Podcast de Liberall

Valentin Tonti Bernard

Chez Liberall Conseil, on accompagne les professions libérales dans le développement de leur structure, dans le changement de le processus de travail et dans la croissance de leur entreprise. Dans ce podcast "By Liberall Conseil" vous découvrirez des conversations sans détours avec des professions libérales dans lesquelles on va parler de CA, de marge, de méthodes de développement, de croissance externe, de management, d'utilisation de l'IA, d'outils... Des conversations cash et sans détours sur le développement de leur business. Retrouvez les résumés des épisodes sur notre page média. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. Jean-François Verstraet " Il faut qu'on passe d'un cabinet à une entreprise structurée"

    -21 H

    Jean-François Verstraet " Il faut qu'on passe d'un cabinet à une entreprise structurée"

    Valentin Tonti-Bernard reçoit Jean-François Verstraet, président du groupe Numans (anciennement Sefigec), pour un échange sur la transformation des cabinets d’expertise comptable. Expert-comptable de formation, passé par des cabinets classiques avant de rejoindre la structure il y a 15 ans, Jean-François a pris la direction du groupe il y a 5 ans avec un objectif clair : faire passer Numans du modèle artisanal du cabinet à celui d’une entreprise structurée. Du cabinet à l’entrepriseLe constat date d’il y a cinq ans. Comme beaucoup de confrères, Jean-François identifie l’ampleur des bouleversements à venir : facturation électronique, intelligence artificielle, évolution des attentes des collaborateurs, transformation des modèles économiques. Sa conviction est qu’un cabinet structuré comme un cabinet ne pourra pas absorber ces chocs. Il faut passer en mode entreprise, avec les moyens humains et financiers qui vont avec, tout en préservant l’indépendance qui permet de choisir ses outils, ses clients et ses méthodes. Un groupe qui se développeNumans compte aujourd’hui plus de 300 personnes. L’expertise comptable et le commissariat aux comptes représentent encore environ 70 % du chiffre d’affaires, mais le groupe a développé en parallèle une gestion de patrimoine, un accompagnement prévoyance retraite, un conseil en financement, du coaching et accompagnement des dirigeants, du juridique, du corporate finance et un pôle dédié aux opérations de cession et acquisition. Le portefeuille atteint environ 10 000 clients. Le collectif comme principe d’organisationLe mot revient en permanence dans le discours de Jean-François : collectif. Lors de l’entrée d’Andera Partners au capital, l’ensemble des associés et des activités ont été réunis dans une même structure, avec un intéressement aligné au niveau du groupe. Ce choix capitalistique répond à une lecture précise du modèle traditionnel : avant l’opération, quatre associés détenaient 70 % du cabinet, ce qui rendait difficile de motiver et d’embarquer la jeune génération. Rebattre les cartes du capital faisait partie intégrante du projet, au même titre que les moyens financiers. Les fonctions support, longtemps absentes du métierL’un des points les plus saillants de l’échange porte sur la place des fonctions support dans les professions libérales réglementées. Jean-François rappelle qu’à sa formation d’expert-comptable, on apprenait à vendre des heures, et qu’embaucher un non-productif était inconcevable. La première décision qu’il a prise en arrivant à la direction a été d’intégrer des compétences internes en RH, communication, finance, IT, en assumant d’augmenter les coûts à court terme. L’argument adressé aux associés a été direct : il s’agissait de leur retirer des tâches qu’ils faisaient mal, pour qu’ils puissent se concentrer sur ce qu’ils savent faire de mieux. Le résultat est mesurable : l’augmentation du chiffre d’affaires par associé valide a posteriori l’investissement. La leçon, selon Jean-François, c’est qu’un expert-comptable n’est pas censé tout faire, et qu’on peut donner de vraies responsabilités à des collaborateurs non-productifs sans que cela menace l’autorité des associés. L’uniformisation des process et l’outil uniqueNumans a fait le choix assumé de Pennylane comme outil unique. Le cabinet a été l’un des premiers clients de Silae en 2020, l’un des premiers à intégrer Pennylane, et a aujourd’hui 80 % de ses clients équipés. Le débat sur la dépendance à un éditeur est tranché de façon pragmatique : la profession a toujours été dépendante de ses outils, et le multi-outil crée du flou pour les collaborateurs comme pour les clients. Au-delà de la productivité, l’outil unique permet une uniformisation des process qui devient stratégique dans une logique de croissance externe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    46 min
  2. Rui Manuel Pereira « Investissez dans votre avenir, ayez confiance dans votre avenir »

