Grégory Darsa

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Episodios

  1. Mon héroïne (1/3) : Les vies de ma mère

    01/12/2025

    Mon héroïne (1/3) : Les vies de ma mère

    D’une enfance bourgeoise au flash de l’héroïne Episode 1 A la naissance de sa fille, Audrey réalise qu'elle ignore presque tout de sa mère, morte du Sida trente ans plus tôt. Elle décide alors d'enquêter : de l'enfance bourgeoise à une vie de fêtes et de drogues qui la conduira en Asie, Audrey remonte le fil d'une existence aussi libre que mystérieuse… Mon héroïne Audrey avait 11 ans quand ses parents toxicomanes ont été fauchés par le Sida au début des années 1990. Longtemps elle les a idéalisés, faisant de sa mère une jeune aristocrate devenue junkie, une héroïne rock égarée dans les années 1980, et de son père un photographe curieux de tout et n’ayant peur de rien. Mais en devenant mère à son tour, cette idéalisation s’est transformée en colère. Une question se met alors à la hanter : que va-t-elle transmettre à sa fille de son histoire, dont les souvenirs sont à la fois flous et terrifiants ? C’est cette urgence intime qui déclenche en elle la volonté d’enquêter sur sa mère, une figure absente et pourtant omniprésente. Elle retrouve des amis de ses parents, interroge sa famille et ouvre une boîte de Pandore en remontant le fil du passé. Des secrets enfouis et des blessures jamais refermées refont surface et dessinent le portrait d’une femme libre et insaisissable. A travers des témoignages, des récits épiques parfois drôles et souvent émouvants, Audrey fait revivre une époque marquée par la liberté et les excès mais ravagée par le VIH. Un récit de mères et de filles sur plusieurs générations traversé par le manque, le silence mais aussi la force des femmes. D’une quête personnelle et universelle émerge l’histoire d’un amour maternel complexe où se mêlent transmission et pardon ; celle de parents qui, malgré tout, demeurent des enfants blessés ; celle, enfin, de ce que l’on donne, pour le meilleur et pour le pire. Mention : Extrait de l'interview de Jean Marie Le Pen dans "L'heure de vérité" Antenne 2 - 06/05/1987 Remerciements : Jean Luc Perreard, Pauline Seigland, Fantomette et bien sûr Gerard, Ines, Gratiane et Emmanuelle. Enregistrements avril 2022 - décembre 2024 Prises de son, entretiens et montage Audrey Bissonnier Chazal Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Pierre Place Musiques originales Charlie Marcelet et Alexandre Millet

    28 min
  2. Mon héroïne (3/3) : Partie sans dire au revoir

    01/12/2025

    Mon héroïne (3/3) : Partie sans dire au revoir

    Une mère fauchée par le sida Quand le père d’Audrey meurt, sa mère sombre dans la maladie. S’ensuivent deux années d'une lente agonie dont Audrey ne garde que des souvenirs flous. Son enquête éclaire cette fin tragique et l'aide, peu à peu, à faire la paix avec celle qu'elle a à la fois jugée et idéalisée. Mon héroïne Audrey avait 11 ans quand ses parents toxicomanes ont été fauchés par le sida au début des années 1990. Longtemps elle les a idéalisés, faisant de sa mère une jeune aristocrate devenue junkie, une héroïne rock égarée dans les années 1980, et de son père un photographe curieux de tout et n’ayant peur de rien. Mais en devenant mère à son tour, cette idéalisation s’est transformée en colère. Une question se met alors à la hanter : que va-t-elle transmettre à sa fille de son histoire, dont les souvenirs sont à la fois flous et terrifiants ? C’est cette urgence intime qui déclenche en elle la volonté d’enquêter sur sa mère, une figure absente et pourtant omniprésente. Elle retrouve des amis de ses parents, interroge sa famille et ouvre une boîte de Pandore en remontant le fil du passé. Des secrets enfouis et des blessures jamais refermées refont surface et dessinent le portrait d’une femme libre et insaisissable. A travers des témoignages, des récits épiques parfois drôles et souvent émouvants, Audrey fait revivre une époque marquée par la liberté et les excès mais ravagée par le VIH. Un récit de mères et de filles sur plusieurs générations traversé par le manque, le silence mais aussi la force des femmes. D’une quête personnelle et universelle émerge l’histoire d’un amour maternel complexe où se mêlent transmission et pardon ; celle de parents qui, malgré tout, demeurent des enfants blessés ; celle, enfin, de ce que l’on donne, pour le meilleur et pour le pire. Mention Extrait de l'interview de Jean Marie Le Pen dans "L'heure de vérité" Antenne 2 - 06/05/1987 Remerciements Jean Luc Perreard, Pauline Seigland, Fantomette et bien sûr Gerard, Ines, Gratiane et Emmanuelle. Enregistrements avril 2022 - décembre 2024 Prises de son, entretiens et montage Audrey Bissonnier Chazal Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Pierre Place Musiques originales Charlie Marcelet et Alexandre Millet

    27 min
  3. Mon héroïne (2/3) : L’amour du risque

    01/12/2025

    Mon héroïne (2/3) : L’amour du risque

    Le piège de l'héroïne Sur les traces de sa mère, Audrey poursuit son enquête et découvre une vie bien plus trouble qu'elle ne l'imaginait. Au fil des révélations, des souvenirs de son enfance ressurgissent, bouleversent toutes ses certitudes et font naitre en elle un sentiment de colère… Mon héroïne Audrey avait 11 ans quand ses parents toxicomanes ont été fauchés par le sida au début des années 1990. Longtemps elle les a idéalisés, faisant de sa mère une jeune aristocrate devenue junkie, une héroïne rock égarée dans les années 1980, et de son père un photographe curieux de tout et n’ayant peur de rien. Mais en devenant mère à son tour, cette idéalisation s’est transformée en colère. Une question se met alors à la hanter : que va-t-elle transmettre à sa fille de son histoire, dont les souvenirs sont à la fois flous et terrifiants ? C’est cette urgence intime qui déclenche en elle la volonté d’enquêter sur sa mère, une figure absente et pourtant omniprésente. Elle retrouve des amis de ses parents, interroge sa famille et ouvre une boîte de Pandore en remontant le fil du passé. Des secrets enfouis et des blessures jamais refermées refont surface et dessinent le portrait d’une femme libre et insaisissable. A travers des témoignages, des récits épiques parfois drôles et souvent émouvants, Audrey fait revivre une époque marquée par la liberté et les excès mais ravagée par le VIH. Un récit de mères et de filles sur plusieurs générations traversé par le manque, le silence mais aussi la force des femmes. D’une quête personnelle et universelle émerge l’histoire d’un amour maternel complexe où se mêlent transmission et pardon ; celle de parents qui, malgré tout, demeurent des enfants blessés ; celle, enfin, de ce que l’on donne, pour le meilleur et pour le pire. Mention : Extrait de l'interview de Jean Marie Le Pen dans "L'heure de vérité" Antenne 2 - 06/05/1987 Remerciements : Jean Luc Perreard, Pauline Seigland, Fantomette et bien sûr Gerard, Ines, Gratiane et Emmanuelle. Enregistrements avril 2022 - décembre 2024 Prises de son, entretiens et montage Audrey Bissonnier Chazal Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Pierre Place Musiques originales Charlie Marcelet et Alexandre Millet

