Grégory Darsa

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  1. Rose, daronne de la drogue (5/6) : Maman est en prison

    Apr 30

    Rose, daronne de la drogue (5/6) : Maman est en prison

    Les fils de la dealeuse Episode 5 Rose pensait protéger les siens en menant une double vie. Officiellement secrétaire, sa famille ne savait rien de son activité de dealeuse. Jusqu’au jour où la police frappe à la porte. Dans cet épisode, elle raconte la première arrestation, la révélation et les réactions des ses proches. Comment ont réagit ses parents et quels regards portent ses enfants sur elle ? Un récit brut sur le mensonge par omission, l’amour filial et ce que l’enfermement fait aux familles. Rose, daronne de la drogue Rose, 44 ans, est dealeuse et trafiquante de drogue. Secrétaire sur le papier, commerciale dans l’âme. Elle vend essentiellement de la cocaïne, sa marque de fabrique, mais aussi de la MDMA, de la 3-MMC et du cannabis. Ancienne femme au foyer, mère de trois enfants, vendeuse douée passée par la boulangerie et le prêt-à-porter, Rose n’a pas basculé par fascination pour le crime, mais par le sens du contact, de la négociation, de la débrouille. Un récit calme et précis sur le sens du business et l’adrénaline du deal. Rose livre une parole rare et dérangeante où son professionnalisme efface les frontières entre légal et illégal. Elle assume ses choix et leurs conséquences et admet que parfois elle choisit d’ignorer l’envers du décor du trafic. Enregistrements janvier 2025 Entretiens Mélanie Vazeux Réalisation et montage Gary Salin Illustration Zaven Najjar Musiques originales Arnaud Forest et Samuel Hirsh

    13 min
  2. Mon héroïne (3/3) : Partie sans dire au revoir

    12/01/2025

    Mon héroïne (3/3) : Partie sans dire au revoir

    Une mère fauchée par le sida Quand le père d’Audrey meurt, sa mère sombre dans la maladie. S’ensuivent deux années d'une lente agonie dont Audrey ne garde que des souvenirs flous. Son enquête éclaire cette fin tragique et l'aide, peu à peu, à faire la paix avec celle qu'elle a à la fois jugée et idéalisée. Mon héroïne Audrey avait 11 ans quand ses parents toxicomanes ont été fauchés par le sida au début des années 1990. Longtemps elle les a idéalisés, faisant de sa mère une jeune aristocrate devenue junkie, une héroïne rock égarée dans les années 1980, et de son père un photographe curieux de tout et n’ayant peur de rien. Mais en devenant mère à son tour, cette idéalisation s’est transformée en colère. Une question se met alors à la hanter : que va-t-elle transmettre à sa fille de son histoire, dont les souvenirs sont à la fois flous et terrifiants ? C’est cette urgence intime qui déclenche en elle la volonté d’enquêter sur sa mère, une figure absente et pourtant omniprésente. Elle retrouve des amis de ses parents, interroge sa famille et ouvre une boîte de Pandore en remontant le fil du passé. Des secrets enfouis et des blessures jamais refermées refont surface et dessinent le portrait d’une femme libre et insaisissable. A travers des témoignages, des récits épiques parfois drôles et souvent émouvants, Audrey fait revivre une époque marquée par la liberté et les excès mais ravagée par le VIH.  Un récit de mères et de filles sur plusieurs générations traversé par le manque, le silence mais aussi la force des femmes. D’une quête personnelle et universelle émerge l’histoire d’un amour maternel complexe où se mêlent transmission et pardon ; celle de parents qui, malgré tout, demeurent des enfants blessés ; celle, enfin, de ce que l’on donne, pour le meilleur et pour le pire. Mention Extrait de l'interview de Jean Marie Le Pen dans "L'heure de vérité" Antenne 2 - 06/05/1987 Remerciements Jean Luc Perreard, Pauline Seigland, Fantomette et bien sûr Gerard, Ines, Gratiane et Emmanuelle. Enregistrements avril 2022 - décembre 2024 Prises de son, entretiens et montage Audrey Bissonnier Chazal Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Pierre Place Musiques originales Charlie Marcelet et Alexandre Millet

