Les dessous de l'infox

Repérer le faux dans l’info, ça n’est pas toujours facile. Sur Radio France internationale, on vous aide à y voir plus clair. En compagnie de tous ceux qui traquent l’infox, l’observent et l’analysent, au plus près, « Les dessous de l'infox », le magazine est diffusé tous les vendredis. Une émission présentée par Sophie Malibeaux. Diffusions le vendredi à 17h30 TU (vers toutes cibles). 

  1. Jul 24

    Se prémunir contre les manipulations de l’information, d’où qu’elles viennent

    « L'Europe face aux menaces informationnelles » - (épisode 11) Le sujet des ingérences numériques étrangères est désormais bien connu. Les zones grises de l’information dans le domaine numérique sont à présent dans le collimateur du législateur. Le sujet fait polémique, à moins d’un an de la présidentielle en France. C’est le libre accès à l’information qui est en jeu, dans un environnement numérique de plus en plus opaque.  À l’approche des élections de 2027, la France se prépare à un défi majeur : lutter contre les manipulations de l’information sur les réseaux sociaux, susceptibles de menacer la démocratie. Une commission d’enquête du Sénat, présidée par le sénateur Laurent Lafon, tire la sonnette d’alarme. Si l'État a renforcé ses dispositifs contre les ingérences numériques étrangères, il reste peu armé face aux menaces internes, comme les infox, les deepfakes ou les contenus détournés. Plus de 50% des Français s’informent désormais via les plateformes numériques, où l’information vérifiée peine à rivaliser avec le viral et l’anecdotique. Avec notre invité, Thibaut Bruttin, directeur général de Reporter sans frontières, nous revenons sur le diagnostic posé dans le rapport sur « Les zones grises de l'information dans le domaine numérique », et passons en revue les préconisations les plus marquantes.  « Ces outils numériques trient et hiérarchisent des contenus, et on a des raisons d’être inquiets : non seulement il n’y a pas de garantie démocratique sur la façon dont ces contenus sont triés, mais en plus on voit que l’accessoire, le viral, est privilégié plutôt que l’information de qualité. » Instrumentalisation du rapport par ses détracteurs Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), rejette fermement l’accusation de « police de la pensée » portée par certains polémistes contre le rapport du Sénat sur la désinformation. Pour lui, cette critique est instrumentalisée par des acteurs comme le groupe Bolloré, qu’il accuse d’être l’un des « fossoyeurs du journalisme » en France. Selon Thibaut Bruttin, ces attaques visent à détourner l’attention des manipulations avérées orchestrées par certains médias, dont la ligne éditoriale est jugée biaisée et partisane. Il souligne que le rapport sénatorial ne propose aucune mesure liberticide, mais cherche plutôt à protéger l’information de qualité et à lutter contre les manipulations internes, comme les campagnes de désinformation masquées ou les ingérences électorales.  « Vous avez un acteur qui fait semblant d’être un acteur de la société civile, qui appartient en fait à une société commerciale et qui va inviter des citoyens à saisir l’autorité de régulation contre le concurrent de leur actionnaire. Donc ça, par exemple, c’est manipulatoire. » À lire aussiPrésidentielle 2027, contrer les ingérences étrangères numériques en toute transparence Cette émission est le 11ᵉ épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro. *** La chronique d'Olivier Fourt, de la cellule Info vérif de RFI : Guerre en Iran: comment l'embargo sur les images satellites US a entravé la vérification des faits.

