Choses à Savoir ÉCONOMIE

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  1. 20H AGO

    Jeffrey Epstein est-il à l'origine du bitcoin ?

    Parce qu’Internet adore les histoires où un mystère en épouse un autre, et qu’il n’y a rien de plus séduisant qu’un grand absent pour expliquer ce qu’on ne comprend pas. Voilà la version courte. La version longue, la voici. La rumeur selon laquelle Jeffrey Epstein serait à l’origine du bitcoin repose sur un empilement de coïncidences, de fantasmes et de méfiance envers les élites financières. Bitcoin naît en 2008 sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, une identité jamais révélée. Cette absence crée un vide narratif. Et les humains détestent le vide, ils y mettent donc ce qu’ils craignent le plus. Premier carburant de la rumeur : Epstein fréquentait des mathématiciens, des informaticiens, des cryptographes. C’est documenté. Il finançait des chercheurs, organisait des dîners où se croisaient scientifiques de haut niveau et milliardaires. Or, bitcoin repose sur de la cryptographie avancée. Certains se disent donc que « quelqu’un comme lui » aurait pu financer ou coordonner un tel projet. Raisonnement bancal, mais séduisant : il connaissait des gens intelligents, donc il était forcément derrière le truc. Deuxième ingrédient : le timing. Bitcoin apparaît juste après la crise financière de 2008, au moment où la confiance dans les banques s’effondre. Epstein, symbole ultime de la collusion entre argent, pouvoir et impunité, incarne rétrospectivement ce monde opaque que bitcoin prétend contourner. Pour certains esprits, il devient alors logique, presque ironique, que l’outil censé libérer des banques ait été créé par quelqu’un issu du cœur du système. C’est une narration paradoxale, mais les paradoxes plaisent. Troisième élément : l’obsession contemporaine du complot. Epstein est devenu une figure totémique du « tout est lié ». Dès qu’un sujet implique secret, argent, technologie et anonymat, son nom surgit mécaniquement. Bitcoin coche toutes les cases. Ajoutez à cela le fait que Satoshi Nakamoto n’a jamais touché ses bitcoins, ce qui nourrit l’idée d’un homme extrêmement riche n’ayant pas besoin d’argent. Là encore, Epstein sert de silhouette commode. Quatrième facteur, plus technique : certains ont tenté de relier des textes, des tournures de phrases, voire des centres d’intérêt supposés entre Satoshi et des cercles intellectuels fréquentés par Epstein. Ces analyses relèvent davantage de la graphologie numérique que de la preuve scientifique. Rien de sérieux n’en est sorti. Au final, aucune preuve, aucun document, aucun témoignage crédible ne relie Epstein à la création du bitcoin. La rumeur persiste parce qu’elle rassure presque : si un objet aussi déstabilisant que bitcoin a une origine sombre et humaine, alors le chaos est plus facile à accepter. C’est moins angoissant qu’admettre qu’un inconnu brillant ait pu, seul, fissurer l’ordre monétaire mondial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  2. 1D AGO

    Pourquoi dit-on que l'or est une valeur refuge ?

