C'est pas du vent

Nous sommes à l’heure des choix : face au changement climatique, à l’érosion de la biodiversité et aux injustices sociales nous pouvons réinventer notre manière d’habiter la Terre. Et si nous faisions de la transition écologique une aventure collective ? Anne-Cécile Bras décrypte les grands enjeux environnementaux à travers le monde pour éclairer nos décisions et nous donner envie d’agir.

  1. 3d ago

    Climat : retour sur la catastrophe au Népal

    Il est un peu plus de huit heures du matin, ce 26 août 2026, quand la montagne cède. Dans le massif du Langtang, au cœur de l'Himalaya, un pan de glacier se détache et plonge de plus de mille mètres dans la vallée. En quelques instants, la glace se change en un fleuve de boue et de roche qui dévale les pentes côté tibétain, emporte le poste-frontière, puis poursuit sa course dans la vallée de la Trishuli, au Népal, sur près de cent kilomètres. 3 semaines plus tard, le bilan n’est toujours pas définitif : plus de 1 500 morts et 5 500 disparus ! Et comme vous l’entendrez dans le reportage de Juliette Chaignon, la région entière est sous le choc.  Cette catastrophe résonne comme un signal d’alarme : les glaciers fondent à vue d’œil partout dans le monde à cause du réchauffement climatique nourri par nos activités. Il ronge ces espaces gelés de l'intérieur et multiplie les glissements de terrain, les crues soudaines et les vidanges de lacs glaciaires.  Et si ces montagnes vous paraissent lointaines, sachez que leur fonte nous rattrape tous : c'est elle, patiemment, qui fait monter le niveau des mers. Alors quelle est l'ampleur du problème, et comment y faire face ?  Avec Ugo Nanni, glaciologue, chargé de recherches au CNRS sur les crues d’origine glaciaire et dans les zones de montagnes, rattaché à l’Institut des géosciences de l’environnement à Grenoble. Musique diffusée dans l'émission Yabesh Thapa - Kasari - कसरी.

  2. 4d ago

    Les leçons des écologies populaires

    Les jardins partagés, les épiceries coopératives ou l’entraide pour se loger ou se déplacer sont le quotidien des plus pauvres en France et ailleurs... et ces pratiques sont écologiques ! Les écologies populaires sont invisibilisées mais nous leur donnons la parole... Pourquoi est-ce que ceux qui subissent en premier les conséquences de la dégradation de l’environnement comme la pollution de l’air, des logements mal isolés, une alimentation mauvaise pour la santé ou des moyens de transports inaccessibles ne se sentent pas concernés quand on parle d’écologie ? Est-ce le mot qui pose problème ou la manière d’en parler ? Je plaide pour la seconde option. Le discours écologique dominant largement relayé par les médias s'adresse aux urbains, aux classes moyennes et supérieures avec des injonctions comme: acheter une voiture électrique, isoler votre logement, manger bio et en circuit court. Ce sont des gestes vertueux mais qui, dans le monde, a réellement accès à ces choix de vie ? Une minorité. Et c'est peut-être de là que naît le rejet. Alors oui, l’écologie c’est une affaire de riches dans le sens où ce sont le plus fortunés qui ont les modes de vie les plus polluants. Mais c’est surtout une manière lucide de regarder le monde : les ressources de cette planète ne sont pas infinies et nous devons ajuster nos façons de vivre à ses limites. Et sous cet angle, un fait saute aux yeux : la majorité de la population mondiale vit déjà, au quotidien, avec des ressources comptées. Derrière ce que l'on appelle trop vite la « débrouille », se cachent de véritables stratégies sobres, ingénieuses, résilientes écologiques sans le savoir, ou sans se le dire. Ces écologies populaires restent pourtant invisibles. Non par hasard : ce ne sont pas ces vies-là qu'on interroge dans les médias, ce ne sont pas ces voix-là qu'on invite à la table des experts. Et c'est une perte immense car ces pratiques sont une source d'inspiration considérable pour penser la transition à venir... Avec - Oumayma Bouabid, formatrice au sein de l’association Banlieue Climat pour son livre Suffit-il de vouloir pour pouvoir ? paru chez Alt/La Martinière jeunesse - Miko Kontente, conférencier essayiste, spécialiste en écologie populaire. Fondateur d’Enjeux de société - Pierre Sersiron, doctorant en urbanisme à l’Université de Rennes 2. Il travaille, à travers une recherche doctorale participative, sur les écologies populaires et les écologies ordinaires en quartiers populaires en France métropolitaine. Musiques diffusées dans l'émission Patti Smith - People Have The Power ALA.NI - Middle of nowhere.

