Café Cash - Quel est ton Take ?

Camille Laurens

Café Cash : 1 café, pas de filtres, 30 minutes pour trancher. Un micro, une question brûlante, un·e invité·e (ou seule) pour déployer une opinion tranchée. OU PAS. Entre clash, confession et culture, ce format court secoue les idées reçues, avec style. Inspiré du format culte "Subway Takes". Partage des hots takes en commentaire que j'y réponde. 🎙️ Un podcast pop, engagé et spontané à écouter en scrollant, en marchant. Camille Laurens est journaliste. Elle travaille pour ARTE, France TV Slash, Nylon France. Invité·e·s de Café C(L)ash: Yugnat 999, Marine Leonardi, Swann Périssé, Mehdi Maizi

  1. -2 j

    Pourquoi vos enfants ne devraient jamais être sur vos réseaux sociaux

    On protège nos enfants dans la rue. Pourquoi les expose-t-on à des milliers d'inconnus sur Internet ? Ceci est un extrait de la version longue du podcast disponible sur toutes les plateformes. Tu y trouveras beaucoup de réponses à tes questions. Ou pas. Dans ce take, on rencontre Juliette Podkatz, créatrice de contenu et observatrice attentive de nos usages numériques, qui s'attaque à une pratique devenue presque banale : exposer ses enfants sur les réseaux sociaux. Photos du quotidien, moments de vie, anniversaires, colères, réussites, premiers pas, premières rentrées… Aujourd'hui, certains enfants possèdent déjà une véritable identité numérique avant même de savoir lire, écrire ou comprendre ce qu'est Internet. Et c'est précisément ce qui inquiète Juliette. Pour elle, le problème n'est pas seulement la surexposition. C'est avant tout la question du consentement. Peut-on réellement publier la vie d'une personne qui n'est pas en mesure de comprendre les conséquences de cette exposition ? Peut-on construire une présence numérique pour quelqu'un qui n'a jamais eu la possibilité de dire oui ou non ? Car contrairement à une photo de famille rangée dans un album, Internet n'oublie jamais vraiment. Une image publiée aujourd'hui peut être copiée, détournée, partagée ou réapparaître des années plus tard sans aucun contrôle. Juliette rappelle aussi que les enfants ne sont pas des contenus. Pourtant, les réseaux sociaux poussent parfois à transformer chaque moment intime en publication, chaque souvenir en performance, chaque émotion en engagement. Derrière les likes et les vues se pose alors une question plus large : à qui appartient l'image d'un enfant ? Elle interroge également notre rapport à la parentalité à l'ère des réseaux. À partir de quel moment partage-t-on un souvenir ? À partir de quel moment expose-t-on une personne ? Sans juger les parents, Juliette invite surtout à réfléchir aux conséquences à long terme de choix faits aujourd'hui pour des individus qui devront vivre avec demain. Parce qu'un enfant grandit. Et qu'il découvrira peut-être un jour que toute son enfance était déjà en ligne avant même qu'il ait pu choisir ce qu'il voulait montrer de lui-même. Un take qui questionne la frontière entre partage, protection et respect de l'intimité à l'heure où tout semble devoir être publié. Et toi, publierais-tu toute ton enfance sur Internet si tu pouvais revenir en arrière ? Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la force ❤️ Merci à @so.cotten Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l'équipe pour l'accueil et la confiance.