    20 AVR.

    Rui Manuel Pereira « Investissez dans votre avenir, ayez confiance dans votre avenir »

    L'invité : Rui Manuel Pereira, Avocat au barreau de Nancy, Ancien Bâtonnier (deux mandats) Valentin Tonti-Bernard reçoit Rui Manuel Pereira, avocat au barreau de Nancy et ancien bâtonnier pendant deux mandats, pour un échange sans filtre sur l'état de la profession d'avocat en France. Généraliste avec des dominantes en droit pénal et en droit international des étrangers, Rui est aussi un fils d'immigrés portugais qui a fait toute sa carrière en région. Il défend une vision où l'investissement, la formation et l'humanité du métier restent au cœur de la pratique. L'IA condamne les avocats à se former encore plus Rui a mis en place un partenariat avec Lefebvre Dalloz et l'outil GenIA-L pour l'ensemble du barreau de Nancy. Son constat est clair : l'IA est un outil de productivité, mais c'est le senior qui l'utilise le mieux parce qu'il connaît déjà la réponse. Les avocats doivent investir dans les outils et se former plus que jamais pour rester au-delà de ce que produit une machine. Le quotidien d'un bâtonnier : entre gestion de crise et prospective Perquisitions en plein Covid, oraisons funèbres, arbitrage de litiges entre confrères, relations avec les magistrats, lobbying auprès des députés, projet de cité judiciaire à Nancy. Rui raconte le bâtonnat comme un poste à mi-temps qui s'ajoute à une activité déjà intense, sans rémunération réelle, avec une perte de chiffre d'affaires inévitable. La métropolisation des barreaux Les jeunes avocats se concentrent dans les métropoles et délaissent les barreaux périphériques, alors que c'est là qu'ils gagneraient le mieux leur vie. À Bar-le-Duc, 19 avocats pour un revenu médian de 75 000 euros. À Briey, 17 avocats avec un revenu moyen de 115 000 euros grâce aux transfrontaliers luxembourgeois. Pendant ce temps, le revenu médian national est à 48 000 euros pour 48 heures de travail hebdomadaire. La loi Sure : pourquoi les avocats sont en grève Rui décortique le projet de loi Sure : CRPC étendue au criminel, moyens de nullité affaiblis, place de la victime écartée sous prétexte de la protéger. Il explique pourquoi les avocats font grève des CRPC pour créer du stock et forcer la discussion, et pourquoi même certains magistrats appellent à la grève. Un épisode pour ceux qui veulent comprendre la réalité de la profession Cet échange s'adresse aux avocats de région qui se reconnaîtront dans ces constats, aux jeunes qui hésitent sur leur avenir, aux experts-comptables et CGP qui veulent comprendre les enjeux de la profession voisine, et à tous ceux qui s'intéressent à l'état de la justice en France. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 h 6 min
  3. Jérémie Jeausserand « L'idée, c'est que la star ce soit le cabinet »

    13 AVR.

    Jérémie Jeausserand « L'idée, c'est que la star ce soit le cabinet »