    27 min
  4. Dernier recours : Le CRA, c’est une cage (1/3)

    17/04/2025

    Dernier recours : Le CRA, c’est une cage (1/3)

    Anatomie d’un système vicié Situé à proximité de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, le Centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot accueille 240 personnes étrangères menacées d’expulsion. Sonia et Manon, juristes à la Cimade, nous entraînent dans leur quotidien à leur côté dans cette « cage ». Face à des politiques toujours plus répressives, à des conditions de rétention dramatiques et au désespoir des retenus, leur marge de manœuvre est devenue quasi inexistante. Se pose alors la question d’abandonner leurs postes, pour ne plus servir de caution à un système défaillant gangréné par l’injustice… Dernier recours Juristes dans le Centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, en Île-de-France, Sonia et Manon accompagnent des personnes étrangères menacées d’expulsion du territoire français. Mais face aux politiques toujours plus répressives, au manque de moyens et aux conditions de travail éprouvantes, la Cimade, l’association pour laquelle elles travaillent, a décidé de claquer la porte. Un micro caché dans un carton, elles documentent leurs derniers jours dans la structure, entre impuissance, culpabilité et volonté de poursuivre la lutte. Elles donnent la parole aux personnes retenues dans cette « cage » pour dénoncer l’absurdité d’un système gangréné par le racisme, les violences policières, la souffrance psychologique, la dureté des conditions d’enfermement et les violations de l’Etat de droit. Remerciements : Merci à toute l’équipe de la Cimade du Mesnil-Amelot pour leur confiance, aux personnes retenues qui ont accepté de témoigner, à mes camarades Céline Martelet, Arthur Sarradin et Alice Froussard pour leur soutien tout au long de ce projet. À celles et ceux qui luttent. Prise de son Sonia Voisin, Manon Bacha et Noé Pignède Musique originale Samuel Hirsch Réalisation et mixage Samuel Hirsch Enregistrements Décembre 2024 Illustration Bertille de Salins Production ARTE Radio

    19 min
  5. Confidences sur copies doubles (1/3) : Retour vers le lycée

    09/10/2024

    Confidences sur copies doubles (1/3) : Retour vers le lycée

    S'écrire et communiquer avant les réseaux sociaux A la rentrée 2006, personne n'a de smartphone. Ça n'empêche pas Aude et ses amis de vouloir se parler absolument tout le temps. Quand "le gang" découvre les proses au premier trimestre, c'est tout un univers d'écriture libre et cathartique qui s'offre à eux. En relisant leurs lettres pas toujours tendres, ils se souviennent de leur entrée en seconde, de leurs découvertes amicales et de leurs premiers concerts de "baby rockeurs". Confidences sur copies doubles En faisant du tri dans la cave de ses parents, Aude a retrouvé un gros classeur rose. Dedans, une centaine de lettres écrites par ses amis entre 2006 et 2007, l'année de sa seconde. Ces "proses", comme ils appelaient pompeusement ces textes sans filtre, racontent une jeunesse parisienne d'époque, lorsque les réseaux sociaux n’existaient pas. Des lettres qui parlent de premières amours, d'amitiés fusionnelles ou d'éveil politique… Aujourd'hui trentenaires, les auteurs et autrices des proses relisent ces écrits de lycée et évoquent, avec humour, nostalgie et franchise, cette période désormais lointaine… L'autrice Aude Villiers-Moriamé est journaliste web et radio. En 2006, elle avait 15 ans et les cheveux gras. C'est son premier podcast pour ARTE Radio. Remerciements Un grand merci à Anna, Antonin, Harry, Leïla, Martin, Mathilde et Nicolas pour avoir accepté de relire leurs vieilles lettres et d'échanger avec moi sans tabou sur cette époque. Immense merci, également, à l'équipe d'ARTE Radio pour leur confiance, leurs retours précieux, leur accompagnement tout au long de ce projet. Merci, enfin, à mes infatigables relecteurs et consultants, en particulier Nacho, Justine et Sarah. Réalisation Charlie Marcelet Enregistrements février-mars 2024 Musiques originales Samuel Hirsch Illustration Louise Laborie Production ARTE Radio

    26 min
  6. Kashalal (1/3) : La convergence des cultes

    13/03/2025

    Kashalal (1/3) : La convergence des cultes

    Ouvrir des portes Mehdi et Thomas commencent leur aventure de réunion des juifs et musulmans. Première étape : comprendre ce qu’est le kasher et le halal. Et ce n’est pas une mince affaire. Qu’est-il autorisé, qu’est-il interdit, et pourquoi ? Les deux amis dressent la table de leurs interrogations : pour faire une viande à la fois kasher et halal, pour réunir ceux qui, contrairement à eux, s'obligent à la pratique, ils rencontrent un rabbin marseillais, un anthropologue spécialiste de droit musulman, des clients et des consommateurs. Bilan : le halal paraît simple mais surinterprété et le kasher si compliqué qu'on choisit parfois de suivre les prescriptions sans se poser de questions. Il faut aussi trouver un agneau pour la mise en pratique, mais qui tiendra le couteau ? Kashalal Entre un steak kasher et un steak halal, à la croisée du business agro-alimentaire, de la théologie, de la sociologie et du bien-être animal, il y a une longue histoire de points communs et un monde de différences. Issus de familles juives et musulmanes sans être pratiquants, Thomas et Mehdi décident d’interroger leur héritage familial et religieux. Pour offrir une table commune aux juifs et musulmans, ils décortiquent les univers du kasher et du halal et veulent les réunir sous un seul et même label : le « kashalal ». Vont-ils trouver des alliés ? Voyage alimentaire dans une comédie documentaire pour un sujet sérieux, où interviennent des spécialistes, des professionnels, des juifs et musulmans pratiquants. Entretien, prise de son, montage Mehdi Ahoudig et Thomas Pendzel Enregistrements 2023-2024 Réalisation Samuel Hirsch Illustration Yasmine Gateau Production ARTE Radio