  3. 5d ago

    Le Club de C'est pas du Vent - 16 septembre 2026

    Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C’est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Gabrielle Maréchaux journaliste pour The Conversation pour son sujet : Sans eau, les forêts arrêtent de capter du CO2 - Yang Mei de la rédaction en langue chinoise de RFI : Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, les frelons asiatiques sont plutôt considérés comme bénéfiques dans leur écosystème d'origine et cohabitent avec les abeilles locales - Simon Rozé du service environnement de RFI nous parlera du rapport de quota climat sur la désinformation - Stefanie Schüler du service environnement de RFI : le rapport annuel de Gobal Witness sort ce mercredi. Le nombre d’assassinats des défenseurs de l’environnement est à la baisse. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu’ils et elles sont moins en danger… - Chronique entrepreneur avec Aminata Cissé, consultante en développement durable (Mali) pour son projet Bôroni marque de sacs réutilisables et écoresponsables, démarche en faveur d'alternatives durables aux emballages plastiques à usage unique. - Chronique ePOP (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Patrick Ramangason de Madagascar pour son film « Tout est nickel à Ambakarivo ». Musiques diffusées dans l'émission :  ► Rita Mitsouko - Y'a d'la haine ► Dystinct - KATKOUTA.

  4. Sep 11

    Collectif Argos : 25 ans de documentaires sur l’environnement

    Le collectif de journalistes Argos fête ses 25 ans : 25 années à parcourir le monde pour documenter la dégradation de l’environnement et ses conséquences sur le quotidien des populations. Le monde a changé, l’urgence s’est installée : comment continuer à informer ? Nous en parlons avec nos invités. Aujourd’hui, nous fêtons un anniversaire ! Depuis 25 ans, un quart de siècle, les journalistes du Collectif Argos parcourent le monde pour documenter les grands enjeux sociaux et environnementaux. Leur credo est qu’il faut du temps pour comprendre ce que vivent les gens. C’est écrit dans le dossier de presse : « Le temps de l’enquête, de la rencontre et du récit, afin d’accorder une place centrale à l’être humain, et de promouvoir des solutions concrètes et pérennes ». Et le résultat est puissant : ils ont été les premiers à parler des réfugiés climatiques, des lacs glaciaires qui se forment au Népal, du pillage des océans… Leurs images et leurs récits ont fait le tour du monde. Qu’est-ce qui a changé en 25 ans ? Comment continuer à informer efficacement sur les conséquences de la dégradation de l’habitabilité de la planète ? Quelques membres du collectif sont aujourd’hui avec nous pour en parler.  → L'exposition Fragments d’un monde tangible jusqu'au 28 octobre 100ECS au 100 rue de Charenton, 75012 Paris. Cécile Bontron (journaliste) Jérômine Derigny et Laurent Weyl (photographes) Hélène David (photographe et commissaire de l'exposition). Musiques diffusées dans l'émission - Sharhabeel Ahmed - Argos Farfish - Falz - Na Je.

  5. Sep 10

    Écologie, comment rassembler pour convaincre?