    Valentin Tonti-Bernard reçoit Jérémie Jeausserand, cofondateur du cabinet Jeausserand Audouard, pour un échange sur la construction d'un cabinet d'avocats pensé comme une entreprise. Fiscaliste de formation, passé par Arthur Andersen, Deloitte puis Bilenski-Scotto, il a créé en 2015 avec Tristan Audouard, Carole Furst et Pascal Gour un cabinet positionné sur le conseil aux décideurs dans les opérations stratégiques et complexes. De 6 à 60 en 10 ans, sans levée de fonds Le cabinet est parti à 6, avec 2 associés et 4 collaborateurs. Aujourd'hui, ils sont 60. Pas de levée de fonds, pas de dette bancaire abyssale : que de l'autofinancement. Jérémie et Tristan Audouard ont assumé le financement initial et accepté de ne pas optimiser leur rémunération pour réinvestir dans la structure. 375 opérations en 10 ans, entre 30 et 40 deals transactionnels par an. Un positionnement qui ne bouge pas Conseil des fondateurs, entrepreneurs et dirigeants pour les opérations stratégiques et complexes : M&A, private equity, financement structuré, fiscalité. Ce positionnement a été défini avant la création du cabinet et n'a jamais changé. Si un client veut du prix de transfert, de la TVA sur produits financiers ou du contrat maritime, ce n'est pas chez Jeausserand Audouard. Les fonctions vitales, pas les fonctions support Chez Jeausserand Audouard, les services support s'appellent les fonctions vitales. La première personne recrutée après la création du cabinet était la responsable communication et marketing. Les fonctions vitales sont formées au métier des avocats du cabinet et accompagnées pour s'imposer face aux associés. Jérémie emmène associés et fonctions vitales en séminaire de management ensemble. Le business development comme philosophie Cold call sur des CEOs identifiés dans la presse, repeat business sur les LBO successifs, recommandation entre dirigeants, prescription par les banques privées et banques d'affaires, partenariat avec HEC Entrepreneurs pour la learning expedition. Jérémie assume : la vente, ce n'est pas vendre quelque chose, c'est rendre service au client. La transmission comme horizon Le plan à 10 ans : faire émerger une nouvelle gouvernance en 5 ans, puis transmettre le cabinet dans les 5 suivantes. Jérémie le dit clairement : ce qui l'embêterait le plus, c'est que le cabinet disparaisse après les fondateurs. Le vrai succès d'une organisation, c'est sa longévité. Un épisode pour ceux qui veulent construire un cabinet autrement Cet échange s'adresse aux avocats qui veulent créer ou développer leur cabinet avec une vision d'entreprise, aux collaborateurs qui cherchent un modèle où le collectif prime, et à tous ceux qui pensent qu'on peut être avocat et entrepreneur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 h 12 min
  4. Morgane Boucher « La plus-value de l'avocat, elle est pas que dans la rédaction, pas du tout »

    7 AVR.

    Morgane Boucher « La plus-value de l'avocat, elle est pas que dans la rédaction, pas du tout »