    12 min
  2. -6 j

    Tu n'es pas assez asiatique : le problème que vivent beaucoup de métis

    Le racisme, ce n'est pas seulement être rejeté. Parfois, c'est passer sa vie à devoir prouver qui l'on est. Dans ce take, on rencontre Odah, humoriste, qui revient sur une phrase qu'il a entendue toute sa vie : « Mais t'es vraiment asiatique ? » Une question qui paraît anodine, presque innocente, mais qui finit par raconter quelque chose de beaucoup plus profond : le sentiment que son identité doit constamment être validée par les autres. Parce que lorsqu'on est métis, les gens ont souvent une étrange tendance à vouloir décider à votre place de ce que vous êtes. Pas assez asiatique pour certains. Pas assez arabe pour d'autres. Pas assez ceci. Trop cela. Comme si l'identité était un examen permanent que l'on devait réussir devant le regard des autres. Odah raconte la difficulté de grandir entre plusieurs cultures sans toujours trouver sa place. Cette sensation d'être à la fois partout et nulle part. De naviguer entre plusieurs héritages sans avoir l'impression d'appartenir totalement à l'un d'entre eux. Un sentiment que connaissent beaucoup de personnes métisses, mais aussi toutes celles et ceux qui ont déjà eu l'impression de ne pas correspondre à l'image qu'on attendait d'eux. À travers son histoire personnelle, mais aussi celle de sa mère, Odah évoque un sujet encore trop peu abordé : le racisme anti-asiatique. Un racisme souvent banalisé, parfois même invisibilisé. Les blagues sur les yeux, les imitations d'accent, les clichés sur la nourriture, les capacités scolaires ou les comportements supposés des personnes asiatiques continuent souvent d'être perçus comme de l'humour alors qu'ils participent à construire un climat d'exclusion bien réel. Ce qui le frappe, c'est que beaucoup de ces comportements restent encore socialement acceptables. Comme si certaines communautés pouvaient encore servir de terrain de jeu collectif sans que personne ne s'interroge vraiment sur les conséquences. Mais son expérience ne s'arrête pas là. Parce qu'une grande partie de sa vie, les gens l'ont perçu comme « plus arabe » qu'asiatique. Et ce regard extérieur lui a fait découvrir une autre forme de racisme, d'autres préjugés, d'autres exclusions. Comme si son identité changeait selon la personne qui le regardait. Comme si les autres lui attribuaient constamment une histoire, une origine ou une appartenance avant même de prendre le temps de lui demander qui il était réellement. Aujourd'hui, Odah raconte comment il est en train de se réapproprier son histoire. De récupérer une identité qu'il a longtemps eu l'impression de devoir défendre plutôt que simplement vivre. Un take sur le métissage, le racisme, l'appartenance, les héritages multiples et cette question universelle : qui a le droit de dire qui nous sommes ? Et toi, est-ce qu'on t'a déjà fait sentir que tu n'étais pas assez quelque chose ? Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la force ❤️ Merci à @so.cotten Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l'équipe pour l'accueil et la confiance.

    14 min
  3. 1 juin

    "Le masculin l'emporte sur le féminin" : la règle qu'on nous a apprise sans jamais nous expliquer pourquoi

    Vous l'avez répétée des centaines de fois en classe. Vous l'avez écrite dans des dictées, appliquée dans des rédactions, intégrée comme une évidence. Et pourtant, vous ne l'avez probablement jamais remise en question. "Le masculin l'emporte sur le féminin." Trois mots présentés comme une règle neutre, logique, indiscutable. Mais une règle n'est jamais neutre. Elle dit toujours quelque chose sur ceux qui l'ont écrite. Dans cet épisode, Noémie de Lattre prend cette phrase à bras-le-corps. Autrice, metteuse en scène, créatrice de contenus et figure engagée du féminisme contemporain, elle décortique ce que ces quelques mots banals révèlent de nos structures de pouvoir, de nos représentations collectives, et de la manière dont une langue peut, silencieusement, décider qui existe et qui disparaît. Parce que la langue ne se contente pas de décrire le monde. Elle le construit. Et quand on apprend à un enfant que le masculin englobe le féminin, on lui apprend aussi, sans le dire, que le masculin est la norme et que le reste est l'exception. Noémie raconte comment cette règle, répétée dès l'enfance, finit par structurer nos imaginaires bien au-delà des cours de français. Comment elle installe l'idée que le masculin est central, dominant, universel, et que le féminin existe en marge, en supplément, ou par défaut. Une hiérarchie symbolique qui se retrouve dans nos représentations sociales, culturelles et politiques, souvent sans qu'on s'en rende compte. Elle explique pourquoi les mots comptent vraiment. Pourquoi une langue qui dit "l'homme" pour désigner l'humanité entière participe à invisibiliser les femmes, les personnes non binaires, et toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce masculin soi-disant universel. Ce n'est pas une question de sensibilité ou de mode. C'est une question de pouvoir, de reconnaissance, de place accordée dans le récit collectif. L'épisode aborde aussi l'écriture inclusive, non pas comme une tendance ou une injonction, mais comme une réponse consciente à ces mécanismes. Une tentative de réparer, de rendre visible, de nommer ce qui a longtemps été effacé. Un outil imparfait, contesté, parfois mal compris, mais profondément politique, qui pose une question simple : qui a le droit d'être nommé, et comment ? Un échange dense, engagé et accessible, qui invite à regarder nos mots autrement et à comprendre ce qu'ils disent de nous. Parce que changer la langue, c'est peut-être commencer à changer le monde. Café Cash, c’est quoi ? Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.  Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.

