Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. 13 hr ago

    En Iran, la répression sans trêve

    A la Une de la presse, ce mercredi 29 juillet : le retour en force de la répression en Iran, où deux hommes ont été exécutés, mardi, après avoir été condamnés pour leur participation aux manifestations anti-régime du début de l’année. La décision de la FIFA de créer une société regroupant ses activités commerciales et pouvant accueillir des investisseurs privés – un projet qui provoque un déluge de critiques. Et les premiers mots de Zinédine Zidane en tant nouveau sélectionneur des Bleus. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la pendaison, mardi, en Iran, de deux hommes accusés d'avoir participé aux manifestations de janvier dernier contre le régime.  Abolfazl Sepahi et d'Amir-Hossein Safari ont été pendus mardi matin sur "une place de la ville de Malekshahr", dans la province d'Ispahan, au centre du pays, selon l'agence de presse iranienne Mehr. Deux exécutions qui ont provoqué "la tristesse, la colère et la défiance" à travers tout le pays, d'après le site d'opposition Iran International, qui affirme qu'elles ont "renforcé, plutôt que brisé", la "détermination" des opposants à la République islamique. The Guardian, le quotidien britannique, qui fait état d'une "forte augmentation des exécutions pour participation aux manifestations anti-régime et pour trafic de drogue", rapporte que "des centaines de détenus se sont cousu les lèvres" et qu'une grève de la faim "massive", suivie par au moins 1 500 condamnés à mort, a débuté il y a deux semaines dans la plus grande prison d'Iran, la prison de Ghezel Hesar, près de Téhéran, après que six d'entre eux, condamnés pour des infractions liées à la drogue ont été placés à l'isolement, avant leur possible exécution. Cette information a été communiquée par groupes iraniens de défense des droits humains, qui ont aussi diffusé des vidéos montrant des prisonniers brandissant des pancartes disant "Non aux exécutions" et demandant "Soyez notre voix". Le journal cite une source à Téhéran : "Dès que l'ombre de la guerre se dissipe, même légèrement, le régime devient plus brutal". L'ONG Amnesty International, citée par Iranwire, autre site d'opposition iranien, a dénoncé, mardi, une "escalade dans le recours des autorités à la peine de mort pour étouffer la dissidence". A la Une de la presse, également, la décision de la FIFA de créer une société regroupant ses activités commerciales et pouvant accueillir des investisseurs privés. L'instance du foot mondial, supposée être une association à but non lucratif, a confirmé, mardi soir, les révélations du Times, qui donne un "carton rouge" au projet de la Fifa de "vendre la Coupe du monde". Le quotidien britannique avait révélé mardi son projet de réunir tous les droits commerciaux et l'organisation des tournois au sein d'une future FIFA Forward Enterprise, la FFE. Un projet confié à la banque d'affaires américaine J.P. Morgan et à un fonds d'investissement créé par Joshua Kushner, le frère de Jared Kushner, lui-même gendre de Donald Trump, et qui prendrait la tête des investisseurs dans ladite FFE. Le problème, c'est que l'idée déplaît à pas mal de monde, selon le Financial Times, qui cite notamment l'UEFA. L'union des fédérations européennes a réagi en déclarant que cette décision "franchit une ligne que les institutions du football ne devraient jamais franchir". La presse britannique est au diapason. The Sun évoque la "fureur" provoquée par la décision de "bazarder" la Coupe du monde à des investisseurs, l'équivalent d'une "bombe nucléaire" footballistique. The Daily Telegraph dénonce une "vente à la sauvette" et demande à ce que le foot soit "sauvé" du " mégalo" patron de la Fifa, Gianni Infantino. Voilà pour le foot côté obscur. Côté lumière : l'annonce, mardi, de la nomination de Zinedine Zidane à la tête de l'équipe de France. Lors de la conférence de presse donnée en grande pompe pour l'occasion, le taiseux nouveau sélectionneur des Bleus n'a pas caché sa joie. Une entrée en matière "parfaitement réussie", pour Le Parisien/Aujourd'hui en France, qui observe que "Zizou Christ", comme l'a surnommé l'humoriste Jamel Debbouze, reste pour le moment "intouchable" - mais que "ce ne sera peut-être pas éternel". Libération évoque "l'aura exceptionnelle" du champion du monde de 1998, tout en exprimant sa crainte "qu'il pourrait échouer". Le journal, qui s'interroge sur cette appréhension, se dit qu'elle repose "peut-être sur l'idée que Zidane a trop attendu et (qu'il) arrive à son poste comme un fruit trop mûr sur un étal du Bon Marché" – appréhension que Libé choisit délibérément d'écarter. Pourquoi bouder son plaisir ? Zizou, "une passion française" : L'Equipe note que Zidane n'a pas "esquivé" les sujets qui fâchent, pas même celui, "épineux", du journaliste français emprisonné en Algérie, Christophe Gleizes, dont il a dit espérer qu'il "rentre chez lui pour voir sa famille". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  2. 1 day ago

    Zinedine Zidane sélectionneur des Bleus : "Zizou le messie ?"

