Le goût du monde

L'oignon est-il vraiment de toutes les marmites du monde ? Les ancêtres sont-ils gourmands ? Et la pomme de terre une déesse ? Vous saurez tout dans le Goût du Monde, l'émission qui parle de saveurs, d’histoires, de partage, de goûts : d’ici ou d’ailleurs. Ces goûts qui rappellent les souvenirs, les émotions, et nourrissent l’imaginaire. À vous ensuite de partager vos souvenirs et de faire chauffer les marmites ! Comme nous ne pourrons pas goûter, racontez-nous ! En mots, en photos, en recettes, en histoires, parlez-nous de vous ! Réalisation : Guillaume Munier. *** À écouter, podcaster, à partager, à déguster le samedi à 17h30 (vers Afrique luso), à 21h30 TU vers toutes cibles. Le dimanche à 11h30 TU vers toutes cibles, à 21h30 (vers Afrique haoussa).

  1. 8H AGO

    Comprendre d’où tu viens pour savoir qui je suis

    Comment dire l'exil, rompre le silence, et se raconter ? La cuisine s’avère une précieuse alliée dans ce qu’elle a de répétitif et quotidien, les gestes sont un refuge, l’air de rien la parole se libère, l’esprit et les mains occupés à faire, le récit, par bribes, se nourrit lui aussi. Pourquoi ces herbes ? Et ce pho qui t’a appris à le cuisiner ? Comment faisais-tu, toi qui ne parlais pas la langue ? Ici à Paris, se poursuit le voyage de Bâ, la grand-mère d’Anne Solenne Hatte, la mère de Loan Hatte. Bâ née dans un tout petit village à côté de Hanoï, dans les rizières au début du siècle dernier, exilée en France au début des années 60. Son histoire fait écho à celle de ceux qui ont dû fuir et trouver refuge loin de leur pays d’origine, et tout reconstruire. Dis-moi d’où tu viens, je saurai qui je suis « Je voudrais mettre des mots sur ce silence et ces absences, comprendre d'où je viens, pour savoir qui je suis », écrit Anne Solenne dans « La cuisine de Bâ », le livre de cuisine qu’elle a écrit, comme un dialogue avec sa grand-mère. « Sans le savoir et depuis toujours je mange vietnamien grâce aux plats de ma grand-mère et de ma mère et à travers de ces saveurs, j’ai compris qu’il y avait un langage, en sourdine, silencieux, il a été la première porte d’entrée vers le Vietnam. On s’est rencontré à un moment charnière avec ma grand-mère, où moi j’avais besoin de récits pour me construire, et elle a bien voulu à un moment donné de sa vie me transmettre des souvenirs, mais ces souvenirs ont été longs à venir, elle vivant dans une cuisine de la survie pour avancer là où nous, ses petits-enfants, étions dans une cuisine plaisir. Je me suis rendu compte qu’il y avait un fossé et des ficelles à tirer. » Des mots sur les silences, des vides comblés Des rizières près de Hanoï où Bâ est née, au restaurant ouvert dans la maison familiale à Olivet près d’Orléans « la Hanoïenne » primée par le Gault et Millau, des pho partagés avec son père enfant aux millions de nems roulés en France, l’histoire de Bâ est une histoire de résilience, d’adaptation, d’exil. De cette rencontre, sont nés un livre, de recettes et de récits, et un film. Des réponses ont été apportées, des mots posés sur les silences, des vides ont été comblés, la transmission opère avec toutes les vérités qui la composent. « Je souhaite - écrit Anne Solenne – que ce livre soit la base de l’histoire de ton exil, qu’il inspire des générations futures afin qu’elles se souviennent d’où elles viennent. » « Quand le plat de l'enfance est un plat de l'ailleurs, que se passe-t-il si on cherche à le reproduire ? Peut-on y arriver sans cet ingrédient introuvable ici, avec ce légume qui n'a pas exactement le même goût que là-bas ? Un seul condiment vous manque et tout est dépeuplé. » Passer à Table, d'Emilie Laystary. Avec Loan Hatte et Anne Solenne Hatte, autrice de « La cuisine de Bâ », aux éditions Ducasse - réalisatrice de Saveurs d’exil produit par Cheyenne Distribution. - Ru, de Kim Thuy - Passer à table, d'Emilie Laystary, aux éditions Divergence - La cuisine de l’exil, de Stéphanie Schwartzbrod - Le secret des saveurs vietnamiennes, de Kim Thuy, éditions La Martinière - La cuisine, une mémoire vivante, Le Goût du monde sur RFI. Programmation musicale : Kabumbu, d'Ampire Joven.   LA RECETTE :