    Il y aurait un ras-le-bol de l’écologie ? Et si c’était plutôt la réaction d’une population coincée entre les conséquences dévastatrices de la dégradation de l’environnement et l’inaction politique ? Comment remobiliser ?  Est-ce que vous avez entendu parler de « la fatigue écologique » ou de la « lassitude environnementale » ? Parler d'écologie lasserait, défendre le vivant et au passage l’habitabilité de la planète pour notre espèce serait devenu punitif, élitiste, moralisateur. Bref, les gens en auraient ras-le-bol d’entendre parler du changement climatique, de la disparition de la biodiversité et des pollutions en tous genres surtout dans les pays du Nord surexposés à l’information ! Dans les pays du Sud, c’est l’inverse : Selon l’Afrobarometer round, un grand réseau panafricain d'enquêtes d'opinion dans 38 pays, plus de la moitié des sondés réclament plus d’informations sur ce sujet et plus de 80% s’inquiètent pour l’avenir de leur pays ! Dans ces contextes, comment rassembler pour convaincre ? Nous en parlons avec nos invités. Avec - Guillaume Meurice (chroniqueur radio et humoriste) pour son ouvrage S’entendre paru aux Editions des Arènes - Théodore Tallent, spécialiste des enjeux politiques et sociaux liés à la transition écologique, il intervient régulièrement dans les médias pour discuter de leur place dans le débat politique, du « backlash » écologique et des freins à l'« acceptabilité » de la transition par les citoyens. Musiques diffusées dans l'émission  Guillaume Meurice & Les Vulves Assassines - T'aimes pas Davido & Aya Nakamura - Yaya.

  6. Sep 3

    Climat : le futur a déjà commencé

    Inondations en Afrique, canicule et incendies en Europe, fonte des glaciers en Asie… Cet été a démontré la puissance des conséquences du changement climatique au Nord comme au Sud. Mais qu’est-ce qui nous attend dans les années qui viennent ? La géographe Magali Reghezza-Zitt publie Bienvenue en 2055. Mégafeux, canicules historiques, inondations… L’été 2026 a démontré à ceux qui refusaient encore de l’admettre que non seulement le réchauffement climatique existe, mais aussi que ses conséquences sont déjà là. Au Nord comme au Sud, riches ou pauvres, tout le monde est touché. Est-ce que cela sera suffisant pour susciter une réaction à la hauteur ? Nous savons qui sont les responsables, nous connaissons les solutions et, comme le précisent les auteurs du 6e rapport du Giec : « Plus nous attendons pour agir, plus la fenêtre d’opportunité pour assurer un avenir viable et durable pour tous se referme. » Mais elle est encore ouverte… Avec Magali Reghezza-Zitt, géographe, maître de conférences à l'École normale supérieure (PSL), et membre du Haut Conseil pour le climat. Sa recherche porte sur les risques naturels et les questions de vulnérabilité et de résilience urbaines. Elle étudie plus largement les questions environnementales (rapport nature/société, développement et aménagement durable) dans la ville. Elle travaille également sur le processus de métropolisation et ses conséquences sociales, spatiales et environnementales, dans un contexte de mondialisation. Pour son ouvrage paru au Seuil Bienvenue en 2055, dans un monde neutre en carbone. Tiéba Karamoko, directeur de l'UFR Sciences humaines et sociales de l'université de Bondoukou en Côte d'Ivoire, et Aman Messou, chimiste, spécialiste des sciences du sol et de l'eau pour le projet ACCAO (le consortium pour l'adaptation au changement climatique des villes d'Afrique de l'Ouest). Musiques diffusées dans l'émission Elektre - STA TRIA Sizyf - Adaptation

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Nous sommes à l’heure des choix : face au changement climatique, à l’érosion de la biodiversité et aux injustices sociales nous pouvons réinventer notre manière d’habiter la Terre. Et si nous faisions de la transition écologique une aventure collective ? Anne-Cécile Bras décrypte les grands enjeux environnementaux à travers le monde pour éclairer nos décisions et nous donner envie d’agir.

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