  2. Jul 17

    Ukraine, Russie et médias français : bataille d’influence et propagande

    La lutte contre les ingérences numériques et la désinformation progresse. Mais la propagande reste l’un des points faibles de ce combat contre les manipulations de l’information. La propagande sous toutes ses formes, de la plus insidieuse à la plus explicite, met la démocratie au défi quand? sous couvert de liberté d'expression, elle vient entraver l'accès à l'information.  À l’occasion de la venue de Volodymyr Zelensky et de la Coalition des volontaires à Paris le 14 juillet, notre invité, Nicolas Tenzer interroge la capacité de l’Europe à assumer un véritable « réveil stratégique » face à la Russie. L’essayiste souligne que l’Ukraine, devenue l'armée la plus aguerrie d’Europe, ayant produit jusqu’à 7 millions de drones et 500 missiles de longue portée, a gagné en autonomie militaire. Un tournant qui remet en cause l’idée même de « grandes puissances » et souligne l’échec stratégique de Moscou. Parallèlement, la propagande russe, qu’elle soit « dure » (théories du complot) ou « douce » (appels à la négociation), continue de sévir, notamment via des médias comme CNews ou Le Journal du Dimanche (JDD). Nicolas Tenzer dénonce le rôle d’« agents d’influence » d'une Xenia Fedorova -ancienne présidente de RT France- et la ligne pro-russe des médias du groupe Bolloré où elle officie, qu’il juge contraires aux intérêts nationaux et européens. La propagande russe derrière le narratif de la paix Peut-on parler de paix à ce stade avec la Russie ? Quels risques ferait peser un compromis territorial avec Moscou sur les États baltes et l’architecture de sécurité européenne ? « Imaginer aujourd'hui une forme de discussion ou de compromis quelconque avec la Russie, notamment un compromis territorial, en ce qui concerne l'Ukraine, ce serait une menace majeure pour l'Europe. » En toile de fond, Nicolas Tenzer rappelle l’enjeu plus large de son livre, La fin de la politique des grandes puissances (Éditions de L'Observatoire), qui défend la capacité des puissances moyennes et des petits États à exister hors des sphères d’influence.  *** La chronique de Olivier Fourt de la cellule info vérif de RFI : Comment des comptes pro-AES ont tenté de manipuler l’annonce de la mort d’un soldat français?

  3. Jul 10

    Présidentielle 2027, contrer les ingérences étrangères numériques en toute transparence

    « L'Europe face aux menaces informationnelles » - (épisode 10) Les ingérences numériques étrangères peuvent faire dérailler un processus électoral. C’est ce qui inquiète les plus hautes autorités de l’État, mais aussi les états-majors des partis politiques en ordre de bataille pour la présidentielle de 2027, puis les législatives. Comment la France se prépare à l’horizon de la présidentielle d’avril 2027 ? Quelles leçons tirer des précédents scrutins ? En ce qui concerne de potentielles menaces informationnelles venant de l'étranger, Viginum est à la manoeuvre afin de contribuer à la protection du débat public. Ce service technique de l'État, opère depuis 2021, avec désormais 65 agents, en capacité de détecter et caractériser les ingérences numériques étrangères, selon des critères bien précis, que nous rappelle notre invitée, Anne-Sophie Dhiver, cheffe de service adjointe de Viginum:  - contenu manifestement inexact ou trompeur - comportements et techniques de diffusion inauthentiques et coordonnées - marqueur d'extranéité, détection d'opérateurs étrangers étatiques ou non-étatiques - menace avérée contre les intérêts nationaux, en particulier contre l'intégrité du scrutin. La présidentielle de 2027 sera le 8ème scrutin protégé par Viginum, en coordination avec d'autres organes de l'État, notamment la CNCCEP (Commission nationale de contrôle de la campagne en vue de l’élection présidentielle) et l’ARCOM, le régulateur des médias, qui dispose aussi d’un mandat spécifique en contexte électoral. « Aujourd’hui, toutes les élections en France depuis la fin des années 2010 ont été visées par des tentatives d'ingérence numérique étrangères. » Plusieurs cas d'ingérences numériques étrangères ont été observés lors des municipales de mars 2026, répertoriés dans un rapport publié en juin 2026. Ces actions bien documentées n'ont pas réussi néanmoins à perturber ces élections.  Le mercenariat de l'ingérence étrangère En dehors des modes opératoires informationnels bien connus de ces dernières années, dont Storm 1516, en lien avec le GRU, le renseignement militaire russe, les municipales ont permis de mettre à jour de nouvelles ingérences étrangères. L'un des nouveaux modes opératoires -baptisé Rokh Solis- a visé le parti de La France insoumise et trois de ses candidats. Dans l'entretien qu'elle nous accorde, Anne-Sophie Dhiver revient en détail sur l'architecture de ce nouveau mode opératoire, recourant aux services d'une prestataire israélien, du nom de Blackcore.  Mais une autre tendance se répand, celle des ingérences numériques étrangères à but lucratif. Il s'agit de « contenus qui ont un fort pouvoir d'engagement en ligne, et notamment des contenus trompeurs, notamment des contenus manipulatoires, dans le but de bénéficier notamment soit des solutions publicitaires des plateformes, soit aussi de bénéficier des programmes de monétisation pour les créateurs. » Cette émission est le dixième épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro.

