À la Une de la presse, ce mercredi 18 mars, les réactions à la décision de la CAF de déclarer le Maroc vainqueur de la CAN sur tapis vert. La presse internationale, qui revient également sur l’élimination, par Israël, d’Ali Larijani, confirmée par Téhéran. Un ancien diplomate belge bientôt jugé pour son implication présumée dans l’assassinat, en 1961, de Patrice Lumumba. Et le débat autour de l’identité du street artiste Banksy. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, les réactions à la décision de la CAF, la Confédération africaine de football, de déclarer le Maroc vainqueur de la CAN sur tapis vert. "La blague du siècle !": deux mois après la finale, ce nouveau rebondissement met en colère la presse sénégalaise, à commencer par Le Soleil. Le journal accuse la CAF de vouloir "réécrire l’histoire" et annonce que le Sénégal va déposer un recours devant le Tribunal arbitral du sport. Colère aussi du Dakarois, le journal de la capitale, qui dénonce un "scandale". "Tout simplement scandaleux" dit aussi Le Djély, pour qui "la CAN 2025 demeurera à jamais associée à la disgrâce, au pitoyable et au risible même", "l’épopée marocaine" se retrouvant "ternie" par "ce jugement inique", qui découlerait "du chantage et des pressions diverses que les Marocains n’(auraient) cessé d’exercer", selon le site d’info guinéen. Les Marocains, auxquels Wakat Sera propose tout simplement de "refuser ce trophée que la CAF leur donne de force". "Abandonner, abdiquer, arrêter, baisser les bras, capituler, céder, déposer les armes, se désister, donner sa langue au chat, jeter l’éponge, laisser tomber, passer la main, laquelle (de ces expressions correspond au comportement de l’équipe sénégalaise lors de) cette finale de la CAN ?", interpelle le site d’info burkinabé. "Aucun, puisque le match s’est joué jusqu’à la fin !" Au Maroc, Le 360 fait état de "scènes de liesse" à Casablanca, "malgré la pluie battante". Le site d’info publie les explications d’Aziz Daouda, un haut responsable de l’athlétisme marocain. Selon lui, la décision de la CAF marque "la fin d’une culture d’exception", où le foot africain souffrait d’un "mal structurel" : "l’inconstance dans l’application des règlements". Cette figure du sport continental salue une décision "enfin alignée, (et) sans complaisance sur les standards de la FIFA". Téhéran confirme la mort d'Ali Larijani À la Une également, l’élimination, par Israël, d’Ali Larijani, confirmée par Téhéran. La mort du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale est perçue par L’Orient-Le Jour comme "un nouveau tournant" dans le conflit. D’après le quotidien libanais, le régime iranien se trouve désormais "privé à la fois d’un rouage central de son appareil sécuritaire et d’une figure pragmatique appelée à jouer un rôle dans d’éventuelles négociations". Du côté des États-Unis, la démission, mardi, de Joe Kent, en charge de la lutte antiterroriste, au motif que la guerre en Iran ne servirait "aucun intérêt du peuple américain", fait apparaître "les premiers craquements au sein du clan Trump", du clan Maga, selon The Financial Times. Des divisions que risquent d’accroître ces révélations du Guardian sur la façon dont se seraient déroulées les négociations entre Washington et Téhéran sur le nucléaire iranien. Le journal cite le conseiller à la Sécurité nationale britannique, Jonathan Powell, qui a assisté à ces discussions et qui a affirmé que "l'offre des Iraniens était suffisamment importante pour éviter une guerre précipitée". Selon un câble du département d'État consulté par The Washington Post, de hauts responsables israéliens ont déclaré quant à eux que les manifestants iraniens seraient "massacrés" s'ils descendaient dans la rue, "alors même qu'Israël appelle publiquement à un soulèvement populaire". L'ONU appelle Israël à mettre fin à la colonisation en Cisjordanie Israël, que l’ONU appelle à mettre fin à la colonisation en Cisjordanie. Le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme demande aussi à l'État hébreu le retour des Palestiniens déplacés, soit plus de 36 000 personnes entre octobre 2024 et novembre dernier : des déplacements forcés que l’ONU craint de voir tourner au "nettoyage ethnique". Dans une lettre ouverte, citée par le Jerusalem Post, plusieurs responsables sécuritaires israéliens à la retraite s’inquiètent de l’intensification des violences contre les Palestiniens de Cisjordanie et de l’inaction des autorités face à ce qu’ils qualifient de "phénomène quotidien, permanent et terrifiant". Un ancien diplomate jugé dans l'assassinat de Patrice Lumumba En Belgique, un ancien diplomate sera jugé pour son implication présumée dans l’assassinat, en 1961, de Patrice Lumumba, le premier dirigeant du Congo indépendant. Le Soir indique qu’Étienne Davignon, 93 ans, comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Bruxelles où il sera jugé pour trois crimes de guerre, dont le déni du droit à un procès équitable, et les traitements humiliants et dégradants que des prisonniers, dont Lumumba, ont dû subir. Le journal burkinabé Le Pays parle d’une "victoire d’étape" pour les enfants du leader indépendantiste, le renvoi d’un ex-diplomate devant la justice étant "la preuve, pour ceux qui en doutaient encore du rôle important de l’ex-puissance coloniale belge dans l’assassinat de Patrice Lumumba". L'identité de Banksy révélée dans une enquête Le débat autour des révélations sur l’artiste Banksy, objet d’une grande enquête, il y a quelques jours, de l’agence Reuters, persiste. The Times rappelle que l'identité du street artiste, dont le nom est Robin Gunningham, un Britannique originaire de Bristol, avait déjà été révélée il y a près de vingt ans par le Mail on Sunday. Le journal explique que "bien que sa véritable identité soit connue du public, ce dernier veut qu'il reste anonyme, discret, secret". "On préfère croire que son identité est un mystère plutôt que d'admettre que notre artiste rebelle anti-système préféré est un type myope de Bristol nommé Robin." Libération juge "l’utilité (des enquêtes sur l’artiste) à la fois relative et regrettable". Pour Libé, un "Banksy non identifié nous permet de fantasmer que tout un chacun peut être ce Zorro intra muros", et c’est bien là "une réelle utilité publique, peu importe son visage". Que va-t-il se passer maintenant ? Banksy pourra-t-il continuer son œuvre ? Tout cela risque-t-il de faire chuter sa valeur sur le marché de l'art, où certaines de ses œuvres se sont vendues pour plus de 18 millions de livres ? D’après The Wall Street Journal, c’est plutôt l’inverse qui pourrait se produire, et "loin de nuire à son aura de mystère, les dernières révélations à son sujet pourraient, au contraire, lui donner un coup de pouce sur le marché de l’art". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.