    L'invitée : Morgane Boucher, Responsable de l'excellence opérationnelle juridique monde chez Bureau Veritas Valentin Tonti-Bernard reçoit Morgane Boucher, ancienne avocate passée par Vatier, Lex Case, Auguste Debouzy et Gide, aujourd'hui en charge de l'excellence opérationnelle pour la fonction juridique monde de Bureau Veritas. Un échange sur le passage de la robe à l'entreprise, la réalité d'une direction juridique dans un groupe de 84 000 personnes, et la transformation des métiers du droit. Dix ans de robe, quatre cabinets, une spécialité Morgane commence chez Vatier sur le contentieux de la responsabilité médicale pour l'ONIAM, parcourt la France entre expertises et tribunaux pendant quatre ans. Elle passe ensuite par Lex Case en responsabilité produit, Auguste Debouzy en contentieux général, puis Gide pendant la période Covid. Un fil rouge : le risque industriel, les trains qui déraillent, les immeubles qui s'effondrent. Quitter la robe : la méthode et le hasard Morgane raconte sans filtre comment elle a préparé sa sortie. Refaire son CV en mode entreprise, appeler des chasseurs de tête qui lui disent qu'elle cherche le mouton à cinq pattes, s'entendre dire d'aller chez un assureur pendant trois ans. Et finalement, trouver son poste sur le site de l'APEC après un déjeuner avec une copine institutrice et un ticket à gratter gagnant. Bureau Veritas : une assignation par jour Bureau Veritas, c'est 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 84 000 collaborateurs, du contrôle technique de construction à la certification ISO en passant par l'inspection maritime. Morgane gère une direction juridique de 30 personnes en France avec une volumétrie de contentieux hors norme : une assignation par jour, des dossiers qui durent 12 ans, un panel d'avocats négocié avec les assureurs. Legal ops, IA et transformation Aujourd'hui au niveau monde, Morgane pilote les outils de contract management, la gestion des 500 entités du groupe, les workflows de litigation. Elle partage sa vision de l'IA juridique : utile pour la recherche, encore limitée sur l'analyse de dossiers techniques complexes. Et pose la question qui fâche : quand l'IA fait le travail, qui forme les juristes de demain ? Un épisode pour ceux qui veulent comprendre la direction juridique de l'intérieur Cet échange s'adresse aux avocats qui pensent à quitter la robe, aux juristes d'entreprise qui veulent comprendre les enjeux de transformation, et à tous les cabinets qui travaillent avec des directions juridiques de grands groupes et veulent savoir comment rester dans le panel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 h 6 min
  5. Laurent Salanié « C'est le fait de créer, c'est ce que tu retiens »

    23 MARS

    Laurent Salanié « C'est le fait de créer, c'est ce que tu retiens »

    Valentin Tonti-Bernard reçoit Laurent Salanié, directeur général France d'Accru Partners, pour un échange sur un modèle de buy and build qui détonne sur le marché français de l'expertise comptable. Ancien de McKinsey, ex-dirigeant de WeekendDesk et artisan du développement international d'Aramis Group, Laurent défend une approche où l'entrepreneur reste aux commandes. Un parcours de bâtisseur avant l'expertise comptable Laurent a commencé chez Michelin, passé quatre ans chez McKinsey, dirigé WeekendDesk pendant huit ans en faisant passer la boîte de 20 à 100 millions d'euros, puis piloté le développement international d'Aramis Group jusqu'à l'introduction en bourse. Il n'est pas expert-comptable. Mais il connaît le M&A, le buy and build et ce que signifie intégrer une entreprise sans casser son ADN. Accru Partners : le modèle suédois qui arrive en France Lancé en 2024 par le fonds danois-suédois Axcel, Accru Partners regroupe déjà 70 cabinets en Suède, au Danemark, en Norvège et au UK. Le groupe fait 225 millions d'euros de chiffre d'affaires avec 25 % d'EBITDA et 12 % de croissance organique. La France est le prochain marché. Laurent est arrivé le jour de la création de la société française, en octobre 2024. Minoritaire au capital, un tiers des droits de vote Le modèle Accru Partners repose sur un principe : l'entrepreneur garde le contrôle. Le groupe détient 100 % du capital social mais seulement un tiers des droits de vote. Pas de mandataire social imposé, pas de services support obligatoires, pas de plateforme technologique forcée. Les cabinets gardent leur marque, leurs équipes, leur culture. Laurent compare son rôle à celui d'Aimé Jacquet : rassembler les meilleurs, créer les connexions, faciliter sans diriger. Pas d'objectif de volume, une obsession de qualité Le patron d'Axcel a dit à Laurent qu'une seule acquisition de qualité par an suffirait. Les équipes M&A ne sont pas incentivées sur la quantité. La conviction du groupe : la valeur se crée par ce qu'on apporte aux clients et aux collaborateurs, pas par les multiples de revente. Laurent alerte sur les dangers de la course aux acquisitions qu'il observe sur le marché français. Un épisode pour ceux qui veulent comprendre la consolidation autrement Cet échange s'adresse aux experts-comptables et commissaires aux comptes qui reçoivent des sollicitations de rachat, aux dirigeants qui s'interrogent sur l'avenir de leur cabinet face à la financiarisation, et à tous ceux qui veulent comprendre comment un modèle venu du nord de l'Europe prétend faire les choses différemment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    57 min
  6. Didier Caplan « J'ai vu un truc que personne n'avait vu »