    On appelle l’or une « valeur refuge » parce qu’il a la réputation de mieux résister que beaucoup d’autres actifs quand la confiance se fissure : crise financière, inflation, guerre, défaut d’un État, panique bancaire. L’idée centrale est simple : l’or n’est la dette de personne. Une obligation dépend de la solvabilité d’un émetteur, une monnaie dépend d’une banque centrale et d’un État, un dépôt bancaire dépend d’un système. Un lingot, lui, existe physiquement : il ne promet rien, il est. Deuxième raison : sa rareté et son coût de production. On ne peut pas « imprimer » de l’or comme on crée de la monnaie. Extraire, raffiner, transporter et sécuriser le métal coûte cher, et les quantités annuelles ajoutées au stock mondial restent limitées. Cette contrainte donne au marché l’impression d’un garde-fou contre les emballements monétaires, surtout quand l’inflation accélère ou que les taux réels (taux d’intérêt moins inflation) deviennent faibles ou négatifs. Dans ces périodes, conserver du cash rapporte peu et perd du pouvoir d’achat ; l’or, lui, ne verse pas d’intérêt, mais il évite parfois l’érosion ressentie. Troisième raison : sa liquidité et son caractère « mondial ». L’or se négocie partout, dans des formats standardisés, avec une acceptation culturelle très large. Il sert aussi de collatéral et reste présent dans les réserves de nombreuses banques centrales, ce qui entretient l’idée qu’il constitue une forme de monnaie « au-dessus » des monnaies. Quatrième raison : la psychologie. L’or concentre une confiance presque mythologique, alimentée par des siècles de symbolique (pouvoir, sacré, prestige) et par la mémoire collective des effondrements monétaires. En temps de crise, cette mémoire compte : si tout le monde pense que l’or protège, la demande augmente… et le prix suit souvent. L’origine historique de cette conception remonte à l’Antiquité, quand l’or devient un étalon de paiement durable grâce à sa divisibilité, sa facilité de transport, et sa résistance à la corrosion. Les premières grandes monétarisations (pièces en électrum puis en or) fixent l’idée que ce métal est un « équivalent général ». Plus tard, au XIXe siècle, l’étalon-or institutionnalise ce rôle : la monnaie se définit par une quantité d’or, convertible. Même après l’abandon de la convertibilité (notamment au XXe siècle), le réflexe demeure. L’or a perdu son statut officiel de monnaie, mais il a gardé son statut social : quand la confiance vacille, on revient au métal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  3. 4D AGO

    Pourquoi le cercueil en osier de Brigitte Bardeau est-il tendance ?

    Le choix d’un cercueil en osier pour les obsèques de Brigitte Bardot, le 7 janvier 2026 à Saint-Tropez, a déclenché une véritable onde de choc sur le marché funéraire en France – au point d’en faire une tendance économique. Ce modèle artisanal, souvent appelé le “Bohemian”, n’est pas une création spontanée née de l’icône elle-même, mais un produit déjà en développement dans la Vannerie de Candas, dans la Somme. Il combine une structure en pin traditionnel et un habillage en osier biodégradable tressé à la main, respectant les normes locales tout en offrant une alternative écologique aux cercueils classiques. Un prix attractif et un symbole fort Sur le plan économique, l’un des premiers éléments qui expliquent l’engouement est le prix : vendu autour de 1 670 €, il se positionne en dessous de nombreux cercueils en bois traditionnel, souvent proches de 2 000 € ou plus. Ce positionnement tarifaire, associé à des valeurs éthiques, en fait une option attractive pour des familles cherchant à concilier coût et responsabilité environnementale. Explosion des commandes après l’hommage Avant la cérémonie funéraire de Bardot, ce modèle restait relativement confidentiel : la vannerie avait vendu une soixantaine d’unités. Aujourd’hui, les chiffres ont littéralement explosé. Les artisans déclarent recevoir environ 20 commandes par jour, soit plusieurs centaines par mois – un volume totalement inédit pour un produit funéraire artisanal. Cette forte demande met en lumière deux réalités économiques. D’une part, elle montre que les consommateurs sont prêts à adopter des alternatives durables, même dans des secteurs très traditionnels comme les obsèques. D’autre part, elle révèle l’ampleur de ce qu’on pourrait appeler un effet de célébrité : l’association avec une figure aussi emblématique que Bardot a servi de catalyseur médiatique et commercial. Impacts sur l’artisanat local Ce succès n’est pas seulement une bonne nouvelle pour les ventes : il a aussi un impact industriel. La Vannerie de Candas doit désormais s’organiser pour répondre à la demande, former de nouveaux vanniers et étendre sa capacité de production, ce qui génère emplois et formation professionnelle dans un secteur souvent menacé par la concurrence industrielle. Une tendance qui pourrait s’essouffler ? Certains acteurs du marché prédisent que cet engouement pourrait se stabiliser ou diminuer une fois l’effet médiatique retombé, surtout si d’autres fabricants proposent des produits similaires. Mais, pour l’instant, le cercueil en osier reste un cas d’école économique : comment une innovation artisanale, associée à une personnalité forte, peut créer une nouvelle demande et influencer un marché traditionnel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  4. 5D AGO

    Pourquoi dit-on que les Américains sont drogués à la consommation ?