    32 min
  2. FEB 14

    Hong Kong à la carte

    Le thé au lait fume dans les rayons du soleil ; sur une assiette, patientent un sandwich lait concentré beurre de cacahuète, un bol de soupe wonton, et une egg tart à emporter pour la manger en chemin.  Sur la table métallique, se trouve un peu du goût de Hong Kong, et le plaisir de s'assoir en tirant nos tabourets en plastique, avec 2 amoureuses de Hong Kong, la photographe Ada Deschanel, autrice et chef privée, et Davina Chang, née et élevée à Hong Kong, et aux États-Unis, avant de poser ses valises à Paris, où - dit elle- elle se sent comme chez elle. Il lui manquait un peu de là-bas, elle a donc fondé une bulle hong-kongaise en plein centre de la capitale, Bing Sutt en 2022. L'une a aimé Hong Kong en la découvrant, l'autre la redécouverte en s'y replongeant pour un livre à 4 mains « Hong Kong à la carte » publié aux éditions Solar. « Pas juste un livre de recettes, précisent les autrices - mais aussi une porte d'entrée pour découvrir le riche patrimoine culinaire de Hong Kong, ses influences coloniales, sa cuisine aux saveurs enrichie par les migrations. » Et en effet, le voyage s'ouvre il y a plus de 2 siècles dans un village de pêcheurs à l'embouchure de la rivière Pearl, carrefour marchand, port stratégique, Hong Kong a été colonie britannique, devenue refuge de réfugiés russes de la révolution, une concession rétrocédée à la Chine en 1997, il y a 30 ans quasiment. Un simple bol de nouilles peut raconter une traversée, un exil, une rencontre. D'une soupe à la tomate, œufs brouillés, en passant par un bortsch, une tarte aux œufs soeur de la pasteis de nata de Macao, à la ribambelle de dimsum, l'histoire de Hong Kong se découvre à table, et au fil de la journée, et des établissements, Bing Sutt, Cha Chaan teng, et Dai pai dong, petits restaurants de rue nichés dans les ruelles, de la cuisine, vite dont il ne reste plus qu’une trentaine de poignées. À Hong Kong, rien n’arrive intact., tout s’adapte, se mélange. C’est cette plasticité, plus que l’origine exacte des plats, qui fait l’essence de la cuisine hongkongaise, avec pour socle, la cuisine cantonaise : fraîcheur des produits, cuissons rapides, dim sum, vapeur, woks brûlants. À ceci, s’ajoute une forte culture du marché : poissons vivants, légumes du jour, fruits de mer issus d’une longue tradition maritime. Cette base solide a permis d’absorber sans se dénaturer les influences venues de l’autre bout du monde. Bing sutt, 22 rue Béranger, Paris 11ème. « Hong Kong à la carte », de Davina Chang et Ada Deschanel est publié aux éditions Solar. Sur les réseaux : Davina Chang et Ada Deschanel.   Pour aller plus loin, pour goûter aussi et pourquoi pas cuisiner : - Hong Kong Vegan, de Christine Wong, éditions de la Plage @conscious_cooking - Street Food Asia : Hong Kong Netflix - Les incontournables, mais de plus en plus rares, Dai pai dong et leurs plats phares Dimdam Maïdan, 21 rue de Turbigo, 75002 Paris  - Restaurant Maison Mongkok, 148, rue de Vaugirard, Paris 15ème - Dim sun panda panda.   Adresses Hong Kong : - Bake House pour un croissant Char siu ou une egg tart au levain à Victoria Peak Boulangerie artisanale au levain fondée par Grégoire Michaud, également restaurant - Cheung Hing tea - In the mood for love, de Wong kar Wai.   Programmation musicale : Splash, de Myra. En images LA RECETTE : EGG TART LA RECETTE : BOUCHÉES À LA CREVETTE

    34 min
  3. FEB 7

    Demain : tous vegan ?

