Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.

  1. 6H AGO

    Santé mentale : quels sont les «besoins fondamentaux des adolescents» ?

    Les professionnels de santé mentale alertent depuis maintenant plusieurs années sur l’augmentation des troubles anxieux et dépressifs chez les adolescents. Selon Santé Publique France en 2024, 14% des collégiens et 15% des lycéens présentaient un risque important de dépression. Comment les aider à traverser cette période de crise psychique ? Comment évaluer leurs besoins pour leur permettre d’y répondre ? Existe-t-il des spécificités en termes de risques et d’atteintes en fonction du genre ? De multiples études alertent, ces dernières années, sur la santé mentale des adolescents : sentiment de mal-être, hausse des passages à l’acte suicidaire et impossibilité des systèmes de santé de répondre aux demandes, en termes de prise en charge.   Face à l’anxiété  Un point de bascule a été observé, en particulier, au moment de la pandémie de Covid-19. Au-delà du contexte qui peut expliquer, en partie, cette dégradation de la santé psychique des jeunes – qu’il s’agisse d'un sentiment global d’insécurité associée à la crise climatique ou aux conflits, à une perte des repères ou à la brutalisation des discours – cette vulnérabilité des adolescents peut aussi s'analyser du point de vue de certaines de leurs attentes non apaisées, de rééquilibrages en cours, tant du côté des enfants, que de celui des parents.  Trouver d’autres repères  C'est l'objet du livre de la psychiatre, Dr Marion Robin, qui publie Les besoins fondamentaux des adolescents (éditions Odile Jacob).  3 besoins fondamentaux, la contenance, la filiation et l'individuation, permettent de comprendre et d'analyser la crise adolescente : quand le cadre est incertain et que les limites font défaut, quand le sentiment d'isolement et de solitude prédominent, quand le chemin vers l'autonomie est entravé. Des repères à réinitialiser et un défi d'autant plus difficile pour les jeunes, dans un monde où la société et la famille ne jouent plus pleinement leur rôle de soutien et peuvent générer une grande anxiété.  Rééquilibrage du groupe et autonomisation  Au-delà du constat et des difficultés, il s'agit d'identifier des pistes à mettre en place pour répondre aux aspirations des adolescents, comme aux particularités liées à cette période : plus tout à fait un enfant, pas encore complètement un adulte, avec ce que cela implique de curiosité, de déceptions, d’émotivité, d’expérimentation. Comprendre les besoins fondamentaux des adolescents, c’est donc répondre à une demande parfois inconsciente, et leur offrir des limites et des balises dont parents comme soignants n’ont pas forcément conscience.  Avec : Dr Marion Robin, cheffe de service adjointe du département de Psychiatrie de l’adolescent, à l'Institut mutualiste de Montsouris, à Paris et autrice du livre Les Besoins fondamentaux des adolescents chez Odile Jacob  Jeannette Barma, psychologue clinicienne au CHU Campus de Lomé, maîtresse de conférences (CAMES) de Psychologie clinique et psychopathologie à l’Université de Lomé au Togo.   Un reportage de Thalie Mpouho.  ► En fin d’émission, nous faisons un point sur la 22ème édition de la campagne « Une jonquille contre le cancer », menée par l’Institut Curie du 10 au 22 mars 2026. Interview d’Agnès Hubert, directrice des Relations donateurs de l'Institut Curie.   Programmation musicale :  ► YUNGBLUD – Breakdown  ► Ginton & Minz - Dare You.

