La marche du monde

Chaque semaine, La marche du monde vous propose de découvrir l’histoire de nos sociétés contemporaines. Sur les cinq continents, nous recherchons des témoignages, mais aussi des archives radiophoniques et musicales, pour revivre les évènements et les mouvements qui éclairent l’actualité. En Afrique, en Asie, en Amérique, en Europe et au Proche-Orient, rafraîchissons-nous la mémoire et partageons notre histoire ! *** Diffusions le samedi à 14h10 TU et le dimanche à 00h10 TU vers toutes cibles. 

  1. APR 11

    Les mères dépossédées de leurs enfants métis dans le Congo colonial

    Une enquête de Florence Morice en RDC auprès des dernières mamans d’enfants métis, privées de leurs bébés par les lois racistes de l’État colonial. Quel récit font-elles de leur maternité ? Que racontent leurs enfants lorsqu’elles ont pu les retrouver ? À travers l’histoire de Victorine et Elizabeth, nous découvrons les témoignages inédits d’une mère et de sa fille, éclairés par le travail de l’anthropologue Kristien Geenen sur les archives belges. Le 2 décembre 2024, l’État belge a été condamné par la Cour d’appel de Bruxelles pour crime contre l’humanité. C’est une décision qui brise un silence de plusieurs décennies, un silence enfin rompu par des enfants métis en quête de justice pour eux-mêmes et pour leurs mères congolaises en RDC. En cause : l’enlèvement, pendant la colonisation du Congo par la Belgique, d’enfants métis arrachés à leurs mères au nom d’une politique raciale assumée. Humiliées, privées de leurs enfants, effacées des récits comme des réparations, elles sont les grandes oubliées de l’histoire coloniale. Et sont les dernières à pouvoir encore parler. Au crépuscule de leur vie, elles ont accepté de se confier et de dire comment elles ont vécu leur histoire, alors qu’elles étaient de toutes jeunes filles. Que reste-t-il de ces maternités brisées ? En collaboration avec l’African Futures Lab, une organisation de recherche et de plaidoyer pour la justice raciale, Florence Morice s’est rendue en République démocratique du Congo à la recherche de ces femmes… elle a choisi de retracer les destins de Victorine et Elisabeth, une mère et sa fille, et avec elles, une histoire longtemps enfouie refait surface.   Pour aller plus loin :  Fixer des parcours, négocier des décisions : l’enfance métisse au prisme des commissions de tutelle au Congo belge (1890-1960), Revue d’histoire contemporaine de l’Afrique, 2025. Disponible en ligne : https://oap.unige.ch/journals/rhca/article/view/2346   Métisses. Cinq femmes contre un crime d'État Un film de Quentin Noirfalisse & Jean-Charles Mbotti Malolo. Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=vNRoEScnVCM   L'arrêt de la cour d'appel de Bruxelles du 12 décembre 2024. https://www.unia.be/files/2024_12_02-Cour-Bruxelles.pdf

    48 min
  2. APR 4

    Comment restituer l’Histoire de Madagascar ?

    Au fil du récit de vie de Michèle Rakotoson née en 1948 à Madagascar, un an après les massacres de 1947 qui ont bouleversé les destins de son père et de son oncle, nous revenons sur l’histoire longue de la colonisation depuis la conquête de la Grand Isle par l’armée de l’Empire français à partir de 1894 jusqu’à la révolte étudiante de 1972, dont la mémoire fait écho à la révolution Gen Z de 2025.  Comment restituer l’histoire de Madagascar méconnue de ses propres enfants ? C’est la question partagée par tous nos invités. La romancière Michèle Rakotoson, distinguée à la fois par son pays, Madagascar, en tant que commandeur des Arts et des Lettres en 2012, l’année où l’Académie française lui remet la Grande médaille de la Francophonie pour l’ensemble de son œuvre, ainsi qu'à l’historien Samuel Sanchez autour de ses recherches sur les archives françaises et malgaches et l’auteur Johary Ravaloson autour du mot « Mahaléo » qui évoque la liberté. Les livres de Michèle Rakotoson : Ambatomanga, le silence et la douleur aux éditions Atelier Nomades Lalana aux éditions Atelier Nomades Tovonay, l’enfant du Sud, éditions collection Opération Bokiko   À lire également : Madagascar, une approche par les documents co-dirigé par Samuel Sanchez, Philippe Beaujard et Faranirina Rajaonah 80 mots de Madagascar de Johary Ravoloson Mahaleo, 40 ans d’histoire(s) de Madagascar de Fanny Pigeaud Découvrez sur YouTube le clip de Mahaleo pour l’inauguration de la fontaine du village d'Itremo en 2002. Nous avons le plaisir de vous présenter la collection documentaire de La marche du monde, Africaines Queens, abonnez-vous à notre podcast !