    A la Une de la presse, ce mardi 28 juillet, la décision du Tchad de se retirer de la Cour pénale internationale, qu’il accuse d’appliquer une justice "à géométrie variable". Un claquement de porte diplomatique américain. La contestation grandissante du régime en Tunisie. Et le retour de "Zizou" à la tête des Bleus. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, ce matin, la décision du Tchad de se retirer de la Cour pénale internationale, qu'il accuse d'appliquer une justice "à géométrie variable". Un mois après le Niger, le Mali et le Burkina Faso, le Tchad annonce à son tour quitter la CPI, au motif qu'elle serait l'objet d'une "instrumentalisation politique" ciblant seulement les pays africains. Nos confrères de RFI indiquent déjà que d'autres retraits africains sont attendus, en rappelant que N'Djamena était, jusque-là, une des capitales coopérant le plus avec La Haye dans l'enquête sur le conflit au Darfour, la grande région de l'ouest soudanais. Et ils évoquent "l'ombre des États-Unis" qui ont incité, la semaine dernière, le gouvernement tchadien à "reconsidérer" son adhésion à la CPI, que Washington veut démanteler. Le Monde précise toutefois que le retrait de N'Djamena ne prendra effet que dans un an et qu'il "n'affectera pas la poursuite des enquêtes déjà lancées" sur "le rôle trouble" du Tchad dans les nouvelles atrocités commises au Darfour depuis le début de la guerre, en 2023, entre l'armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR). Les FSR, appuyées par les Emirats arabes unis, sont devenus aussi "un soutien financier indéfectible du président tchadien Mahamat Idriss Déby". En guerre contre la CPI, les États-Unis ont aussi claqué la porte, hier, d'une réunion du conseil de sécurité de l'ONU pour protester contre la France. La Croix rapporte que la délégation américaine dénonce "la posture hypocrite lassante" de la France, accusée d'avoir comparé les États-Unis à la Corée du Nord et à la Russie. De quoi s'agit-il exactement ? Du vote, vendredi dernier, des États-Unis, contre le renouvellement du mandat du haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, en compagnie notamment de la Corée du Nord et de la Russie. Ce à quoi la France a réagi en déclarant que "les États-Unis étaient autrefois un modèle en matière de droits humains (mais que) ce n'est plus le cas". Dans la presse, également, les manifestations du week-end dernier en Tunisie contre le recul des droits et des libertés et la détérioration des conditions de vie. D'après Mediapart, la crise provoquée par les importantes coupures d'électricité liées à la canicule marque "un tournant dans la dérive autoritaire" engagée le 25 juillet 2021, lorsque le président Kaïs Saïed avait décrété l'état d'exception, suspendu le Parlement et limogé son gouvernement. Le site évoque "une atmosphère rappelant la période avant la chute de Ben Ali" et des "motifs de colère" qui n'ont pas manqué, ces derniers mois, de la mauvaise gestion des inondations en janvier dernier à la déroute du Mondial de foot. Dans un article publié samedi, des opposants en exil ont raconté à Libération comment Kaïs Saïed a "refermé la parenthèse ouverte par la révolution de 2011", en faisant taire toute voix dissidente, dont celle de la militante antiraciste Ghofrane Binous, aujourd'hui exilée à Paris. Un mot, pour terminer, de l'arrivée annoncée de Zinedine Zidane à la tête des Bleus. Ce n'est pas le Messie mais presque : "Il revient", annonce religieusement L'Equipe, dont la Une, ce matin, va rappeler des souvenirs à ses fidèles lecteurs, notamment celle de sa Une du 4 août 2005, titrée elle aussi "Il revient" : Zizou faisait son retour en équipe de France, un an après avoir annoncé sa retraite internationale et un an avant le Mondial 2006 - le funeste Mondial de la finale face à l'Italie, et du coup de tête à Materazzi. Vingt ans plus tard, Zinedine Zidane sélectionneur, pour Le Figaro, c'est "une évidence". Visiblement, tout est pardonné. France Info s'interroge : "Après cinq ans sans entraîner, y a-t-il de quoi s'inquiéter ?". Pendant cinq ans, l'ancien capitaine des Bleus a fait des apparitions pour des sponsors ou des associations et s'est ressourcé en famille. Espérons que le foot est comme le vélo, que "ça ne s'oublie pas". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  3. 2 days ago

    Incendies en France et en Espagne : "Une saison en enfer"