    Aujourd'hui, on traverse l’Atlantique pour disséquer un moteur qui ne semble jamais vouloir caler : la consommation américaine. Mais attention, derrière la rutilance des chiffres de croissance, se cache une réalité plus inquiétante. On dit souvent que les Américains sont « drogués » à la dépense. Pourquoi ? Et surtout, jusqu'où peuvent-ils aller ? Le constat est frappant : aux États-Unis, la consommation est un sport national qui représente près de 70 % du PIB. En comparaison, en France, nous sommes autour de 55 %. Mais c'est au niveau de la réserve d'argent que le fossé devient vertigineux. Parlons chiffres. Aujourd'hui, en ce début d'année 2026, le taux d'épargne des ménages américains a fondu comme neige au soleil pour tomber à seulement 3,5 % de leurs revenus. C'est dérisoire. Pour bien comprendre l’anomalie, regardez chez nous : en France, le taux d'épargne avoisine les 18 %. Là où le Français moyen met un euro de côté « au cas où », l'Américain, lui, semble avoir déjà dépensé cet euro avant même de le percevoir. Alors, pourquoi parle-t-on de « drogue » ? Parce que pour maintenir ce train de vie, les ménages américains piochent massivement dans leur « bas de laine ». Pendant la pandémie, ils avaient accumulé un excédent d'épargne colossal grâce aux aides fédérales. Mais ce réservoir est désormais à sec. Pourtant, la consommation ne ralentit pas. Pour continuer à acheter, les Américains ont recours à deux leviers dangereux : 1. L’érosion de l’épargne résiduelle : on vide ses comptes pour compenser l'inflation. 2. Le crédit à outrance : la dette par carte de crédit a atteint des sommets historiques. Le risque économique est clair : c'est l'effet de falaise. Contrairement aux Européens qui gardent une marge de sécurité face aux crises, les Américains avancent sans filet. Si le marché de l'emploi tousse ou si les taux d'intérêt restent élevés, la machine peut se briser net. En résumé, l'Américain consomme pour exister, mais il le fait aujourd'hui avec de l'argent qu'il n'a plus. Une addiction qui soutient la croissance mondiale, certes, mais qui fragilise l'équilibre des foyers de l'oncle Sam. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  5. 6D AGO

    Pourquoi est-il devenu quasi impossible de se faire rembourser son vol ?

    Aujourd'hui, nous allons parler d'un sujet qui risque de gâcher vos prochaines vacances : le parcours du combattant pour se faire rembourser un billet d'avion. Depuis ce 7 février 2026, de nouvelles règles sont entrées en vigueur, et elles changent radicalement la donne. Si vous pensiez que le règlement européen de 2004 vous protégeait encore efficacement en cas de retard ou d’annulation, détrompez-vous : obtenir gain de cause est devenu quasi impossible, ou du moins, extrêmement coûteux. Le nœud du problème, c’est un petit décret français. Jusqu’ici, pour les litiges de moins de 5 000 euros — ce qui correspond à l’immense majorité des cas — la procédure judiciaire était simple et gratuite. Vous remplissiez un formulaire au greffe du tribunal et le juge tranchait. C'est terminé. Désormais, la justice impose une médiation obligatoire. Sur le papier, cela semble une bonne idée pour désengorger les tribunaux. Mais dans les faits, c’est un mur. Les passagers doivent d'abord solliciter un médiateur, souvent débordé. Et si cette étape échoue ? C’est là que le bât blesse. Pour aller devant un juge, vous devez maintenant passer par une assignation par commissaire de justice. Le coût de la démarche ? Comptez environ 100 à 150 euros de frais fixes, rien que pour lancer la procédure. Pour un billet low-cost à 80 euros ou une indemnité forfaitaire de 250 euros, le calcul est vite fait : l'action en justice coûte presque autant, sinon plus, que ce que vous espérez récupérer. C’est ce qu’on appelle une barrière dissuasive. Mais ce n’est pas tout. Le décret s’attaque aussi aux actions groupées. Auparavant, des plateformes spécialisées pouvaient regrouper des centaines de passagers d'un même vol pour peser face aux géants de l'aérien. Désormais, l'assignation collective est réservée aux familles (conjoints, partenaires de PACS ou concubins). Les amis ou les groupes de touristes sans lien de parenté devront agir chacun de leur côté, multipliant ainsi les frais de procédure. Pourquoi un tel changement ? Le gouvernement met en avant la modernisation de la justice, mais les associations de consommateurs, comme l’UFC-Que Choisir, dénoncent une attaque frontale contre les droits des voyageurs. Pour les compagnies aériennes, c’est une aubaine économique : elles savent que l'immense majorité des clients abandonnera les poursuites face à la complexité et au coût des nouvelles démarches. En résumé, si votre vol est annulé demain, vous n’aurez plus seulement besoin de patience, mais aussi d’un solide portefeuille pour espérer revoir votre argent. Le ciel n'a jamais semblé aussi loin du consommateur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    2 min
  6. FEB 10

    Qu'est-ce que le "debasement trade" ?