    26 min
  7. Dernier recours : Le CRA, c’est pire que la prison (2/3)

    17/04/2025

    Dernier recours : Le CRA, c’est pire que la prison (2/3)

    Au cœur de la violence (policière) Face aux violences policières qui sévissent dans le Centre de rétention administrative, Manon et Sonia se sentent démunies et impuissantes. Terrorisées, peu de personnes retenues osent porter plainte, alors même que la violence se développe entre elles. Leurs témoignages, mêlés à ceux des deux juristes, font le portrait d’un système où règnent l’humiliation et le déferlement de violence. Et les évolutions politiques ne font qu’aggraver la situation… Dernier recours Juristes dans le Centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, en Île-de-France, Sonia et Manon accompagnent des personnes étrangères menacées d’expulsion du territoire français. Mais face aux politiques toujours plus répressives, au manque de moyens et aux conditions de travail éprouvantes, la Cimade, l’association pour laquelle elles travaillent, a décidé de claquer la porte. Un micro caché dans un carton, elles documentent leurs derniers jours dans la structure, entre impuissance, culpabilité et volonté de poursuivre la lutte. Elles donnent la parole aux personnes retenues dans cette « cage » pour dénoncer l’absurdité d’un système gangréné par le racisme, les violences policières, la souffrance psychologique, la dureté des conditions d’enfermement et les violations de l’Etat de droit. Remerciements : Merci à toute l’équipe de la Cimade du Mesnil-Amelot pour leur confiance, aux personnes retenues qui ont accepté de témoigner, à mes camarades Céline Martelet, Arthur Sarradin et Alice Froussard pour leur soutien tout au long de ce projet. À celles et ceux qui luttent. Prise de son Sonia Voisin, Manon Bacha et Noé Pignède Musique originale Samuel Hirsch Réalisation et mixage Samuel Hirsch Enregistrements Décembre 2024 Illustration Bertille de Salins Production ARTE Radio

    17 min
  8. Le procès du 13 novembre sur écoute (1/5) : Dédale à V13

    13/11/2025

    Le procès du 13 novembre sur écoute (1/5) : Dédale à V13

    Immersion dans un "procès parallèle" Pour rejoindre l’audience, Aurore Juvenelle arpente chaque jour le dédale des couloirs du vieux palais de justice de Paris. Au fil des dix mois de procès, il est devenu un village. Ici tout le monde, parties civiles, avocats, accusés libres, journalistes, chercheurs, personnels de justice, vit au même rythme, celui de l’audience, et partage le même quotidien et les mêmes espaces. Le procès du 13 novembre sur écoute Face à la violence terroriste, qu’est-ce que la société est capable d’entendre ou non dans une salle d’audience ? Et puis, dans ce cas précis, comment faire face à l’inaudible ? Le procès des attentats du 13 novembre 2015 s’est tenu du 8 septembre 2021 au 29 juin 2022 pour juger les personnes accusées d’être en lien avec l’attaque du stade de France, des terrasses et du Bataclan. Il a été filmé pour l’histoire. Aurore Juvenelle, qui n’avait jamais mis les pieds dans un procès d’assises, est venue quotidiennement retranscrire le contenu des débats pour les Archives nationales. Mais très vite, elle remarque un décalage entre la trace qui va rester pour l’histoire et ce qui est en train de se jouer collectivement. Sur les bancs, dans les couloirs, à la machine à café, elle se lie à un collectif de chercheurs qui se pose les mêmes questions. Au gré de ses pérégrinations, Aurore réalise qu’au cœur même des débats, en audience, le sonore est devenu un enjeu central. Alors elle quitte son habit d’archiviste, prend son micro et part mener l’enquête. L’audience, c’était aussi le lieu pour renouer avec les mots, ceux qui permettent de faire société, et que le terrorisme veut détruire. Mais peut-on tout dire avec des mots ? Ce récit, somme inédite d’entretiens avec des parties civiles, des avocats et les chercheurs du collectif, est le fruit de la rencontre entre les sciences sociales et l’expérience sensible. Mentions Extraits de reportages : BBC News 8 septembre 2021. AFP, le 6 septembre 2021. France 5, “C dans l’air”, 7 septembre 2021. France Inter, La matinale, 30 juin 2022. France 3 Paris île de France, 29 juin 2022. Euronews, 18 novembre 2015. Pour aller plus loin Promete (collectif), Les procès « historiques » du terrorisme, Politika, 2022. URL: https://www.politika.io/fr/atelier/proces-historiques-du-terrorisme Archéologie d’un procès. Juger les attentats du 13 novembre 2015, Sylvie Lindeperg, Verdier, 2025 Un verdict sans appel. Enquête sur le procès des attentats de novembre 2015. Enquête sur le procès des attentats de novembre 2015, Sandrine Lefranc, Anne Wyvekens, Pauline Jarroux, Antoine Mégie, Actes sud, 2025 Extraire les victimes de violences du marbre de leur trauma : retour sur le procès des attentats du 13-Novembre, Sandrine Lefranc, AOC, juin 2022 Les victimes dans les procès des attentats de janvier et novembre 2015, Sylvain Antichan, Sarah Gensburger, Pauline Jarroux (dir), IERDJ, 2023. Remerciements A la jeune femme aux cheveux bleus de l’épisode 3 dont on n’a pas su le nom. Aux personnes dont nous avons utilisé certaines citations faites en audience. A toutes les personnes qui ont accepté de témoigner au micro et toutes celles que l’on a malheureusement dû couper au montage. Merci pour leur confiance. Aux chercheuses et chercheurs du collectif de recherche ProMeTe. A Martine Sin Blima-Barru, pour son soutien dans ce projet. Enregistrements De septembre 2021 à octobre 2025 Prises de son Aurore Juvenelle Entretiens, montage et narration Aurore Juvenelle et Mathilde Sergent-Mirebault Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Boris Séméniako Musiques originales Samuel Hirsch et Charlie Marcelet

    17 min
  9. Dernier recours : Le CRA, ça rend fou (3/3)

    17/04/2025

    Dernier recours : Le CRA, ça rend fou (3/3)

