L’esprit critique

Cinéma, littérature, spectacles, expos : chaque semaine, L’esprit critique, c’est le nouveau podcast proposé par Mediapart pour inciser l’actualité culturelle, renouveler les voix qui débattent des œuvres et rendre compte des débats esthétiques et politiques qui traversent ce qu’on nous donne à lire ou à voir. Hébergé par Audiomeans. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 4D AGO

    INTEGRALE -EP161, autour des films "Send Help" de Sam Raimi, "Aucun autre choix" de Park Chan-Wook et "The Mastermind" de Kelly Reichardt

    Deux films-fables sanguinolents, mêlant les genres et les registres, sur les méfaits du capitalisme et de la concurrence entre employés, et un long-métrage revisitant et détournant les codes et les rythmes du film de braquage. On évoque aujourd’hui dans « L’esprit critique » le nouveau film de Sam Raimi, intitulé Send Help qui plonge un jeune PDG arrogant et son employée mal à l’aise en société mais douée en maths et survivalisme dans le huis-clos d’une île déserte après un accident d’avion. Puis, dans un tout autre univers mais avec une thématique et une volonté de mêler comédie et noirceur relativement proche, la proposition du coréen Park Chan-Wook titré Aucun autre choix. Et enfin, on revient sur le nouveau long-métrage de l’américaine Kelly Reichardt, The Mastermind, titre ironique pour désigner le vol plus chaotique que stratégique de quatre tableaux dans un musée du Massachussetts au début des années 1970. Avec : • Occitane Lacurie, membre du comité de rédaction de la revue de cinéma Débordements, et de la revue de cinéma décolonial Emitai. • Alice Leroy, qui écrit dans les Cahiers du cinéma • Raphaël Nieuwjaer, qui écrit aussi aux Cahiers du Cinéma, ainsi que pour la revue Études Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    43 min
  2. 4D AGO

    PARTIE 1 -EP161, autour du film "Send Help" de Sam Raimi

    Send Help est le titre du nouveau film du réalisateur Sam Raimi, révélé au début des années 1980 avec Evil Dead puis rendu célèbre avec sa trilogie des Spider-Man, un cinéaste oscillant entre les exigences et les codes d’Hollywood et une veine plus singulière marquée par des longs-métrages comme Drag me to Hell, ou Jusqu’en enfer en bon français. Dans ce long-métrage, qui mélange avec jubilation les genres du gore, de la comédie noire, de la comédie romantique, de la satire et du film de naufragés, les acteurices Dylan O’Brien et Rachel McAdams se retrouvent sur une île déserte du golfe de Thaïlande après le crash de l’avion privé qui devait les transporter à Bangkok. Le premier, Bradley Prestion, vient d’hériter, après la mort de son père, d’une importante entreprise de conseils qu’il gère avec arrogance. La seconde, Linda Liddle, employée douée de cette entreprise, espérait se voit promue par le père, mais s’est vu préférer le camarade de golf et d’études du fils. Cependant, cette adepte des techniques survivalistes est beaucoup plus apte à affronter la réalité d’une île hostile que celui qui, bien que blessé et impuissant, à tendance à se considérer toujours comme son chef, même si le film promet un certain nombre de rebondissements dans la relation d’amour-haine qu’entretiennent les deux personnages. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    14 min
  3. FEB 8

    PARTIE 1 -EP160, autour de la rétrospective Mickalene Thomas au Grand Palais

    Le Grand Palais à Paris est, en ce moment, occupé par trois femmes artistes : la plasticienne et photographe africaine-américaine Mickalene Thomas à laquelle l’institution consacre une vaste rétrospective sur deux décennies de son travail intitulée All About Love ; mais aussi la peintre française Claire Tabouret qui expose les maquettes grandeur nature, esquisses et travaux préparatoires des six vitraux qu’elle a réalisés dans le cadre de la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris avec une proposition intitulée « D’un seul souffle » ; et enfin la sculptrice Eva Jospin qui présente une quinzaine d’œuvres, composées à partir de sa matière de prédilection qu’est le carton, dans un parcours intitulé « Grottesco », fait de forêts, grottes et architectures végétales et minérales en forme de petits bas-reliefs ou de cénotaphes grandeur nature. L’exposition de Mickalene Thomas doit son titre à un livre fondateur de la théoricienne bell hooks, disparue en 2021 et s’empare des représentations des femmes noires dans l’art et la culture populaire dans une perspective queer, féministe et noire, en usant de peintures, paillettes, collages ou vidéos… « Mon art s’enracine principalement dans la découverte de soi, la célébration, la joie, la sensualité, et dans un besoin de voir des images positives des femmes noires dans le monde », dit notamment cette artiste née au début des années 1970 dans le New Jersey. Le commissariat de cette exposition co-organisée par le Grand Palais, la Hayward Gallery de Londres, et Les Abattoirs de Toulouse est assurée par Rachel Thomas, Conservatrice en chef à la Hayward Gallery ; Lauriane Gricourt, Directrice des Abattoirs, le Frac Occitanie situé à Toulouse et Erin Jenoa Gilbert, curatrice indépendante. « D’un seul souffle », de Claire Tabouret et« Grottesco » d’Eva Jospin sont visibles jusqu’au 15 mars prochain. All About Love jusqu’au 5 avril. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    19 min
  4. FEB 8