    48 min
  2. 1D AGO

    Glaucome : première cause mondiale de cécité irréversible

    Maladie chronique de l’œil, le glaucome se traduit par un vieillissement prématuré du nerf optique. Les causes sont multiples mais le plus fréquemment, le glaucome est causé par une pression trop importante à l’intérieur de l’œil. Selon l’OMS, en 2020, le glaucome concernait 76 millions de personnes dans le monde. Cependant, ce chiffre est sous-estimé car la maladie peut évoluer sans symptômes apparents. Comment se fait le dépistage ? Quelle prise en charge existe ?   Quand on parle de la santé des yeux, à côté des problèmes de réfraction (qui peuvent se corriger par le port de lunettes, de lentilles, et dans certains cas, par la chirurgie), on retrouve également quatre grandes causes qui peuvent – faute de prise en charge – conduire à la perte totale de la vision : la cataracte, les complications du diabète, comme la rétinopathie diabétique, la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge) et enfin le glaucome.  Maladie silencieuse  Le glaucome constitue la deuxième cause de cécité irréversible dans les pays industrialisés, la première au niveau mondial, et 15% des cas recensés en Afrique, d’après l’OMS. Cette atteinte du nerf optique qui peut, au stade ultime, aller jusqu'à sa destruction, est souvent associée à une tension oculaire excessive. Cette affection de l’œil qui peut se manifester de différentes façons, progresse dans un premier temps, dans la plupart des cas sans douleur, ni symptôme. Freiner l'évolution  Pour cette raison, il est essentiel d'insister sur le dépistage précoce, pour repérer et diagnostiquer le glaucome à un stade où certains traitements (collyre, chirurgie, laser) peuvent encore freiner son évolution et préserver le nerf optique.  Avec : Pr Jean-Philippe Nordmann, chef de service d’Ophtalmologie au Centre National d’Ophtalmologie des Quinze-Vingts à Paris, directeur du Centre du Glaucome   Dr Fabrice Bagna, médecin ophtalmologiste-chirurgien au Cabinet médical Kékéli à Lomé au Togo.   Programmation musicale :  ► Yebba – Yellow eyes  ► Lyre le Temps feat. The Original Pinettes Brass Band - Second Line.

    48 min
  3. 2D AGO

    Les troubles de l’audition : comment les prévenir et les soigner ?

    Si des troubles de l’audition peuvent exister dès la naissance, les risques d’en développer augmentent de façon notable avec l’âge. Exposition régulière et prolongée à des volumes sonores élevés, complications ou récidives de maladies telles que l’otite, prise de certains médicaments... Les troubles de l’audition peuvent s’expliquer de nombreuses manières. Peut-on prévenir les troubles de l’audition ? À partir de quand se faire dépister ? Quels sont les traitements et prises en charge existants ?   De multiples causes, qu’elles soient d'origines mécaniques, environnementales ou génétiques peuvent entraîner une détérioration ou une perte de l’audition : malformations, maladie de l’oreille interne, effets secondaires de traitements, infections ou exposition au bruit... La cause et la localisation de la défaillance dans l’organe de l’audition vont déterminer l’orientation de la prise en charge, et le cas échéant, le recours à un appareillage ou à la chirurgie.  Une baisse liée au vieillissement La baisse d’audition est un phénomène fréquent et presque normal avec l’âge, puisqu’après 50 ans, les cellules auditives subissent une usure et, à ce titre, le vieillissement constitue donc un facteur majeur pour comprendre pourquoi l’organe auditif se fragilise.    Préserver la santé auditive, la surveiller et engager une prise en charge en cas de problème est essentiel, compte tenu du retentissement de cette baisse de l’acuité auditive sur la qualité de vie : altération du lien social, isolement et à terme, potentiellement, des risques pour la santé mentale.  Le rôle de la prévention Certaines causes de la surdité peuvent se prévenir : en limitant certaines expositions dans le cadre professionnel ou en évitant les excès pendant les loisirs (concerts, feux d’artifice, écoute au casque), par l’usage de dispositifs de protection et le respect des limitations pour éviter douleurs ou lésions auditives.  Avec :  Dr Elisabeth Mamelle, chirurgien ORL spécialisée dans les troubles auditifs et responsable du Centre implant cochléaire et auditifs de la Fondation Adolphe Rothschild à Paris  Pr Jérôme Miloundja, médecin militaire à l’Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba, spécialiste en ORL, recteur de l'Université des sciences et techniques de la Santé de Libreville au Gabon.  ► En fin d’émission, nous parlerons d’un nouveau médicament développé contre la maladie du sommeil : l’Acoziborole, dont la mise sur le marché vient d’être autorisée par l’Agence européenne du médicament. Entretien avec Dr Hélène Mahenzi, investigatrice principale sur les essais cliniques au sein de l’initiative Médicaments contre les Maladies Négligées (DNDi).  Programmation musicale :  ► Marvin Gaye – I heard it through the grapevine ► Theodora – Des mythos.