    16 min
  4. 23 mai

    Le 50/50 en couple : la grande illusion qui arrange tout le monde… sauf les femmes

    Et si ce modèle “moderne” reposait en réalité sur une grosse illusion ? On nous présente le 50/50 comme la norme la plus saine du couple hétéro moderne : chacun paie sa part, chacun contribue de manière égale, personne ne profite de personne. Une équation simple, presque rassurante, qui donne l’impression d’avoir enfin trouvé une forme d’équilibre juste et émancipée. Sauf que dans la vraie vie, cet équilibre ne repose pas sur un terrain neutre. Dans cet épisode extrait de la version longue disponible sur toutes les plateformes, on rencontre Naya, créatrice de contenu et host du podcast Love Zone, qui décortique les relations contemporaines et ce qui se joue derrière les discours d’égalité dans le couple. Son constat est direct : le 50/50 est devenu une évidence culturelle, mais il repose souvent sur une fiction. Celle de deux partenaires qui auraient les mêmes ressources, les mêmes contraintes et les mêmes coûts de vie. Or ce n’est pas le cas. Les femmes gagnent encore en moyenne moins que les hommes, elles assument plus souvent la charge mentale et domestique, et elles continuent de porter des dépenses invisibles mais bien réelles liées aux injonctions sociales : esthétique, contraception, soins, apparence. Autant de coûts rarement intégrés quand on parle de “partage équitable”. Naya ne dit pas qu’il ne faut jamais partager les dépenses. Elle ne dit pas non plus que les hommes seraient systématiquement avantagés ou conscients de ce déséquilibre. Elle pointe autre chose : on applique une règle arithmétique à une réalité qui ne l’est pas. Et du coup, une question dérangeante reste en suspens : est-ce que le 50/50 est vraiment une forme d’égalité, ou est-ce une manière élégante de demander aux femmes de s’adapter à un système qui reste inégal tout en continuant d’en absorber les coûts ? Et toi, tu en penses quoi ? Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force. Merci à @so.cotten. Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.

    15 min
  5. 17 mai

    Pourquoi les situationships profitent presque toujours aux hommes ?

    « On nous vend des relations modernes, libres, sans contraintes… mais est-ce qu’elles profitent vraiment aux deux personnes de la même manière ? » Les situationships. Les hook up. Les “on voit où ça va”.Les relations sans étiquette où personne n’est censé trop s’attacher, trop projeter, trop demander. Sur le papier, tout paraît simple. Léger. Moderne.Mais dans la réalité, ce n’est pas toujours aussi équilibré. Dans ce take, on rencontre Barbara Aka Krokodeal, créatrice de contenu qui décortique les relations affectives contemporaines, les dynamiques de couple et tout ce qui se cache derrière les nouvelles façons d’aimer. À travers ses vidéos, elle analyse les comportements amoureux, les attentes implicites, les rapports de pouvoir et les contradictions des relations modernes. Et ici, elle pose une question qui risque de faire débat :est-ce que les hook up situations profitent réellement autant aux femmes qu’aux hommes ? Tout part d’un constat qu’elle voit revenir partout autour d’elle. Beaucoup de relations “casual” sont présentées comme des espaces neutres, sans pression, sans engagement. Une manière plus libre et plus détachée de vivre les relations. Sauf que dans les faits, les attentes émotionnelles ne sont pas toujours les mêmes. Mais pour elle, réduire le problème à une simple différence biologique serait beaucoup trop facile. Parce qu’au-dessus de tout ça, il y a surtout des siècles de normes sociales, de patriarcat et d’éducation affective différente entre les hommes et les femmes. Depuis toujours, beaucoup de femmes sont socialisées à attendre, construire, projeter, maintenir le lien. Là où les hommes sont souvent valorisés dans le détachement émotionnel, la liberté sexuelle ou la multiplication des expériences. Résultat : dans énormément de situationships, tout le monde fait semblant de jouer avec les mêmes règles… alors que les attentes de départ sont déjà profondément déséquilibrées. Barbara parle aussi de cette injonction très actuelle à être “cool”. Ne surtout pas paraître attachée. Ne pas être “trop”. Trop sensible, trop investie, trop romantique. Comme si aujourd’hui, ressentir quelque chose devenait presque une faiblesse dans les relations modernes. Et c’est peut-être là que le malaise commence. Parce qu’à force de vouloir des relations sans cadre, sans étiquette, sans discussion claire, beaucoup de personnes se retrouvent dans des zones floues où personne ne dit vraiment ce qu’il veut… mais où quelqu’un finit presque toujours par attendre davantage. Barbara ne dit pas que toutes les relations non sérieuses sont toxiques. Ni que les hommes ne souffrent jamais. Elle dit simplement qu’on continue souvent à appeler “liberté” des dynamiques qui restent profondément influencées par des rapports de pouvoir et des normes de genre. Alors au fond, choisit-on vraiment librement nos relations ?Ou est-ce qu’on reproduit encore des schémas profondément ancrés dans notre manière d’aimer, de désirer et de nous attacher ? Un épisode qui risque de diviser, de faire réagir… et peut-être de mettre des mots sur beaucoup de situations que tout le monde prétend vivre “sans prise de tête”. Et toi, t’en penses quoi ? Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force ❤️Merci à @so.cottenMerci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.