    16 MARS

    Didier Caplan « J'ai vu un truc que personne n'avait vu »

    Valentin Tonti-Bernard reçoit Didier Caplan, fondateur du groupe Comptacom, pour un échange sur un parcours entrepreneurial hors norme. Apprenti coiffeur à 16 ans, expert-comptable à 28 ans, créateur d'une société de numérisation d'archives, inventeur d'un logiciel de production comptable automatisée et bâtisseur d'un groupe passé de 2 à plus de 40 millions d'euros de chiffre d'affaires. De la coiffure à l'expertise comptable Didier Caplan quitte l'école à 16 ans pour un apprentissage de coiffeur dans le salon familial. À 20 ans, il reprend des études, passe par un IUT à Angers, et devient expert-comptable à 28 ans. Il reste probablement le seul de la profession à détenir un double diplôme d'expert-comptable et de coiffeur. Il raconte pourquoi ce parcours atypique a forgé sa vision d'entrepreneur. Archimède : quand un expert-comptable invente la numérisation d'archives En 1992, une conférence de la DATAR sur le télétravail déclenche un déclic. Didier rédige un projet sur l'automatisation de la production comptable par la numérisation. Sa rencontre avec le directeur des archives départementales de la Mayenne l'emmène vers un marché inattendu : la numérisation de plans cadastraux anciens en format A0. Il crée Archimède, une société qui atteindra 25 salariés et 5 millions d'euros de chiffre d'affaires, avec des marchés en Vendée, en Corse et jusqu'aux archives militaires de Vincennes. Le déclic Comptacom : automatiser la comptabilité avant tout le monde Une rencontre avec Warner Music change tout. Le directeur général lui demande d'automatiser les processus de validation de commandes, de factures et de paiement. Didier met au point un workflow décisionnel inédit dans la profession. Il crée le logiciel Comptacom, dépose le nom de domaine compta.com, et développe en interne un outil de gestion de cabinet, GESCAB, qui deviendra l'ADN du groupe et son principal avantage compétitif pour intégrer de nouveaux cabinets. Bâtir un groupe de 2 à 40 millions d'euros Didier construit le groupe Comptacom par croissance externe, avec une méthode simple : valorisation à coefficient 1 du chiffre d'affaires, intégration par LBO, système d'information unifié. Au moment de son départ, le groupe compte 550 à 600 personnes et dépasse les 40 millions d'euros. Aujourd'hui dirigé par Olivier Moisan, le groupe continue sa croissance dans un contexte de financiarisation de la profession. Un épisode pour ceux qui croient qu'on peut tout construire en partant de rien Cet échange s'adresse aux experts-comptables qui veulent comprendre comment se construit un groupe, aux entrepreneurs qui cherchent l'inspiration dans des parcours atypiques, et à tous ceux qui pensent que l'innovation peut naître n'importe où, y compris dans un petit village de la Mayenne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 h 24 min
  7. Karl Hepp de Sevelinges « Il faut simplement être courageux et audacieux »

    9 MARS

    Karl Hepp de Sevelinges « Il faut simplement être courageux et audacieux »