    48 min
  3. MAR 21

    La guerre de la France au Cameroun

    Une guerre longtemps cachée, mais une guerre aujourd’hui reconnue par le président Emmanuel Macron, suite aux préconisations du rapport de la commission d’historiens camerounais et français, remis début 2025 aux présidents respectifs de la France et du Cameroun. Un rapport de plus de 1 000 pages réunissant quatorze historiennes et historiens, français et camerounais, un travail minutieux de recueil de témoignages et d’analyse d’archives parfois inédites, afin de préciser les responsabilités de chacun, avant et après l’indépendance du Cameroun. Le 1er janvier 1960, le Cameroun fête son indépendance sur fond de guerre civile, mais que s’est-il passé dans ces années 60 ? Qu’est-ce que la commission de 14 historiens camerounais et français a montré dans son rapport remis aux présidents Biya et Macron. Pourquoi la guerre se poursuit-elle contre les mouvements nationalistes et les opposants sous la Présidence de Amadou Ahidjo ? Grâce à la déclassification d’archives militaires et aux nombreux témoignages recueillis par la commission sur le terrain, cette histoire oubliée peut continuer de s’écrire et de se préciser, bien que la question du nombre exact de morts reste sans réponse, car il appartient aux autorités camerounaises de s’en saisir ou pas. Merci à l’historienne Karine Ramondy ainsi qu’à Jean Koufan et Nadeige Ngo Nlend, deux collègues camerounais qui ont participé à la rédaction du rapport du volet « Recherche » de la Commission franco-camerounaise sur le rôle de la France au Cameroun entre 1945 et 1971. Le rapport sur le rôle de la France dans la guerre au Cameroun est à retrouver ici.   À lire également Leaders assassinés en Afrique centrale 1958-1961 de Karine Ramondy. Un grand merci au magazine L’Histoire dont le numéro de décembre 2025 consacre un article à La guerre oubliée au Cameroun signé Karine Ramondy. Retrouvez-nous sur notre page FB pour en savoir plus et gagner un magazine ! La marche du monde vous propose également sa collection de podcast Africaines Queens, l’histoire de l’Afrique racontée par les Africaines elles-mêmes.     Pour aller plus loin : Leaders assassinés, de Lumumba à Um Nyobe - Spéciale indépendance RDC Cameroun : la guerre secrète.