    27 min
  3. Mon héroïne (2/3) : L’amour du risque

    12/01/2025

    Mon héroïne (2/3) : L’amour du risque

    Le piège de l'héroïne Sur les traces de sa mère, Audrey poursuit son enquête et découvre une vie bien plus trouble qu'elle ne l'imaginait. Au fil des révélations, des souvenirs de son enfance ressurgissent, bouleversent toutes ses certitudes et font naitre en elle un sentiment de colère… Mon héroïne Audrey avait 11 ans quand ses parents toxicomanes ont été fauchés par le sida au début des années 1990. Longtemps elle les a idéalisés, faisant de sa mère une jeune aristocrate devenue junkie, une héroïne rock égarée dans les années 1980, et de son père un photographe curieux de tout et n’ayant peur de rien. Mais en devenant mère à son tour, cette idéalisation s’est transformée en colère. Une question se met alors à la hanter : que va-t-elle transmettre à sa fille de son histoire, dont les souvenirs sont à la fois flous et terrifiants ? C’est cette urgence intime qui déclenche en elle la volonté d’enquêter sur sa mère, une figure absente et pourtant omniprésente. Elle retrouve des amis de ses parents, interroge sa famille et ouvre une boîte de Pandore en remontant le fil du passé. Des secrets enfouis et des blessures jamais refermées refont surface et dessinent le portrait d’une femme libre et insaisissable. A travers des témoignages, des récits épiques parfois drôles et souvent émouvants, Audrey fait revivre une époque marquée par la liberté et les excès mais ravagée par le VIH.  Un récit de mères et de filles sur plusieurs générations traversé par le manque, le silence mais aussi la force des femmes. D’une quête personnelle et universelle émerge l’histoire d’un amour maternel complexe où se mêlent transmission et pardon ; celle de parents qui, malgré tout, demeurent des enfants blessés ; celle, enfin, de ce que l’on donne, pour le meilleur et pour le pire. Mention : Extrait de l'interview de Jean Marie Le Pen dans "L'heure de vérité" Antenne 2 - 06/05/1987 Remerciements : Jean Luc Perreard, Pauline Seigland, Fantomette et bien sûr Gerard, Ines, Gratiane et Emmanuelle. Enregistrements avril 2022 - décembre 2024 Prises de son, entretiens et montage Audrey Bissonnier Chazal Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Pierre Place Musiques originales Charlie Marcelet et Alexandre Millet

    27 min
  4. Mon héroïne (1/3) : Les vies de ma mère

    12/01/2025

    Mon héroïne (1/3) : Les vies de ma mère

    D’une enfance bourgeoise au flash de l’héroïne Episode 1 A la naissance de sa fille, Audrey réalise qu'elle ignore presque tout de sa mère, morte du Sida trente ans plus tôt. Elle décide alors d'enquêter : de l'enfance bourgeoise à une vie de fêtes et de drogues qui la conduira en Asie, Audrey remonte le fil d'une existence aussi libre que mystérieuse… Mon héroïne Audrey avait 11 ans quand ses parents toxicomanes ont été fauchés par le Sida au début des années 1990. Longtemps elle les a idéalisés, faisant de sa mère une jeune aristocrate devenue junkie, une héroïne rock égarée dans les années 1980, et de son père un photographe curieux de tout et n’ayant peur de rien. Mais en devenant mère à son tour, cette idéalisation s’est transformée en colère. Une question se met alors à la hanter : que va-t-elle transmettre à sa fille de son histoire, dont les souvenirs sont à la fois flous et terrifiants ? C’est cette urgence intime qui déclenche en elle la volonté d’enquêter sur sa mère, une figure absente et pourtant omniprésente. Elle retrouve des amis de ses parents, interroge sa famille et ouvre une boîte de Pandore en remontant le fil du passé. Des secrets enfouis et des blessures jamais refermées refont surface et dessinent le portrait d’une femme libre et insaisissable. A travers des témoignages, des récits épiques parfois drôles et souvent émouvants, Audrey fait revivre une époque marquée par la liberté et les excès mais ravagée par le VIH.  Un récit de mères et de filles sur plusieurs générations traversé par le manque, le silence mais aussi la force des femmes. D’une quête personnelle et universelle émerge l’histoire d’un amour maternel complexe où se mêlent transmission et pardon ; celle de parents qui, malgré tout, demeurent des enfants blessés ; celle, enfin, de ce que l’on donne, pour le meilleur et pour le pire. Mention : Extrait de l'interview de Jean Marie Le Pen dans "L'heure de vérité" Antenne 2 - 06/05/1987 Remerciements : Jean Luc Perreard, Pauline Seigland, Fantomette et bien sûr Gerard, Ines, Gratiane et Emmanuelle. Enregistrements avril 2022 - décembre 2024 Prises de son, entretiens et montage Audrey Bissonnier Chazal Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Pierre Place Musiques originales Charlie Marcelet et Alexandre Millet