  4. Jun 26

    GAFAM et autres géants de la tech face au juge européen, un combat inégal

    Les géants de la tech ont fait fortune grâce à l’exploitation de nos données. Ils détiennent désormais une puissance quasi-monopolistique, capable de faire plier les États. Le chercheur Julien Nocetti parle d’une économie coloniale. Nous verrons comment l’Europe tente de résister aux visées de ces acteurs géopolitiques américains et chinois. Julien Nocetti, chercheur associé à l’IFRI et au centre Géode, analyse la montée en puissance géopolitique des géants du numérique, des GAFAM à Nvidia, Netflix, SpaceX/Starlink, X, OpenAI et Anthropic. Au cœur de cette « économie coloniale » des données, ces entreprises extractives tirent leur pouvoir de l’exploitation massive de nos informations personnelles et du travail numérique peu payé dans les pays du Sud. Géants industriels de la donnée Julien Nocetti compare leur rôle à celui de la Compagnie britannique des Indes orientales, qui contestait les attributs de souveraineté des États. Il décrit aussi un écosystème américain traversé par des luttes d’influence, entre Donald Trump, la Maison Blanche et les patrons de la tech, autour de l’IA générative et du protectionnisme technologique. La décision d’interdire certains modèles d’Anthropic illustre ce « népotisme numérique » et la compétition États-Unis–Chine. Irresponsabilité des plateformes ? Le 16 juin 2026, un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a marqué une possible remise en cause de « l’irresponsabilité » des grandes plateformes. En reconnaissant que les algorithmes de recommandation impliquent une forme de sélection de contenus, la CJUE ouvre la voie à l’idée d’une responsabilité éditoriale des GAFAM, qui pourraient être contraintes de respecter plus strictement les lois nationales et européennes. Mais Julien Nocetti estime qu'il faut rester extrêmement prudent quant à l'impact de cette décision de justice, car les grandes entreprises du numérique disposent d’une capacité « bien documentée » à influencer les décisions des institutions européennes :  « On l'a vu avant le sommet du G7 à Evian où, sur un domaine plus classique de l'économie numérique, Donald Trump lui même n'a pas hésité à brandir la menace de taxe à 100 % si l'Union européenne ou la France ne mettaient pas de côté leur propre régulation. » Julien Nocetti, auteur du Que Sais-je ? « Les GAFAM-L'émergence de nouveaux empires ». *** La chronique de Monique Ngo Mayag de l'AFP Factuel à Dakar : Endiguer l'épidémie d'Ebola, une tâche difficile, freinée par la désinformation La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info verif de RFI : Ukraine: les frappes de drones en Russie au cœur de la guerre informationnelle.

  5. Jun 19

    Révisionnisme, déni et propagande, armes de la Russie dans la guerre d’Europe

    « L'Europe face aux menaces informationnelles » - (épisode 9) Les opérations de guerre hybride visant les pays soutiens de l'Ukraine sont en constante augmentation, actes de sabotage et offensives informationnelles. Au-delà d'une stratégie de conquête territoriale en Ukraine, il s'agit pour Vladimir Poutine d'imposer « la révision complète de l'ordre de sécurité européen ».  « La guerre d’Europe a commencé », c’est le titre du dernier essai de notre invitée Céline Marangé de l'Institut de recherche de l'École militaire. Le livre, publié aux éditions Les Arènes, vient d'obtenir le prix du livre de géopolitique. Vladimir Poutine ne compte pas s’arrêter à l’Ukraine, souligne la chercheuse, spécialiste défense et politique étrangère pour l'Ukraine et la Russie. En témoignent les investissements colossaux dans la défense russe, la propagande et les manipulations de l’information. La Laure de Kiev, cible d’une guerre d’éradication En Ukraine, la frappe contre la Laure des Grottes de Kiev, haut-lieu de pèlerinage millénaire classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, s’inscrit, selon Céline Marangé, dans une stratégie d’anéantissement de l’État ukrainien. Situé à l’écart de toute cible militaire, ce monastère n’a, selon elle, rien d’un « dommage collatéral » : il symbolise une Église orthodoxe ukrainienne devenue indépendante de Moscou, ce que le Kremlin n’a jamais accepté. En attaquant ce site, le pouvoir russe cherche à frapper le cœur spirituel et identitaire du pays, tout en niant l’existence même d’une nation ukrainienne distincte. Les alliés de Kiev dans le collimateur de Moscou Cette logique destructrice s’articule à une « guerre d’Europe » plus large, qui vise la refonte de l’architecture de sécurité du continent et l’affaiblissement, voire la disparition de l’OTAN. « Ce qu'il faut bien voir, c'est que dans la pensée militaire russe, l'affaiblissement politique de l'adversaire est intégré, pleinement intégré à la planification militaire. » Cette émission est le neuvième épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro. *** La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : Coupe du monde 2026 : l’intelligence artificielle occupe le terrain.

