Où est passé Flavio Bolsonaro ? Le candidat malheureux à la présidentielle brésilienne a atterri ce mercredi, (28 octobre 2026) en Floride. Depuis lundi, (26 octobre) on était sans nouvelles du sénateur d'extrême droite. Au lendemain de sa défaite à la présidentielle face à Lula, il avait pourtant assuré qu'il ne quitterait pas le Brésil. « Je n’ai jamais pensé à quitter le pays. Je vais rendre mes passeports », affirmait-il avant-hier dans une vidéo publiée sur son compte Instagram, alors que la justice venait de lui interdire de quitter le Brésil. « Pour résister face au chaos, je vais organiser l’opposition. Je vais rassembler les députés et les sénateurs élus pour élaborer notre stratégie et faire de la Chambre et du Sénat notre bastion contre la barbarie qui se profile déjà pour les quatre prochaines années de Lula », ajoutait-il. Mardi, il faisait pourtant ses valises. Les autorités argentines ont confirmé qu'accompagné de sa femme et de ses deux filles, il a passé la frontière à Puerto Iguazu, avec sa carte d'identité. Là, ils ont embarqué dans un avion privé. Après une escale technique à Guayaquil, en Équateur, pour faire le plein, ils sont arrivés en Floride. Flavio Bolsonaro est sous le coup de plusieurs enquêtes pour corruption et blanchiment d'argent, notamment dans le cadre du scandale financier Banco Master. Hier, un juge de la Cour suprême a également ordonné une enquête sur un possible financement étranger de sa campagne présidentielle. Or, en février 2027, Flavio Bolsonaro perdra son mandat de sénateur et du même coup, son immunité parlementaire. D'où ce départ, une fuite « honteuse » selon Lula... La famille Bolsonaro a l'habitude de ce genre de coups d'éclat. Jair Bolsonaro a été condamné à 27 ans de prison pour une tentative de coup d'État, lors de la présidentielle de 2022 qu'il avait perdu face à Lula. Tout comme Flavio, à l'époque il n'avait pas reconnu sa défaite et était parti aux États-Unis pour ne pas assister à l'investiture de son rival, ne rentrant au Brésil que trois mois après. Aujourd'hui, cette fuite de Flavio Bolsonaro porte un coup à la crédibilité du clan Bolsonaro. « On pensait que la famille allait rester dans le jeu parlementaire. Aujourd'hui ce sera plus difficile », analyse le politologue Gaspard Estrada qui prédit un « rôle plus important » pour Michelle Bolsonaro, la troisième femme de Jair, dans les semaines à venir. Mais même si, dans le camp conservateur, certains sont surpris et agacés par cette fuite, le clan Bolsonaro pourrait s'en remettre. Malgré le passif de son père, Flavio Bolsonaro a bien récolté 60 millions de voix dimanche. Midterms : 3è portrait à Medina À moins d'une semaine des élections de mi-mandat aux États-Unis, les deux envoyés spéciaux de RFI à Medina situé dans l'Ohio, État qui vote très largement républicain depuis dix ans, mais où plusieurs sièges pourraient basculer en faveur des démocrates mardi prochain, continuent de nous dresser le portrait d'habitants de cette petite ville de 25.000 habitants. Aujourd'hui, Fred Frazier qui a eu recours à la clinique gratuite de Medina. Installé au sein de l'hôpital de la ville, ce cabinet médical qui a ouvert en 2004, est réservé aux personnes qui n'ont pas de couverture santé. « Le personnel soignant est entièrement bénévole. Et tout est pris en charge : les visites chez les spécialistes, les médicaments… Les patients qui passent par cette clinique n'ont absolument rien à payer », développe François-Damien Bourgery. En décembre 2025, Fred Frazier se blesse au genou alors qu'il vient de perdre son emploi et la couverture santé qui va avec. Il considère que la clinique lui a sauvé la vie car lors de son rendez-vous, le médecin lui a découvert un problème cardiaque. Il a pu être soigné gratuitement. Fred Frazier considère que cette question de l'accès à la santé est essentielle dans un pays qui compte 28 millions de personnes sans couverture médicale, selon les chiffres de l'agence fédérale pour la Santé. Un chiffre qui devrait augmenter à cause de la Big Beautiful Bill, la loi de Donald Trump adoptée l'année dernière. « Les hôpitaux sont devenus des entreprises. Ils disent : « Nous voulons que ce client revienne nous voir plus souvent » », regrette Fred Frazier. Pour autant, il ne pense pas que les élections pourront changer la situation. « J'en suis arrivé au point où je ne crois plus ni l'un ni l'autre des deux partis. Je pense qu’ils ont complètement oublié les cols bleus, les travailleurs. Ils se soucient davantage de ce qui est bon pour eux, les membres du Congrès, et pas tant de ce qui est bon pour le pays ou leur État. Je ne fais tout simplement plus confiance à aucun homme politique pour prendre les mesures qui s'imposent pour le bien du pays. » Fred Frazier pourrait ne pas aller voter le 3 novembre. Ce portrait est à retrouver en vidéo sur les réseaux sociaux de RFI. Le vote latino fait tanguer le Texas Lors des élections de mi-mandat, un État pourrait basculer : le Texas. Aucun démocrate n’y a remporté d’élection à l’échelle de l’État depuis 1994. Pourtant, cette année, les sondages donnent des duels serrés : pour le siège de sénateur entre le démocrate James Talarico et le républicain Ken Paxton, et pour le poste de gouverneur entre le républicain sortant Greg Abbott et la démocrate Gina Hinojosa. Même le redécoupage électoral de l’an dernier, censé favoriser les républicains, pourrait se retourner contre eux. Dans cette bataille, un électorat pourrait faire la différence : les Latinos, devenus le premier groupe de population de l’État. En 2024, beaucoup avaient voté Donald Trump. Deux ans plus tard, entre la hausse des prix et le durcissement migratoire, certains le regrettent. Reportage à San Antonio et dans la vallée du Rio Grande de Gwendolina Duval. Le journal de la 1ère En Martinique, les professionnels du tourisme ne sont pas épargnés par les tensions sociales.