    A la Une de la presse, ce lundi 27 juillet : les réactions aux incendies historiques qui ravagent le sud-ouest de la France et la région de Madrid, en Espagne. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les violents incendies dans le sud-ouest de la France, où les flammes ont ravagé près de 50 000 hectares ces derniers jours. Le Figaro évoque des feux "d'une ampleur historique" qui pourraient encore s'aggraver avec le retour de températures élevées dans les jours à venir. "Une saison en enfer", d'après le journal, qui rappelle que 90 % des départs de feu sont d'origine humaine et appelle au civisme pour préserver "la beauté et la richesse des régions françaises". Libération parle d'une "guerre d'usure" pour les 2 500 pompiers déployés en Gironde. Ces soldats du feu se disent "fatigués, parfois désespérés" par la violence des incendies mais "touchés" par les élans de solidarité. Forestiers, agriculteurs, ou simples citoyens : le journal local Sud Ouest raconte comment des milliers de personnes se mobilisent pour aider à freiner l'avancée des flammes et venir en aide aux quelque 220 000 personnes évacuées. Dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, ces naufragés du feu expriment leur angoisse face à une situation dont ils ignorent combien de temps elle va durer. L'Humanité, qui les présente comme les victimes d'un "exode climatique", dénonce "l'inadaptation globale" de la France à cette nouvelle réalité façonnée par le réchauffement climatique et le "sous-investissement endémique" dans les services publics qui l'a aggravée. L'Opinion rappelle que l'épisode d'incendies actuel illustre pourtant "ce que les climatologues annoncent de longue date", et qui va s'aggraver dans les années à venir. Une photo, largement relayée ce week-end par la presse internationale et les réseaux sociaux, est devenue le symbole des incendies en cours. Un parasol orange d'une marque de pastis, deux chaises de plage et un couple de touristes contemplant un immense panache de fumée au bord du lac de Lacanau : Le Parisien/Aujourd'hui en France revient sur la genèse de ce cliché, capté vendredi dernier par Maximilien Lamy de l'Agence France-Presse, qui se trouvait là après l'évacuation de son camping. Interrogé par le journal, il dit avoir été frappé par "le contraste saisissant entre l'attitude" des personnages, et "le truc apocalyptique" devant eux. Il dit toutefois ne pas vouloir leur "jeter la pierre", car il ne sait pas "ce qu'ils pensent à ce moment-là", "s'ils s'en moquent ou s'ils sont dans une forme d'impuissance". Pour Libération, cette photo symbolise "les contradictions qui traversent tout un chacun face aux dangers climatiques", le "conflit entre l'engagement et l'immunité, la crainte et le confort", où chacun est "conscient d'un malheur collectif en cours mais absorbé et comme illusoirement protégé par le caractère grandiose du ­visible". Vu par la dessinatrice Coco, toujours pour Libération, les deux touristes ont été remplacés par Emmanuel Macron et le ministre de l'Intérieur. "On fait face", assure Laurent Nuñez. La France n'est pas le seul pays à être confronté aux incendies qui touchent l'ensemble du continent européen - c'est ce que montre très clairement une carte du Monde où apparaissent les surfaces brûlées ces 30 derniers jours, de l'Italie à la Roumanie, la Serbie, l'Allemagne ou encore l'Écosse et les feux toujours actifs - les plus intenses se trouvant dans le sud-ouest de la France, et autour de Madrid et de Valence, en Espagne. L'incendie d'Avila, près de la capitale espagnole, est "le plus important feu de forêt" de l'histoire récente du pays, selon la ministre de la transition écologique citée par El Pais, qui fait état de la "complexité" d'évacuer et de confiner près de 100 000 personnes. El Mundo parle d'une situation qui démontre que l'Espagne "est confrontée à une menace structurelle", exigeant "une action au plus haut niveau avec toutes les ressources dont un État moderne se doit de disposer". Mais l'heure est-elle vraiment enfin à la mobilisation générale ? Dans le dessin d'Ella Baron, pour The Guardian, un couple fortuné sous une cloche de verre trouve la météo "délicieuse" pour cette période de l'année. L'homme lit un journal où est imprimé le slogan de Donald Trump, "Drill baby drill", "Fore, chéri, fore", résumé de la stratégie américaine de promotion des énergies fossiles. Dans un coin, un vélo, symbole des énergies propres, est totalement carbonisé dans un paysage dévasté par le feu. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  4. 21 Jul

    Mort d'un Marocain lors d'une interpellation en Italie : "L'Etat de droit en mauvais état ?"