    Dans le jargon financier, le « debasement trade » désigne un pari simple dans son principe : se protéger contre la perte de valeur des grandes monnaies, au premier rang desquelles le dollar. Le mot debasement renvoie à une pratique ancienne : au Moyen Âge, les souverains réduisaient la quantité de métal précieux dans les pièces pour financer leurs dépenses. Aujourd’hui, la logique est la même, mais elle passe par la création monétaire. Pourquoi ce pari revient-il au centre des débats économiques ? Parce que depuis la crise financière de 2008 — et plus encore depuis la pandémie — les grandes banques centrales ont injecté des montants sans précédent dans l’économie. La Federal Reserve, par exemple, a multiplié son bilan par plus de huit depuis 2007. Cette création monétaire soutient la croissance et évite les crises systémiques, mais elle alimente une crainte : chaque dollar nouvellement créé dilue la valeur des dollars existants. Le debasement trade consiste donc à acheter des actifs supposés résister à cette dilution monétaire. Historiquement, l’or est le pilier de cette stratégie. Sa quantité est limitée, il n’est la dette de personne, et il a servi de réserve de valeur pendant des millénaires. Mais aujourd’hui, la palette s’est élargie : matières premières, immobilier, actions liées aux ressources… et, plus récemment, actifs numériques rares. Si l’on en parle autant, c’est aussi parce que l’inflation est revenue dans les économies développées. Entre 2021 et 2023, les États-Unis et l’Europe ont connu leurs plus fortes hausses de prix depuis quarante ans. Même si l’inflation ralentit, un doute persiste : les États surendettés peuvent-ils vraiment défendre la valeur de leur monnaie sans provoquer une récession majeure ? Pour beaucoup d’investisseurs, la réponse est incertaine, et c’est précisément cette incertitude qui alimente le debasement trade. Ce mouvement n’est plus marginal. De grands acteurs financiers en parlent ouvertement. Des sociétés comme BlackRock évoquent régulièrement la question de la dépréciation monétaire dans leurs analyses de long terme. Certaines entreprises cotées, comme MicroStrategy, ont même fait de cette thèse un axe central de leur stratégie financière, estimant que conserver trop de liquidités en monnaie fiduciaire revient à accepter une perte de pouvoir d’achat programmée. En réalité, le debasement trade n’est pas un pari sur l’effondrement imminent du dollar. C’est un pari de couverture, presque défensif : l’idée que, dans un monde de dettes massives et de création monétaire structurelle, la monnaie n’est plus un refuge, mais un actif à risque. Et c’est précisément pour cela que ce concept, longtemps réservé aux initiés, est désormais au cœur du débat économique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  7. FEB 9

    Pourquoi les géants de la tech veulent mettre leurs datacenters en orbite ?

