Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Nostalgie+

Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, Daniel Balavoine, les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Françoise Hardy, Dutronc, Annie Cordy, les Shadows, Ray Charles, Dave, Sheila, Alain Delon, Nicoletta, Michèle Torr, et bien d'autres. Ce podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma et les séries TV cultes de l’époque, la télévision, sans oublier les découvertes scientifiques et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode de Happy Days vous invite à revivre des moments positifs et joyeux, pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 et 70, de 1960 à 1980.

  1. 2d ago

    1964 : Sheila, le retour triomphal avec « Vous les copains »

    "Vous les copains" : Sheila de retour en 1964 Nous sommes le 17 octobre 1964. Happy Day pour Anny Chancel. Celle qu'on appelle désormais Sheila est devenue une véritable égérie. Son nouveau 45 tours est l'atout majeur de sa maison de disques. Titre choisi : *Vous les copains, je ne vous oublierai jamais*. Symboliquement, on tourne la page de *L'école est finie*… sorti un an et demi plus tôt. Mais derrière ce titre joyeux, il y a une histoire que peu de gens connaissent. Le 10 avril 1964, Sheila s'effondre sur scène. Épuisement total, dérèglement hormonal. Elle a dix-huit ans et elle disparaît des radars pendant plusieurs mois.  Sa maison de disques laisse courir des rumeurs. La presse s'emballe. Et pendant ce temps, Sheila se repose, loin des projecteurs. Quand elle revient, elle a un message à faire passer. Pas un tube calculé. Une lettre. "Vous les copains, je ne vous oublierai jamais". Elle s'adresse directement à son public. Ceux qui ont attendu. Ceux qui sont restés. Bon, faisons tomber un mythe. La chanson est en réalité une adaptation française du tube des Manfred Mann, "Do Wah Diddy Diddy".. Et oui... encore une adaptation !!! Même énergie. Même impulsion. Mais Sheila en fait autre chose, quelque chose de plus intime, de plus personnel. Le résultat ? Numéro un en France. Troisième en Wallonie. Le 45 tours s'écoule à plus de 400 000 exemplaires. La chanson deviendra une sorte de gri-gri. Elle l'interprétera dans tous ses spectacles pendant des décennies. "Vous les copains" sera repris par une foule de prétendants : Alice Donna, Génération 60, Richard Gotainer et même Vanessa Paradis...

    2 min
  2. 3d ago

    1971 : Michael Jackson, l’envol en solo avec « Got to Be There »

    1971 : "Got to be there", le premier titre de Michael Jackson Nous sommes le 7 octobre 1971. Happy Day pour un gamin de 13 ans qui, ce jour-là, cesse d'être seulement le petit prodige des Jackson 5. En ce jour d'automne, Michael Jackson sort son premier single en solo. Il s'appelle "Got to Be There".  Allez, je vous rappelle donc qu'il a... 13 ans ! Derrière cette décision, une rivalité. Depuis 1970, une autre fratrie américaine truste les sommets des classements : les Osmonds. Une concurrence saine, presque fraternelle, jusqu'à l'été 1971, quand MGM propulse le cadet, Donny Osmond, dans une carrière solo.  Son single "Go Away Little Girl" monte directement en tête du Billboard. Berry Gordy, le patron de la Motown, n'apprécie pas. Il faut dire que c'est bien fichu... La réponse à l'offensive Osmonds ? Michael. 13 ans. Déjà une voix, déjà une présence. Déjà tout. La chanson est une ballade soul douce, lumineuse. Michael chante l'attente amoureuse avec une maturité absolument folle. Cette combinaison "étrange", comme l'écrit le magazine Rolling Stone à l'époque, d'innocence et de professionnalisme. Le résultat ? Quatrième au Billboard. Numéro un au Cashbox. Et le lancement d'une des carrières solos les plus extraordinaires de l'histoire de la musique. "Got to Be There" va faire mieux que la fratrie d'en face. Donny Osmond n'a qu'à bien se tenir. Car onze ans plus tard, Michael signera l'album le plus vendu de TOUS LES TEMPS !