    A la Une de la presse, ce mardi 21 juillet, l’émotion et la polémique, après la mort, dimanche, d’Abderrahim Fakir, un Marocain brutalement interpellé par deux policiers, à Bologne, en Italie. La réouverture de la galerie Apollon du Louvre, neuf mois après le vol d’une partie des bijoux de la couronne lors d’un casse rocambolesque. Les plages du D-Day peut-être bientôt inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. Et un artiste incompris. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, l’ouverture, hier, d’une enquête, en Italie, après la mort, la veille, d’Abderrahim Fakir, un Marocain brutalement interpellé par deux policiers, à Bologne. Une vidéo de cette interpellation, largement relayée depuis, montre Abderrahim Fakir plaqué au sol pendant de longues minutes, alors qu’il crie à l’aide - une scène à la Une, ce matin, d’Il Manifesto, qui dénonce le "très mauvais état" à la fois de la victime et du respect du droit, en Italie. Le journal communiste soutient qu’un "bouclier" est déjà en place pour protéger les policiers impliqués et les ambulanciers qui ont assisté à la scène sans réagir. L’affaire provoque beaucoup d’émotion à Bologne, où des manifestants se sont rassemblés, hier, pour protester "contre le racisme et les meurtres d’Etat", selon La Repubblica. Le quotidien de centre-gauche s’inquiète de voir se "creuser un fossé entre ceux qui choisissent la voie sécuritaire et ceux qui préfèrent rester fidèles aux règles de l'État de droit". Ces rassemblements ont donné lieu à des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre – auxquels Il Giornale, quotidien de droite, exprime son soutien, en accusant la gauche de "rouvrir la chasse aux policiers". La presse de droite, dont La Verita, applaudit, en revanche, l’intervention, dimanche, d’Elon Musk, à propos de la condamnation définitive, dans une autre affaire, d’un bijoutier, Mario Roggero, pour le meurtre de deux braqueurs. Un fait divers que le patron de Tesla a commenté en déclarant que ce sont "le juge et le procureur qui méritent cette condamnation". Réouverture de la galerie d’Apollon En France, la galerie d’Apollon du musée Louvre doit rouvrir ses portes aujourd’hui, après le casse spectaculaire d’octobre dernier. Dans Le Parisien/Aujourd’hui en France, le nouveau président du Louvre confirme à cette occasion le lancement d’un chantier titanesque, estimé à un milliard d’euros pour faire renaître le musée. Christophe Leribault précise que les joyeux de la couronne ne seront toutefois pas visibles aujourd’hui, puisqu’ils ne seront exposés que lorsqu’aura été créée "une salle sécurisée, une chambre forte, sans fenêtres, à un autre endroit" du Louvre. Quasiment neuf mois jour pour jour après que des cambrioleurs avaient utilisé un simple monte-charge pour faire main basse sur les bijoux de la couronne, Le Parisien/Aujourd’hui en France donne des nouvelles de l’enquête. D’après le journal, la défense des cambrioleurs serait "tout aussi acrobatique que leur casse", puisqu’ils assurent que leur commanditaire a participé au cambriolage avant de récupérer les bijoux - toujours introuvables, d’ailleurs - mais qu’ils ne peuvent pas dévoiler son identité, par peur des représailles. Un mémorial à Montreuil-Bellay La presse française revient aussi sur les efforts de la Normandie pour faire inscrire les plages du Débarquement au patrimoine mondial de l’Unesco. D’après La Croix, ce projet, lancé en 2008, pourrait enfin aboutir d’ici la fin de la semaine. Si ces efforts réussissent, les plages du D-Day deviendront le premier lieu ​mémoriel français lié à la Seconde Guerre mondiale à être classé au patrimoine mondial de l’humanité. La Croix, qui annonce, par ailleurs, la construction, l’année prochaine, d’un mémorial à Montreuil-Bellay, dans l’ouest de la France, où se trouvait le plus grand camp d’internement des Tsiganes pendant ­la Seconde Guerre mondiale. Là encore, la gestation du projet a été très longue, tout comme la reconnaissance, par la France, de ce passé. Un mot, pour terminer de la mésaventure d’un artiste incompris. The Guardian rapporte que Sergio Furnari, un sculpteur new-yorkais est "furieux", parce qu’il a dépensé 100 000 dollars de sa poche pour construire une statue grandeur nature de Charlie Kirk, la figure d’extrême droite américaine assassiné en septembre dernier, pour que finalement personne ne veuille l'acheter. Il dit même avoir été submergé de messages d’internautes déclarant avoir l'intention d'uriner sur sa sculpture, qu’il veut installer à Time Square. Pour couronner le tout, ce Rodin incompris s’est cassé le pied en travaillant sur son œuvre, après avoir trébuché dans son atelier. "Suis-je maudit ? Peut-être. Je ne sais pas", s’interroge-t-il. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  5. 20 Jul

    "Viva España! : une victoire pour l’Espagne, une victoire pour le monde"