    Si les géants de la tech s’intéressent aux data centers en orbite, ce n’est pas par goût de la science-fiction, mais pour une raison centrale : l’économie du calcul est en train de devenir insoutenable sur Terre. Avec l’essor de l’intelligence artificielle, le coût de chaque requête, de chaque entraînement de modèle, dépend désormais presque entièrement de l’énergie. Aujourd’hui, l’électricité est le premier poste de dépense d’un data center hyperscale. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les centres de données représentent déjà près de 2 % de la consommation électrique mondiale, et cette part pourrait doubler d’ici 2030 sous l’effet de l’IA générative. Pour des acteurs comme Google, Microsoft ou Amazon, cette dépendance énergétique est devenue un risque stratégique majeur. L’espace offre un avantage économique décisif : le solaire quasi continu. En orbite héliosynchrone ou géostationnaire, des panneaux solaires peuvent produire de l’électricité presque 24 heures sur 24, sans nuit, sans météo, sans intermittence. Une fois l’infrastructure lancée et amortie, le coût marginal de l’énergie tend vers zéro. C’est un changement radical de modèle : sur Terre, le cloud reste soumis aux marchés de l’électricité, aux taxes, aux tensions géopolitiques et aux réseaux saturés. Autre poste de coût crucial : le refroidissement. Sur Terre, jusqu’à 30 à 40 % de l’énergie d’un data center est consacrée à évacuer la chaleur, via climatisation, circuits d’eau et équipements lourds. Dans le vide spatial, la chaleur peut être dissipée par rayonnement thermique, sans eau ni systèmes complexes. Moins d’infrastructures signifie moins de maintenance, moins de pannes et, à terme, un coût total de possession plus faible. À cela s’ajoutent les contraintes économiques terrestres. Construire un data center implique du foncier cher, des délais administratifs longs, des oppositions locales et une pression environnementale croissante. En orbite, ces contraintes disparaissent. L’investissement initial est élevé, mais l’échelle est potentiellement illimitée, surtout avec la baisse des coûts de lancement promise par les nouveaux lanceurs réutilisables. C’est sur cette logique que misent des acteurs émergents comme Axiom Space ou Starcloud, qui parlent déjà de “compute orbital” vendu comme un service, ciblant d’abord les calculs les plus énergivores et les moins sensibles à la latence. En résumé, les data centers en orbite ne sont pas destinés à remplacer ceux au sol à court terme. Économiquement, ils constituent une assurance stratégique contre la flambée des prix de l’énergie et la saturation des infrastructures terrestres. Pour les géants de la tech, l’espace devient une variable clé dans l’équation du coût futur du calcul. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    2 min
  8. FEB 6

    Les petits sachets de Ketchup vont-ils être interdits ?

    L'industrie de la restauration rapide et traditionnelle s'apprête à vivre une petite révolution : la disparition progressive des emblématiques sachets individuels de ketchup, mayonnaise ou moutarde. Cette mesure, qui s’inscrit dans une politique européenne globale de réduction des déchets, ne sera toutefois pas appliquée de manière brutale ou uniforme. Pourquoi cette interdiction ? Le constat est simple : chaque année, des milliards de ces petits emballages finissent à la poubelle. Bien que pratiques, ils sont souvent composés de multicouches (plastique et aluminium ou papier ingraissable) qui les rendent extrêmement difficiles à recycler. De plus, ils sont fréquemment associés aux polluants éternels (PFAS) utilisés pour l'étanchéité. Le calendrier : 2026, puis 2030 Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les sachets ne disparaîtront pas totalement du jour au lendemain en août 2026. Voici les étapes clés : 1. Août 2026 (L'interdiction des PFAS) : À cette date, c'est l'usage des polluants chimiques PFAS dans les emballages alimentaires qui sera banni. Si certains sachets ne respectent pas ces normes de sécurité sanitaire, ils devront être retirés ou modifiés. 2. Janvier 2030 (La fin du plastique à usage unique) : C'est le véritable tournant. Le règlement européen sur les emballages (PPWR) prévoit l'interdiction totale des petits contenants de sauce en plastique à usage unique dans les établissements de restauration. Les nuances : Consommation sur place vs Vente à emporter L'interdiction vise prioritairement la consommation sur place. Les restaurateurs devront privilégier des alternatives comme des distributeurs à pompe ou des ramequins réutilisables. En revanche, la vente à emporter et la livraison bénéficient d'une exception. Pour des raisons d'hygiène et de conservation, les sachets individuels resteront autorisés pour les commandes que vous emportez chez vous, à condition que leur matériau soit conforme aux nouvelles normes environnementales. Les alternatives et défis Pour le consommateur, c'est un retour vers des formats plus collectifs. Pour le restaurateur, c'est un défi logistique : il faut investir dans des systèmes de dosage et assurer un nettoyage rigoureux des contenants réutilisables. L'objectif final de l'Union européenne est ambitieux : réduire les déchets d'emballages par habitant de 15 % d'ici 2040. En résumé, si vous mangez votre burger au restaurant, préparez-vous à presser une pompe ; si vous le commandez chez vous, le petit sachet pourrait encore vous accompagner quelques années de plus, mais dans une version plus écologique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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