    Quelle place pour l’animal et le vivant dans nos sociétés et dans notre alimentation ? Et si l’on faisait voler en éclats la hiérarchie et les « classements » entre les êtres vivants ? Et si l’homme renonçait à l’animal pour se nourrir, y compris les œufs et le lait, nourriture d’origine animale ? L’humanité deviendrait végétalienne, mais est-ce seulement possible ? Choix subi ou choisi, prédéfini  Au fil des paradoxes, et idées contradictoires qui ont émaillé le rapport de l’homme à la nature, nous remontons le temps. Après avoir mangé ce qu’il y avait autour dans notre environnement proche, nous avons élevé, transformé, produit ; changé de régime alimentaire, l’abondance et la révolution industrielle ont donné le sentiment à une partie du monde qu’elle pouvait choisir ce qu’elle mangeait ou refuser de manger : luxe ultime. Du végétal pour tous Est-ce seulement possible ? Les surfaces sont-elles suffisantes pour produire pour 8 milliards de mangeurs que nous sommes aujourd’hui ? Quels seraient les effets sur nos morphologies, les paysages, les animaux ?  Autant de questions pour nourrir une réflexion autour de la place de l’homme, du vivant, et au fond aussi cet inconnu : demain, qui serait la proie de qui ? Avec - Camille Daujeard, chercheur au CNRS et archéozoologue au Muséum national d’Histoire naturelle - Christophe Lavelle, biophysicien, chercheur au CNRS - Vincent Moriniaux, géographe à Sorbonne Université. Le Débat singulier est un rendez-vous pensé et conçu par Sorbonne Université avec le Théâtre de la Ville en partenariat avec RFI. À écouter/regarder dans son intégralité ici.   Pour aller plus loin - Ravage, de Barjavel - Ni carnée, ni carencée, de Marie-Gabrielle Domizi, Sébastien Demange, La Plage Éditeur - Sur la piste animale, de Baptiste Morizot, éditions Acte Sud.   Programmation musicale : Création originale de Juliette Séjourné et Ailton Matavela autour de Nature Boy de Nat King Cole.

    29 min
  4. JAN 31

    L’assiette du futur : avec ou sans viande?

    Nos ancêtres à la préhistoire étaient-ils vraiment végétariens ? Quels effets cela a eu sur nos cerveaux, nos corps, notre taille, de manger de la viande ? Pour quelle raison avons-nous commencé à en manger ? Quelle place pour l'animal dans notre assiette ? Pour des raisons de santé, écologiques, pour des questions religieuses, ou de bien-être animal, la viande fait débat : elle interroge. L’occasion pour nous d’interroger l’histoire, notre rapport au monde animal, et au vivant plus largement le temps d’un débat singulier. Un débat conçu comme un voyage dans le temps, qui poserait aussi les paradoxes, les positions et les idées parfois contradictoire, selon les époques. Avec - Camille Daujeard, chercheur au CNRS, préhistorienne, archéozoologue au Muséum national d’histoire naturelle. - Christophe Lavelle, chercheur au CNRS, biophysicien et formateur en cuisine - Vincent Moriniaux, géographe et maître de conférence à Sorbonne Université. Ce débat singulier a été pensé et organisé par Sorbonne Université et le Théâtre de la Ville, en collaboration avec l’initiative alimentation, et en partenariat avec RFI. La vidéo de ce débat est à retrouver ici. Pour aller plus loin - Initiative alimentation - Le monde après le spécisme, de Pauline Chanu, dans La série documentaire sur France Culture - L’appel du bonheur, de Sandrine Ruhlmann - Jefferson, de Jean-Claude Mourlevat, éditions Folio Junior - Coeur de Cochon, de Susie Morgenstern, éditions J.-C. Lattès - Marvin Harris - L’adieu à la viande, la grande histoire du végétarisme, de Martin Blanchard - Veganuary, le livre officiel, éditions La Plage - Ni carnée ni carencée, de Marielle Domizi et Sébastien Demange, éditions La Plage Cuisine végétarienne - Chiches - Cuisine Vegan des Caraïbes, de Alie Suvelor du site Healthy Alie, aux éditions La Plage - Cuisine d’Afrique vegan, de Marie Kacouchia, aux éditions la Plage. Musique originale de Ailton Matavela. Lecture par les comédiens du Théâtre de la Ville : Juliette Séjourné et Charles Roger Bour.