    A la Une de la presse, ce lundi 20 juillet, les réactions en Espagne, en Argentine et dans le monde, à la victoire de la Roja en finale du Mondial aux Etats-Unis, où elle a battu l’Albiceleste 1 à 0 en prolongation.a Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la victoire de l’Espagne, qui a battu l’Argentine en prolongation, 1 à 0 en finale du Mondial. Et viva Espana! Campeones!!! Un mot, un seul, et six points d’exclamation, ce matin, à la Une de Sport, qui remercie le "Tiburon", le "Requin" Ferran Torres sa "morsure magique" qui offre à l’Espagne, sa deuxième étoile. "Bicampeones" : 16 ans après son premier titre mondial, la Roja et Mundo Deportivo, exultent, avec une pensée spéciale pour le sélectionneur Luis de La Fuente, qui "a su fédérer un groupe motivé et solidaire". "Le monde est à nous" : le madrilène As relève le fait "inédit" que les sélections masculine et féminine espagnoles sont actuellement toutes deux championnes du monde. Les "superestrellas", les "super étoiles" à la Une de Marca, qui évoque la "leçon" infligée à l’Albiceleste, accusée d’avoir "oublié comment jouer et préféré la boue". "Une victoire pour l’Espagne, une victoire pour le monde" : selon El Pais, ce succès est "le reflet d’un pays ouvert, pluraliste et sûr de lui, d’une nation composée d'accents, d'origines et de milieux divers. Un instantané précieux, à une époque où prolifèrent les discours qui réduisent l'identité à l'exclusion ou idéalisent un passé fantasmé". "Don’t cry for me Argentina". Malgré la tristesse, Clarin reconnaît que l’Espagne a "dominé la rencontre". La Nacion dit "gracias" à Lionel Messi, qu’elle tente de consoler : "Merci Leo, tu nous as déjà rendus tellement heureux". Dernier tango pour le capitaine argentin ? On ne le sait pas encore, mais le sélectionneur Lionel Scaloni a déjà fait savoir à Olé qu’il sera là "jusqu’en décembre", mais qu’il arrêtera "probablement" après. L’Albiceleste, dont la prestation d’hier soir est largement critiquée par la presse internationale. The Guardian regrette que "le conte de fées de Lionel Messi s’achève sur une Argentine pitoyable, méchante finale", ultime, de ce Mondial. Pied de nez à Trump Le Mondial 2026 a aussi ses gagnants et ses perdants politiques. "Il s'avère que la vengeance est un plat qui se mange de préférence par un chaud dimanche après-midi" : le site américain Politico rappelle que Donald Trump n’a cessé de critiquer l'Espagne, notamment pour son refus d'autoriser les forces américaines à utiliser ses bases pour leurs missions en Iran, la qualifiant de pays "sans espoir" et les Espagnols de "mauvaises personnes". La Repubblica, le journal italien, ironise de son côté sur la "superstition" du président argentin, qui a regardé le match depuis son canapé, rituel supposé favoriser les victoires de l’Albiceleste – loupé. "Pour Javier Milei, c'est aussi une défaite symbolique. Il savait qu'une victoire lui aurait apporté un capital politique considérable en alimentant le récit de la renaissance nationale, de la résurgence de l'Argentine, d'une fierté retrouvée". Fin de partie, l’heure est à présent au bilan de ce Mondial 2026. Cette 23eme édition de la Coupe du monde "a explosé tous les records et suscité beaucoup de polémiques", mais le journal suisse Le Temps juge "difficile de savoir, pour le moment, ce qu’il restera de ce gigantesque spectacle". Parenthèse Ce qu’on sait déjà, c’est qu’avec 13 milliards de dollars de revenus, ce Mondial est déjà le plus lucratif de l’histoire de la Fifa, "véritable gagnante" de cette Coupe du monde, avec son "méphistophélique" président, Gianni Infantino. Mais pour le journal belge Le Soir, si "le monde entier a regardé la finale", cela "ne signifie plus que la Coupe du monde lui appartient" encore. Symbole de la transformation de la compétition, le spectacle de la mi-temps, un "half time show lisse, surréaliste et totalement inutile", d’après The New York Times, qui résume l’affaire : "C'est du foot, mais pas comme on le connaît. C'est du sport américain, exactement comme on le connaît". Fidèle à lui-même ou non, ce Mondial, comme tous les autres a offert à des milliards de personnes une parenthèse bienvenue, notamment dans un Moyen-Orient décrit par The Washington Post comme "épuisé par la guerre" - y compris dans Gaza ravagée, où les attaques israéliennes ont détruit des quartiers entiers et tué plus de 73 000 Palestiniens. Ses habitants ont eux aussi suivi la compétition entre deux coupures de courant, tout comme les Palestiniens de Cisjordanie où Fadi Hamdallah Al-Nassan, un jeune joueur de 17 ans du club d’Al-Mughayyir, est mort de ses blessures, samedi, la veille de la finale Espagne/Argentine. D’après sa famille et des responsables palestiniens, il avait été blessé plusieurs jours auparavant, lors d’une attaque de colons israéliens en Cisjordanie occupée. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  6. 16 Jul

    Demi-finales du Mondial : "Le cœur brisé des Anglais"