    48 min
  4. 3D AGO

    Santé des femmes : quand la recherche s’engage

    Au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes, nous donnons la parole à des chercheuses qui travaillent à mieux comprendre la santé des femmes et améliorer leur prise en charge. Deux d’entre elles exercent au sein de l’Institut Pasteur, au siège parisien de la fondation scientifique, la troisième œuvre à Brazzaville, à la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale.  Longtemps, les spécificités féminines sont restées les oubliées de la recherche, entraînant des manques dans la compréhension de leurs maux, tant sur le plan de la santé maternelle et reproductive que sur celui de la santé en général. Quels sont les différents axes de recherche tendant à approfondir les connaissances sur la santé des femmes ? Quelles sont les perspectives qu’elles offrent pour les femmes ?    Une liste comportant les noms de 72 femmes scientifiques est désormais à l’étude à l’Hôtel de Ville de Paris… Leurs 72 noms en lettres d’or devraient prochainement rejoindre, sur la Tour Eiffel les patronymes de 72 hommes scientifiques français. L’occasion de rétablir l’équilibre, 140 ans après l’achèvement du plus emblématique des monuments de la capitale et de rendre visible les contributions des femmes, dans le domaine de la science et de la médecine…  8 mars et recherche scientifique  On cite souvent l’exemple de l’endométriose, commune maladie longtemps ignorée ou les signes d’urgence cardiovasculaire féminine, longtemps méconnus, avec à la clé, des diagnostics et prises en charge inadaptés.   Au lendemain de la Journée internationale des droits des Femmes, nous échangeons avec celles qui, aujourd’hui, font vivre les sciences et en particulier, progresser la médecine au féminin et pas uniquement dans le cadre de la sphère gynécologique ou obstétricale.   Améliorer la santé des femmes  Ces chercheuses explorent de nouvelles directions et féminisent les sujets d’études, pour mieux intégrer les particularismes biologiques féminins, comme l’incidence hormonale ou la métabolisation des principes actifs, dans leurs projets scientifiques et médicaux. Avec : Dr Clarisse Ganier, chercheuse à l’Institut Pasteur, sur l’impact des hormones sexuelles sur la physiologie et la physiopathologie de la peau (unité Méta-organisme)  Dr Aurélie Chiche, chercheuse à l’Institut Pasteur sur le cancer du sein post-partum, co-autrice d’une étude récemment parue dans Nature Aging (unité de Plasticité cellulaire dans les pathologies liées à l’âge)  Pr Francine Ntoumi, épidémiologiste moléculaire des maladies infectieuses, présidente et fondatrice de la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale à Brazzaville.  Un reportage de Louise Caledec au sein du Laboratoire « Inflammation et immunité des muqueuses » de Molly Ingersoll. Programmation musicale :  ► Les Amazones d'Afrique feat. Nneka - La Dame et Ses Valises  ► Karyna Gomes feat. Alana Sinkëy - Tufulin.

    48 min
  5. 6D AGO

    Questions de femmes : se libérer des addictions

    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de l’addiction chez la femme. Tabac, alcool, drogue... Si les addictions restent un sujet tabou dans la société, cela se vérifie particulièrement quand elles touchent les femmes. Quelles sont les conséquences que cela peut avoir sur leur santé ? Comment s’en sortir ? Quand on parle d’addictions, dans l’imaginaire collectif, on pense le plus souvent à un usager au masculin. Dans les services dédiés à la prise en charge des personnes dépendantes, c’est une réalité, les hommes sont plus nombreux. Pourtant, les femmes elles aussi sont concernées par ces situations et complications liées à des consommations problématiques d’alcool, de tabac, de substances psychoactives ou de médicaments.   Dans certains contextes, des substances spécifiques peuvent entraîner des situations de dépendance, comme par exemple, l’ingestion de  Kaolin (argile blanche), en Afrique subsaharienne.    Sortir du silence  Les femmes en situation de dépendance peuvent avoir besoin d’une prise en charge pour sortir de cette addiction, susceptible d’entraîner des souffrances physiques, psychologiques et des difficultés et ruptures sociales.  Cette question de l’addiction au féminin est encore souvent considérée comme un tabou, une source de stigmatisation renforcée par de nombreux préjugés : ce qui peut expliquer en partie le fait que les femmes consultent plus rarement, plus tard et donc à un stade plus avancé.    Avec : Pr Idrissa BA, professeur agrégé en Psychiatrie d'adultes, enseignant chercheur à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, addictologue et coordonnateur technique du CEPIAD (Centre de Prise en Charge Intégrée des Addictions de Dakar), président de l’Association Sénégalaise pour la Réduction des Risques auprès des groupes vulnérables (ASRDR). Membre de la commission ouest-africaine sur les drogues.  La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale :  ► AGON - Saamha  ►  Rebo - Etaliyé.