    29 min
  5. JAN 24

    Goûts du doc: saviez-vous qu'il existe un championnat du monde de porridge en Écosse !?

    Connaissez-vous Carrbridge dans les highlands en Écosse, sa rivière, son pont, les as de la vaisselle, et son championnat du monde de Porridge ? Saviez-vous que l'on peut reconnaitre qui a coupé quel cep dans les vignes quand on sait regarder ? Qu'au Pays basque, un Japonais est devenu chef cuisinier en tombant amoureux du feu et d'une montagne ? Un concours pour devenir le plus grand chocolatier du monde ? Merci au FiPADOC, le festival international du film documentaire cru 2026 qui, chaque année, nous offre une sélection de films documentaires, des histoires vraies qui racontent le monde observé à la loupe, et partagées sur grand écran, à Biarritz, dans le sud-ouest de la France. Une philosophie de l’action comme antidote à l’abattement Le festival international du film documentaire de petits miracles, à soulever les caméras du chaos. Dans les films de Goûts du doc, l’une des sélections du FIPADOC, le festival international du film documentaire, des envies de vie. Le propos peut être léger, mais il n’est pas – bien au contraire - dénué de fond, j'en ai la profonde conviction : manger, produire c'est politique, une manière d'appréhender le monde et d'être au monde. Quand on peut faire une éducation au changement climatique par le plaisir, qui est à la fois le plaisir des yeux du cinéma et des papilles - je pense que c'est plus efficace que toutes les leçons de morale. Le temps du documentaire permet de petits miracles Le documentaire se pose, sort la caméra du flux incessant et trépidant dans lequel nous vivons. Le temps du documentaire est celui de l’observation, l’attention aux détails sans faire de pas de côté pour autant, simplement, de regarder autrement. Avec Anne Georget, présidente du Fipadoc, et documentariste, ses « Festins Imaginaires », Frosia une femme libre du Goulag, ou encore Cholestérol le grand bluff) le festival international du film documentaire à Biarritz, du 23 au 31 janvier 2026 Goût du doc est une sélection du Fipadoc à retrouver ici Le FIPADOC, 150 films présentés avec pour cette 8ème édition, et un focus sur l’Espagne et le Portugal pour cette 8ème édition. Les films de la sélection Goût du doc : The golden spurtle, de Constantine Costi Chaillées de l’enfer, de Léo Boudet production Pascale Cuenot Lluc, de Jordi Torra TETSU, TXISPA, HOSHI, de Jon Arregui. Dans l’émission, découverte du championnat du monde des œufs en meurette au château du Clos de Vougeot. Pourquoi et comment est née cette compétition ? Question posée à Arnaud Orsel, intendant de la confrérie des chevaliers du Taste vin, notamment si vous souhaitez vous inscrire.   Très gourmand tout en étant sain, c'est ce qui est super dans le porridge ! En écho au documentaire The Golden Spurtle sur le championnat du monde de porridge, coup de fil passé à Clara Vucher qui publie « Porridges », un livre de réconciliation avec une recette saine, bonne, économique et très flexible. « Écosse : Avoine, haggis et cranachan », d'Aurélie Bellacicco et Sarah Lachhab, éditions de La Martinière. « Porridges », de Clara Vucher, aux éditions la Plage.   En images Programmation musicale : « Belle âme », de Bianca Costa et Aupinard. La recette : issue du livre « Porridges », de Clara Vucher, aux éditions La Plage.

    34 min
  6. JAN 17

    Recettes fermentées ou l’origine de notre goût pour le pain, la pâte de piment, ou le chocolat !