    2 min
  3. 4d ago

    1968 : « 2001, l’Odyssée de l’Espace », le chef-d’œuvre visionnaire de Stanley Kubrick

    1968 : le film "2001, L'Odyssée de l'Espace"  Nous sommes le 5 septembre 1968. Happy Day pour les cinéphiles belges. Aux Variétés, à Bruxelles, projection d'un film qui fait sensation : "2001, l'Odyssée de l'Espace". Un film signé Stanley Kubrick. Un an avant Apollo XI, le monde entier ne parle que d'une chose : la conquête spatiale. La Lune est à portée. Et Kubrick, lui, se dit : il faut en finir avec les décors en carton-pâte. Je vais montrer ce que sera VRAIMENT l'an 2001. Il met quatre ans à tourner le film. Des décors qui coûtent une fortune. Des effets spéciaux d'une précision absolue. En 1968, personne ne peut détecter le trucage à l'écran.  Et, petite nouveauté, presque pas de dialogues. À la place… une valse de Strauss pour accompagner des vaisseaux en orbite. La première a lieu à Washington, dans une salle gigantesque avec un système sonore comme personne n'en avait jamais entendu. Et là… catastrophe. Enfin, presque. 250 personnes quittent la salle avant la fin. Les critiques sont féroces. Incompréhensible. Prétentieux. Ennuyeux. La MGM panique, le film a coûté une fortune. La production presse Kubrick d'expliquer ce qui se passe à la fin. Ce sera NON ! Quelque chose d'inhabituel se produit. Semaine après semaine, le bouche-à-oreille fait son travail. Ceux qui ont été fascinés par l'esthétique, par la musique, par les décors, en parlent autour d'eux. Chacun a son explication sur le final. Et c'est précisément ça, la force du film, cette fin ouverte que personne ne comprend vraiment, mais que tout le monde s'approprie. Kubrick refuse, longtemps, de peur que les mots ne banalisent la puissance des images. PUIS… un journaliste japonais insiste lourdement. Et Kubrick va lâcher le morceau Alors, voici l'explication :  Pour faire simple : l'astronaute est placé dans un "zoo humain" par des entités divines, des créatures de pure énergie. Dans cette chambre hors du temps, ils l'étudient jusqu'à sa fin, avant qu'il ne renaisse sous la forme de ce célèbre fœtus astral, prêt pour une nouvelle étape de l'évolution À la sortie du film, personne ne sait tout cela.  Résultat ? "2001" deviendra le plus grand succès du box-office américain de l'année 1968.

    3 min
  4. 5d ago

    1964 : Le Festival de la Guitare d'Or à Ciney, quand le Condroz est devenu le temple du rock

    1964 : le 3e Festival de la guitare d'or à Ciney  Nous sommes le dimanche 12 juillet 1964. Happy Day pour une petite commune du Condroz. Ciney accueille la troisième édition de son Festival de la Guitare d'Or. Avec aujourd'hui quatre invités vedette : Hugues Aufray, Hector, Long Chris… et les Surfs. Mais comment Ciney, petite ville de quelques milliers d'habitants, s'est-elle retrouvée à organiser l'un des festivals les plus courus de Belgique ?  Derrière tout ça, un homme. Joseph Lambert, bourgmestre de Ciney, particulièrement dynamique. Il a très vite compris l'engouement des jeunes pour la musique. En 1962, il installe sur la grand-place un chapiteau géant de 150 mètres. Il y invite des dizaines d'orchestres amateurs belges. Il cherche un nom. Ce sera : le Festival de la Guitare d'Or. Pour vous en parler, il faut un peu fouiller dans les archives de Jean Jième sur son site Mémoires 60 et 70. Ce dimanche de juillet 1964, douze mille personnes envahissent la place. Dès neuf heures du matin, 1500 jeunes attendent l'ouverture. À dix heures, la première formation monte sur scène. À onze heures, la salle tape des mains. À midi… ça chauffe. Car en 1964, réunir des amateurs et des pros, c'est une idée de génie... Après les Surfs, place à Hugues Aufray ! Pour en revenir à nos orchestres amateurs, ceux-ci jouent trois morceaux chacun, dont certains tentent leurs meilleures imitations des Beatles, avant que le jury ne délibère. Le prix ? La fameuse Guitare d'Or. Et surtout des contrats assurés par le secrétariat des artistes à Bruxelles, qui leur feraient gagner 155 000 francs belges. Une magnifique publicité. Cette année-là, ce sont les Serpents Noirs, originaires d'Andenne, qui remportent la mise. Les présentateurs de la journée ? Jean Martin et Michel Lemaire, les correspondants belges de l'émission française "Salut les Copains". Ils lancent, en quelque sorte, la carrière des Serpents Noirs...avec “Exciting Twist” !