    48 min
  6. MAR 5

    Sexualité : sortir du tabou

    Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, la sexologue de l’émission explique comment aborder la question de la sexualité au sein du couple. Comment aborder le sujet malgré les tabous ? Doit-on parler de son passé sexuel avec son/sa partenaire actuel.le ? Ce mois-ci, la sexologue de l’émission, Noëlle Cayarcy, répond aux questions des auditeurs au sujet des tabous, dans la sexualité.  D’un côté, le tabou essentiel qui structure la société : l’interdit de l’inceste, la pédophilie, la norme sociale qui rejette et prohibe des pratiques de l’autre, les pudeurs et les craintes, les fausses croyances qui freinent la sexualité.  Pudeur et fausses croyances  C’est bien sûr du second dont il est question, au cours de votre échange, avec les auditrices et les auditeurs : ce qui, précisément, peut freiner l’épanouissement, la communication, entraver la relation : la pudeur, l’anatomie, les pratiques taboues, le sexe pendant les règles.  Parcours personnel  Certains sujets défendus sont directement liés à l’histoire personnelle, d’autres interdits sont partagés par la communauté : le poids de l’éducation qui empêche de s’aventurer sur certains terrains, des envies jugées indécentes, des interdits ou des peurs qui vont empêcher de parler de sexualité, de dire les choses, de poser des questions et ce, même si ses doutes – et parfois ces douleurs – sont présents depuis longtemps. C’est donc l’occasion de mettre des mots sur les choses, sortir du non-dit pour améliorer la relation et le bien-être.   Avec : Avec Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l’Association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directeur de projets en prévention de santé, expert à la Haute autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIè.  Programmation musicale :  ►  Naïka - One track mind  ► Céline Banza - Fille parfaite.

    48 min
  7. MAR 4

    Obésité, une vraie maladie

    Selon l’OMS, l’obésité touche aujourd’hui plus d’un milliard de personnes dans le monde, et a entrainé 3,7 millions de décès dans le monde en 2024. Maladie chronique, l’obésité est également une maladie multifactorielle dont les causes peuvent être génétiques, environnementales, neurobiologiques... Comment expliquer l’augmentation exponentielle du nombre de personnes touchées par l’obésité ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé ? Quelles prises en charge existent ?  À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’obésité, nous allons parler de la prise en charge de cette maladie à la fois complexe, liée à des facteurs multiples et variés. L’obésité implique de multiples défis pour les patients concernés : faire face aux conséquences potentiellement nombreuses de ce surpoids pour leur santé (pour le cœur, les articulations, en termes de santé respiratoire ou de fertilité) et surmonter le jugement des autres ainsi qu’un certain nombre de contrevérités au sujet de leur état. L’obésité est une maladie et n’est pas le résultat d’une faiblesse, que seule la volonté pourrait corriger.   Lutter contre les préjugés  Aborder la question de l’obésité, c’est aussi s’arrêter sur le regard que porte la société sur le surpoids : d’un côté la face normative et restrictive, à quoi faut-il ressembler, quelle est l’image/la morphologie désirable ? Et de l’autre, l’incitation à la consommation, sucrée, salée, ultra-transformée. Prise en charge adaptée  Les causes et facteurs multiples du surpoids et de cet excès de masse grasse peuvent nécessiter une approche plurielle : conseils et réajustement nutritionnel, activité physique et à côté de ces changements en termes d’hygiène de vie, des traitements adaptés peuvent être recommandés, tels que la chirurgie bariatrique ou la prescription de médicaments, à l’instar des traitements injectables, appelés analogue du GLP1, recommandés en cas d’obésité chronique récidivante, chez les personnes présentant des complications du surpoids.  Avec : Pr Sébastien Czernichow, chef du service de Nutrition de l’Hôpital européen Georges Pompidou, et professeur en Nutrition à Paris Cité. Co-auteur de Arthrose arthrite - Je me soigne en mangeant et Arthrose, arthrite - Je me soigne en cuisinant aux éditions Solar. Co-coordonateur du réseau FORCE (F-CRIN).    Dr David Kodjo Kossi, endocrinologue diabétologue, nutritionniste au CHU Sylvanus Olympio à Lomé, au Togo. Président de l’Association Jeunes Intellect pour la Sécurité Alimentaire au Togo (JISATOGO). Directeur médical du Centre associatif d'éducation thérapeutique du diabète et de l'obésité, DIABEOBE.  Reportage de Raphaëlle Constant.   Programmation musicale :  ►  JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan  ► Pierre Akendengue - Awana W africa.