    28 min
  5. Per comme personne (2/6) : L'ami de mon Per

    12/12/2019

    Per comme personne (2/6) : L'ami de mon Per

    Rock, haschich et Katmandou : bienvenue dans les 70's Je passe mes journées à correspondre avec Ole, ornithologue et meilleur ami de jeunesse de Per. Dans les années 1960 et 1970, portés par la mouvance hippie, ils ont voyagé ensemble dans toute l’Asie. Ole ignore tout des derniers moments de Per, porté disparu il y a 25 ans alors qu’il voyageait en Angleterre. Pourquoi ont-ils perdu contact ? Mon père fait partie de la génération du baby-boom. Celle qui a eu 20 ans au début des années 1970. Celle qui voulait faire la révolution. On m'a toujours dit qu'il a eu une vie incroyable : il a voyagé aux quatre coins de la Terre, il a vécu à Katmandou, il a fait de l''import-export d'habits ethniques, de tapis, et même du trafic de drogue. J'ai grandi avec toutes ces histoires fabuleuses, sans vraiment les connaître : Per, mon père danois au nom prédestiné, a été porté disparu quand j'avais six ans. Sa mort est toujours restée inexpliquée. Peu après la naissance de mon fils, je suis partie à sa recherche. Ce que j'ai trouvé dépasse en rocambolesque tout ce que j'aurais pu imaginer.   Enregistrements juin-juillet 19 Texte et montage Nina Almberg Dramaturgie et direction d'acteurs Sabine Zovighian Voix Nina Almberg, Raphaël Almosni, Valentine Joubin, Sabine Zovighian, Samuel Hirsch, Olivier Minot Réalisation Sabine Zovighian, Samuel Hirsch, Nina Almberg Musique originale et mix Samuel Hirsch Illustration Laure Guillebon Production ARTE Radio

    13 min
  6. Per comme personne (1/6) : L'oiseau va sortir

    12/12/2019

    Per comme personne (1/6) : L'oiseau va sortir

    De vieilles photos de mon père disparu quand j'avais six ans L’un de mes premiers souvenirs : j’ai six ans et ma mère m’annonce que mon père est décédé. Mon père était danois et il s’appelait Per. Ca s'invente pas. 25 ans plus tard, et juste après la naissance de notre fils, mon copain et moi regardons une vieille photo d'un ami de mon père. Derrière la photo, le nom d'un ornithologue, Ole. Peut-être qu'il sait quelque chose ?  Mon père fait partie de la génération du baby-boom. Celle qui a eu 20 ans au début des années 1970. Celle qui voulait faire la révolution. On m'a toujours dit qu'il a eu une vie incroyable : il a voyagé aux quatre coins de la Terre, il a vécu à Katmandou, il a fait de l'import-export d'habits ethniques, de tapis, et même du trafic de drogue. J'ai grandi avec toutes ces histoires fabuleuses, sans vraiment les connaître : Per, mon père danois au nom prédestiné, a été porté disparu quand j'avais six ans. Sa mort est toujours restée inexpliquée. Peu après la naissance de mon fils, je suis partie à sa recherche. Ce que j'ai trouvé dépasse en rocambolesque tout ce que j'aurais pu imaginer.         Enregistrements juin-juillet 19 Prises de son, texte et montage Nina Almberg Dramaturgie et direction d'acteurs Sabine Zovighian Voix Nina Almberg, Arthur Alt, Raphaël Almosni, Sabine Zovighian, Olivier Minot Réalisation Sabine Zovighian, Samuel Hirsch, Nina Almberg Musique originale et mix Samuel Hirsch Illustration Laure Guillebon Production ARTE Radio