    C'est une odeur familière qui vous rattrape à l'improviste, quand vous êtes loin, de l'autre côté du monde. Vous le reconnaissez, ce parfum qui vous accompagne depuis toujours ? La pâte de maïs, les tartines de pain, la sauce soja, un yaourt, avec du café ? Du matin au soir, où que l'on se trouve dans le monde, du Vietnam au Mexique et même au Groenland : notre alimentation est faite de fermentation ! Nous mangeons des produits fermentés tout le temps, sans d’ailleurs sans nous en rendre compte ou y prêter attention : ils font partie de nos vies. Pourtant, quel paradoxe ! La fermentation semble étrangère à notre quotidien, elle qui pourtant nous habite et nous construit depuis toujours. Être Français, cuisinier et découvrir le goût du pain... au Brésil L’aventure de Paul Albert, notre invité a fait ses classes à la prestigieuse École de cuisine Bocuse près de Lyon. Dans ses cours de boulangerie, l’approche est scientifique, la levure attendue pour obtenir une mie souple, une croûte dorée et craquante mais pas d’explication sur la levure elle-même et d’éventuelles alternatives au cube utilisé. C’est au Brésil, à Rio, où Paul s’installe pour travailler que son chef lui suggère d’aller tester le pain de la boulangerie Slow Bakery, le pain est au levain. L’odeur, le parfum, du pain, des ferments, cette odeur-là : c’est la révélation. Et le début d’une réponse aux multiples questions qui le taraudent depuis qu’il apprend et travaille en cuisine : comment ? pourquoi ? qui en mont ? La fermentation : cuisine discrète des micro-organismes La fermentation est une petite cuisine discrète des micro-organismes qui, par milliards, transforment le lait en fromage, ou en yaourt, le levain en pain, les fruits en confiture, vous avez saisi l’idée. Des subterfuges chimiques artificiels ont été découverts développés, et industrialisés pour imiter la nature dans ses effets, et produire en série et en quantité : la levure chimique par exemple, pour faire du pain, des gâteaux, des viennoiseries - quand le levain vivant et naturel apporte au pain qu'il rend aussi croustillant, doré, et bien gonflé en plus du goût, de la digestibilité et de bons microbes pour la santé. « Le feu et la fermentation nous ont fait : notre corps en demande ! Le pain, le vin, le fromage, mieux le fromage fondu ! Tout ce qui est fermenté puis cuit nous a construit les hommes que nous sommes aujourd'hui ». Fermentation ou la vie toujours avec soi La pandémie a permis de montrer combien santé et alimentation étaient liés et quels aliments nous manquaient le plus pour les partager : souvenez-vous, ces pains cocottes fleurissant ici et là, et chez vous. Sans doute aussi un produit fermenté. La question de la sécurité et de l’autonomie alimentaire dans une économie mondialisée reste centrale, et fortement politique. À plus petite échelle, à la nôtre à la vôtre, la fermentation est le moyen le plus sain et économique de reprendre quelques fondamentaux en main à commencer par… votre pain (ou baguette ou porridge quotidien), vous n’aurez besoin que de 4 ingrédients :  de la farine, du sel, de l’eau et du temps. À vous de vous régaler et de prendre soin de vous. Paul Albert est souvent en voyage, mais il est sur Instagram, pour le suivre. « Mon grand-père disait toujours : sans le pain, la table tombe. le blé est une culture centrale en Europe ». Pour aller plus loin - Slow Bakery à Rio de Janeiro, Raphaël Brito sur Instagram  - David Asher : l'Art de faire son fromag,e aux éditions Ulmer - Milk into cheese   - École La Source - Cocina mitho Chha - My fermentation, le restaurant fermenté de Hugo Chaire, rue saint Bon, à Paris - L'école de la fermentation, de Marie-Claire Frédéric et Guillaume Stutin, éditions Alternative-Gallimard - Ni cru ni cuit, le blog de Marie-Claire Frédéric - 10 ans de fermentation dans le Goût du monde avec une émission spéciale  - Vilain levain, de Valérie Zanon, aux éditions Alternatives - Justine Lebas et Augustin Denous dans une spéciale : Du pain et du fromage dans le Goût du monde - Fervent ferment, l'association - Le monde à portée de pain - Sandor Ellis Katz  : L'art de la fermentation, éditions Terre vivante  - Fermentation naturelle, éditions Ulmer - L'art de la fermentation, de Luna Kiung et Camille Oger, éditions Terre vivante - Cuisine et fermentation, de Malika Nguon, éditions Ulmer - Jamais seul, de Marc André Selosse, éditions Actes Sud. Programmation musicale : More understanding than a man, de Flore benguigui et Sensible Note La recette : Créer votre levain pour vos pains Avec la recette et le schéma de Marie-Claire Frédéric : sur son blog (pépite) Ni cru Ni cuit.

