Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.

  1. 6H AGO

    Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin: améliorer la qualité de vie des patients

    La maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique sont les deux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, appelés plus communément MICI. Dues à une dérégulation du système immunitaire, ces maladies se caractérisent par l’inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif. Généralement diagnostiquées entre 20 et 30 ans, elles sont plus fréquentes dans les pays industrialisés. Quels sont les symptômes ? Comment se fait le diagnostic ? Quelle prise en charge existe ?   Avec : Pr Julien Kirchgesner, gastroentérologue à l'Hôpital Saint-Antoine à Paris et directeur d'une équipe de recherche en épidémiologie à Sorbonne Université, spécialisé dans la prise en charge des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin Dr Innocent Ngo, gastroentérologue au Cabinet Médical Icare à Abidjan. Président de la Société Ivoirienne de Gastro Entérologie et d’Endoscopie Digestive (SIGEED). Président de la Société Africaine d’Hepato Gastro Entérologie (SAHGE). Reportage de Raphaëlle Constant. ► En fin d’émission, nous parlons des polluants qui entrent dans la composition de certains cosmétiques. Selon une étude publiée le  7 avril dans Environment International, par des chercheurs de l’Inserm de l’Université Grenoble Alpes (UGA) et du CNRS, le fait de réduire l’usage des cosmétiques permettrait de diminuer rapidement l’exposition à certains produits chimiques et perturbateurs endocriniens, comme le bisphénol A. Interview de Claire Philippat, chercheuse Inserm.      Programmation musicale :  ► Michelle Michina – Omochi Croissant ► Bella Shmurda – Verily.

    49 min
  2. 1D AGO

    L’hypocondrie : se soigner de la peur d’être malade

    L’hypocondrie est un trouble anxieux qui se caractérise par une anxiété excessive causée par la peur d’être malade. La personne hypocondriaque peut ainsi s’inquiéter au moindre symptôme suspect, consulter de nombreux médecins, passer toutes sortes d’examens... et ne jamais être rassurée sur son état. Comment devient-on hypocondriaque ? Peut-on se débarrasser de cette anxiété ?  Ce trouble psychique a inspiré le théâtre classique ou encore le cinéma. L’hypocondrie est un trouble anxieux qui génère la peur d’être malade, et au-delà de mourir, au-delà de la caricature et de la dérision, les personnes hypocondriaques peuvent se retrouver démunies, oppressées, en grande souffrance.  Ce trouble psychique lié à la santé peut être très difficile à vivre, pour le patient comme pour ses proches. L’angoisse d’être malade va conduire le sujet à identifier des symptômes inexistants, interpréter des sensations ordinaires avec, parfois à la clé, des autodiagnostics catastrophes et multiplier les consultations inutiles et les recours intempestifs aux infos médicales en ligne (cybercondrie) avec, à la clé, souvent, l’incompréhension de l’entourage.  Plusieurs facteurs peuvent expliquer l'hypocondrie : d'autres troubles psychiques et/ou des situations de stress, mais aussi des événements familiaux et des cas de maladie grave dans l'entourage proche.  En termes de prise en charge, la thérapie comportementale (TCC) est l'une des options privilégiées, pour mieux comprendre l'origine et la nature de ces pensées irrationnelles et proposer d'autres cheminements psychiques qui détournent de cette anxiété de santé.  Avec : Dr Sarah Smadja, psychiatre, cheffe de service à l’Hôpital Sainte-Anne (GHU Paris Psychiatrie & Neurosciences), experte judiciaire et directrice médicale de la Fondation Pierre Deniker Marie Stella Marehin, enseignant-chercheur au département de psychologie de l'université Omar Bongo, maître-assistant CAMES en psychologie clinique et psychopathologie. Psychologue clinicienne au cabinet de psychologie clinique Espoir, situé dans la commune Akanda.  Le témoignage d’Agathe Lecaron, animatrice de télévision et de podcasts, autrice du livre Patiente Zéro (éditions Robert Laffont), au micro de Louise Caledec.  Programmation musicale :  ► Remy Bond – Simple girl ► Vicky R, Oxlade – Fala.