    Détresse psychologique, découragement et départ Au Mesnil-Amelot, le suivi médical et psychiatrique est pratiquement absent pour accompagner les retenus. Confrontées à la détresse psychologique et aux suicides de plusieurs personnes retenues, qui manquent souvent cruellement de soin, Sonia et Manon perdent espoir. L’impuissance est à la hauteur de leur découragement. Tiraillées entre un sentiment d’échec et leur volonté de poursuivre le combat, elles décident de quitter définitivement le Centre de rétention : c’est là leur dernier recours. Dernier recours Juristes dans le Centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, en Île-de-France, Sonia et Manon accompagnent des personnes étrangères menacées d’expulsion du territoire français. Mais face aux politiques toujours plus répressives, au manque de moyens et aux conditions de travail éprouvantes, la Cimade, l’association pour laquelle elles travaillent, a décidé de claquer la porte. Un micro caché dans un carton, elles documentent leurs derniers jours dans la structure, entre impuissance, culpabilité et volonté de poursuivre la lutte. Elles donnent la parole aux personnes retenues dans cette « cage » pour dénoncer l’absurdité d’un système gangréné par le racisme, les violences policières, la souffrance psychologique, la dureté des conditions d’enfermement et les violations de l’Etat de droit. Remerciements : Merci à toute l’équipe de la Cimade du Mesnil-Amelot pour leur confiance, aux personnes retenues qui ont accepté de témoigner, à mes camarades Céline Martelet, Arthur Sarradin et Alice Froussard pour leur soutien tout au long de ce projet. À celles et ceux qui luttent. Prise de son Sonia Voisin, Manon Bacha et Noé Pignède Musique originale Samuel Hirsch Réalisation et mixage Samuel Hirsch Enregistrements Décembre 2024 Illustration Bertille de Salins Production ARTE Radio

    15 min
  10. La route du bled (1/3) : Rêve d’or sur le porte-bagages

    24/07/2025

    La route du bled (1/3) : Rêve d’or sur le porte-bagages

    Début du voyage, des bagages et cadeaux plein le toit Quand on peut partir pour les vacances d'été au pays d'origine, au Maghreb, les préparatifs débutent plusieurs semaines à l'avance. On accumule de nombreux bagages. Chacun a son avis sur leur contenu, leur nombre, leur poids, mais ce qui compte avant tout, ce sont les cadeaux pour la famille ! Le grand départ se fait tôt le matin ou au coucher du soleil pour éviter les bouchons et passer inaperçus avec la montagne de bagages sur le toit couverts de la légendaire bâche bleue. La traversée de la France est l'étape la moins pénible du voyage. La fatigue n'est pas encore installée, les routes sont belles et plutôt clémentes. Pour les enfants, c'est quand même le début de la galère, on ne sait pas où mettre les pieds, avec la glacière qui prend toute la place et les sacs enfouis un peu partout. Péage de St-Arnoult, Bordeaux, Hendaye, plusieurs étapes importantes et déjà quelques (més)aventures alors qu’on n’a pas encore atteint la première frontière. La route du bled La route du bled, c’est le rituel du retour au pays pour les vacances estivales au Maroc. On est dans les années 80-90, un porte-bagages chargé à bloc sur la Renault Nevada, et parfois même une remorque, avec des malles bleues et des sacs Tati qui débordent. Une brochette d’enfants sur la banquette arrière qui se disputent la place dans le coffre pour piquer un somme tranquille. Une maman qui cuisine sur le butagaz dans les aires de repos et qui refuse de fermer l’œil de peur que son mari s’endorme au volant. Des affiches d’interdiction de se laver les pieds dans les lavabos des stations-services espagnoles (ablutions non désirées !). Tout ça sur des routes sinueuses et denses (les autoroutes espagnoles n’étaient encore qu’un rêve), sans GPS (mais avec des cartes Michelin) et bien-sûr sans clim. C’est un mélange de nostalgie joyeuse et douce-amère qui fait remonter à la surface les souvenirs d’une époque. Un road trip dans l’histoire des Maghrébins de France. Ayant connu elle-même la route du bled lors des vacances au pays de ses parents, Halima Elkhatabi a choisi de faire raconter cette histoire par plusieurs voix. Drôles, lucides et contradictoires, mais toujours émouvantes, les paroles des unes et des autres tissent un récit méconnu et picaresque, partagé par des millions de Français d'origine maghrébine. Enregistrements novembre-décembre 2018 Publication originale 13 juin 2019 Réalisation & montage Halima Elkhatabi Réalisation & mix Arnaud Forest Assistante recherche Safia Elkhatabi Illustrations Rachid Sguini Production ARTE Radio

    17 min
  11. La route du bled (2/3) : L’Espagne ou la route de l’extrême

    25/07/2025

    La route du bled (2/3) : L’Espagne ou la route de l’extrême

    Récit à mille voix d'une épopée familiale Quand on pense à la route du bled, c'est la traversée de l'Espagne qui surgit dans nos mémoires comme la partie la plus longue, la plus ardue, la plus fatigante. Chacun la vit (et y survit) à sa manière. La langue, le rapport avec les Espagnols, les pannes sur les routes de campagne, la chaleur pesante... Puis, enfin, l’arrivée à Algesiras où l'attente avant d'embarquer est interminable sous le soleil plombant. La fin approche mais ressemble à un mirage. On est exténué, déshydraté et on a surtout besoin d’un vrai répit. La route du bled La route du bled, c’est le rituel du retour au pays d'origine pour les vacances estivales au Maroc. On est dans les années 80-90, un porte-bagages chargé à bloc sur la Renault Nevada, et parfois même une remorque, avec des malles bleues et des sacs Tati qui débordent. Une brochette d’enfants sur la banquette arrière qui se disputent la place dans le coffre pour piquer un somme tranquille. Une maman qui cuisine sur le butagaz dans les aires de repos et qui refuse de fermer l’œil de peur que son mari s’endorme au volant. Des affiches d’interdiction de se laver les pieds dans les lavabos des stations-services espagnoles (ablutions non désirées !). Tout ça sur des routes sinueuses et denses (les autoroutes espagnoles n’étaient encore qu’un rêve), sans GPS (mais avec des cartes Michelin) et bien-sûr sans clim. C’est un mélange de nostalgie joyeuse et douce-amère qui fait remonter à la surface les souvenirs d’une époque. Un road trip dans l’histoire des Maghrébins de France. Ayant connu elle-même la route du bled lors des vacances au pays de ses parents, Halima Elkhatabi a choisi de faire raconter cette histoire par plusieurs voix. Drôles, lucides et contradictoires, mais toujours émouvantes, les paroles des unes et des autres tissent un récit méconnu et picaresque, partagé par des millions de Français d'origine maghrébine. Enregistrements novembre-décembre 2018 Publication originale 20 juin 2019 Réalisation & montage Halima Elkhatabi Réalisation & mix Arnaud Forest Assistante recherche Safia Elkhatabi Illustrations Rachid Sguini Production ARTE Radio

