesse à 22h15, le vendredi 8 janvier dans un restaurant parisien ». Cette citation et la vie de Feliza Bourstine sont racontées dans une chronique d’exil de l’immense Gabriel Garcia Marquez à propos de Feliza Bursztyn.   ►Reportage: Claire Bargeles nous fait découvrir l’architecture urbaine très diverse de Johannesburg. Car la plus grande ville d'Afrique du Sud n’est pas nécessairement connue pour son patrimoine architectural. Et pourtant, si on prend le temps de la regarder, la plus grande ville du pays offre une importante diversité de styles et révèle des trésors insoupçonnés.    ► Playlist du jour -Alewya – Cairo -Thursday Disco feat. Hailé Supreme – Carrtoons

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