    13 min
  7. Ramener la guerre à la maison (1/5) : La peur dans les yeux

    10/16/2025

    Ramener la guerre à la maison (1/5) : La peur dans les yeux

    Où commence la violence ? Episode 1 : Anaïs n’a jamais questionné sa violence jusqu’au jour où elle lit la peur dans les yeux de son fils. La même peur qu’elle pouvait avoir enfant face à sa mère. Pour identifier les origines de cette violence, Anaïs se rend en médiation chez une psychiatre avec sa mère pour partager leurs perceptions. Elle découvre que son grand-père était un homme alcoolique et violent, impliqué dans la guerre d’Algérie en France. Ramener la guerre à la maison Passionnée de boxe et de tir, jusqu’à maintenant, Anaïs n’avait aucun problème avec sa façon de se défendre, même si cela devait impliquer une certaine violence. Ce n'est qu'après avoir quitté la France pour le Canada, et être devenue mère, qu’elle a commencé à se poser des questions : le jour où, pour ne pas frapper son fils de quatre ans, elle l'effraie en cognant sur un mur, elle se souvient de la peur que lui inspiraient les accès de colère de sa propre mère. D’abord réticente à l’idée de participer à l’enquête de sa fille, cette dernière finit par accepter de poser sa voix et d’ouvrir les portes de son passé dans le cadre d’une médiation. Anaïs apprend alors que son grand-père, lorsqu’il était ivre, avait des épisodes violents durant lesquels il battait sa femme et, parfois ses enfants. Elle découvre également qu’il faisait partie des “groupes de choc” mis sur pied en métropole par le FLN pour encadrer et surveiller l’immigration algérienne et commettre des attentats contre le gouvernement français. Au Canada, Anais a découvert la notion de traumatisme intergénérationnel liée à la colonisation qu'ont subi les peuples autochtones. La Jeune femme s'interroge alors : sa violence prendrait-elle source dans un traumatisme intergénérationnel en lien avec la Guerre d’Algérie ? De révélation en explication, avec l’aide d’une psychiatre, d’une psychothérapeute autochtone mohawk et d’un historien, son récit familial intime sonde jusqu’en Kabylie les souvenirs enfouis et contradictoires des siens, pour se heurter à un passé insoupçonné, enraciné dans la violence de l’Histoire, principalement coloniale. Avec : Fatma Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Marc André (historien), Suzy Goodleaf (psychologue) Bibliographie : - Les damnés de la terre, Frantz Fanon, Librairie François Maspero, 1961 ; - Anima, Wajdi Mouawad, Babel, 2012 ; - Peau Rouge, Masques blancs, Glen Sean Coulthard, LUX Éditions, 2018 ; Mentions : - L'Art de perdre, Alice Zeniter, Flammarion, 2017 ; - Article : Les groupes de choc du FLN. Particularités de la guerre d'indépendance algérienne en métropole de Marc André, dans la Revue historique, Éditions Presses Universitaires de France, 2014 ; - Rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, Benjamin Stora, 2021 ; - Documentaire : Je me suis fait la guerre, ou comment être un "bon arabe", Une Expérience signée Stéphane Mercurio, réalisée par Nathalie Battus, France Culture, 2021 Pour aller plus loin : - Petite maman de Céline Sciamma, 2021 ; - Portrait du colonisé. Portrait du colonisateur, Albert Memmi, Corréa 1957 ; - À bras-le-coeur, Mehdi Charef, Mercure de France, 2006 ; - Un rêve, deux rives, Nadia Henni-Moulaï, Slatkine & Cie, 2021 ; - Une enfance française, Farida Khelfa, Albin Michel, 2024 ; - Histoire de l’Algérie à la période coloniale sous la direction de Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Ouanassa Siari Tengour, Sylvie Thénault, La Découverte, 2014 ; - Femmes dévoilées : des Algériennes en France à l’heure de la décolonisation, Marc André, ENS Éditions, 2016 - Le vent en parle encore, Michel Jean, Stanké 2015 ; - Traumatisme historique et guérison autochtone, Cynthia C. Wesley-Esquimaux, Ph.D. Magdalena Smolewski, Ph.D. Fondation autochtone de guérison, 2004 ; - Retisser nos liens : Comprendre les traumatismes vécus dans les pensionnats indiens par les Autochtones, Deborah Chansonneuve. Fondation autochtone de guérison, 2005 Remerciements : Ma famille, qui a accepté de s’ouvrir et de participer à ce documentaire malgré la pudeur et le poids des douleurs. Un merci tout particulier à ma mère : je ne crois pas qu’il y ait de plus grande preuve d’amour que celle d’avoir accepté ce dialogue. Merci aux expert·es qui ont apporté leur sensibilité, leur savoir et leur intelligence à ce projet. La direction des archives de la Préfecture de Police. Les femmes de ma vie, qui m’ont écoutée, soutenue et supportée (dans tous les sens du terme). Mon fils, dans l’espoir que tu ne manques jamais de mots. Mon père. Ma psy. Réalisation, mixage et musiques originales Samuel Hirsch Enregistrements studio Samuel Hirsch et Christian St-Germain Prises de sons extérieures au Canada Éric Tessier et Maxime Branchaud Illustration Pierre Place Production ARTE Radio

    20 min