    17 min
  12. La moitié du gourou (1/4) : Sans ciller

    31/01/2024

    La moitié du gourou (1/4) : Sans ciller

    Six années au service d'un gourou Julie a 31 ans lorsque, à un moment où tout semble s'arrêter dans sa vie (job, vie amoureuse, thérapie), elle fait la rencontre de Paul. Paul lui parle d'un collectif soucieux de développer des projets humanitaires et environnementaux au Mexique et au Maroc. Elle décide d'embarquer pour un stage de 3 semaines où elle espère trouver les réponses à ses questions. La moitié du gourou Pendant 6 ans, Julie a été membre de « l'Université de la Nature, de l'écologie et de la Relation » qui se présentait comme un collectif avant-gardiste mêlant projet écologique et développement personnel. Fascinée par les ambitions que porte son leader Gabriel, elle s'y consacre corps et âme, au point de devenir son bras droit le plus zélé. Six ans plus tard, le groupe est caractérisé comme une secte, et elle se retrouve sur le banc des accusés au même titre que son gourou, notamment pour des faits de viol commis sur une mineure. Comment expliquer qu'elle ait été capable d'accomplir les actes les plus violents et les plus humiliants, devenant parfois plus redoutable que celui qui lui en donnait l'ordre ? Jusqu'où peut pousser le désir d'obéissance ? Décortiquant avec méthode la mécanique du mal, le témoignage de Julie offre une réflexion non pas sur la jouissance du pouvoir mais sur la jouissance de l'obéissance au pouvoir et l’incapacité à dire non. Ou comment avoir toujours le souci de bien faire, y compris quand on vous demande de faire du mal. Remerciements : Merci à Yohann, Françoise, Mélodie et Gilles. Merci également à Silvain Gire et Mathias Théry Manon Prigent Après une formation en lettres et en histoire de l’art, puis un passage dans diverses institutions d’art contemporain, Manon Prigent décide de s’initier à la prise de son et à la réalisation sonore. Depuis 2019, elle réalise des documentaires radiophoniques pour ARTE Radio (L’amour à Pattaya, Tout fout le camp) et France Culture principalement (émissions LSD et L’Expérience). Elle travaille actuellement à l’écriture d’un film documentaire avec Mathias Théry. Enregistrements Août-décembre 2023 Entretiens et montage Manon Prigent Réalisation Manon Prigent et Arnaud Forest Musique originale et mixage Arnaud Forest Illustration Ophélie Legrand Production ARTE Radio

    21 min
  13. Game Lover (1/3) : Léa, coup de foudre sur Calycé

    02/06/2021

    Game Lover (1/3) : Léa, coup de foudre sur Calycé

    Trouver l’amour dans un jeu vidéo : niveau 1 Léa, une aide-soignante, vit dans une bourgade proche de Fontainebleau (77) quand elle se met à jouer compulsivement à Lifespan, le jeu vidéo que son copain lui a offert pour ses 20 ans. Dans la peau d’une punk hackeuse, elle navigue dans le monde galactique de Calycé, jusqu’au jour où un avatar hypersexualisé va éveiller ses désirs cachés... Game Lover Toute une nuit, une jeune femme armée d’un bazooka arpente une jungle extraterrestre à la recherche de son amour. Elle ignore que pendant ce temps, sur deux autres serveurs, quatre adolescents s’aiment désespérément et s’éprouvent lors de combats sanglants. Dans Lifespan, jeu vidéo fictif où cohabitent un univers galactique (Calycé), un monde médiéval (Arthéros) et une utopie paradisiaque (L’île aux rochers), les relations naissent dans des paysages surréalistes, au gré de batailles trépidantes et de quêtes pour rendre le monde meilleur. Une vie aventureuse très différente de celle menée IRL (in real life) où on se tape un quotidien plan-plan, une gueule de m***e, un monde inégalitaire pollué et par-dessus tout des parents chiants. Suite à un appel à témoignages sur les réseaux sociaux et la lecture de récits glanés sur des blogs et des forums, Annabelle Martella et Emilie Mendy, 50 ans à elles deux, ont recueilli une trentaine d’histoires de personnes tombées amoureuses dans des jeux en ligne (World of Warcraft, League of Legends etc.) À partir de ces histoires vraies, elles ont écrit ce podcast qui retrace les trajectoires fictives de Léa, Erwan puis River (Morgane de son vrai nom), trois jeunes adultes qui découvrent loin des contraintes du monde extérieur leurs désirs et qui ils sont vraiment. Ressources et inspirations : - Intimités amoureuses à l’ère du numérique. Le cas des relations nouées dans les mondes sociaux en ligne, d’Amaranta Cecchini, Editions Alphil, 2015 - Jouir dans le cyberespace, initiation au plaisir virtuel, article de l’artiste Yann Minh dans la revue Terrain, 2017 - Ils se sont aimés sur un MMORPG, article de Bruno Lus sur Vice, 2019 - « On se baladait dans Azeroth... » : l’amour dans « World of Warcraft », article de Jeanne Mayer sur Rue89, 2016 - Le court-métrage, Notre amour est assez puissant de Jonathan Vinel, 2014 - Le court-métrage, Le soleil dort de Pablo Dury, 2021 Annabelle Martella, 25 ans, est journaliste indépendante et autrice de fiction. Elle écrit pour les pages culture du journal Libération. En parallèle elle mène une recherche universitaire sur l'imaginaire de la ruralité dans la littérature et le cinéma contemporains. Emilie Mendy, 25 ans aussi, est autrice de podcast, documentariste et journaliste. Depuis un an, elle tient la chronique mode “Dress code : street” sur Mouv’. Ses sujets de prédilections concernent les contre-cultures et les populations marginalisées. Elle est en cours d’écriture d’un podcast sur le colorisme chez les Noirs de France, et travaille à un documentaire sur la mort d’Adama Traoré depuis 2016. Elle avait déjà collaboré avec Annabelle Martella sur la prostitution des jeunes filles sur Snapchat pour la société de production Premières Lignes. Paul Régimbeau alias Mondkopf, 34 ans, est un compositeur français de musique électronique. Après plusieurs albums et EP, il fonde en 2012 son propre label In Paradisum. Pour Game Lover il a créé un thème musical propre à chaque univers. Enregistrements 2020-21 Enquête, texte et montage Annabelle Martella et Emilie Mendy Réalisation Sabine Zovighian et Samuel Hirsch Musique originale Mondkopf et Samuel Hirsch Dramaturgie et direction d’acteurs Sabine Zovighian Sound design Samuel Hirsch et Léon Nikonoff Illustrations Xavier Lissillour Avec Clémence Boisnard (Léa), Annabelle Martella (Sarah), Raphaël Marriq (Gaëtan) Remerciements Antoine du Jeu, Camille Varoquier et tous les gamers qui ont témoigné