    48 min
  3. 6D AGO

    Harcèlement : comment protéger la santé mentale des jeunes?

    Sur les réseaux sociaux, à l’école, au sein de la famille ou de la communauté, le harcèlement peut prendre des formes diverses. Les jeunes y sont particulièrement exposés et vulnérables. Isolement, décrochage scolaire, perte d’estime de soi, pensées suicidaires... Les conséquences de ce harcèlement peuvent être graves et perdurer à long terme. Comment reconnaitre les signes du harcèlement ? Comment aider un jeune qui subit du harcèlement ?   Le terme de harcèlement revient régulièrement dans l'actualité : faits divers, faits de société. Subir des vexations, des insultes ou des gestes déplacés, le harcèlement peut prendre la forme de violence verbale, physique ou psychologique et avoir des conséquences sévères sur la santé mentale, provoquer des souffrances intenses, parfois silencieuses. Ces comportements toxiques et répétés dirigés contre une personne peuvent se manifester dans divers cadres : à l'école ou à la maison, comme au travail, mais aussi les réseaux sociaux ou dans la rue et les transports.   Impact sur la santé mentale Ces agressions parfois insidieuses peuvent affecter très sévèrement la santé mentale des jeunes et entrainer un repli sur soi, une dépression, des comportements autodestructeurs. D’où l’importance de dire non au harcèlement, en repérer le cadre, mettre en place un environnement sécurisant qui permet de recueillir la parole et de la légitimer, mais aussi de protéger la personne harcelée en signalant et, le cas échéant, sanctionnant les auteurs ou autrices de ces comportements pour y mettre un terme. Une fois les faits de harcèlement interrompus, cette violence psychologique peut laisser des traces et nécessiter un accompagnement. Avec : Jean-Oscar Makasso, docteur en psychopathologie clinique et psychanalyse. Ethnopsychologue, expert auprès des tribunaux de Paris. Co-fondateur de l'association maison Sunjata KEITA, Centre de Médiations culturelles et d’Aide Psychologique aux familles migrantes. Reportage de Thalie Mpouho.   ► En fin d’émission, nous faisons le point sur la situation en Haïti où la crise humanitaire a franchi un nouveau seuil critique. Près de 30 000 personnes expulsées de la République dominicaine ont traversé la frontière à Anse-à-Pitres (au sud-est du pays) en 2025 - deux fois plus qu’en 2024 - mettant sous haute tension un système de santé déjà exsangue. Interview de Jean-Pierre Kaposo, chef de mission ALIMA en Haïti.   Programmation musicale :  ► Kid Francescoli, Julia Minkin - Bad girls  ► Ireke, Agnès Hélène - Tout est bizarre.