    48 min
  4. MAR 14

    L’Esma, centre des crimes contre l’humanité de la dictature argentine

    Grâce aux archives de la dictature argentine et aux témoignages des parties civiles dans les procès, nous vous racontons le rôle de l’Esma, centre de détention emblématique de la terreur d’état du Général Vidéla (1976-1983). Surnommé le « Hitler de la Pampa » par les Argentins, le dictateur a mis en œuvre des centaines de centres de détention clandestins dans toute l’Argentine. Il a été condamné à 50 ans de prison pour crimes contre l’humanité, des crimes aujourd’hui considérés « légitimes » par l’actuel président d’extrême droite.   Mais quel a été le rôle de l’Esma, l’École de mécanique de la marine à Buenos Aires ? L’Esma, l’École de mécanique de la marine à Buenos Aires a été le plus grand centre de détention, de torture et de disparitions forcées des opposants à la dictature argentine de 1976 à 1983. Pour comprendre et expliquer cliniquement l’«inimaginable », nous revenons sur l’archéologie de ce lieu emblématique de la répression, et sur ce que sont les crimes contre l’humanité. Parmi les 5 000 personnes détenues, seules 300 environ en sont rescapées. L’atrocité des crimes s’est prolongée au-delà de ces murs, avec la traque jusqu’à l’étranger et les traumatismes intimes et collectifs qui perdurent : disparition des corps, vol des enfants, falsification des traces, spoliation des biens comme nous pouvons l’entendre aux sons de nos archives sonores. Si l’Esma est un des plus terrifiants symboles de la dictature, de quoi le terrorisme d’État des années 70 est-il le nom ? Persécution de l’ennemi intérieur dans toutes les dimensions de son existence, perversité des interactions et revenus économiques tirés de ce dispositif. Face à cette expérience d’anéantissement, les processus de mémoire, vérité et justice, ainsi que le travail des chercheurs, archivistes et juristes sciences sont essentiels.   Avec nos invitées : - Marina Franco, membre fondatrice du Centre d’Histoire du temps présent de l’École interdisciplinaire des Hautes études en Sciences sociales à Buenos Aires, chercheuse au CONICET, Conseil national de la recherche scientifique et technique en Argentine (francophone en studio) - Martine Sin Blima, conservatrice du Patrimoine aux Archives nationales de France, et responsable notamment des archives filmés des procès de crimes de génocide et crimes contre l’humanité - Monica Swaig, juriste pour les parties civiles dans les procès (téléphone, francophone). Aux sons de nos archives. Merci à Laurence Sarniguet de la sonothèque de RFI. À lire : Crimes contre l’humanité à l’Esma. Anatomie d’un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983) Dirigé par Marina Franco et Claudia Feld, avec les contributions de Hernán Confino, Rodrigo González Tizón (historiens), Luciana Messina (anthropologue) et Valentina Salvi (sociologue) et Alice Beriot pour la traduction (doctorante en anthropologie politique). « Ce livre est en cela un avertissement sur « ce que le pouvoir illimité peut faire aux individus, sur le danger que représente la montée de l’autoritarisme niant le droit à l’existence de certains, et sur les formes les plus subtiles que peut prendre la cruauté ». Note des éditions Anamosa. À découvrir notre nouveau podcast Africaines Queens, l’histoire racontée par les femmes elles-mêmes !