    48 min
  8. MAR 3

    BPCO : 4e cause de décès dans le monde et pourtant méconnue

    À l’occasion de la journée mondiale de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), nous faisons un point sur cette maladie pulmonaire. Selon l’OMS, elle représente la quatrième cause de décès dans le monde, en entrainant 3,5 millions de décès, soit environ 5 % des décès mondiaux, en 2021. Si les causes peuvent être multiples, le tabagisme est responsable de plus de 70 % des cas, dans les pays à revenu élevé.  Parmi les autres causes identifiées, surtout dans les pays moins développés, on pointe la biomasse, autrement dit la combustion de bois ou charbon, en particulier au domicile.  Quels sont les symptômes de la maladie ? Peut-on en guérir ? Comment la prévenir ?  BPCO. Derrière ces quatre initiales, la Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive est une maladie respiratoire assez méconnue et sous diagnostiquée. Alors qu’elle concernait 380 millions de personnes dans le monde en 2024 selon l’OMS, il s’agit de la quatrième cause de décès à l’échelle planétaire.  Diagnostic différentiel  Parmi les symptômes de la BPCO, on retrouve l’essoufflement, une toux persistante, une fatigue prononcée de et des bronchites à répétition. Dans 80 % des cas, le tabagisme est en cause et plus généralement, une qualité de l’air dégradée par la pollution, et par exemple la combustion de bois pour la cuisine ou les déchets. L'examen qui permet de confirmer le diagnostic s’appelle la spirométrie.   Limiter les complications  La prise en charge repose sur plusieurs médicaments, et notamment les bronchodilatateurs inhalés. L’oxygénothérapie peut être recommandée en cas de BPCO sévère. L’arrêt du tabac et la vaccination contre les infections pulmonaires font aussi parti des principales préconisations.  Cette maladie des poumons est incurable. Des traitements permettent d‘en atténuer les phases aiguës, d’où l’importance de la prévention et de la sensibilisation, pour mieux faire connaître la BPCO et orienter le diagnostic à une face précoce, lorsque le retentissement est moins sévère sur la qualité de vie, et que les prises en charge vont ralentir l‘évolution et les complications sur le plan respiratoire.  Avec : Pr Colas Tcherakian, pneumologue, Clinique Universitaire des Bronches, service de pneumologie de l’hôpital Foch à Suresnes, en région parisienne  Pr Ulrich Kombila, pneumologue au CHU de Libreville au Gabon   Un reportage de Thibault Matha   ► En fin d'émission, reportage à l'hôpital d'Adré, au Tchad, à la frontière avec le Soudan. Raphaëlle Constant s'est rendue dans un centre intégré de prise en charge des femmes victimes de violences où les survivantes peuvent bénéficier d’un appui médical, psychologique, social et juridique. Rencontre avec la gestionnaire du centre, témoignage d’une femme réfugiée soudanaise victime de viol et sensibilisation d’un groupe de jeunes hommes sur les violences basées sur le genre. Un reportage réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka.  Programmation musicale :  ►  Yeko - Baara

    48 min

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