    48 min
  4. MAY 12

    Infirmière/infirmier: un métier aux multiples facettes

    À l’occasion de la Journée internationale des infirmières du 12 mai, nous parlons de celles et ceux qui, une fois leur diplôme d’État d’infirmier acquis, ont choisi de se consacrer à une spécialité en particulier. Infirmièr.e.s en psychiatrie, en pédiatrie, en oncologie... Bien que les bases du métier soient les mêmes, les réalités et le quotidien diffèrent beaucoup selon le service dans lequel le soignant exerce et les pathologies qu’il prend en charge. Quelles sont les motivations pour s'orienter vers une spécialisation ? À quoi ressemble ce quotidien au service des autres ? Qu’est-ce que la spécialisation a changé pour ces hommes et ces femmes ?   Infirmière spécialisée, infirmière en pratique avancée, infirmière en milieu rural ou en contexte de crise... Près de 30 millions de personnes dans le monde exercent ce métier, d’après l’OMS, et dans de nombreuses régions de la planète, les infirmières sont l’unique réponse en cas de problème de santé.   Un métier à 87% féminin Aujourd’hui encore, même si ce métier est mixte, dans un pays comme la France par exemple, la profession est à 87% féminine. La question récurrente du manque d’effectifs constitue un défi majeur et le manque d’attractivité du métier concerne l’ensemble de la planète. Un même métier et de très grandes disparités : 29,8 millions d’infirmières étaient recensées dans le monde en 2023, mais d’un pays à l’autre, on observe des charges, des conditions de travail, des responsabilités variables. En France, on dénombre 94 infirmières pour 10 000 habitants. C’est moins qu’en Allemagne, avec 124 soignantes et beaucoup plus qu’au Bénin (6,12) ou au Rwanda (12,8). On relève aussi des écarts de revenus très conséquents d’un pays à l’autre : l’OCDE montre par exemple que les infirmières en Belgique sont quasiment payées le double de leurs consœurs en France. Une infirmière au Portugal est aussi trois fois moins payée que sa consœur du Luxembourg ! À écouter aussi : Infirmiers : quels obstacles au quotidien ? Avec : Julie Devictor, IPA en oncologie hépatique à l’hôpital Beaujon à Clichy en région parisienne. Maitre de conférences au département des Sciences Infirmières de l’Université Paris Cité.    Céline Hercé, infirmière en gériatrie au CHU Grenoble Alpes Yvonne Quenum, infirmière en psychiatrie exerçant actuellement à Tahiti.  ► En fin d’émission, nous partons en Roumanie où les étudiants français sont nombreux à s’inscrire dans des universités de médecine. La ville de Cluj-Napoca accueille la plus grande communauté d'étudiants français en médecine de Roumanie, avec plus de 1 000 étudiants pour la seule université « Iuliu Hațieganu ». Nombre d'entre eux sont venus en Roumanie après avoir échoué à l'examen d'entrée en France, attirés par un système d'admission plus accessible, des cours dispensés en français et des frais de scolarité moins élevés que dans d'autres pays européens. Un reportage de Guilhem Bernes, correspondant de RFI à Bucarest.   Programmation musicale :  ► Amadeus - Yâlla du juum  ► OGI - I got it.

    48 min
  5. MAY 11

    Écrans, vieillissement... Les défis de la prise en charge des troubles de la vision

    Myopie, presbytie, hypermétropie, astigmatisme, glaucome... les troubles de la vue sont multiples et ont un impact direct sur la qualité de vie des personnes concernées. En 2050, l’OMS prévoit que 50% de la population sera atteinte de myopie. L’omniprésence des écrans dans nos vies et la sédentarité figurent parmi les causes pouvant expliquer cette forte augmentation. De plus, avec l’augmentation de l’espérance de vie, certains troubles, apparaissant avec l’âge, sont de plus en plus fréquents. Comment diagnostiquer un trouble visuel ? Un habitant sur quatre, à l’échelle de la planète, présente une déficience de la vision. Quels sont les principaux défis de la prise en charge de ces troubles de la vue ? Quel suivi faut-il mettre en place lorsqu’un trouble de la vue est diagnostiqué ? Un accès aux soins très inégalitaire  Comme c’est aussi le cas pour d’autres spécialités médicales, l’accès aux soins et aux prises en charge dans le domaine de « la santé des yeux » reste aujourd’hui très inégalitaire. L’Organisation Mondiale de la Santé estime ainsi que 2/3 des personnes qui auraient besoin de porter des lunettes, ne peuvent pas en bénéficier ! En Afrique, l’OMS recense 16,6 millions de personnes atteintes d’une déficience visuelle. Cependant, le continent compte moins de 1% des ophtalmologistes en exercice dans le monde. Limiter l'impact sur la qualité de vie Être équipé de verres correcteurs, c’est pourtant essentiel pour retrouver une vision nette, en cas de troubles de réfraction, comme la myopie, l'hypermétropie ou l'astigmatisme. La vision floue va compliquer la lecture, et peut-être perturber certains apprentissages au cours de l’enfance. À un certain niveau, lorsque l’acuité visuelle est basse, ces défaillances peuvent limiter la mobilité et fortement altérer la qualité de vie. Il est ainsi important de pouvoir accéder à des services de soins oculaires de qualité, au dépistage, et d'avoir la possibilité d’acquérir un équipement optique adapté. Avec :  Pr Antoine Brézin, professeur d’ophtalmologie à la faculté de médecine de l’université Paris-Cité et chef du service d’ophtalmologie de l’hôpital Cochin, à Paris. Auteur de l’ouvrage Comprendre et soigner ses yeux aux éditions du Cerf Pr Vonor Kokou, chef du service d'ophtalmologie au Centre Hospitalier Régional de Kara au Togo. Secrétaire général de la Société Togolaise d'ophtalmologie.  Programmation musicale : ► Fally Ipupa - Cinéma ► JZyno, Camidoh - Eyes on you

