Fleur d'avocat

Lilas Louise Maréchaud

Dans chaque épisode de Fleur d'avocat, Lilas Louise Maréchaud échange avec une avocate ou un avocat bien dans sa robe, quel que soit son lieu d'exercice, son âge, son statut et sa spécialité, sur son parcours. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. Où s'arrête le management et où commence le paternalisme ?

    -1 J

    Où s'arrête le management et où commence le paternalisme ?

    Beaucoup de managers confondent bienveillance et paternalisme. (Et ça pose des problèmes.) J'ai eu récemment un client cabinet d'avocats qui voulait "rétablir l'équilibre" entre deux collaboratrices. L'une travaillait avec un associé proche de la retraite, l'autre avec un associé plus jeune. "C'est injuste, celle qui hérite de la clientèle a plus de chances de devenir associée." Sauf que tordre toute l'organisation du cabinet pour compenser cette "injustice contextuelle", c'est exactement là où on bascule dans le paternalisme. Avant de parler de cette frontière, rappelons ce qu'est le bon management : - Recruter les bonnes personnes par rapport aux besoins fonctionnels. Pas celles qu'on aime bien. Celles qui font le boulot.- S'assurer de la santé et sécurité des collaborateurs. Charge de travail cohérente, moyens adaptés au niveau d'expérience.- Donner les moyens de bien faire le travail. Temps, outils, formation, accompagnement.- Communiquer les règles du jeu. Objectifs, stratégie, règles de fonctionnement. Point critique que beaucoup ratent.Encore faut-il tenir ce cadre. Y compris quand c'est défavorable à quelqu'un qu'on apprécie. Le paternalisme arrive quand on se substitue à la responsabilité adulte d'un collaborateur. Quand on tord une réalité normale de l'entreprise parce qu'elle sera "difficile à vivre" pour quelqu'un. Dans mon exemple : l'associé voulait créer artificiellement des opportunités pour "compenser" le fait qu'une collaboratrice ne bénéficierait pas d'un héritage de clientèle. Résultat ? Ça aurait mis en concurrence les deux seniors, perturbé l'autre équipe, et nui à l'intérêt global du cabinet. La vraie bienveillance ? Être clair sur les règles et tenir ce cadre, même quand c'est dur. Le management, c'est accepter que certaines situations ne soient pas confortables pour tout le monde. TIMELINE : 00:00:01 - 00:04:15 : La frontière floue entre management et paternalisme 00:04:15 - 00:11:29 : Définir le management : encadrer dans l’intérêt de l’entreprise 00:12:29 - 00:20:15 : L'intérêt de l'entreprise prime (et c'est normal) 00:20:15 - 00:28:30 : Recruter, sécuriser, outiller : les fondamentaux 00:28:30 - 00:35:10 : Recruter, protéger, outiller, cadrer : les 4 fondamentaux du management efficace 00:35:10 - 00:41:22 : Communiquer les règles du jeu (et les faire respecter) 00:41:22 - 00:46:45 : Ce qui se passe quand les règles changent sans prévenir 00:46:45 - 00:54:30 : Exemple terrain : un faux dilemme d’égalité entre collaboratrices 00:54:30 - 00:58:40 : Quand la bienveillance devient du paternalisme qui nuit au cabinet 00:58:40 - 00:59:35 : Tenir le cadre, même quand c’est dur Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 h
  2. Comment capitaliser sur une erreur de recrutement ?

    5 FÉVR.

    Comment capitaliser sur une erreur de recrutement ?

    Vous pensez que "l’erreur de casting, ça arrive", mais qu’on apprend forcément quelque chose ? C’est (presque) vrai. Encore faut-il capitaliser dessus. Ce que je vois souvent, ce sont des avocats qui enchaînent les recrutements ratés sans jamais comprendre pourquoi. Et pourtant, chaque erreur de recrutement est une mine d’or — si on la traite bien. Voici les 4 étapes pour que votre prochaine erreur ne soit pas un bis repetita : 1. Listez vos attentes. Sortez de la logique "c'est évident qu'un avocat sait faire ça". Rien n'est évident. Écrivez tout, même les "évidences". Vous découvrirez que certaines compétences que vous pensiez naturelles ne le sont pas du tout. 2. Questionnez l'origine du problème. Le souci vient-il du profil recruté ou de vos attentes démesurées ? Exemple typique : attendre qu'un junior soit autonome ou qu'un senior sans expérience managériale sache manager. 3. Redéfinissez le besoin. C'est le moment d'arbitrer. Vous voulez quelqu'un d'autonome, qui parle anglais, avec de l'expérience... mais avec un budget de junior ? Il faut choisir. Encore faut-il accepter qu'on ne peut pas tout avoir. 4. Améliorez le processus. Votre process doit vous permettre d'évaluer ce qui compte vraiment. Si l'orthographe est cruciale pour vous, testez-là. Si la rigueur structurelle dans l'écrit est indispensable, vérifiez-là. Bref, se planter sur un recrutement, ça arrive. S’en servir pour devenir meilleur, c’est obligatoire. Ça implique de remettre le système (et soi-même) en question. TIMELINE :00:00:00 - 00:04:30 : Pourquoi les erreurs de recrutement sont inévitables 00:04:31 - 00:11:50 : Le vrai coût d’une erreur de recrutement 00:11:51 - 00:18:30 : L’erreur de recrutement : un miroir de vos attentes non-dites 00:18:31 - 00:24:15 : Ce que vous trouvez "évident" n’est souvent pas clair 00:24:16 - 00:30:00 : Comment verbaliser clairement vos attentes 00:30:01 - 00:35:15 : L’erreur vient-elle de la personne, des attentes ou de l’organisation ? 00:35:16 - 00:39:45 : Recrutement irréaliste = recette pour l’échec 00:39:46 - 00:44:30 : Repenser son organisation plutôt que chercher un mouton à 5 pattes 00:44:31 - 00:48:50 : Priorisez et arbitrez : redéfinir le besoin intelligemment 00:48:51 - 00:55:00 : Un processus de recrutement qui évalue VRAIMENT ce que vous attendez Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    39 min
  3. Les deux compétences que j'aurais aimé apprendre plus tôt.