    40 min
  7. JAN 10

    Le monde vu du ventre

    Un menu pour ouvrir le Don Quichotte de Cervantès, l’ail comme marqueur social, le créateur de la première chaîne de hamburgers français, au fait « qui mange qui chez Lafontaine ? ». Et si l’on écoutait les poètes, les cuisiniers, les architectes, les écrivains, les historiens, les chercheurs expliquer le monde en l’approchant par le biais de la nourriture, le décrypter, en faisant un pas de côté. Raconter le monde vu du ventre : le journaliste et producteur Alain Kruger en avait fait un rendez-vous du dimanche – et pendant sept ans a orchestré l’émission « On ne parle pas la bouche pleine ». Un livre « gourmandise » est né de la retranscription de ces émissions, avec toute l’intelligence, la sensibilité et la curiosité du propos. Le livre est un voyage et une jolie madeleine, et ses invités passionnants et généreux. Et puis nous sommes chanceux. Quand la voix manque, elle peut être réécoutée grâce aux archives en ligne. Pour aller plus loin : On ne parle pas la bouche pleine : les archives en ligne sur le site de France Culture.  Alain Kruger cinéphile invité d’une émission sur Louis de Funès à l’occasion de l’exposition à la cinémathèque sur l’acteur. Passer à table d'Émilie Laystary aux éditions Divergences. Histoire naturelle de la morale et de la nourriture de Maguelonne Toussaint Samat. Dictionnaire des cultures alimentaires de Jean-Pierre Poulain. Programmation musicale Lalla de Oum.

    37 min
  8. JAN 3

    Petits remèdes, histoires de famille

    Des bouillons, des bouillies de mil au bouye, on a tous le souvenir d'un petit remède qui nous était préparé, enfant souvent, quand on était patraque, un peu malade, préparé avec attention, et soin, par une personne aimante. Du baiser aux boulettes fondantes, petits remèdes d'ici et là, pour se remettre d'aplomb. Était-ce un plat ou une boisson ce remède maison qui vous soignait sur le moment, pansait le blues de saison, le cœur brisé, le gros rhume d'hiver? Des remèdes comme des souvenirs pour tous ceux qui ont eu la chance d’être soigné ainsi, réconforté réconforté, avec plus ou moins de goût d’ailleurs ! Des petits remèdes comme autant d'histoires de famille et du monde à avoir près de vous, à votre chevet ou dans la boite à pharmacie, à transmettre évidemment et partager. Pour vous donner des idées, je vous prescris un livre, qui vous fera voyager et presque envie de tomber malade – légèrement s’entend! – pour être cajolé: Petits remèdes, histoires de famille de Victor Coutard et André Derainne ( aux éditions de l’Epure). Victor Coutard est journaliste, auteur, retrouvez le sur Substack sur sa page How to get lost in France et sur Instagram. André Derainne est illustrateur, et auteur de deux albums graphiques dont Un orage un jour paru chez Keribus. Retrouvez également son travail ici. Pour aller plus loin Bouillons bienfaisants de Jennifer Hart Smith (Editions Hachette Cuisine) Bouillons gourmands de Keda Black (Editions Marabout) Vinaigre de feu de Valérie Zanon Congee, la bouillie de riz a son ashtag sur les réseaux bien sûr  Sans oublier un bon porridge écossais, la bouillie de mil au bouye, et toutes les recettes de votre entourage. Bien être et santé au naturel de Cynthia Ka Editions Leduc Cuisine juive à New York de Annabelle Schachmes Remèdes naturels pour tous les maux du quotidien de Hildegarde de Bingen Extrait du film « Knock » de Guy Lefranc tiré de la pièce de Jules Romain avec Louis Jouvet et Jean Carmet La vache orange de Lucile Butel (Editions Flammarion) Merci à Juliette et Arthur pour les lectures.  Programmation musicale: « How I feel » de Nina Simone, remixé par Wax Tailor

    29 min

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