    26 min
  6. 12 mai

    Les petits comportements du quotidien qui me rendent folles

    Bienvenue dans Café Cash, épisode spécial.Même format, même liberté. Et cette fois, on parle de ces mini trucs du quotidien qui devraient être insignifiants… mais qui finissent par te déclencher des débats intérieurs complètement absurdes. Les gens de mauvaise humeur le matin qui te parlent comme si tu étais responsable de leur réveil. Les gens passifs-agressifs qui te font sentir que tu déranges juste en existant. Ceux qui veulent te guider quelque part mais refusent mystérieusement d’activer leur GPS. Et puis les gens qui te mettent automatiquement dans leur catégorie dès qu’ils parlent d’un problème, comme si tout le monde vivait exactement la même chose qu’eux. Bref : les micro-agacements humains. Pour ceux qui débarquent : un take, c’est une pensée brute. Une mini obsession du quotidien. Un agacement sincère. Un truc pas forcément grave… mais qui finit par prendre beaucoup trop de place dans ta tête. C’est personnel, discutable, parfois ridicule. Et c’est précisément pour ça que ça mérite d’être dit. Ce format est né d’un constat simple : deux minutes sur Instagram, ce n’est jamais suffisant pour développer une idée jusqu’au bout. Alors Take Away, c’est l’endroit où on laisse les takes respirer. Un café, du temps, et des réflexions qu’on déroule sans essayer d’avoir absolument raison. Aujourd’hui, pas de grands débats de société. Juste des détails humains qui nous rendent légèrement fous. Des takes pas très graves. Mais très honnêtes. Pas de vérité définitive ici, juste celles du moment. Des opinions qui exagèrent un peu, qui chipotent beaucoup, qui disent parfois tout haut des trucs minuscules qu’on pense tous très bas. Un café, cinq takes, zéro patience.