    A la Une de la presse, ce jeudi 16 juillet, la défaite de l’Angleterre, battue par l’Argentine, 2 buts à 1 en demi-finales de la Coupe du monde. Le vote, hier, aux Etats-Unis, de 103 élus démocrates en faveur d’une proposition visant à réduire l’aide américaine à Israël. Des Iraniens qui accusent les Etats-Unis d’avoir communiqué à l’Iran des informations sur leurs demandes d'asile. Washington, désormais moins populaire que Pékin dans plusieurs pays. Et des découvertes de et sur des bestioles. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la défaite de l’Angleterre, battue par l’Argentine, 2 buts à 1 en demi-finales de la Coupe du monde. "La fin du monde", titre l’édition sport du Daily Express. Après la défaite des Bleus, comment ne pas compatir avec les Three Lions, sonnés par cette nouvelle défaite face aux Argentins en Coupe du monde 40 ans après le match maudit de la "main de Dieu", ou plutôt de Diego Maradona? Comme les Français, les Anglais et The Independent ont "le cœur brisé" et quittent la Coupe du monde après deux buts "tardifs" de l’Argentine, menée 1 à 0 jusqu’à la 85ème minute. "Wonderbawl": The Sun détourne l’hymne officieux de l’Angleterre, "Wonderwall" pour évoquer les larmes des Three Lions et de leur capitaine. Harry Kane qui s’est fait "kaned", qui s’est pris des coups de bâton par Lionel Messi, d’après The Daily Star, qui se dit "fier", malgré tout, de ses "Lions". "Fierté", malgré tout, des Anglais et explosion de joie en Argentine. La "remontada historique" de ses héros, en route vers leur 6ème finale du Mondial, met Olé, la Bible du foot argentin, sens dessus dessous. "Est-ce un manque de professionnalisme d'avouer qu'on écrit en pleurant ? Comment rester insensible à un tel élan d'engagement, de détermination et de foi ?" : pour le journal, "l'Argentine a humilié la défense anglaise, renversé la situation une fois de plus. L’Argentine, c’est trop". Un ton en-dessous, Clarin salue "le courage exceptionnel" des hommes de Lionel Scaloni, "la meilleure équipe nationale de l'histoire de l’Argentine", selon lui. L’Albiceleste, dont les joueurs ont brandi une banderole "les îles Malouines sont argentines" - un rappel de la guerre qui a opposé, il a 44 ans, les Argentins aux Anglais, et qui pourrait valoir des sanctions de la Fifa à l’équipe argentine. Dans l’immédiat, elle file vers sa finale contre l’Espagne. "Une championne d’Europe contre une championne du monde : " la plus belle finale du monde", dixit le journal sportif espagnol Marca. La presse espagnole, qui a ressorti pour l’occasion une photo devenue virale il y a deux ans d’un Lionel Messi d’à peine 20 ans donnant son bain à un bébé de 6 mois, un certain Liamine Yamal. La photo avait été prise dans un vestiaire du Barça, pour un calendrier de l’Unicef. Les parents de Lamine avaient inscrit leur fils au tirage au sort. 20 ans plus tard, tous deux se retrouveront en finale du Mondial près de New York. A lire dans El Pais. L'ICE et l'Iran On reste aux Etats-Unis, où 103 démocrates ont voté hier en faveur d’une proposition républicaine visant à réduire drastiquement l’aide américaine à Israël. Cette proposition a été finalement rejetée, faute de majorité mais le vote de ces élus, notamment du chef des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, montre à quel point le sentiment vis-à-vis d’Israël et du gouvernement Netanyahou s’est dégradé au sein du parti démocrate, désormais très "divisés" sur ce sujet, d’après The Washington Post. Des divisions grandissantes, également, au sein de l’Administration Trump, comme en témoigne la déclaration du vice-président J.D. Vance, cité par The Wall Street Journal, accusant des "éléments" du gouvernement israélien de mener une campagne pour influencer l'opinion américaine sur la guerre contre l’Iran et de saper les négociations pour que le conflit dure "indéfiniment". Les Etats-Unis, que des Iraniens accusent quant à eux d’avoir communiqué à l’Iran des informations sur leurs demandes d'asile. The Washington Post rapporte que "des Iraniens convertis au christianisme mais aussi des dissidents politiques de la République islamique ayant demandé l'asile aux États-Unis, affirment que des responsables de l'immigration américaine, l’ICE, ont transmis des détails sur leurs demandes au gouvernement iranien, afin de faciliter leur expulsion vers leur pays d’origine". Au moins six Iraniens indiquent avoir reçu la visite, dans des centres de rétention administrative, de responsables iraniens basés aux États-Unis, qui auraient utilisé ces informations pour faire pression sur eux et qu'ils acceptent d'être renvoyés en Iran, où ils disent risquer leur vie. The Washington Post, qui fait aussi état d’une étude d’un centre de recherches américain indépendant, d’après laquelle la Chine serait désormais perçue "plus favorablement que les États-Unis" dans 27 pays sur 36 consultés, à-travers six continents. "Un changement radical dans un contexte d’interventions américaines nombreuses et controversées". Rat machiavélique On termine cette revue de presse en RDC, où une nouvelle espèce de singe a été découverte. Appelé "Likweli", ce singe est la deuxième espèce de primate à être découverte ces 15 dernières années autour du fleuve Lomami, qui traverse le centre de la RDC, dans une région reculée et densément boisée - une espèce si insaisissable que même les communautés locales en ignoraient l’existence, d’après The Washington Post. Une bestiole hyper choupix. Beaucoup moins gâté par Mère nature, et vivant, lui, en Afrique de l’est, le rat taupe nu, qui ressemble pas mal à un filet mignon pas mignon du tout, vit en colonie avec une reine unique entourée d’un harem de mâles - c’est la seule femelle à être capable de se reproduire. Pourquoi est-ce que je vous raconte tout cela, me demanderez-vous?  Parce qu’on a découvert pourquoi la reine rat taupe nu est la seule à pouvoir se reproduire. D’après une étude internationale, publiée hier dans la très prestigieuse revue scientifique Nature, et relayée par El Pais, la reine produit une molécule qui se diffuse dans toute la colonie, où ce signal chimique inhibe la reproduction des autres femelles. Machiavélique. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  7. 15 Jul

    Défaite des Bleus en demi-finale du Mondial : "Étoile filante"