    Valentin Tonti-Bernard reçoit Karl Hepp de Sevelinges, managing partner du cabinet Jeantet à Paris, pour un échange sans filtre sur la transformation d'un cabinet centenaire, la gouvernance des cabinets d'avocats et l'impact de l'intelligence artificielle sur la profession. Relancer un cabinet en cinquième génération Jeantet existe depuis 100 ans. En arrivant il y a 10 ans, Karl, ancien associé de Gide, trouve un cabinet en manque de visibilité sur la place parisienne. Avec Catherine Saint Geniest, il réforme la gouvernance, les services supports, le marketing et le système de rémunération. Aujourd'hui, le cabinet approche les 200 avocats, 47 associés, 65 millions d'euros de chiffre d'affaires et une marge de 50 %. Lockstep vs eat what you kill : le débat tranché Karl défend un modèle de rémunération fondé sur l'apport et la performance. Il explique pourquoi le lockstep pur perd de son attractivité, pourquoi les cabinets américains dominent avec un modèle d'origination, et comment Jeantet a structuré un partner track transparent : quatre ans, un million d'origination propre pendant deux années consécutives. La stratégie de croissance : rapprochements, intégrations et taille cible Le cabinet vise 250 avocats. Karl détaille la méthode d'intégration progressive appliquée au rapprochement avec le cabinet Ginestier : immobilier d'abord, travail commun ensuite, intégration totale peut-être. Il explique pourquoi Jeantet a fermé ses bureaux internationaux pour se concentrer sur Paris avec un rayonnement cross-border. L'IA dans un cabinet d'avocats : ce qui change déjà Legora, Genial, des experts IA intégrés dans chaque équipe. Karl décrit l'impact concret : audits accélérés, drafting automatisé, pricing en baisse, recrutement de juniors en question. Il anticipe un monde où les cabinets devront doubler leur volume de travail pour maintenir leur rentabilité. Un épisode pour ceux qui veulent comprendre où va la profession Cet échange s'adresse aux avocats qui dirigent ou veulent diriger une structure, aux collaborateurs qui s'interrogent sur leur avenir dans un marché en mutation, et à tous ceux qui veulent comprendre comment un cabinet français se prépare face aux géants américains et à l'intelligence artificielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    57 min
  8. Vincent Pavlovsky « Tant qu’on peut s’adapter, il faut continuer. »

    2 MARS

    Vincent Pavlovsky « Tant qu’on peut s’adapter, il faut continuer. »

    Dans cet épisode de notre podcast, Valentin Tonti-Bernard reçoit Vincent Pavlovsky, expert-comptable, cofondateur du cabinet AJC et désormais associé au sein du groupe Numans. Entrepreneur engagé, manager profondément humain, Vincent a construit en 11 ans un cabinet de 38 collaborateurs avant de décider de le rapprocher d’un groupe structurant pour préparer l’avenir de la profession. Mais son parcours est aussi marqué par un combat personnel : une maladie rare et invisible qui a bouleversé sa manière de diriger. Ce que vous allez découvrir Dans cet épisode : Pourquoi Vincent a voulu "changer la façon dont on voit l’expert-comptable"Son modèle basé sur la DAF externalisée et la stratégieLa gestion du cash comme premier défi entrepreneurialComment intégrer une acquisition post-M&A comme un projet stratégiquePourquoi il n’y a pas de période fiscale dans son cabinetComment créer une culture sans politique interne et sans turnoverPourquoi il a décidé de communiquer ouvertement sur sa maladieLes coulisses de son rapprochement avec NumansSa vision d’un cabinet "entreprise à mission"Son projet de fonds de dotation pour accompagner les personnes atteintes de maladies invisibles Soutenez le podcast Si cet épisode vous a inspiré : Laissez 5 étoiles sur Apple Podcasts ou SpotifyPartagez-le à un confrère ou un dirigeantDiffusez-le autour de vous C’est grâce à vous que nous continuons à recevoir des invités inspirants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    57 min
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Chez Liberall Conseil, on accompagne les professions libérales dans le développement de leur structure, dans le changement de le processus de travail et dans la croissance de leur entreprise. Dans ce podcast "By Liberall Conseil" vous découvrirez des conversations sans détours avec des professions libérales dans lesquelles on va parler de CA, de marge, de méthodes de développement, de croissance externe, de management, d'utilisation de l'IA, d'outils... Des conversations cash et sans détours sur le développement de leur business. Retrouvez les résumés des épisodes sur notre page média. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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