    4 min
  5. May 29

    1976 : TéléCoo et l'aventure du télésiège mythique de la cascade de Coo

    Nous sommes au printemps 1976. Happy Day pour les familles belges. Non loin de Stavelot s'ouvre aujourd'hui un petit parc à l'attraction naturelle : une cascade. Laissez-moi fouiller dans mes souvenirs. Ah oui, il y a aussi un télésiège. Bienvenue à TéléCoo. L'histoire commence bien avant 1976. En 1955, un professeur d'histoire et de géographie de Spa, Gaston Dugardin, a une idée un peu folle. Installer un télésiège sur un terrain marécageux au pied de la cascade de Coo. Il faudra huit procès contre un agriculteur local pour obtenir la fameuse autorisation tant attendue. Huit procès, rien que ça. Pour un télésiège. Il les gagne TOUS.  Le télésiège monte jusqu'à 460 mètres d'altitude, au cœur de la colline du Bois d'Ancre. De là-haut, le village de Coo, les hameaux, la centrale hydroélectrique, et la cascade : quinze mètres de dénivelé, creusée au XVIIIe siècle par les moines de l'abbaye de Stavelot pour protéger le village. En 1976, le fils de Gaston, Didier Dugardin, reprend le flambeau. Il crée la société TéléCoo. Trois hectares. Une cascade. Un télésiège. Et des milliers de familles belges qui vont faire le voyage. Gamin, au début des années 80, j'ai pris le train depuis la Vallée du Geer, avec ma grand-mère. Le train puis un bus, je crois. C'était une expédition. Et en arrivant à Coo, il y avait ce télésiège. Terrifiant ! Ma grand-mère montait avec moi quand même. Et là-haut, la cascade semblait gigantesque. Quinze mètres. Mais quand on a six ou sept ans, c'est le Niagara. Le parc était gratuit au départ. Quelques dizaines de francs belges pour le télésiège. Pas de manèges, pas de personnages en peluche. Juste la nature, l'Amblève, et ce télésiège qui faisait battre le cœur de tous les petits Wallons comme moi, là bas, à Coo, près de ma rivière...

    2 min
  6. May 28

    1971 : Bill Withers et le génie accidentel de « Ain't No Sunshine »

    Nous sommes le 17 juin 1971. Happy Day pour un musicien américain de 33 ans (pour quelques jours encore). Sur son premier album, "Just As I Am", figure un titre qui va changer sa vie. "Ain't No Sunshine". Traduction ? Pas de soleil… Au début des années 70, Bill Withers n'est pas encore une légende. La journée, il travaille dans une usine à Los Angeles. Il fabrique des sièges de toilettes pour le fameux Boeing 747. Le soir, il écrit des chansons, presque en secret. L'étincelle vient du cinéma. Il vient de voir "Days of Wine and Roses" / "Le Jour du vin et des roses", avec Jack Lemmon et Lee Remick. Deux êtres qui s'aiment et se détruisent.  Ce qui le frappe dans ce film, ce n'est pas le drame. C'est l'usure. Le silence. L'absence qui s'installe sans bruit. Il rentre. Il prend sa guitare, enchaîne quelques accords mineurs. Et une phrase sort. C’est le titre de la chanson… Mais arrive le pont. Et là… plus rien. Withers ne sait pas quoi écrire. Alors il laisse venir ce qui lui traverse l'esprit. "I know." Il le répète. Encore. Et encore. Vingt-six fois au total. En studio, on lui suggère de remplacer ça par de vraies paroles. Il refuse. Parce que cette répétition, c'est exactement ça que ressent quelqu'un qui souffre d'une absence.  On ne formule pas un discours. On rumine. On tourne en rond. On répète la même pensée, incapable d'avancer. Ce blocage devient la signature du morceau. La chanson dure à peine deux minutes. Pas d'arrangement excessif, pas de démonstration vocale. Une ligne de basse, une guitare sobre, une voix grave qui ne cherche jamais à impressionner. Elle grimpe troisième au Billboard américain. Elle remporte le Grammy de la meilleure chanson R&B en 1972. Et elle s'impose chez nous, en Belgique, bien avant de percer au Royaume-Uni, où il lui faudra des décennies pour entrer dans les classements....