    29 JANV.

    Les deux compétences que j'aurais aimé apprendre plus tôt.

    Dans cet épisode, je vous parle des DEUX compétences qui ont littéralement changé ma vie — et que j’aurais aimé apprendre 10 ans plus tôt (au bas mot). - Intelligence financière : comprendre (enfin) que vos revenus ne déterminent ni votre sécurité, ni votre liberté.- Je suis sortie du brouillard financier à 32 ans. Avant ça ? Aucune gestion, zéro conscience budgétaire.- J’ai appris à piloter mes finances personnelles comme un business : budget, épargne, projets, provisions.- Le piège de la cage dorée ? Je le vois tous les jours chez les avocats qui gagnent 150k€/an… et ne peuvent plus bouger d’un iota.- Intelligence situationnelle : la compétence sous-estimée qui m’évite de m’épuiser contre des contextes perdus d’avance.- Vous vous dites "je ne suis pas faite pour ce cabinet" ? Peut-être. Mais peut-être que ce cabinet n'était jamais fait pour VOUS au départ.- L’approche systémique m’a donné une grille de lecture puissante pour analyser mes choix, mes échecs, mes forces.- Ce n’est pas (que) vous. C’est aussi le contexte. Mais encore faut-il savoir le lire — et agir en conséquence.Spoiler : ce n’est pas un épisode feel good. Mais c’est un épisode qui peut clairement vous éviter des années de tâtonnements (ou de dettes). Bref, sachez où (et avec qui) investir votre énergie, qu’elle soit financière ou d’autre nature. Que du love, même si tout n’est pas agréable à entendre.TIMELINE : 00:00:01 - 00:07:30 : Pourquoi l’intelligence financière est bien plus qu’une histoire de revenus 00:07:31 - 00:15:00 : Grandir dans le confort : ce qu’on n’apprend pas 00:15:01 - 00:21:00 : Le déclic : passer de la naïveté financière au pilotage éclairé 00:21:01 - 00:29:30 : Les 4 piliers de l’intelligence financière (et où vous en êtes vraiment) 00:29:31 - 00:34:00 : Intelligence financière des riches : les pièges de la cage dorée 00:34:01 - 00:38:00 : Pourquoi de “bons” revenus mènent parfois à des dettes toxiques 00:38:01 - 00:42:00 : Coaching budgétaire : pourquoi je me suis fait accompagner (et ce que ça a changé) 00:42:01 - 00:45:30 : L’intelligence situationnelle : le jour où j’ai avalé la pilule de Matrix 00:45:31 - 00:51:30 : Pourquoi vous passez peut-être à côté de vos vraies opportunités 00:51:31 - 00:57:00 : Contexte vs personne : comment comprendre pourquoi ça ne marche pas (ou pourquoi ça marche très bien) Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    43 min
  4. Comment finir un process de recrutement sur un oui enthousiaste de part et d’autres ?

    22 JANV.

    Comment finir un process de recrutement sur un oui enthousiaste de part et d’autres ?