    48 min
  5. MAR 7

    À l’école des femmes afghanes

    « Mon espoir est que les portes de l’éducation soient ouvertes aux filles, que chaque fille puisse étudier et choisir un bon et juste chemin pour sa vie. » Aïcha Sana s’adresse à nous depuis la ville de Laghman, à 150 km à l’est de Kaboul. Elle nous dit son espoir de reprendre le chemin de l’école. Depuis le retour des Talibans au pouvoir en 2021, l’éducation des filles au-delà du primaire est de nouveau interdite, et les écoles secondaires pour filles restent fermées. Selon l’Unicef, plus de 2.2 millions d’Afghanes sont exclues des salles de classe.   Mais comment la génération de Sana vit-elle cette privation d’accès à l’éducation ? Et quelle mémoire gardent de l’école les femmes de la génération de sa mère et de sa grand-mère ? À quand remonte la première scolarisation des filles en Afghanistan et comment s’est développée l’éducation pour toutes et tous sous la période communiste ? Autant de questions posées par ma jeune consœur Najeba Arian à celles et ceux qui ont accepté de nous livrer leur témoignage en langues farsi et pachto, pour nous raconter un siècle d’éducation dans leur pays. À l’école des femmes afghanes, c’est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde. À découvrir également, le podcast « Africaines Queens », l’histoire des femmes africaines racontée par elles-mêmes.   À l’école des femmes afghanes Un siècle après l’ouverture des premières classes en Afghanistan, les filles rêvent toujours de pouvoir étudier. Et pourtant, la question de l’éducation des filles a été posée dès les années 20 par Sa majesté le roi Amir Amanullah Khan Gazi. Lorsqu’il accède au pouvoir, l’une de ses premières mesures est de créer les conditions nécessaires pour permettre aux filles d’étudier et de travailler. Trois femmes pionnières — Son Altesse Sarwar Sultan (mère d’Amanullah), son épouse la reine Soraya Tarzi, et Asma Rasmia (mère de la reine Soraya épouse de Mahmoud Tarzi, Premier ministre à l’époque d’Amanullah) — vont ouvrir pour la première fois en 1921 une école primaire pour filles, appelée « Maktab-e Mastourat » (École des jeunes filles). Par la suite, cette école primaire a été transformée en lycée, et une école d’infirmières a été ajoutée. Des membres de la famille royale y ont étudié. Cette école a ensuite été renommée « Lycée Malalai ». Cependant, cette initiative a suscité l’opposition de certains milieux conservateurs religieux. Des soulèvements, notamment dans les régions du Sud et de l’Est, ont éclaté sous la direction de God Mullah, le mollah boiteux. Des révoltes ont également eu lieu à Kaboul, qui finirent par aboutir à l’insurrection dite « saqawie ». L’un des principaux arguments avancés contre les réformes d’Amanullah était que le roi serait devenu « mécréant » et qu’il envoyait des jeunes filles afghanes à l’étranger. Pourtant, les familles des jeunes filles envoyées à l’étranger avaient elles-mêmes insisté et donné leur consentement pour partir étudier. Durant la période saqawie, le règne d’Habibullah Kalakani, non seulement les écoles de filles ont été fermées et les départs vers l’étranger interdits, mais des changements ont été également imposés à l’éducation des garçons. Dans une déclaration d’Habibullah Kalakani, la physique, la chimie, les mathématiques et même la géométrie sont qualifiées de matières « impies », et le programme scolaire des garçons a lui été aussi restreint. Si la période saqawie a été une période de réaction conservatrice, le règne d’Habibullah Kalakani a été très court, de janvier à octobre 1929. Et lorsque Sa Majesté Nader Shah lui a succédé, l’espace éducatif a été réouvert… Le début des années 30 est considéré comme le temps du renouveau en Afghanistan. Non seulement des écoles sont créées à Kaboul, mais au-delà dans les provinces… une période dorée pour l’éducation ! Dans la famille de Tahera Shams, née en 1937 à Kaboul et ancienne élève du Lycée historique Malalaï fondée en 1921 à l’initiative de la reine Soraya, l’éducation des filles était une priorité. « Ma mère disait toujours : Lisez, apprenez quelque chose. Moi je suis restée sans instruction, mais vous devez devenir instruites. » Pour Tahera Shams, grande figure de l’activisme communiste afghan, l’époque du roi Mohammad Zaher Shah, entre 1933 et 1973, n’est absolument pas comparable avec la période des Talibans. À cette époque, la plupart des familles faisaient des efforts pour que leurs enfants aillent à l’école et réussissent dans la vie. « Pendant le règne du roi, j’allais normalement à l’école et les femmes étaient libres. Bien sûr, dans les zones rurales il y avait des problèmes, mais à Kaboul la vie était normale, malgré des difficultés économiques. » Ayant démarré sa scolarité à l’âge de 15 ans, Tahera entre à l’Université de Kaboul en 1965. Elle a tout juste 28 ans. Elle veut étudier la médecine, mais sa famille ne le lui permet pas, sachant qu’une femme médecin peut être amenée à travailler la nuit. Finalement, Tahera étudie