    PARTIE 2 -EP160, autour de la rétrospective de la photographe Denise Bellon, au musée d'art et d'histoire du Judaïsme

    Le Musée d’art et d’histoire du judaïsme à Paris présente la première rétrospective consacrée à Denise Bellon (1902-1999), pionnière du photojournalisme et figure du milieu surréaliste dont elle a documenté plusieurs des manifestations éphémères et dont les images constituent parfois les rares traces. Le Mahj documente ainsi, avec 300 photographies, objets, lettres et publications, un parcours singulier et largement méconnu, allant des années 1930 aux années 1970. Née à Paris dans une famille juive originaire d’Alsace et d’Allemagne, Denise Bellon (née Hulmann) s’initie à la photographie au Studio Zuber avant de cofonder Alliance Photo, une des première agence photographique de l’entre-deux-guerres. Influencée par l’esthétique dite de la « Nouvelle Vision », elle réalise de nombreux reportages à l’étranger, dans les Balkans, en Finlande, en Afrique et réalise aussi des commandes publicitaires. Elle photographie aussi bien la « zone » parisienne que les expositions surréalistes, l’Occupation allemande à Lyon pendant la Seconde Guerre mondiale que l’industrialisation de la France. En 1940, elle épouse Armand Labin, journaliste juif roumain engagé dans la Résistance, qui sera ensuite le fondateur du quotidien Midi Libre, pour lequel elle couvrira notamment un maquis antifranquiste en vallée de l’Aude, avec son outil de prédilection qu’est l’appareil Rolleifles et ses négatifs de format carré 6x6 cms. Le commissariat de cette exposition qui a ouvert en octobre dernier et demeure visible jusqu’au mois de mars prochain est signé Éric le Roy et Nicolas Feuille. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    14 min
  5. FEB 8

    PARTIE 3 -EP160, autour de l'exposition "Tenter l'art pour soigner" à l'IMA

    « Tenter l’art pour soigner : à l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville dans les années 1960 » est le titre de l’exposition, petite par la taille mais dense dans le propos et longue par la durée, qui se tient à l’Institut du monde arabe depuis la fin du mois d’octobre 2025 et jusqu’au mois de juin. Elle est issue de la donation à l’IMA, en 2021, d’un ensemble d’archives du docteur Cadour – céramiques peintes et planches dessinées à la gouache, exécutées dans les années 1960 au cours d’ateliers de « socialthérapie » menés dans cette institution située à quelques encablures au sud d’Alger. Un des objectifs de la socialthérapie est de responsabiliser les malades en leur faisant organiser eux-mêmes certaines de leurs activités, notamment à travers un hebdomadaire intitulé Notre journal censé être le ciment d’une réforme d’ampleur de cet hôpital conçu et construit pendant la colonisation pour en faire une « communauté thérapeutique » où pensionnaires, infirmiers et psychiatre collaborent pour réaliser des choses, à l’instar de ce journal. Sous ses airs confidentiels, cette exposition est marquée par un grand nom, celui de Frantz Fanon, qui officia comme médecin-chef dans cette institution psychiatrique entre 1953 et 1956, avant que son nom soit donné à cet hôpital après l’indépendance de l’Algérie. Elle est aussi une incarnation d’un « art brut », terme utilisé par le peintre Jean Dubuffet pour désigner les productions plastiques de personnes exemptes de culture artistique et pratiquant un art qui s’ignore. Le commissariat de cette exposition est signé Djamila Chakour. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    13 min

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