    26 min
  14. Les vacances sa mère (3/4) : The Avengers

    30/09/2025

    Les vacances sa mère (3/4) : The Avengers

    Vacances, amis, boulot Renée tente de constituer son crew de vacances parental et se retrouve propulsée, de nouveau, dans les heures les plus sombres de ses cours de sport au collège. Les vacances sa mère Ah les vacances ! Enfin, le moment de se reposer ! Pour tout le monde ? Pas vraiment. Dans une une étude Ifop datant de 2022, on apprenait qu’à la fin de leurs congés, les femmes sont 70% à se trouver se trouver finalement plus fatiguées qu’avant les vacances. Les hommes eux sont 57 % à partager ce ressenti. Et la réalité, c'est que les parents ne partent pas vraiment en vacances. Ils s’occupent juste de leurs enfants dans une ville différente. Ce qu'on devrait appeler la délocalisation parentale est donc globalement une arnaque. Vous croyez que vous partez en vacances, parce que factuellement vous allez dans un endroit super où il fait bon vivre. Un endroit où il y a parfois une piscine, la mer, la montagne, de belles balades à faire, des musées exceptionnels à visiter. Et vraiment, c’est merveilleux tout ça MAIS vous n’allez juste pas en profiter. Tout simplement parce que vous partez “en vacances” avec les personnes certes les plus mignonnes du mondes mais aussi : les pires pour en profiter. Crises, nuits agitées, machines à laver, charge mentale intacte, les vacances épuisent. Mais alors que faire face à ce constat : rêver d'autres ailleurs comme Renée Greusard ou épouser sagement la réalité comme son compagnon Clément ? C'est ce dilemme que la journaliste raconte dans "Les vacances sa mère", mais aussi tout ce qu'il implique comme réflexions sociétales. Bibliographie - La vie en réseau, de Claire Bidart, Alain Degenne, Michel Grossetti, PUF - "Pourquoi les femmes finissent leurs vacances plus fatiguées que les hommes ?" [étude Ifop, PDF] Enregistrements été 2025 Prise de son et montage Renée Greusard Réalisation et mixage Arnaud Forest Illustration Malijo Production ARTE Radio

    19 min
  15. Les vacances sa mère (1/4) : Souviens-toi, l'été dernier

    07/08/2025

    Les vacances sa mère (1/4) : Souviens-toi, l'été dernier

    Les paradoxes de la parentalité Tout part d'une dispute de couple qui, sous ses airs anodins, renferme des sujets bien lourds... Les vacances sa mère Ah les vacances ! Enfin, le moment de se reposer ! Pour tout le monde ? Pas vraiment. Dans une une étude Ifop datant de 2022, on apprenait qu’à la fin de leurs congés, les femmes sont 70% à se trouver se trouver finalement plus fatiguées qu’avant les vacances. Les hommes eux sont 57 % à partager ce ressenti. Et la réalité, c'est que les parents ne partent pas vraiment en vacances. Ils s’occupent juste de leurs enfants dans une ville différente. Ce qu'on devrait appeler la délocalisation parentale est donc globalement une arnaque. Vous croyez que vous partez en vacances, parce que factuellement vous allez dans un endroit super où il fait bon vivre. Un endroit où il y a parfois une piscine, la mer, la montagne, de belles balades à faire, des musées exceptionnels à visiter. Et vraiment, c’est merveilleux tout ça MAIS vous n’allez juste pas en profiter. Tout simplement parce que vous partez “en vacances” avec les personnes certes les plus mignonnes du mondes mais aussi : les pires pour en profiter. Crises, nuits agitées, machines à laver, charge mentale intacte, les vacances épuisent. Mais alors que faire face à ce constat : rêver d'autres ailleurs comme Renée Greusard ou épouser sagement la réalité comme son compagnon Clément ? C'est ce dilemme que la journaliste raconte dans "Les vacances sa mère", mais aussi tout ce qu'il implique comme réflexions sociétales. Bibliographie : - Les grandes oubliées : Pourquoi l'Histoire a effacé les femmes, Titiou Lecoq, Éditions de l'Iconoclaste, 2021 ; - Avoir des enfants rend-il heureux ? de Béatrice Kammerer, Sciences humaines 2021 ; - Le ménage : La fée, la sorcière et l'homme nouveau de Christine Castelain-Meunier, Stock, 2013 Enregistrements printemps 2025 Prise de son et montage Renée Greusard Réalisation et mixage Arnaud Forest Illustration Malijo Production ARTE Radio