    48 min
  6. MAY 8

    Questions de femmes, questions de parents : impact des écrans sur la santé des enfants

    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de l’impact des écrans sur la santé des enfants. Quels sont les dangers de l’exposition aux écrans pour les enfants ? Jusqu'à quel âge est-ce déconseillé ? Quel temps d'écran maximal accorder à son enfant, selon son âge ? Quand on est parent et que l’on se préoccupe de la santé de ses enfants, on pense à leur alimentation, à leur sommeil comme à les protéger des infections. Mais un enfant en bonne santé, au-delà de sa croissance et de son dynamisme, est aussi un enfant qui s’éveille au monde qui l’entoure, qu'il découvre, qu'il apprend, qui communique. Temps d’exposition  Aujourd’hui, quand on parle du développement des tout-petits et des adolescents, il faut désormais compter avec la technologie et en particulier avec les écrans, qui sont partout, du téléphone portable à l'écran de télévision. Certains pensent que les applications et les vidéos sont des fenêtres sur le savoir, pour d’autres c’est un amusement sans conséquence, une manière de les occuper.  Mise en garde  Mais aujourd'hui, les voix sont de plus en plus nombreuses, au sein des professionnels de santé et de la petite enfance, à alerter et mettre en garde : en associant une exposition précoce, fréquente et prolongée à des risques sévères sur le plan du développement : retards de langage et/ou de développement, problèmes d'apprentissage et de concentration, troubles du comportement…   Les alertes associées à des recommandations, sur l'accompagnement dans les usages, les limites dans la durée de visionnage, auxquelles s’associent surtout des règles simples : pas d'écran avant trois ans et très limité entre trois et six.  Avec : Dr Cheikh Diouf, pédiatre à Dakar, au Sénégal  La palabre au féminin de Charlie Dupiot.   Programmation musicale :     ► Brandy – Put that on evrything ► Tinariwen – Chet boghassa.