  6. Jun 12

    Course mondiale à l’IA : l’Europe face au risque de dépendance

    L’explosion de l’intelligence artificielle est-elle sans limites ? Les grands modèles de langage surpassent désormais la capacité des humains à influencer d’autres humains, inquiétante perspective en termes de manipulations de masse. Face aux détenteurs de ces entreprises, quels garde-fous ? Comment l'Europe peut-elle tirer son épingle du jeu ?  Auteur du livre Ultra-intelligence, jusqu'où iront les IA ? (éditions Odile Jacob), l’ingénieur Aymeric Roucher décrypte la montée en puissance fulgurante de l’intelligence artificielle dite « ultra-intelligente ». Son livre porte notamment sur les lois d’échelle : en multipliant par dix la puissance d’entraînement, les modèles gagnent un cran d’intelligence, sans plafond visible, jusqu’à promettre des IA « plus intelligentes qu’Einstein ». Réguler au risque d'accroître le retard ? Cette dynamique nourrit une course mondiale entre États-Unis et Chine, tandis que l’Europe s’enferme, selon lui, dans une logique de régulation qui la disqualifie techniquement et la condamne à une double dépendance, commerciale et éthique. Faut‑il renoncer à développer nos propres modèles au risque de laisser Washington ou Pékin fixer seuls les normes ?  À travers les LLM (Grands modèles de langage), il y a de nouveaux moyens de manipulation de masse. Cela peut se traduire par la censure de faits d'actualité, ou réécriture de l'histoire.  « Il est assez facile de “tourner des boutons” pour réorienter un modèle politiquement. Le gouvernement chinois impose par exemple à ses IA une liste d’environ 1 500 questions auxquelles elles doivent répondre de la “bonne” manière, par exemple au sujet de ce qui s'est passé sur la place Tiananmen.  Il y a là une question d'éthique et d'influence. C’est selon Aymeric Roucher, une raison supplémentaire de disposer d’une IA française ou européenne, « afin d’éviter que ces choix éthiques et politiques soient faits à notre place à l’étranger ». Nous devons préserver notre souveraineté en la matière, affirme-t-il. *** Dans la deuxième partie de cette émission, cap sur le Mondial de football.  Un événement comme la Coupe du monde de football, provoque sur les réseaux sociaux une vague de désinformation. Deepfake et images détournées, viennent amplifier les polémiques de ce Mondial. On tente de faire la part des choses avec nos factcheckers :   La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : Coupe du monde 2026 : la désinformation surfe sur les polémiques La chronique de M’mah Barthélemy Bangoura des Observateurs de France 24 : Mondial 2026 : la vidéo de la fouille des joueurs sénégalais a «indigné toute la communauté africaine».   ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial Coupe du monde.

  7. Jun 5

    Arménie: désinformation pré-électorale sur fond de tensions avec Moscou

    « L'Europe face aux menaces informationnelles »-(épisode 8). En Arménie, la bataille de l’information s’intensifie à mesure que l’on approche des élections du dimanche 7 juin 2026. L’Arménie n’est pas membre de l’UE, mais le pouvoir sortant y aspire. Nikol Pachinian a entamé un véritable pivot vers l'Europe. Résultat : Moscou y déploie tout le dispositif déjà observé à l’occasion d’autres scrutins en Europe : infox et propagande amplifiés sur les réseaux sociaux.  Le scrutin législatif qui se tient dimanche est pollué par une déferlante de fausses informations. Dans sa chronique, Olivier Fourt de la cellule info vérif de RFI épingle une fausse information prétendant -à tort- révéler l'envoi de 800 soldats français pour soi-disant sécuriser le scrutin : Législatives en Arménie: une fausse vidéo usurpant le logo de la BBC accuse la France d’ingérence. La contribution de RFI en arménien Face à la difficulté de repérer le vrai du faux, les fact-checkers redoublent d’efforts. La journaliste Astrig Agopian, en témoigne. Elle est responsable éditoriale du service mis en place au sein de RFI pour informer en arménien et debunker les fausses rumeurs.  À l'approche des élections, on voit le rythme de diffusion des fausses informations s'accélérer, avec entre 300 et 400 fake news, rien qu'en mai 2026.   Pour comprendre le contexte historique et géopolitique dans lequel se tiennent ces élections, nous avons joint sur place à Erevan, la chercheuse Elodie Gavrilov. historienne, spécialiste de l’Arménie, du Caucase et de la Turquie, auteur d'un article sur la bataille de l'information en Arménie sur le site de API Armenia Peace Initiative.   Cette émission est le huitième épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro.

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