    13 min
  16. Sur le fil (1/4) : Les liens du sang

    07/05/2024

    Sur le fil (1/4) : Les liens du sang

    La malédiction familiale Depuis longtemps, je suis persuadée qu’une malédiction plane au-dessus de ma famille. Les hospitalisations, les crises, les suicides ont toujours remplacé les anniversaires et autres évènements joyeux. Puis, la tentative de suicide de ma mère, il y a quatre ans, a marqué la naissance de mon fils du sceau de cette malédiction. Dans le sous-sol de la maison de ma mère, entourée des objets qui constituent l’héritage de mes grands-parents, je commence mon enquête : et si cette malédiction était en fait une maladie psychique héréditaire ? Sur le fil Depuis toujours, je suis persuadée qu’une malédiction plane sur sa famille. Elle a tué mon grand-père, ma grand-mère et a presque failli avoir ma mère. Et si cette malédiction était une maladie mentale transmissible ? Sur les traces de mon héritage familial, je mène une enquête pour savoir comment y échapper et protéger mon fils. Sur le fil est une série documentaire sur le trouble psychiatrique qui rongent ma famille depuis toujours : la bipolarité. C'est une enquête personnelle et intime sur un mal à la fois inconnu et célèbre dont Kanye West est le fier représentant. À travers les fantômes de la maladie mentale et ceux de ma famille, les discussions avec mes proches, mon psy, des psychiatres et les témoignages de personnes porteuses de troubles bipolaires, je vais tenter de comprendre comment vivre avec cette maladie et surtout comment faire pour ne pas la déclencher à mon tour. Ce projet interroge les démons familiaux et ceux de la maladie mentale, mais aussi les soins proposés par la société et le corps médical. Me permettra-t-il de sortir de ce qui, pour l'instant, me semble être une malédiction ? Me permettra-t-il de comprendre un mal qui a empoisonné toute ma famille et d’ainsi conjurer le sort ? Cette série a bénéficié de la bourse Brouillon d'un rêve de la Scam. Extraits de film : Une femme sous influence de John Cassavetes (1976) et Vol au-dessus d'un nid de coucou de Miloš Forman (1976). Avec par ordre d'apparition : Malo, Claudine, Laura, Marion Leboyer (psychiatre, professeur et directrice générale de la Fondation FondaMental), Didier Papeta (neuro-psychiatre), Charlotte Yonga (photographe), Maxime Perez-Zitvogel (co-fondateur de La Maison Perchée), Myriam, Anouk de l'association Argos, Charlotte Le Boedec Sage-femme, Remy Uzzan (fondateur d’Othentik), le groupe de parole de l’association Argos, Elsa de l’association la maison perchée et Lucie. Remerciements : À toutes les voix entendues dans le documentaire et à celles qu’on n’entend pas. À ma mère Claudine, ma sœur Laura, Myriam, Claire, Charlotte, Remy, Maxime, tous les membres de l’association Argos 2006 présents ce soir-là, Marion Leboyer, Didier Papeta, Patrick Lanlard, Elsa, mon fils Malo, ma fille Lucie, Mathilde Couderc de la fondation Fondamental, Bastien de Sordi, Mina Souchon, Chloe Assous-Plunian, Stella Defeyder, Mathilde Guermonprez, Charlotte Le Boedec, Claire Lemaire. Pour tous les précieux conseils, remerciements à Silvain Gire, Sabine Zovighian, Perrine Kervran et Arnaud Forest. Laetitia Druart est auteure, monteuse et journaliste. Elle règle ses comptes avec sa famille, régulièrement pour ARTE Radio, mais pas seulement et produit des séries documentaires pour France Culture. Elle réalise des sujets d’actualité pour la presse locale et monte des reportages pour la télévision et les plateformes. Enregistrements mars et décembre 2023 Réalisation Arnaud Forest et Laetitia Druart Prise de son, montage, texte et voix Laetitia Druart Réalisation, musique originale et mixage Arnaud Forest Musique additionnelle et générique Damien Tronchot Accompagnement éditorial Sabine Zovighian Lecture du poème "Tulips" de Sylvia Plath Sabine Zovighian Illustration Lucie Albrecht Production ARTE Radio

    20 min
  17. Détective 80 (1/7) : Disparue, tu as disparu

    21/06/2024

    Détective 80 (1/7) : Disparue, tu as disparu

    Aujourd’hui encore, les soirées se clôturent sur du Desireless, du Niagara ou du Starmania. En 2024, les Gold des années 80 sont toujours dans les playlists, au grand dam des puristes qui voient en cette époque le pire son de l'histoire de la musique. Anna et Jehanne n'échappent pas à cette attraction nostalgique. Elles ont jeté leur dévolu sur Gloria, dont les chansons sont aussi intenses que la carrière de comète de la chanteuse. Anna et Jehanne se sont mises en tête de la retrouver pour lui avouer leur amour et leur reconnaissance. Mais les pistes pour remonter jusqu'à elle sont maigres… Ce qui attise la curiosité d'Anna et Jehanne. Elles vont alors rencontrer un disquaire, puis un proche de Gloria pour tenter de comprendre où se situait la chanteuse dans le paysage musical des années 80. Avec Renand Cornetto et un proche de Gloria. Détective 80 Attention, appel à toutes les unités, ce que vous allez écouter est un docu-fiction. Il y a du faux, il y a du vrai, mais tout ce qui est faux pourrait être vrai. Dans les années 80, une chanteuse qu’on va appeler Gloria a sorti quelques 45 tours de pop sans réussir à faire un tube ni à devenir célèbre. L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais quarante ans plus tard, Anna et Jehanne tombent sur ses chansons et se prennent de passion pour cette chanteuse oubliée. Remerciements Merci à toutes celles et ceux qui ont participé à l’enquête : Jenny Bel'Air, Renand Cornetto, Jean-Pierre Domboy, Serge Delisle, Thierry Dupin, Hervé Lecoz, Laurent Dewilde, Sandra Kourtzer, Philippe Chany, Agnès Gayraud, Jacky Jakubowitz, Bibi Flash, Vidal Benjamin, Emmanuelle Fantin. Merci aussi à celles et ceux que l’on ne peut pas nommer. Merci à Columbo, au Poulpe et à l’inspecteur Maigret de nous avoir inspirées. Merci à Bide&musique et à Radio Vedette d’exister. Merci à Kikifruit, Aubet Thuillier, Franceline, Magda la voyante, Sylvie Buy, Juliette Prouteau, Caroline Gillet, Alexandre Pierrin, Morgane Cornet, Oudin Ojjo… et à toutes celles et ceux dont la voix passe ou chante dans ce documentaire Et merci à Gloria, évidemment. Les autrices Anna Buy est réalisatrice sonore. Spécialisée dans la réalisation documentaire, elle orchestre ambiances et silences pour faire honneur aux voix et aux témoignages rassemblés. Elle change parfois de casquette pour écrire ses propres documentaires. Initialement musicienne de scène et compositrice, avec un bagage universitaire littéraire (EHESS), une formation de documentariste sonore (CREADOC) et un amour de jeunesse pour la radio associative, elle travaille aujourd'hui pour la radio et le podcast : France Inter, Louie Media, Jack, ARTE Radio... Jehanne Cretin-Maitenaz est créatrice sonore à la croisée des arts vivants et de la création radiophonique. Elle crée des bandes son plurielles, mêlant musique électronique, enregistrements radiophoniques, bruitages et spatialisation. Elle s'est formée au CREADOC (master d'écriture et réalisation documentaire) et au conservatoire d'Angoulême (Diplôme universitaire Electro-acoustique). Elle travaille avec des compagnies et collectifs d'artistes comme Fléchir le vide en avant (en faisant une torsion de côté), Le Ring Théâtre, Arts-Pauvres, La Femme coupée en deux. Ce podcast est lauréat de la 3e édition de l'appel à projets au bénéfice des auteurs et autrices de podcasts et de créations radiophoniques du ministère de la Culture Enregistrements mai 2022 à mars 2024 Accompagnement et mixage Annabelle Brouard Musique Hugo Buy et Tom Cousin Chansons originales Anna Buy et Jehanne Cretin-Maitenaz Illustration Megi Xexo Production ARTE Radio