    3 min
  7. 1974 : Michel Jonasz, l’éclosion de « Dites-moi » et de « Super Nana »

    May 28

    1974 : Michel Jonasz, l’éclosion de « Dites-moi » et de « Super Nana »

    Nous sommes le 1er septembre 1974. Happy Day pour Michel Jonasz. Après des débuts difficiles, il va connaître (coup sur coup) deux très grands succès. Le premier, le tout premier de cordée, a pour titre "Dites-moi". Drancy, 1947. Une famille d'immigrants juifs hongrois. Un grand-père cordonnier à Budapest qui chantait des opérettes. Un père violoniste amateur devenu représentant de commerce. La musique, c'est dans le sang… mais pas dans les gènes seulement. C'est une histoire de survie aussi. La mère de Michel et sa sœur ont échappé de peu à la Shoah. Il quitte l'école à quinze ans. Peinture, théâtre, musique : il cherche sa voie dans la création. C'est finalement le piano qui lui met le pied à l'étrier. En 1966, il fonde le groupe King Set avec son ami Alain Goldstein. Les débuts sont lents. Un 45 tours en 1968 sous le nom de Michel Kingset. Un single en 1970. La Rose d'or d'Antibes en 1972. Et puis, septembre 1974. "Dites-moi" Les paroles sont de Franck Thomas. La musique de Jonasz, lui-même. Enregistré aux studios CBE de Paris.  Il y a dans ce refrain quelque chose d'une simplicité déchirante... "Dites-moi, même qu'elle est partie pour un autre que moi. Mais pas à cause de moi." Sur la face B du 45 tours, une autre chanson. Signée Jean-Claude Vannier. Elle s'appelle "Super Nana".  "Super Nana" deviendra sur scène le titre fétiche de Jonasz. Celui qu'on attend. Celui qu'il garde pour la fin. Deux chansons sur un même disque. Et une carrière qui décolle ENFIN en 1974. Michel Jonasz a 27 ans. Il vient de trouver son public. Et son public va désormais partager sa mélancolie et son amour du jazz...

    2 min
  8. 1968 : Max la Menace, l’agent secret le plus gaffeur de la télévision

    May 27

    1968 : Max la Menace, l’agent secret le plus gaffeur de la télévision

    Nous sommes le 8 septembre 1968. Happy Day pour les familles qui ont la chance d'avoir un téléviseur dans le salon. Sur la 2e chaîne française, c'est l'événement. Une nouvelle série venue des États-Unis va captiver la Belgique entière...  Max la Menace. En version originale, "Get Smart". Créée par Mel Brooks, oui, le futur réalisateur de "Blazing Saddles" et "Young Frankenstein".  Max, ce sont 138 épisodes de 25 minutes. Et un agent secret qui ne ressemble à aucun autre. Maxwell Smart. Agent 86. Il travaille pour CONTROL, organisation de contre-espionnage qui affronte les maléfiques projets de KAOS.  KAOS, c'est une organisation créée en 1904 à Bucarest. Pour répandre le chaos, évidemment. Face à cette menace mondiale, CONTROL envoie son meilleur homme. Enfin... son meilleur homme disponible. Max n'est pas exactement James Bond. Il rate autant qu'il réussit. Il se prend les pieds dans le tapis, au sens propre comme au figuré. Mais il a un téléphone dans sa chaussure. Et une partenaire, l'Agent 99, une femme dont on ne connaîtra jamais le vrai nom.  Il y a aussi le Chef, qui lui confie ses missions avec une patience d'ange. Et K-13, un chien agent secret.  La série débarque aux États-Unis en 1965 sur NBC. Trois ans plus tard, elle traverse l'Atlantique. Et ce soir, les familles belges découvrent Max, ses gadgets improbables, ses gaffes monumentales et son flegme imperturbable. Vous l'aurez un peu compris. C'est une parodie de James Bond. C'est drôle pour les enfants. C'est drôle pour les adultes. La série va d'ailleurs s'installer durablement dans la culture populaire et être rediffusée durant toutes les années 70 et même 80. Max la Menace. Agent 86. Toujours partant. MAIS... rarement au point.

    3 min

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