    À la Une de la presse, ce mercredi 25 juillet, la défaite de l'équipe de France, battue par l'Espagne 2 à 0 en demi-finale du Mondial. La prolongation de la garde à vue du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet, après son arrestation, dimanche, à l'aéroport de Tanger. Le vote, aujourd’hui, des députés français, appelés à adopter définitivement le texte sur "le droit à mourir", une promesse phare d'Emmanuel Macron. Et le débat sur les vacances, un droit hérité du Front populaire. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la défaite de l'équipe de France, battue par l'Espagne 2 à 0 en demi-finales du Mondial. On dit que les attentes sont des regrets prémédité : "ça s'appelle tomber de haut et ça fait mal", écrit So Foot, pour qui ce 14 juillet est "jour de défaite nationale". Le Parisien/Aujourd'hui en France exprime sa "tristesse", "à la mesure du rêve" que les hommes de Didier Deschamps "ont fait partager". À trop regarder le ciel, les Bleus se sont pris les pieds dans le tapis et la troisième étoile a filé. L'Équipe a vu des joueurs "dépassés dans tous les domaines, incapables d'être à la hauteur de leurs rêves et de l'espoir qu'ils avaient semé". La France pleure et l'Espagne exulte. "Que grandes !", "Qu'ils sont grands ! s'émerveille Mundo Deportivo, en particulier devant Lamine Yamal, 19 ans tout juste. Le quotidien salue "le football magnifique, l'attitude irréprochable et l'engagement total" de la Roja qui a su imposer "une véritable leçon de jeu" - "une leçon pour le monde" entier, selon As, qui évoque "un match palpitant" et une "performance éblouissante" qui envoie l'Espagne vers sa deuxième finale de Coupe du monde. La Roja vient d'écraser, d'administrer une correction "historique" aux Bleus, selon Marca, qui remercie ses joueurs pour "le spectacle inoubliable" d'hier soir. La presse espagnole revient aussi ce matin sur la prolongation de la garde à vue du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet, après son arrestation, dimanche, à l'aéroport de Tanger. Visé par "plusieurs avis de recherche" pour "publication de contenus diffamatoires et injurieux", Ali Lmrabet vit en exil en Espagne depuis qu'il a été emprisonné et radié de l'Ordre des journalistes au Maroc. Il est considéré comme l'une des principales voix critiques de la monarchie marocaine. El Pais rapporte que son interpellation est vivement critiquée par l'Association marocaine des droits de l'homme, qui exige sa libération, tout comme Reporters sans frontière, qui classe actuellement le Maroc 105eme sur 180 pays en matière de respect de la liberté de la presse. Le journal espagnol dénonce "la répression excessive contre la dissidence au Maroc", qui "malgré son image positive de pays ouvert grâce à son développement économique et ses infrastructures, continue d'afficher un déficit en matière de droits humains et n'est pas parvenu à se défaire de son image de royaume de l'arbitraire". En France, les députés doivent voter aujourd'hui définitivement le texte sur "le droit à mourir", une promesse phare d'Emmanuel Macron. Libération se félicite de l'adoption, "sauf énorme surprise", de cette "réforme sociétale majeure, soutenue par une majorité de Français". D'après Libé, "ce vote sera une délivrance pour de nombreuses personnes atteintes d'une maladie incurable et en grande souffrance, et pour leurs proches". Est-ce la fin du marathon législatif entamé il y a quatre ans ? D'après Le Figaro, ce projet de loi, auquel il est opposé, "divise aussi bien l'exécutif que les Français". Le journal indique que Sébastien Lecornu a décidé, "à la surprise générale", de soumettre au Conseil constitutionnel "plusieurs dispositions sensibles" du texte. L'Opinion fait état, de son côté, d'"hésitations chez des députés ayant conscience de vivre un moment d'Histoire". Un dilemme illustré par un dessin de Kak détournant la fresque de la chapelle Sixtine. Des députés auxquels neuf personnalités opposées au texte lancent un ultime appel dans le journal catholique La Croix. "Pour que prévale la protection des plus faibles", elles leur demandent de ne pas voter ce projet de loi, "parce que lutter contre la souffrance ne saurait jamais signifier supprimer le souffrant. Parce que nul ne devrait avoir à choisir entre souffrir et mourir". À noter également, en France, toujours, le dépôt, aujourd'hui, de six nouvelles plaintes contre l'ancien patron de l'agence de mannequins Elite, Gérald Marie. Le Parisien/Aujourd'hui en France indique que les plaignantes, pour la plupart américaines, portent plainte aujourd'hui avec constitution de partie civile pour "viol" et "traite d'êtres humains". Bien qu'une première enquête préliminaire ait déjà été classée sans suite en 2023, car les faits présumés étaient prescrits. En mars dernier, 15 femmes avaient quant à elles affirmé avoir des preuves des liens de Gérald Marie, qui nie tout acte répréhensible avec le pédocriminel Jeffrey Epstein. Un mot, pour terminer, d'un héritage du Front populaire, le droit aux vacances. L'Humanité estime qu'il est "mis à mal par l'inflation, la conjoncture internationale, mais aussi par l'absence de politiques publiques ambitieuses, qui assignent à résidence les plus modestes" - au point que les vacances deviennent de plus en plus "un sport de riches". L'État, invité dans le même temps, toujours dans L'Huma, par le géographe Rémy Knafou, à "reprendre la main" sur le fléau de "l'hypertourisme", à rappeler à l'ordre une industrie accusée de se "déresponsabiliser" de ses "conséquences sociales et écologiques". Et si la solution était le voyage immobile, l'évasion silencieuse à moindre frais ? La Croix revient sur le succès grandissant des "reading parties", ces rendez-vous où l'on se retrouve à plusieurs pour lire, échanger sur la lecture et plus si affinités. "Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux, disait l'immense Marcel Proust, dont je vous recommande vivement "La recherche du temps perdu". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  8. 14 Jul

    Demi-finales France/Espagne : "Dallas, ton univers impitoyable"