    17 min
  18. La route du bled (3/3) : Gibraltar et l’odeur des grillades

    26/07/2025

    La route du bled (3/3) : Gibraltar et l’odeur des grillades

    Récits croisés des vacances des Français d'origine maghrébine Le détroit de Gibraltar et ses gigantesques bateaux-ferrys, dans lesquels on se sent parfois entassés comme du bétail, réservent quelques épreuves mais le soulagement se fait sentir avec l’odeur de la mer. C’est la grande traversée ! Enfin, ça y est, on met le pied sur le sol du pays d'origine. Un poids tombe des épaules des parents et les enfants commencent à imaginer la fin de ce voyage sans fin. Même s’il reste encore beaucoup de route pour certains avant la destination finale, le but est presque atteint et ce sera peut-être le premier restaurant, les premières grillades tant attendues. On les dégustera comme jamais. La route du bled La route du bled, c’est le rituel du retour au pays d'origine pour les vacances estivales au Maroc. On est dans les années 80-90, un porte-bagages chargé à bloc sur la Renault Nevada, et parfois même une remorque, avec des malles bleues et des sacs Tati qui débordent. Une brochette d’enfants sur la banquette arrière qui se disputent la place dans le coffre pour piquer un somme tranquille. Une maman qui cuisine sur le butagaz dans les aires de repos et qui refuse de fermer l’œil de peur que son mari s’endorme au volant. Des affiches d’interdiction de se laver les pieds dans les lavabos des stations-services espagnoles (ablutions non désirées !). Tout ça sur des routes sinueuses et denses (les autoroutes espagnoles n’étaient encore qu’un rêve), sans GPS (mais avec des cartes Michelin) et bien-sûr sans clim. C’est un mélange de nostalgie joyeuse et douce-amère qui fait remonter à la surface les souvenirs d’une époque. Un road trip dans l’histoire des Maghrébins de France. Ayant connu elle-même la route du bled lors des vacances au pays de ses parents, Halima Elkhatabi a choisi de faire raconter cette histoire par plusieurs voix. Drôles, lucides et contradictoires, mais toujours émouvantes, les paroles des unes et des autres tissent un récit méconnu et picaresque, partagé par des millions de Français d'origine maghrébine. Enregistrements novembre-décembre 2018 Publication originale 27 juin 2019 Réalisation & mix Arnaud Forest Assistante recherche Safia Elkhatabi Illustrations Rachid Sguini Production ARTE Radio

    15 min
  19. Les vacances sa mère (2/4) : Requiem for a dream

    07/08/2025

    Les vacances sa mère (2/4) : Requiem for a dream

    Délocalisation parentale A quoi servent les vacances : à rêver d'autres vies que la sienne ou à se reposer ? Après le début de la dispute, Renée évoque les doux méandres de la "délocalisation parentale". Les vacances sa mère Ah les vacances ! Enfin, le moment de se reposer ! Pour tout le monde ? Pas vraiment. Dans une une étude Ifop datant de 2022, on apprenait qu’à la fin de leurs congés, les femmes sont 70% à se trouver se trouver finalement plus fatiguées qu’avant les vacances. Les hommes eux sont 57 % à partager ce ressenti. Et la réalité, c'est que les parents ne partent pas vraiment en vacances. Ils s’occupent juste de leurs enfants dans une ville différente. Ce qu'on devrait appeler la délocalisation parentale est donc globalement une arnaque. Vous croyez que vous partez en vacances, parce que factuellement vous allez dans un endroit super où il fait bon vivre. Un endroit où il y a parfois une piscine, la mer, la montagne, de belles balades à faire, des musées exceptionnels à visiter. Et vraiment, c’est merveilleux tout ça MAIS vous n’allez juste pas en profiter. Tout simplement parce que vous partez “en vacances” avec les personnes certes les plus mignonnes du mondes mais aussi : les pires pour en profiter. Crises, nuits agitées, machines à laver, charge mentale intacte, les vacances épuisent. Mais alors que faire face à ce constat : rêver d'autres ailleurs comme Renée Greusard ou épouser sagement la réalité comme son compagnon Clément ? C'est ce dilemme que la journaliste raconte dans "Les vacances sa mère", mais aussi tout ce qu'il implique comme réflexions sociétales. Bibliographie - Les grandes oubliées : Pourquoi l'Histoire a effacé les femmes, Titiou Lecoq, Éditions de l'Iconoclaste, 2021 ; - Avoir des enfants rend-il heureux ? de Béatrice Kammerer, Sciences humaines 2021 ; - Le ménage : La fée, la sorcière et l'homme nouveau de Christine Castelain-Meunier, Stock, 2013 Enregistrements Printemps 2025 Prise de son et montage Renée Greusard Réalisation et mixage Arnaud Forest Illustration Malijo Production ARTE Radio

    15 min
  20. Les vacances sa mère (4/4) : Délivrance

    30/09/2025

    Les vacances sa mère (4/4) : Délivrance

    Négocier les virages Invités en vacances avec leurs amis queers et sans enfants, Renée et son compagnon négocient les virages pour ne pas tomber dans le ravin du rejet amical. Les vacances sa mère Ah les vacances ! Enfin, le moment de se reposer ! Pour tout le monde ? Pas vraiment. Dans une une étude Ifop datant de 2022, on apprenait qu’à la fin de leurs congés, les femmes sont 70% à se trouver se trouver finalement plus fatiguées qu’avant les vacances. Les hommes eux sont 57 % à partager ce ressenti. Et la réalité, c'est que les parents ne partent pas vraiment en vacances. Ils s’occupent juste de leurs enfants dans une ville différente. Ce qu'on devrait appeler la délocalisation parentale est donc globalement une arnaque. Vous croyez que vous partez en vacances, parce que factuellement vous allez dans un endroit super où il fait bon vivre. Un endroit où il y a parfois une piscine, la mer, la montagne, de belles balades à faire, des musées exceptionnels à visiter. Et vraiment, c’est merveilleux tout ça MAIS vous n’allez juste pas en profiter. Tout simplement parce que vous partez “en vacances” avec les personnes certes les plus mignonnes du mondes mais aussi : les pires pour en profiter. Crises, nuits agitées, machines à laver, charge mentale intacte, les vacances épuisent. Mais alors que faire face à ce constat : rêver d'autres ailleurs comme Renée Greusard ou épouser sagement la réalité comme son compagnon Clément ? C'est ce dilemme que la journaliste raconte dans "Les vacances sa mère", mais aussi tout ce qu'il implique comme réflexions sociétales. Bibliographie : - « Leurs Enfants dans la ville », Rapport de l’Agence d’urbanisme Bordeaux-Aquitaine, Clément Rivière ; - « Pourquoi prendre des vacances ne sert à rien », Albert Moukheiber, Welcome to The Jungle (Vidéo) Enregistrements été 2025 Prise de son et montage Renée Greusard Réalisation et mixage Arnaud Forest Illustration Malijo Production ARTE Radio

    17 min