    48 min
  7. MAY 7

    Hépatite B, tuberculose, mpox et arboviroses: actualités de l’infectiologie

    À l'occasion de la 13ᵉ édition de la conférence AFRAVIH dédiée à la lutte contre le VIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, nous consacrons une émission aux actualités de l’infectiologie dans le monde. Hépatite B, dengue, tuberculose, arbovirose, mpox... Les maladies infectieuses continuent de faire des ravages à l’échelle mondiale. Quelle est la situation actuelle ? Quels sont les moyens de prévention existants ? Quelles sont les prises en charge existantes ?       Troisième et dernière émission, à Lausanne, à l’occasion de l’Afravih, la conférence internationale francophone dédiée à la lutte contre le VIH, les hépatites et les infections émergentes.   Nous évoquons les infections qui font l’actualité et qui nécessitent à la fois surveillance rapprochée et des efforts continus en matière de prévention, de prise en charge de recherche : les arboviroses, certaines zoonoses (Mpox et fièvre de Lassa), et des infections anciennes comme la tuberculose ou l’hépatite B qui, chacune, provoque plus d’un million de décès chaque année à l’échelle planétaire. Autant de maladies qui occupent de nombreux chercheurs et cliniciens, en particulier en zone tropicale: nous leur donnons  la parole.   Pr Didier Koumavi Ekouévi, professeur de Santé Publique à l’Université de Lomé au Togo, chef du Département de Santé Publique Dr Ablo Prudence Wachinou, médecin pneumologue et spécialiste de la tuberculose. Maître de conférences agrégé à la faculté des Sciences de la santé à l'université d'Abomey-Calavi à Cotonou. Chef du Service Recherche et Formation au Programme National contre la Tuberculose du Bénin Pr Abdoulaye Touré, professeur de santé publique à l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry, directeur du Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (CERFIG) Pr Placide Mbala Kingebeni, professeur à la faculté de médecine de l'université de Kinshasa. Chef de département d'Epidémiologie et Santé Globale à l'Institut National de Recherche Biomédicale, basé à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.   Programmation musicale :     ► Louis Matute, Rico TK – I'll see you soon ► Yoa – Moi.

    48 min
  8. MAY 6

    Lutte contre le VIH : les défis actuels

    À l'occasion de la 13è édition de la conférence AFRAVIH dédiée à la lutte contre le VIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, nous consacrons une émission aux actuels défis que rencontre la lutte contre le VIH. Selon l’OMS, le VIH demeure un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale, ayant causé la mort de plus de 44,1 millions de personnes (OMS) à ce jour. À l’heure où l’aide internationale est en berne, que les activités communautaires sont remises en question sur le terrain, que les discriminations ne cessent de croître, où en est la lutte contre le virus de l'immunodéficience humaine ? À l’occasion de la conférence internationale francophone AFRAVIH, dédiée à la lutte contre le VIH, les hépatites et les infections émergentes, à Lausanne, nous abordons les défis dans la lutte contre le VIH-SIDA, à l’heure où les moyens financiers régressent et que de nouveaux traitements innovants font naître de nombreux espoirs.  L’ONUSIDA s’était fixé pour 2030, dans le sillage des progrès des dernières décennies, l’objectif d’élimination du Sida à l’horizon 2030. Entre 2010 et 2024, les nouvelles infections avaient diminué de 40%, grâce aux multiples améliorations, tant sur le plan des diagnostics, des mises sous traitements antirétroviraux, que du suivi de la charge virale, d’où l’espoir.  Mais après cette embellie et malgré les innovations thérapeutiques prometteuses, les entraves se multiplient : baisse des budgets (qui menacent emplois et projets), stigmatisation des patients (durcissement des lois et discrimination), la désinformation et le VIH, risque sanitaire de moins en moins médiatisé et donc, moins pris en compte par les populations et les politiques publiques.  Autant d’éléments qui, combinés, peuvent faire légitimement craindre une reprise de l’épidémie.  Comme hier, nous donnons la parole à des participants issus d'Afrique subsaharienne : Dr Bintou Dembele, médecin, directrice d’ARCAD Santé plus au Mali (ARCAD-SIDA est la première association de lutte contre le Sida au Mali) Jaurès Primo Metambou, docteur en économie de la santé et responsable Suivi évaluation au ministère de la Santé Publique du Cameroun pour le compte de l'Unité de Coordination des Subventions du Fonds Mondial de lutte contre la Tuberculose, le VIH, et le paludisme  Anicet Zran, docteur en Histoire de la Santé, enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké en Côte d'Ivoire et spécialiste des maladies infectieuses.  Programmation musicale :     ► Danitsa, Jarreau Vandal – Wrong Things  ► Yuma – Na loba nini.

    48 min

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