la littérature persane. « Nous manifestions depuis l’Université de Kaboul. À cette époque, les autorités n’emprisonnaient pas les filles comme aujourd’hui. Les Talibans emprisonnent, torturent et violent les femmes, mais cela n’existait pas à notre époque. » Depuis le retour des talibans en 2021, il est impossible pour les jeunes filles de poursuivre leurs études au-delà de l’école primaire. Une décision justifiée par une interprétation passéiste du Coran, afin de contrôler la vie des femmes et de les séquestrer au sein de leur maison. Mais l’histoire de l’Afghanistan est longue et dans la mémoire collective des Afghanes, dans les récits transmis de grand-mère en petite fille, et de mère en fille, la figure de la femme éduquée existe. Depuis la reine Soraya à l’initiative de la première école pour fille jusqu’aux femmes médecins, ingénieures, professeures ou artistes sous les communistes. « L’esprit général était qu’il n’y avait aucune différence entre les hommes et les femmes, et que les droits des femmes et des hommes étaient presque égaux. Les possibilités d’études étaient très étendues. Les élèves qui obtenaient de bonnes notes étaient envoyés à l’étranger dans le cadre du mouvement des pionniers, en particulier vers les pays de l’Union soviétique. À leur retour, ils étaient ensuite employés en Afghanistan. » Homira Sabawoon est née en 1971. Lorsque l’Union Soviétique envahit l’Afghanistan en Décembre 1979, elle est une petite fille de huit ans. Mais l’occupation n’est pas la guerre et elle garde un souvenir heureux de sa scolarité sous influence soviétique. 10 années pendant lesquelles la résistance intérieure et extérieure des moudjahidines s’organise. Homira Sabawoon a 19 ans lors de la prise de Kaboul le 1er Janvier 1990. Alors qu’elle se prépare à suivre des études dans le domaine des beaux-arts, de la littérature et de la musique, sa vie bascule. « Beaucoup d’histoires de moudjahidines hantent notre mémoire, la plus emblématique est celle de Nahid, la martyre. Lorsque les milices de Abdul Rashid Dostom, célèbre chef de guerre du nord de l’Afghanistan, sont arrivées dans le quartier de Makrorayan pour piller les maisons, ils ont tenté d’agresser sexuellement Nahid. Elle s’est alors jetée du cinquième étage de sa maison. » Loin de Kaboul, les femmes subissaient moins frontalement la violence des exactions menées par les moudjahidines et leurs milices dirigées par des chefs de guerre jusque-là unis contre les communistes au pouvoir et leur soutien soviétique. Des femmes qui ont été massivement scolarisées et émancipées depuis les années 50 comme le rappelle notre spécialiste de l’histoire culturelle afghane, l’écrivain Abdul Ghafoor Liwal.  « En 1971, les progrès ont été tels que, dans une province conservatrice comme Kandahar, des jeunes filles ont participé à des compétitions internationales de basketball et remportèrent même une coupe de victoire. En l’espace de trois décennies, il s’agissait d’un progrès considérable. » Ghafoor Liwal est devenu un très grand poète de langue pachto. Dans ses textes, il n’oublie pas d’évoquer la condition terrible de ses sœurs afghanes privées d’éducation par ce qu’elles sont des femmes. « Lorsque les talibans arrivent au pouvoir en 1996, la guerre sous sa forme précédente a cessé, mais pour notre plus grand malheur, les talibans se sont immédiatement attaqué à l’éducation moderne. Les écoles existaient, mais pour les filles, toutes les possibilités ont disparu. Même l’éducation primaire a été interdite aux filles ; Seuls les garçons allaient à l’école, portant le turban, dans un contexte très difficile après une longue guerre civile. »   Pendant cette première période talibane, la liste des interdictions faîtes aux femmes est infinie. Interdiction d’aller à l’école, interdiction de sortir sans être entièrement recouverte par le hijab et sans être accompagnée d’un homme de la famille, interdiction de travailler et de voter, sans compter les lapidations à mort en place publique pour celles qui selon les Talibans ne respecteraient pas la loi islamique de la Charia. Homira Sabawoon est alors une jeune citadine de Kaboul âgée de 25 ans, grandie dans une famille à l’état d’esprit ouvert et progressiste. Elevée dans l’idée qu’une femme ne peut être véritablement indépendante que si elle possède une autonomie économique, et qu’une femme économiquement autonome ne peut être victime de personne.

    48 min

Ratings & Reviews

5
out of 5
3 Ratings

About

Chaque semaine, La marche du monde vous propose de découvrir l’histoire de nos sociétés contemporaines. Sur les cinq continents, nous recherchons des témoignages, mais aussi des archives radiophoniques et musicales, pour revivre les évènements et les mouvements qui éclairent l’actualité. En Afrique, en Asie, en Amérique, en Europe et au Proche-Orient, rafraîchissons-nous la mémoire et partageons notre histoire ! *** Diffusions le samedi à 14h10 TU et le dimanche à 00h10 TU vers toutes cibles. 

More From RFI

You Might Also Like