    25 min
  7. 6 mai

    Pourquoi les adultes gâchent tout, même Disneyland avec Greg Duth

    « Les adultes ont tout gâché. Même les trucs de gosses. » Les billes deviennent du business. Disneyland devient une compétition. Et les adultes… prennent parfois un peu trop de place. On rencontre Greg Duth, humoriste, jeune papa, actuellement en tournée dans toute la France et bientôt à la Comédie de Paris à partir de septembre. Dans ce passage, il livre une réflexion aussi drôle que très juste sur un truc qu’on a tous déjà vu… sans vraiment mettre de mots dessus. Petit disclaimer quand même : c’est un take humoristique, à prendre au second degré. Mais comme souvent, c’est là que ça tape juste. Tout part d’un souvenir simple. Les jeux d’enfants. Les billes, les cartes, les échanges dans la cour. Des trucs sans enjeu, sans stratégie, sans pression. Juste pour jouer. Et puis, à un moment, ça dérape. Ça commence à négocier. À calculer. À vouloir “gagner”. Les billes deviennent une monnaie. Les cartes prennent de la valeur. On organise, on structure, on optimise. Comme si même les espaces d’enfance devaient devenir sérieux. Et Greg pose une question toute bête : à quel moment on a décidé que même ça, il fallait le rentabiliser ? Il élargit ensuite à un autre terrain. Disneyland. Ou plutôt… les adultes à Disneyland. Ceux qui connaissent tout par cœur. Ceux qui courent pour une attraction. Ceux qui passent devant les enfants pour aller voir Frozen. Là où c’était censé être un espace de magie, ça devient parfois une sorte de compétition un peu absurde. Et ça fait rire. Mais pas que. Parce que derrière la blague, il y a une vraie observation. On projette énormément sur ces univers. On les remplit avec nos attentes d’adultes. On les transforme, parfois sans s’en rendre compte. Et au passage, on enlève un peu de ce qui faisait leur essence : la simplicité, le jeu, le lâcher-prise. Greg ne dit pas qu’il ne faut pas aimer ça. Ni qu’il ne faut pas y aller. Au contraire. Il dit juste qu’on pourrait peut-être, parfois, prendre un pas de recul. Laisser de la place. Laisser ces espaces exister sans les surcharger. Depuis qu’il est devenu père, ce regard-là s’est accentué. Parce que quand tu regardes vraiment les enfants, tu te rends compte que ce qui compte pour eux, c’est rarement ce qu’on est en train de projeter dessus. C’est simple. C’est léger. C’est immédiat. Et peut-être que c’est ça, le fond du take : arrêter de vouloir trop bien faire. Trop organiser. Trop optimiser. Même quand il s’agit juste de jouer. Un take drôle, un peu piquant, mais surtout très reconnaissable. Parce qu’on a tous, à un moment, été cet adulte-là.

    20 min
  8. 30 avr.

    Spécial Unpopular Opinion : Sober washing, True crime, revenge era Les takes qui fâchent.

    Bienvenue dans Café Cash, Take Away, épisode spécial. Même format, même liberté. Et cette fois, on pousse le curseur : trois prises de position qui font grincer des dents, qui se discutent, qui se vivent. Des opinions que personne n'a envie de dire tout fort, alors je le fais. Pour ceux qui débarquent : un take, c'est une phrase qui te traverse sans prévenir. Une intuition brute, un agacement sincère, un truc que tu penses sous la douche mais que tu gardes pour toi. C'est personnel, discutable, vivant. Ici, on le dit à voix haute. Ce format est né d'un constat simple : quinze minutes sur Spotify ou deux minutes sur Instagram, ce n'est jamais suffisant pour aller au fond. Alors Take Away, c'est l'espace long : un café, une heure, une idée qu'on retourne dans tous les sens. Parfois accompagnée, parfois seule avec moi-même. Aujourd'hui : seule. Dans cet épisode, trois prises de position que j'aurais peut-être évité de formuler il y a deux ans. Le sober washing, la fascination pour le true crime, et la revanche exhibée comme une médaille. Trois sujets qui ont en commun d'être devenus des postures culturelles et moi, j'ai besoin de comprendre pourquoi ça m'agace autant. Take 01 : Le sober washing est insupportable à vivre en tant qu'ex-addict. Take 02 : Les gens qui aiment le true crime ont un problème, et ils le savent. Take 03 : Parler de sa réussite en mode "revenge" dit plus sur ta blessure que sur ton succès. Pas de vérité définitive ici, juste celles du moment. Des opinions qui se contredisent parfois, qui se nuancent souvent, qui font rire ou qui serrent. On reste doux avec les gens, fermes sur les idées. Un café, trois takes, zéro censure.

    17 min

À propos

Café Cash : 1 café, pas de filtres, 30 minutes pour trancher. Un micro, une question brûlante, un·e invité·e (ou seule) pour déployer une opinion tranchée. OU PAS. Entre clash, confession et culture, ce format court secoue les idées reçues, avec style. Inspiré du format culte "Subway Takes". Partage des hots takes en commentaire que j'y réponde. 🎙️ Un podcast pop, engagé et spontané à écouter en scrollant, en marchant. Camille Laurens est journaliste. Elle travaille pour ARTE, France TV Slash, Nylon France. Invité·e·s de Café C(L)ash: Yugnat 999, Marine Leonardi, Swann Périssé, Mehdi Maizi

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