    Vous faites peut-être partie de ceux qui pensent qu'un recrutement réussi, c'est juste trouver le bon profil. Erreur. En réalité, c'est beaucoup plus subtil que ça. Un recrutement vraiment réussi, c’est quand les deux parties terminent le process sur un grand oui enthousiaste. Après avoir accompagné plus de 60 recrutements avec Iris et Themis, je vous présente la méthode qui permet d’aboutir à un grand oui enthousiaste de part et d’autre. Parce que contrairement à une transaction immobilière, un recrutement, c'est le début d'une relation qui va durer plusieurs années, donc il faut que ça commence bien ! Voici les 4 piliers non-négociables pour construire cette confiance mutuelle : - La fiabilité : Zéro écart entre ce que vous annoncez et ce que vous faites. Exemple concret : une candidate change ses prétentions salariales de 2000€ entre deux entretiens sans explications convaincantes. Résultat ? Clôture des échanges. Même si c'était dans le budget. Le problème n'était pas le montant, mais l'incohérence.- Ne jamais refroidir la pièce : Comme un soufflé au fromage, un processus de recrutement peut s'effondrer d'un coup. Un changement de package non annoncé, une offre inférieure aux discussions... et paf, votre candidat idéal vous file entre les doigts.- Construire de la prévisibilité : Le cerveau déteste l'incertitude. Nous, on détaille tout : nombre d'entretiens, qui sera présent, prise de références... Et on continue tout au long des échanges. Quand un imprévu arrive (départ d'associés, contrainte de timing), on communique le contexte. Toujours.- Créer la bonne surprise : Package au-dessus des discussions (même de façon symbolique), réponse avant la deadline... Les petits plus qui montrent que vous n'êtes pas un plan B.Attention, cette méthode demande du temps et de l'attention. C'est d'ailleurs pourquoi les intermédiaires comme nous ont leur utilité : soigner tous ces détails quand on a la tête dans ses dossiers est difficile et c’est la raison pour laquelle ils sont souvent négligés. Vous avez toutes les clefs pour que tous vos prochains recrutements finissent sur un grand oui enthousiaste. À vous de jouer !TIMELINE : 00:00:00 - 00:03:21 : Introduction et nouveau format solo expertise 00:03:21 - 00:08:14 : Pourquoi c’est important de viser un grand oui enthousiaste quand on recrute 00:08:14 - 00:12:32 : La confiance, clé de l'enthousiasme mutuel 00:12:32 - 00:14:38 : Les erreurs coûtent plus cher que les bons points 00:14:38 - 00:25:51 : Premier pilier : cohérence, constance et fiabilité 00:25:51 - 00:34:12 : Exemples de ruptures de confiance qui tuent le processus 00:34:12 - 00:41:23 : Deuxième pilier : éviter de refroidir la pièce 00:41:23 - 00:52:14 : Troisième pilier : construire de la prévisibilité 00:52:14 - 00:56:12 : Quatrième pilier : créer la bonne surprise 00:56:12 - 00:57:04 : Le rôle clé du cabinet de recrutement dans la réussite finale Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    57 min
  5. J'ai recruté, délégué, galéré : bilan cash de 2025

    14 JANV.

    J'ai recruté, délégué, galéré : bilan cash de 2025

    Vous faites peut‑être partie de ceux qui pensent que structurer, c’est “pour plus tard”. Rassurez‑vous, vous êtes nombreux. Attention, je ne suis pas de ceux qui idéalisent la croissance à tout prix, mais en 2025, j’ai appris une chose : sans structuration, on s’épuise. Point. En 2025, j'ai tout donné pour structurer Iris & Themis. Résultat ? Une année frustrante où j'ai investi du temps et de l'argent sans voir les bénéfices immédiats. Ce que j'ai vécu (et ce que ça m'a coûté) : • 3 recrutements dont 1 échec et 1 partiel • Des dizaines de milliers d'euros investis en salaires et chasseurs • Une charge mentale saturée pendant des mois • Mon podcast mis en pause alors que j’y prends du plaisir • Un projet SEO avortés après des mois d'investissement Les erreurs qui coûtent cher : 1. Vouloir tout déléguer d'un coup (spoiler : ça marche pas) 2. Recruter sur des périmètres de postes trop larges 3. Mal gérer la période d'essai (ma plus grosse erreur managériale) 4. Ne pas documenter ses process avant de recruter Pourquoi j'ai quand même persisté : Parce que ne pas structurer, c'est pire. Tu accumules une dette opérationnelle, une tension sur ta trésorerie et une baisse de marge malgré ta croissance. Tu travailles plus pour gagner moins. Le déclic : Q4 2025, enfin le soulagement. Une consultante autonome, une consultante repositionnée là où elle apporte de la valeur ajoutée, des process documentés, des outils qui marchent. Je retrouve du temps et de l’espace mental pour les projets qui me donnent de la joie. Bref. 2025 a été une année sans glamour, mais avec de vraies fondations. Et si je devais résumer : structurer, c’est pénible. Ne pas structurer coûte beaucoup plus cher. Encore faut‑il accepter de s’y mettre. Bonne écoute ! Lilas Louise Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 h 39 min
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Dans chaque épisode de Fleur d'avocat, Lilas Louise Maréchaud échange avec une avocate ou un avocat bien dans sa robe, quel que soit son lieu d'exercice, son âge, son statut et sa spécialité, sur son parcours. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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