    A la Une de la presse, ce mardi 24 juillet, les premières données officielles sur les décès provoqués par la deuxième vague de chaleur en Europe. La canicule, qui provoque aussi des incendies à-travers toute la France. Le projet de l’UE de limiter l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. Deux projets signés Pete Hegseth et Marco Rubio. Et le match France/Espagne, ce soir, à Dallas, en demi-finales de la Coupe du monde de foot. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les premières données officielles sur les décès provoqués par la deuxième vague de chaleur en Europe. La Repubblica, le quotidien italien, publie les statistiques du projet EuroMomo, un organisme affilié à l’UE, qui a recensé plus de 10 500 morts en Europe au cours de la dernière semaine de juin. Cités par le journal, des experts se disent "particulièrement impressionnés par les données françaises et belges". Selon ces relevés, la France enregistre la surmortalité la plus importante tous âges confondus, tandis que la Belgique enregistre la surmortalité la plus élevée chez les plus de 65 ans : plus de 1200 personnes y sont décédées au cours du dernier week-end de juin, soit "plus de morts qu’au cours des pires week-ends de la période Covid", selon la presse belge, qui dénonce la négligence des autorités. Courrier International cite les accusations du journal De Standaard, qui estime que "la Belgique a connu sa plus grande catastrophe depuis la Seconde Guerre mondiale sans que les plus hautes autorités du pays ne semblent s’en apercevoir ni prévoir de solutions". Les vagues de chaleur tuent les plus vulnérables et déciment la nature. Le journal local Le Télégramme relève que les gros incendies, "jusque-là cantonnés au pourtour méditerranéen et aux Landes", sévissent désormais dans toute la France, comme au cap Fréhel, en Bretagne, et dans la forêt de Fontainebleau, en région parisienne. Le Parisien/Aujourd’hui en France évoque "un drame" pour ce site "connu dans le monde entier", pour son "village des peintres" de Barbizon, sa forêt abritant "un trésor de biodiversité" - 1500 espèces de végétaux, 480 types de mousse et 30 espèces d’orchidées sauvages, dont certaines très rares. Un lieu considéré, aussi, comme "la Mecque" des amateurs de varappe. "Algorithmes prédateurs" Dans la presse, également, le projet de l’UE d’instaurer un accès "progressif et gradué" des mineurs aux réseaux dits sociaux. Alors que de nombreux pays, dont la France, l’Espagne et la Suède, sont déjà en train de mettre en place des interdictions ou des restrictions d’accès pour les mineurs, The Guardian fait état de l’engagement, hier, de la patronne de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à protéger les enfants des "algorithmes prédateurs", après la publication d’un rapport recommandant des restrictions pour les moins de 13 ans. Au Royaume-Uni, où le gouvernement prévoit l’interdiction prochaine des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, une autre étude, citée par The Times, enfonce le clou et assure que les enfants qui renoncent aux réseaux sociaux "passent plus de temps avec leurs amis et leur famille et bénéficient d'un meilleur sommeil, d'un stress réduit et d'une meilleure concentration". L’hebdo allemand Die Zeit s’interroge toutefois sur "l’efficacité" des interdictions, qui peuvent même s’avérer contre-productives, selon des associations de protection de l’enfance, qui critiquent le fait que les jeunes soient "catégoriquement exclus" des réseaux sociaux plutôt que "d'apprendre à s'y repérer", d’autant que "la haine, la violence, la pornographie, les contacts avec des inconnus et la désinformation, ne se limitent pas à TikTok et Instagram mais sont présents partout sur Internet". Aux Etats-Unis, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth annonce la création d’un "groupe de travail" pour poursuivre les responsables de "divulgation non autorisée d'informations sensibles" à la presse. The Guardian, qui parle de "la dernière escalade en date dans les efforts du gouvernement pour réprimer les fuites", rappelle que cette annonce intervient alors que The New York Times a révélé, ce week-end, être assigné en justice par l’Administration Trump, après avoir fait état de problèmes de sécurité sur le nouvel avion offert par le Qatar à Donald Trump. "Emmenez-nous en finale!" L’Administration Trump et la justice, internationale cette fois, dont il est aussi question dans la tribune du secrétaire d’Etat publiée par The Wall Street Journal, où Marco Rubio annonce le projet américain de "démanteler", "pierre par pierre s’il le faut", la Cour pénale internationale, au motif que "l'Amérique n'a jamais consenti à un tribunal mondial habilité à outrepasser ses propres tribunaux et sa Constitution", en rappelant que les Etats-Unis ne sont pas signataires du statut de Rome instituant la CPI - une institution "soutenue et dirigée par un puissant réseau d’ONG de gauche, de mondialistes suffisants et de gouvernements hostiles du tiers monde unis par leur hostilité" envers Washington. Les Etats-Unis accueilleront ce soir, au Texas, en demi-finales du Mondial, le match France/Espagne. Dallas, ton univers impitoyable : L’Equipe annonce un sommet "vertigineux" en ce jour de fête nationale, à l’issue duquel les Bleus entendent bien accéder à leur troisième finale d’affilée. "Emmenez-nous en finale!", demande en chœur Le Parisien/Aujourd’hui en France, en évoquant la "forteresse" espagnole dont les Bleus espèrent venir à bout. Comme on est bons joueurs, on n’oublie pas Marca, qui qualifie les Français de "colosses footballistiques" en filant la métaphore sur le Tour de France : "Pour atteindre la finale, la Roja doit encore gravir l'ascension la plus difficile. Le Tourmalet de cette Coupe du Monde a un nom: Kylian Mbappé". Le journal sportif a déjà la main sur le cœur et dit avoir "une corazonada", une intuition, un pressentiment. On laissera le journal sportif là-dessus, pour ce qui est de la main, c’est celle de Lamine Yamal, je crois. Ce n’est pas mon petit doigt qui me l’a dit, mais la Une de Mundo Deportivo, qui annonce "los Bleus" "favoris" face à une Roja qui croit en la "magie" de son Lamine. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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